27/06/2013

Des pratiques dignes d'une République bananière

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L'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) n'en finit pas d'être critiqué. J'ai récemment encore reçu des témoignages pour le moins édifiants. Les étudiants se plaignent qu'on leur bourre le crâne à coups de grandes théories inutiles pour la pratique de leur métier et les directeurs d'établissement ne peuvent plus choisir leurs stagiaires.

C'est justement ce dernier point qui nous intéresse aujourd'hui:

Ces stages obligatoires et primordiaux puisque seul moyen pour les étudiants de passer en 2ème année de formation et ainsi valider leur diplôme.

On pourrait donc penser que, logiquement, les étudiants qui ont réussi leurs examens de 1ère année obtiendront un stage leur permettant de poursuivre leur cursus...

Ce serait bien naïf!

Malheureusement, la réalité n'est pas aussi simple.

Un entretien décisif

Afin d'être parmi les heureux élus, les résultats de 1ère année ne suffisent pas. Tous les étudiants doivent passer un entretien avec deux messieurs, Mrs Toulou et Loosli.

Il se trouve que l'IUFE a accepté trop d'inscriptions par rapport au nombre de places de stage disponibles...on se demande d'ailleurs en quoi et pourquoi ces places sont si peu nombreuses.

Dès lors, ces deux messieurs sont tout puissants, ils font la pluie et le beau temps puisque c'est d'eux seuls que va dépendre le futur de chaque étudiant!

Une étudiante a accepté de témoigner, encore une fois de façon anonyme, et de me raconter son "aventure":

En ce qui me concerne, je garde un souvenir particulièrement négatif de cet entretien. Je ne m'attendais pas à être autant critiquée, on aurait dit que je n'avais pas ma place dans l'enseignement alors que mon CV prouve que j'exerce depuis plusieurs années. Monsieur Toulou a l'habitude d'appliquer une méthode agressive avec bon nombre de candidats afin, j'imagine, de nous déstabiliser.

Mon entretien a débuté par une critique de ma lettre de motivation: trop laconique selon lui. J'y explique pourtant qu'enseigner est ma vocation, le métier que je souhaite faire depuis toujours.

Mr Toulou n'a pas hésité à mettre ma parole en doute: "Qu'est ce qui peut bien prouver que vous ne mentez pas??? Je n'ai aucun moyen de vérifier votre soi-disant vocation".

Le fait que mon cv démontre que toutes mes études ont été poursuivies dans ce but et annonce plusieurs années de pratique ne semble pas être pris en compte. Ce qui l'est, en revanche, c'est sa présentation. Les dates sont mal alignées, cela mérite que Mr Loosli y passe plusieurs minutes, règles à l'appui. Selon lui, aucun directeur d'établissement digne de ce nom n'accepterait de me rencontrer après avoir reçu un tel cv et une telle lettre de motivation. Que je sache, mon travail en stage ne consistera pas à taper des cv!

Sur 30 minutes d'entretien, seules 2 questions m'ont été posées sur l'enseignement, dont une particulièrement bizarre... Mr Toulou a souhaité savoir dans quelle mesure un enseignant est amené à utiliser l'écrit en dehors de l'enseignement direct. En gros, est-ce qu'un enseignant est capable de communiquer par écrit avec ses collègues, les parents d'élèves, les élèves, l'administration et tous les collaborateurs? Faut-il rappeler à ce monsieur que chacun de nous a un master en poche?

A aucun moment je n'ai pu mettre en avant mes qualités pédagogiques.

Sachant que ces messieurs notent des commentaires dans notre dossier, difficile de ne pas se sentir frustrée voire piégée. Sur quoi se basent-ils pour nous attribuer ces précieux stages, notre expérience et nos compétences ou la présentation de notre cv?

Longueur de notre jupe? Rasé de près? Nombre de battements de cils? Mystère!

Nous n'avons aucun droit de vue sur notre dossier, aucun retour ne nous est fait quant aux raisons de l'échec décrété dictatorialement par ces deux messieurs!

Nous sommes recalés sans savoir pourquoi!

A la sortie de cet entretien, je me sentais tout simplement misérable. Pour moi, cette entrevue relevait plus du lynchage que de l'entretien professionnel.

