29/06/2013

IUFE, y a pas le feu au lac!

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Les commentaires postés sur mon dernier billets, "Des pratiques dignes d'une République bananière", sont éloquents.

Il y a un sacré problème dans cet IUFE.

L'avenir de nombreux étudiants est en jeu.

On est en droit d'attendre que nos autorités se penchent au plus vite sur la question de façon à régler les dysfonctionnements qui pourrissent cet institut.

 

Mais, sont-elles seulement au courant de cette lamentable situation?

Eh bien, tenez-vous bien...

 

Saviez-vous qu'une pétition lancée par l'Association des futurs enseignants avait déjà soulevé cette problématique et demandé une intervention immédiate.

Mais alors, qu'en est-il advenu? Est-elle passée aux oubliettes?

Parce que cette pétition a été déposée au secrétariat du GC...

 

le 17 octobre 2011 !!!!

 

Quand donc sera-t-elle traitée en session du Grand Conseil? N'y a-t-il pas urgence?

Car, à ce rythme, on en verra encore un bon nombre de ces étudiants dégoûtés parce que...recalés sans motif sérieux.

Alors, de grâce, Mesdames et Messieurs les députés, à vous de jouer... car la balle est dans votre camp.

 

 

Pétition

de l'Association des futurs enseignants (AFE) de l’Université de Genève au sujet de la situation de l'Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE)

Mesdames et Messieurs les députés,

L’Association des futurs enseignants de l’Université de Genève (AFE) a pour but de défendre les intérêts des étudiants en enseignement secondaire inscrits aux cours donnés par l’IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants) à l’Université de Genève, de représenter lesdits étudiants auprès de l’Université et auprès de leurs futurs employeurs et d’être un interlocuteur pour les associations d’enseignants.

Il y a des problèmes sérieux depuis trois ans à l’IUFE qui ne sont toujours pas réglés et dont l’AFE a fait part à de nombreuses instances, à l’IUFE lui-même (assemblée et commissions diverses), à l’Université de Genève (rectorat), à la CUAE, aux syndicats de l’enseignement secondaire (Famco, Union, FEG) ainsi qu’à la Commission de l’enseignement supérieure du Grand Conseil du canton de Genève. En outre, plusieurs articles ont été publiés dans les journaux en 2010 et 2011 qui font part de ces questions qui sont réelles et toujours d’actualité en ce mois de septembre 2011, alors que la rentrée a déjà eu lieu (Tribune de Genève, le Temps, le Courrier).

Les signataires ci-dessous demandent, au nom de l’AFE, par la présente pétition, une enquête de la Commission ad hoc sur la situation critique provoquée par la mutation de l’ancien IFMESS en cursus FORENSEC de l’IUFE et demandent une intervention immédiate en vue de régler les problèmes engendrés par ce transfert de capacités.

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27/06/2013

Des pratiques dignes d'une République bananière

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L'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) n'en finit pas d'être critiqué. J'ai récemment encore reçu des témoignages pour le moins édifiants. Les étudiants se plaignent qu'on leur bourre le crâne à coups de grandes théories inutiles pour la pratique de leur métier et les directeurs d'établissement ne peuvent plus choisir leurs stagiaires.

C'est justement ce dernier point qui nous intéresse aujourd'hui:

Ces stages obligatoires et primordiaux puisque seul moyen pour les étudiants de passer en 2ème année de formation et ainsi valider leur diplôme.

On pourrait donc penser que, logiquement, les étudiants qui ont réussi leurs examens de 1ère année obtiendront un stage leur permettant de poursuivre leur cursus...

Ce serait bien naïf!

Malheureusement, la réalité n'est pas aussi simple.

Un entretien décisif

Afin d'être parmi les heureux élus, les résultats de 1ère année ne suffisent pas. Tous les étudiants doivent passer un entretien avec deux messieurs, Mrs Toulou et Loosli.

Il se trouve que l'IUFE a accepté trop d'inscriptions par rapport au nombre de places de stage disponibles...on se demande d'ailleurs en quoi et pourquoi ces places sont si peu nombreuses.

Dès lors, ces deux messieurs sont tout puissants, ils font la pluie et le beau temps puisque c'est d'eux seuls que va dépendre le futur de chaque étudiant!

Une étudiante a accepté de témoigner, encore une fois de façon anonyme, et de me raconter son "aventure":

En ce qui me concerne, je garde un souvenir particulièrement négatif de cet entretien. Je ne m'attendais pas à être autant critiquée, on aurait dit que je n'avais pas ma place dans l'enseignement alors que mon CV prouve que j'exerce depuis plusieurs années. Monsieur Toulou a l'habitude d'appliquer une méthode agressive avec bon nombre de candidats afin, j'imagine, de nous déstabiliser.

Mon entretien a débuté par une critique de ma lettre de motivation: trop laconique selon lui. J'y explique pourtant qu'enseigner est ma vocation, le métier que je souhaite faire depuis toujours.

Mr Toulou n'a pas hésité à mettre ma parole en doute: "Qu'est ce qui peut bien prouver que vous ne mentez pas??? Je n'ai aucun moyen de vérifier votre soi-disant vocation".

