14/06/2013

Un besoin compulsif

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Hiérarchiser! Il faut hiérarchiser...à tout prix!

C'est un must, la fièvre qui a gagné la plupart des services de l'Etat.

Le chirurgien Philippe Morel déclare dans la TdG du jour (13 juin 2013) que les hôpitaux universitaires genevois (HUG) pourraient, sans diminuer la qualité,

"économiser, entre autres, en éliminant certaines couches hiérarchiques, tant au niveau administratif, infirmier que médical... Il y a quinze ans, une unité de 20 personnes avait un seul responsable, aujourd'hui, il y en a 2 voire 2,5".

Le constat est le même pour Jacques Philippe, président du collège des chefs de service:

"On a trop économisé dans certaines unités, mais l'administration, pléthorique, a doublé, voire triplé en dix-quinze ans. Elle est environ 30% supérieure à la moyenne européenne pour des hôpitaux tels que les HUG".

La palme de la "hiérarchivite" revient au DIP genevois.

C'est bien connu, dans ces services, plus on est de fous plus on rit...

Suite de l'article sur le site lesobsevateurs.ch

Lien direct au texte ICI

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Commentaires

Afin de faciliter la lisibilité de l'organigramme de la direction de l'enseignement primaire, voici le lien menant à un billet que j'avais posté en octobre 2011 (De Genève, tous les chemins mènent à Athènes). Vous y retrouverez cet organigramme mais vous pourrez cliquer dessus afin de l'AGRANDIR.

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/09/29/de-geneve-tous-les-chemins-menent-a-athenes.html

Écrit par : Duval | 14/06/2013

Vous touchez un point sensible. L'administration est devenue une immense machine à gaz. La dilution des responsabilités impose un parcours du combattant aux administrés qui doivent se résigner à aller taper tout en haut pour se voir renvoyer aux échelons inférieurs puisque le magistrat en charge ne connait pas tous ses dossiers.

C'est là qu'on a un vrai potentiel d'économies. Et dans tous les services de l'Etat.

Je serais curieux d'avoir une évaluation sérieuse du remplacement des inspecteurs par des directeurs et pas seulement des coups de gueule. Surtout que le corps enseignant contribue à brouiller les pistes par des prises de positions antagonistes.

Écrit par : Pierre Jenni | 14/06/2013

@Pierre Jenni
A ma connaissance, il n'y a pas eu d'"évaluation sérieuse du remplacement des inspecteurs par des directeurs". Une simple constatation par contre:
25 inspecteurs à environ 10.000 frs/mois = budget annuel de 3 millions.
Plus de 70 postes de directeurs d'établissement entre 13.000 et 14.000 frs/mois = budget annuel de... 12 millions.
Par ailleurs, j'avais lancé fin 2012 une pétition afin de supprimer les doublons et les postes inutiles:

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/10/15/petition-supprimons-les-doublons-et-les-postes-inutiles-au-d.html

Il se trouve que la commission des pétitions a terminé son travail et que le traitement de cet objet est à l'ordre du jour de la prochaine session du GC. Vous trouverez ce rapport et le contenu de mon audition sur le lien:

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/P01849A.pdf

Écrit par : Duval | 14/06/2013

Je vous remercie pour ces liens.
Je ne comprends pas pourquoi les enseignants n'ont pas été auditionnés par la commission. Ne sont-ils pas représentés, ne parlent-ils pas d'une seule voix, n'osent-ils pas dire ce qu'ils pensent. Vous semblez bien seul.
Ils sont pourtant bien placés pour témoigner de l'utilité ou non de ces échelons administratifs.
J'observe aussi que les commissaires ne sont pas convaincus par les arguments de M. Beer, mais ils finissent par voter contre le renvoi au CE pour ne par remettre en question le principe d'harmonisation. Il serait intéressant d'avoir des exemples comparatifs avec d'autres cantons.

Écrit par : Pierre Jenni | 14/06/2013

"J'observe aussi que les commissaires ne sont pas convaincus par les arguments de M. Beer, mais ils finissent par voter contre le renvoi au CE pour ne par remettre en question le principe d'harmonisation."
Vous savez aussi, probablement, qu'en politique il ne fait pas bon de se faire des ennemis de gens qui pourraient vous rendre des services un jour.

Écrit par : Mère-Grand | 14/06/2013

Les enseignants sont censés être représentés par la SPG. Or celle-ci n'est qu'une officine à la solde des pédagogos et est loin de représenter la majorité des enseignants. Ceux-ci y adhèrent le plus souvent dans le but d'être "défendu" en cas de problème.
Dans le cas qui nous occupe, la SPG réclamait, elle, 120 directeurs!
Je ne crois pas être seul....bien des enseignants pensent comme moi, mais ils se trouvent qu'ils ont peur et que dès lors, ils n'osent pas dire tout haut ce qu'ils pensent. Je les comprends...j'en veux pour preuve la pression que le DIP a tenté me faire subir. A l'époque, nous étions en pleine campagne pour notre initiative qui demandait le retour des notes. Le DIP, par l'intermédiaire de son directeur général, Monsieur Didier Salamin, aujourd'hui à la retraite, s'était fendu d'un article dans la TdG qui me sommait de m'occuper de ma classe, des menaces à peine cachées.
La réaction avait été vive dans les médias qui dénonçait ce "muselage" et réclamait la liberté d'expression.
Je ne sais pas quelles auraient été les sanctions si je n'avais pas été le président de l'Arle. Ce qui a dû sauver ma peau!
Enfin, en ce qui concerne la pétition, il s'en est fallu d'une seule voix pour déterminer une majorité...
Certains commissaires se sont abstenus lors du vote en commission...je ne désespère par que la majorité change lors de la présentation au GC... l'avenir proche nous le dira...

Écrit par : Duval | 14/06/2013

"Dans le cas qui nous occupe, la SPG réclamait, elle, 120 directeurs!"

Est-ce que cela sous-entends que beaucoup des directeurs nommés proviennent des "hautes sphères" de la SPG?

Si tel est le cas, c'est du pur copinage!

Écrit par : Exprof | 14/06/2013

Non, ce n'est pas le cas. Les 25 inspecteurs de l'époque ont été automatiquement sélectionnés. Le DIP en a recruté 69 autres (il y a eu 94 postes de directeurs au départ). La procédure de recrutement a, par contre, fait l'objet de vives critiques car elle laissait planer des doutes de favoritisme en effet. Au point que le DIP avait dû en changer. Il est à noter que certains de ces directeurs ne sont même pas des enseignants...un comble dans l'aberration.

Écrit par : Duval | 14/06/2013

"et si on en parlait?" à l'inverse de la médaille:

dites aussi quels sont les blogs, forum, assistances et autres lieux d'expression existants et proposés,
à la libre expression des "sujets" victimes de ces pontes & autres malades de pouvoir hiérarchique dans le milieu médical suisse

serait génial.

Écrit par : Pierre à feu | 14/06/2013

je dis ça.. je dis rien. mais je le dis en certaine connaissance de cause, pour avoir bossé en neuro-psy hospitalier d'Etat, en tant qu'employé sur poste d'aide-soignant, comme assistant social ou "Betreueur" spécialisé dans la réhab de toxicos, ayant bossé avec pass délivré par les autorités de l'intérieur (où faut être clean à 100%), en prisons de haute sécurité, entre autres.

mais c'était à Berlin. La hiérarchie servant au contrôle. Efficace.

Écrit par : Pierre à feu | 14/06/2013

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