Je rappelle que ces étudiants ont tous fait 5 ans d'études supérieures et par conséquent, qu'ils ont tous écrit un mémoire d'une soixantaine de pages minimum sur telle ou telle problématique...qu'à cela ne tienne... l'entretien est suivi immédiatement par un test de français, nécessaire pour vérifier l'aptitude des étudiants à construire une réflexion en peu de temps, dans un français correct.

A ce sujet, voici ce que me relate l'un d'entre eux:

Je suis donc dans une pièce exigüe, surveillé par un cerbère, chronomètre en main, devant un écran d'ordinateur: j'ai 15 minutes et pas une seconde de plus pour réagir en 180 à 240 mots au sujet suivant: "La science doit être démontrée de façon positive, les risques et le dangers ne sont affaire que de croyances".

Au bout du temps imparti, l'écran s'éteint automatiquement et notre texte s'imprime.

Je pensais que j'aurais à débattre d'un sujet portant sur l'enseignement, la pédagogie ou l'éducation, mais je ne m'attendais pas à être jugé sur un sujet philosophique que je n'aborderai jamais dans la matière que j'enseignerai.

Les pratiques inqualifiables utilisées par ces deux personnes, ont provoqué un vent de révolte parmi les étudiants.

L'un d'entre eux m'a annoncé avoir eu une moyenne de 5,75 à ses examens finaux de 1ère année... et, sans savoir pourquoi, se voir refuser son stage pour l'année prochaine alors qu'il effectue des remplacements depuis de nombreuses années!

Mis en échec donc!. Recalé, après avoir payé 1000 francs pour une année qu'il a, haut la main, réussie.

Il se dit animé d'un sentiment de révolte et d'injustice, ce qui est plus que compréhensible. Il ne veut plus rien avoir à faire avec l'IUFE: "Je préfère me débrouiller sans leur diplôme, qui entre parenthèses n'est reconnu qu'à Genève, plutôt que de leur verser un franc de plus!"

 

Les critiques envers l'IUFE se font de plus en plus nombreuses et de plus en plus vives. Jusqu'à quand nos autorités accepteront-elles de couvrir cet institut? N'est-il pas temps pour nos élus d'ouvrir les yeux sur une telle honte?

Le temps presse car, entre les mains d'incompétents, c'est l'avenir de notre école genevoise qui est en jeu.

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Commentaires

Lequel des deux est Dupont?

Écrit par : Mère-Grand | 27/06/2013

Ces témoignages sont hallucinants ! On se croirait á l'époque soviétique, peut-être même pire ! Que faire, puisque les députés, à part Jean Romain, ne réagissent pas.
En tout cas rappelez- vous des parlementaires qui on voté en faveur de la nouvelle loi sur l'IUFE il y a 4 ans... il faudra tous les biffer !!
C'est certainement ce que je vais faire !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 27/06/2013

S'il vous plaît, transmettez votre article AUX JOURNAUX !
Marre de ces magouilles, de ces copinages, de ces mensonges et entourloupes du DIP et de l'IUFE. C'est avec la vie et l'avenir des gens que l'on joue. Inadmissible!

Écrit par : mylady | 27/06/2013

M. Duval,

Devant pareil arbitraire et injustice, faute de courage politique de Ch. Beer , en partance, et de la démission des parlementaires (à l'exception de quelques uns) face à ce désastre, je vous soumets une proposition :

y-a-t-il moyen de connaître, par le détail si possible, les qualifications (diplômes, masters, expériences professionnelles, missions,...) de ces deux messieurs si nuisibles pour nos jeunes futurs enseignants??? Ont-il vraiment des capacités hors normes ou tout simplement masquent-ils leur totale incompétence ?

Il n'est absolument pas normal que de tels personnages s'arrogent pareils droits. Cela est insupportable!!!

Écrit par : Exprof | 27/06/2013

Quelle honte!!! Payer 1000 francs, réussir ses examens et être recalé sans savoir pourquoi...Ces étudiants n'ont-ils aucun recours juridique? Ne peuvent-ils demander à être remboursés? Une chose est sure, ma fille qui souhaite être professeure n'ira pas à l'IUFE, elle préfère quitter Genève que d'intégrer cette faculté. Personnellement, je n'ai pas encore lu d'article positif sur l'IUFE. Mais que font les députés???

Écrit par : ptite suissesse | 27/06/2013

Pour en savoir plus sur ces deux messieurs, il suffit de taper dans Google : Simon Toulou iufe et de même pour Walter Loosli

Écrit par : Duval | 27/06/2013

Ce que vous écrivez est connu des enseignants.

