29/06/2013

IUFE, y a pas le feu au lac!

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Les commentaires postés sur mon dernier billets, "Des pratiques dignes d'une République bananière", sont éloquents.

Il y a un sacré problème dans cet IUFE.

L'avenir de nombreux étudiants est en jeu.

On est en droit d'attendre que nos autorités se penchent au plus vite sur la question de façon à régler les dysfonctionnements qui pourrissent cet institut.

 

Mais, sont-elles seulement au courant de cette lamentable situation?

Eh bien, tenez-vous bien...

 

Saviez-vous qu'une pétition lancée par l'Association des futurs enseignants avait déjà soulevé cette problématique et demandé une intervention immédiate.

Mais alors, qu'en est-il advenu? Est-elle passée aux oubliettes?

Parce que cette pétition a été déposée au secrétariat du GC...

 

le 17 octobre 2011 !!!!

 

Quand donc sera-t-elle traitée en session du Grand Conseil? N'y a-t-il pas urgence?

Car, à ce rythme, on en verra encore un bon nombre de ces étudiants dégoûtés parce que...recalés sans motif sérieux.

Alors, de grâce, Mesdames et Messieurs les députés, à vous de jouer... car la balle est dans votre camp.

 

 

Pétition

de l'Association des futurs enseignants (AFE) de l’Université de Genève au sujet de la situation de l'Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE)

Mesdames et Messieurs les députés,

L’Association des futurs enseignants de l’Université de Genève (AFE) a pour but de défendre les intérêts des étudiants en enseignement secondaire inscrits aux cours donnés par l’IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants) à l’Université de Genève, de représenter lesdits étudiants auprès de l’Université et auprès de leurs futurs employeurs et d’être un interlocuteur pour les associations d’enseignants.

Il y a des problèmes sérieux depuis trois ans à l’IUFE qui ne sont toujours pas réglés et dont l’AFE a fait part à de nombreuses instances, à l’IUFE lui-même (assemblée et commissions diverses), à l’Université de Genève (rectorat), à la CUAE, aux syndicats de l’enseignement secondaire (Famco, Union, FEG) ainsi qu’à la Commission de l’enseignement supérieure du Grand Conseil du canton de Genève. En outre, plusieurs articles ont été publiés dans les journaux en 2010 et 2011 qui font part de ces questions qui sont réelles et toujours d’actualité en ce mois de septembre 2011, alors que la rentrée a déjà eu lieu (Tribune de Genève, le Temps, le Courrier).

Les signataires ci-dessous demandent, au nom de l’AFE, par la présente pétition, une enquête de la Commission ad hoc sur la situation critique provoquée par la mutation de l’ancien IFMESS en cursus FORENSEC de l’IUFE et demandent une intervention immédiate en vue de régler les problèmes engendrés par ce transfert de capacités.

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Commentaires

@André Duval le domaine de l'enseignement n'est pas le seul ou on cherche vraiment à dégouter les humains.Que ce soit au niveau travail ou simplement vivre !
C'est une pandémie de la part d'Etats incapables de trouver des solutions celles-là même qui aideraient à résoudre le foutoir créé par eux.Sans doute inconsciemment.Facebook et Twitter bête à immatures aura transformé les politiciens en simples amateurs qui attendent la fin de leur mandat pour passer les patates au suivants.
merci pour votre blog et excellente soirée pour vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 29/06/2013

"Facebook et Twitter bête à immatures aura transformé les politiciens en simples amateurs qui attendent la fin de leur mandat pour passer les patates au suivants."
Jolie sortie, mais nos politiciens n'ont probablement pas attendu ces deux instruments pour entamer ce genre de comportement.
Et dans la plupart des pays d'Occident sont maintenant bien trop intimidés par tous les mouvements d'opposition et de de revendications de groupes ou groupuscules minoritaires pour oser prendre le risque d'une politique qui aille à contre-sens des modes ou des équilibres qui se sont constitués au fil des services rendus par les uns et les autres.
Au plan international, même des régimes ubuesques comme celui de la Corée du Nord peut se moquer impunément de tous les usages diplomatiques et prendre des risques militaires qui devraient valoir à ses dirigeants une sorte de cour martiale internationale. Quant aux conflits moyen-orientaux, financés par des dictatures dont on se moquait lorsqu'on pouvait les traiter autrefois de sud-américaines et entretenues par des dissensions religieuses totalement grotesques, ils nous permettent eux aussi de choisir à bon marché entre le bien et le mal sans nous risque, même celui de nous tromper, tout en laissant s'éroder peu à peu les principes qui étaient censés nous guider autrefois.

Écrit par : Mère-Grand | 30/06/2013

Ces étudiants ont besoins de quelque "whistleblower", qui s'armeront de micro ou caméra discret et publieront quelques morceaux choisis sur internet.

Une fois que l'arbitraire sera montré en public (bien que les parties soutenant ces pratiques scandaleuses crieront - à raison - à l'illégalité de la pratique) des actions devront être entreprises.

Écrit par : Djinus | 30/06/2013

"Ces étudiants ont besoins de quelque "whistleblower""
Je croyais que le pouvoir politique de notre République pouvait nommer des commissions d'enquête en cas de problème important concernant les affaires publiques. Composée de représentants des divers partis et chargée de présenter un rapport public faisant état des opinions aussi bien majoritaires que minoritaires, cela suffirait peut-être, à défaut du remplacement pur et simple de ce système de formation prétentieux et élitaire, à calmer les ardeurs de ses responsables trop zélés ou incapables de s'adapter à la réalité des besoins de notre canton.

Écrit par : Mère-Grand | 30/06/2013

L'un des problèmes de cet IUFE est sa reconnaissance hors Genève. En mai, La question avait été posée au Conseil d'Etat par le député Jean Romain, sujet qui avait fait l'objet d'un billet sur mon blog:

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2013/05/23/formation-des-futurs-enseignants-genevois-ou-en-est-on.html

Aujourd'hui, on connaît la teneur de la réponse du CE:

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/QUE00090A.pdf

La conclusion est magnifique! Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Y compris pour la "cohorte" d'étudiants qui, faute de stage, et selon le bon vouloir de deux seuls individus, se retrouvent le bec dans l'eau à la fin de la 1ère année d'étude...

Écrit par : Duval | 30/06/2013

Duval, vous précisez que "L'un des problèmes de cet IUFE est sa reconnaissance hors Genève."

alors qu'il semble que le point crucial soit sur Genève, sur:
- le pouvoir arbitraire donné à, ainsi que les choix faits par ses mêmes dirigeants

- la nomination de ces dirigeants.

Imaginez 2014 où Beer ne passe pas la rampe. mais qu'en est-il de ses nominés, de leurs pouvoirs arbitraires et de leurs décisions?

Écrit par : Pierre à feu | 30/06/2013

La réponse réponse du Conseil d'État est à pleurer de rire. Je me souviens parfaitement que la direction de l'IUFE ait dit en 2012 que la formation pour le secondaire serait bientôt reconnue par la CDIP. Si j'avais su que seul un dixième des étudiants de ma branche pouvait espérer obtenir un stage, j'y aurais réfléchi à deux fois avant m'engager dans cette formation.

Écrit par : Kalvinus | 30/06/2013

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