Mais personne ne fait rien compte des enjeux privés de chacun.

Avec les futurs enseignants le DIP conduit des entretiens comme dans une multinationale.

Au sein de l'Institut, par contre c'est une autre musique...

Qui commande quoi au DIP ?

Écrit par : rommele | 27/06/2013

Invraisemblable !

Écrit par : Pierre Jenni | 27/06/2013

@ M Duval,

Le CV de l'un (M Toulou) est si long qu'il n'est pas loin... du Prix Nobel...

Quant à l'autre (M Loosli) directeur-adjoint à l'IUFE, il doit-être fortement engagé politiquement...

Tout ceci ne leur donne pas le droit de maltraiter de la sorte les futurs enseignants dont nous avons tant besoin.
Cela constitue un abus de pouvoir évident et intolérable de la part de ces deux messieurs.

PS:
N'est-ce pas le député Pierre Weiss qui s'est tellement acharné à défendre l'IUFE et la formation en 4 ans des jeunes maîtres ?
N'a-t-il pas défendu,avant tout, la cause chère à son épouse-formatrice de ce même institut ?

Écrit par : Exprof | 27/06/2013

La démission de Charles BEER s'impose à tous.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 27/06/2013

...c'est assez rare, mais là je suis 100% d'accord avec Victor :=))

Écrit par : mylady | 27/06/2013

Un prix Nobel, s'il en existait un pour la pédagogie, serait en principe une bonne qualification pour donner des cours théoriques. Il n'empêcherait même pas son porteur d'être un bon enseignant.
Si l'on se fie aux témoignages recueillis et relatés ci-dessus, un long et distingué CV n'empêche pas quelqu'un d'être un rustre non plus. Quant à la capacité de juger des ce qui fera un bon enseignant et d'encourager ceux qui se destinent à cette carrière, la question reste ouverte.

Écrit par : Mère-Grand | 27/06/2013

@MèreGrand

Mon allusion au Nobel n'est pas ce que vous semblez croire. La quantitité n'est pas toujours signe de qualité...et ceci dans tous les domaines.

Bien évidemment que ces deux messieurs abusent de leurs pouvoirs face à de jeunes candidats.Cela est proprement scandaleux.

Quant à savoir quels sont les critères les plus objectifs pour juger des qualités potentielles d' un futur enseignant ...çest justement de le voir à l'œuvre face aux élèves! Le reste, n'est que spéculation...théorique. Je pense que ces "sélectionneurs" (MM Toulou et Loosli) auraient bien du mal à assumer une ou plusieurs classes d'élèves de manière continue et efficace. C' est probablement pour cela qu'ils se réfugient à l'IUFE.

Écrit par : Exprof | 27/06/2013

"Mon allusion au Nobel n'est pas ce que vous semblez croire. La quantitité n'est pas toujours signe de qualité...et ceci dans tous les domaines.
Sur ce point, comme sur les autres, je ne vois pas en quoi nous différons.

Écrit par : Mère-Grand | 27/06/2013

Le Directeur n'a écrit que deux livres en tant qu'unique auteur, le premier en 88, le deuxième dans une collection interne à l'UNIGE.

Voilà le niveau.

Écrit par : chastan | 27/06/2013

Biographie S. Toulou: (lui qui "n'a pas de moyen de vérifier
la vocation de l'étudiant")
http://fapsesrvnt2.unige.ch/Fapse/grafe.nsf/da28ebe456397f3d41256c6a0040d030/366c197279bdf644c12570f4006278b9/$FILE/CV_2_Simon.pdf


Tout cela on appelle du "beau monde".... eh ben, bravo pour les nominations !

Écrit par : Marion Garcia | 28/06/2013

@ Marion Garcia

En effet, à quoi bon "pondre" autant de "thèses" (balivernes) pour arriver au constat d'incapacité de pouvoir juger des motivations d'un candidat???

C'est l'éternelle histoire de la tartine composée avec très peu de confiture...

l'IUFE, ressemble plus à une secte qu'à une structure digne du niveau universitaire!

Écrit par : Exprof | 28/06/2013

Ce matin, lors de la session du Grand Conseil, un député a posé à Beer une question sur cette problématique des stages.
Réponse de ce dernier: il n'y a pas assez de stages pour la demande, il faut donc faire une sélection. Absolument rien sur les critères ou le mode de sélection mais une simple constatation.
Qui reste incompréhensible pour moi. N'y a-t-il pas assez de profs de français, de math, d'histoire, etc. dans l'ensemble des cycles et collèges de Genève? Sont-ils moins nombreux que les quelques dizaines d'étudiants en recherche d'un stage? Si c'est le cas, ne peut-on pas, par ailleurs, attribuer le même stage à un binôme d'étudiants, où est le problème? Si quelqu'un a la réponse, merci de m'éclairer...

Écrit par : Duval | 28/06/2013

"Réponse de ce dernier: il n'y a pas assez de stages pour la demande, il faut donc faire une sélection."
Y a-t-il au moins une évaluation sérieuse des besoins en enseignants pour les années à venir?
Une des plus grandes pénuries dans ce domaine à "obligé" (la prochaine fois ce sera peut-être "permis") le DIP a engager un grand nombre d'enseignants venant notamment de Belgique et de France, donc non formés selon les critères en vigueur chez nous, et cela en complément d'un certain nombre de personnes d'ici qui n'avaient pas les qualifications requises.
Des réponses moins lacunaires du chef du DIP (et une plus grande curiosité de nos députés) seraient peut-être à même de rassurer les parents des élèves présents et futurs.

Écrit par : Mère-Grand | 28/06/2013

un peu hors sujet mais
rappeler la décision anticonstitutionnelle de l'Hépia Genève cautionnée par le DIP de Charles Beer, qui va à l'encontre du principe de laïcité

attribuant une salle de prière de l'Hépia Genève (avec affiche: toute autre activité interdite) aux seuls musulmans et évangéliques

- Charles Beer a-t-il répondu au courrier de l’Association genevoise des employés des écoles professionnelles (Ageep) à ce propos?

LAÏCITÉ, Salle de prière dans une Haute école: «La Constitution genevoise est violée»
http://www.tdg.ch/news/standard/salle-priere-haute-ecole-constitution-genevoise-violee/story/14936500

Écrit par : Pierre à feu | 28/06/2013

à préciser: c'est le sujet de Mireille Valette dans son billet "Petite chasse au conseiller d’Etat"

Écrit par : Pierre à feu | 28/06/2013

Je ne comprends pas pourquoi ces deux personnes ont en main ces décisions de placement. Les directeurs d'établissement devraient pouvoir choisir leurs stagiaires selon leur propre jugement, d'autant que la plupart des candidats ont des remplacements et suppléances à leur actif. La sélection serait ainsi au moins effectuée selon des critères concrets, vous savez, les trucs qu'on fait parfois dans ce métier: s'investir dans la préparation des cours, dans l'établissement, gérer une classe, aider les élèves... Enfin, rien de bien important comparé à LA question centrale dans notre société: "la science doit-elle être démontrée de manière positive?". Nos chères têtes blondes auraient quelques réponses tout à fait poétiques et succinctes à cela!

Au fait, à quand la dissolution de cette institut qui ne sera jamais reconnu au delà de l'immense canton de G'nève? Les paris sont ouverts!

Écrit par : Chochi | 29/06/2013

Je suis dans la même situation que l'étudiante anonyme : j'ai terminé ma 1ère année d'IUFE et, malgré d'excellents résultats aux examens, je n'ai pas obtenu le stage nécessaire à la 2ème année. La seule différence est que mon entretien avec ces deux individus s'est plutôt bien déroulé : ils m'ont clairement dit que j'avais donné grande satisfaction. On m'avait mis en garde et conseillé de faire le "lèche-botte". J'ai fait plusieurs entretiens dans ma vie mais je n'ai jamais rien vu de comparable. J'ai toutefois été épargné sur mon cv ou ma lettre de motivation.
Après avoir discuté avec plusieurs enseignants de l'université et du collège, je suis décidé à essayer de faire bouger les choses et à contacter des député-e-s qui pourraient, je l'espère, aborder sérieusement le cas de l'IUFE.

Écrit par : Kalvinus | 29/06/2013

Constats:
1) le camerounais Simon Toulou iufe est rattrapé par le principe de Peter

2) ya personne pour contrôler son boulot et ses arbitraires

3) nos institutions genevoises ne peuvent plus fonctionner: on y a nommé trop d'étrangers conservant avec force et conscience leur méconnaissance du tissus social suisse, aux postes décisionnels

marre de ces Genfereien

Écrit par : Pierre à feu | 29/06/2013

@marion Garcia. Avant de décider pour qui voter ou qui biffer, vous feriez bien de demander à Jean Romain si je fais oui ou non preuve d'esprit critique sur l''iufe en commission de l'enseignement supérieur, notamment sur les belles paroles de son directeur quant à la reconnaissance toujours attendue de l''iufe, sur le danger que ferait courir à ce jeune institut une nomination non par Charles Beer qui n'en veut pas, mais par son successeur qui ne le connaitrait pas ou au contraire en serait proche de Charles Heimberg.

Écrit par : Pierre Weiss | 29/06/2013

Il est vrai que Pierre Weiss, devant les difficultés, l'idéologie et les incompétences organisationnelles de cet IUFE, a augmenté d'un cran son attitude critique en commission de l'enseignement supérieur.

La catastrophe idéologique de cet institut est de nature à se poser de sérieuses questions à propos de son avenir.

Écrit par : Jean Romain | 29/06/2013

Voila voila ... après l'Afrique du Sud ...

Un noir, un africain ... qui refuse a des blancs un poste ...

Mon Dieu ... la Fin est proche !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/06/2013

@ Pierre Weiss
Il est certain que je tiendrai compte des critiques que des députés ont formulé depuis un certain temps au sujet de l'Iufe! Et je compte également sur vous pour qu'on fasse de l'ordre dans cet institut! Vous avez suffisamment d'influence pour pouvoir le faire avec le soutien des autres députés de notre parti!
J'ai accueilli un stagiaire dans mes classes cette année et ce que j'ai entendu de sa bouche me rappelait l'état soviétique... Totalitaire.. Des années 76 quand j'y séjournais comme étudiante ... Merci alors pour votre soutien!

Écrit par : Marion Garcia | 29/06/2013

Je me permets d'intervenir pour prévenir certains des commentateurs sur l'aspect totalement déplacé de leurs propos à caractères limites...

Écrit par : Duval | 29/06/2013

Désolé, mais le racisme anti-blancs doit sérieusement être pris en considération par nos élus.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/06/2013

Désolé mais ce genre de commentaires seront maintenant censurés.

Écrit par : Duval | 29/06/2013

Duval, le cas échéant excusez mon propos qui n'a certes pas le docte ton d'un professionnel de l'éducation mais celui du dégoût d'un parent d'étudiant à l'Hépia pour qui les coûts ont augmenté à l'inverse des moyens mais dont une salle est à mise à disposition exclusive de cultes évangéliques et islamiques en toute anticonstitutionnalité.

Écrit par : Pierre à feu | 29/06/2013

Si au Cameroun on engage ou engageait des Genevois ou autres Européens pour un poste qui comprend un pouvoir quasi décisionnaire (du moins pour ceux qui renoncent par dégoût des études) pour l'engagement des futurs fonctionnaires enseignants, j'appellerais cela une survivance du colonialisme.
Ici c'est probablement de la discrimination positive. Que dans la patrie de Piaget ou aux alentours il ne se trouve aucun candidat capable et désireux de remplir un poste de cette importance, me surprend. A vrai dire, je n'y crois pas du tout. Ce n'est pas la couleur de peau de M. Toulou qui parle en sa défaveur, c'est tout simplement, outre les reproches avancés sur ses méthodes, qui peuvent toujours être contrées, le fait qu'il ne peut pas se prévaloir d'une identité culturelle et d'une pratique de terrain qu'une telle charge devrait exiger.
Si la discussion et la critique n'étaient plus permises parce que nous sommes entrés dans l'ère de l'auto-censure sur tout ce qui pourrait fâcher, je me permets de rappeler à certains, de droite comme de gauche d'ailleurs, la manière dont s'est faite la nomination de Jean Ziegler comme Professeur de sociologie dans notre Université, poste qui était loin de comporter un pouvoir aussi déterminant pour l'avenir de nos étudiants.
P.S. Et pour veux qui trouveraient l'occasion trop bonne de me traiter de raciste pour être manquée, je leur fais savoir que mon épouse est noire (ou "de couleur" si vous préférez) et mes enfants métisses.

Écrit par : Mère-Grand | 29/06/2013

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