Le fait que mon cv démontre que toutes mes études ont été poursuivies dans ce but et annonce plusieurs années de pratique ne semble pas être pris en compte. Ce qui l'est, en revanche, c'est sa présentation. Les dates sont mal alignées, cela mérite que Mr Loosli y passe plusieurs minutes, règles à l'appui. Selon lui, aucun directeur d'établissement digne de ce nom n'accepterait de me rencontrer après avoir reçu un tel cv et une telle lettre de motivation. Que je sache, mon travail en stage ne consistera pas à taper des cv!

Sur 30 minutes d'entretien, seules 2 questions m'ont été posées sur l'enseignement, dont une particulièrement bizarre... Mr Toulou a souhaité savoir dans quelle mesure un enseignant est amené à utiliser l'écrit en dehors de l'enseignement direct. En gros, est-ce qu'un enseignant est capable de communiquer par écrit avec ses collègues, les parents d'élèves, les élèves, l'administration et tous les collaborateurs? Faut-il rappeler à ce monsieur que chacun de nous a un master en poche?

A aucun moment je n'ai pu mettre en avant mes qualités pédagogiques.

Sachant que ces messieurs notent des commentaires dans notre dossier, difficile de ne pas se sentir frustrée voire piégée. Sur quoi se basent-ils pour nous attribuer ces précieux stages, notre expérience et nos compétences ou la présentation de notre cv?

Longueur de notre jupe? Rasé de près? Nombre de battements de cils? Mystère!

Nous n'avons aucun droit de vue sur notre dossier, aucun retour ne nous est fait quant aux raisons de l'échec décrété dictatorialement par ces deux messieurs!

Nous sommes recalés sans savoir pourquoi!

A la sortie de cet entretien, je me sentais tout simplement misérable. Pour moi, cette entrevue relevait plus du lynchage que de l'entretien professionnel.

Je rappelle que ces étudiants ont tous fait 5 ans d'études supérieures et par conséquent, qu'ils ont tous écrit un mémoire d'une soixantaine de pages minimum sur telle ou telle problématique...qu'à cela ne tienne... l'entretien est suivi immédiatement par un test de français, nécessaire pour vérifier l'aptitude des étudiants à construire une réflexion en peu de temps, dans un français correct.

A ce sujet, voici ce que me relate l'un d'entre eux:

Je suis donc dans une pièce exigüe, surveillé par un cerbère, chronomètre en main, devant un écran d'ordinateur: j'ai 15 minutes et pas une seconde de plus pour réagir en 180 à 240 mots au sujet suivant: "La science doit être démontrée de façon positive, les risques et le dangers ne sont affaire que de croyances".

Au bout du temps imparti, l'écran s'éteint automatiquement et notre texte s'imprime.

Je pensais que j'aurais à débattre d'un sujet portant sur l'enseignement, la pédagogie ou l'éducation, mais je ne m'attendais pas à être jugé sur un sujet philosophique que je n'aborderai jamais dans la matière que j'enseignerai.

Les pratiques inqualifiables utilisées par ces deux personnes, ont provoqué un vent de révolte parmi les étudiants.

L'un d'entre eux m'a annoncé avoir eu une moyenne de 5,75 à ses examens finaux de 1ère année... et, sans savoir pourquoi, se voir refuser son stage pour l'année prochaine alors qu'il effectue des remplacements depuis de nombreuses années!

Mis en échec donc!. Recalé, après avoir payé 1000 francs pour une année qu'il a, haut la main, réussie.

Il se dit animé d'un sentiment de révolte et d'injustice, ce qui est plus que compréhensible. Il ne veut plus rien avoir à faire avec l'IUFE: "Je préfère me débrouiller sans leur diplôme, qui entre parenthèses n'est reconnu qu'à Genève, plutôt que de leur verser un franc de plus!"

 

Les critiques envers l'IUFE se font de plus en plus nombreuses et de plus en plus vives. Jusqu'à quand nos autorités accepteront-elles de couvrir cet institut? N'est-il pas temps pour nos élus d'ouvrir les yeux sur une telle honte?

Le temps presse car, entre les mains d'incompétents, c'est l'avenir de notre école genevoise qui est en jeu.

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20/06/2013

Explications

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Comprenne qui pourra les explications données par la patronne des ressources humaines du département de Charles Beer, Madame Monique Pfister.

Le moins qu'on puisse dire, à la lecture de ses propos dans la TdG du jour, c'est qu'on y comprend toujours pas grand chose!

Ce n'est donc pas à la "lumière" de ses explications que j'ai pu y voir plus clair!

Par contre, il se trouve que, depuis la publication de mon billet "Enorme bourde au DIP ou le royaume de l'incompétence", j'ai eu plusieurs retours qui m'ont permis de mieux cerner ce problème.

Si j'ai bien compris et que mes calculs sont corrects, voici ce qu'il en est.

Les enseignants ont donc reçu deux lettres différentes selon...qu'ils sont de sexe féminin ou masculin.

Deux "situations" qui sont traitées différemment.

Accrochez-vous, je vais tenter d'être plus clair:

Tout au long de leur carrière, les enseignants (engagés avant 2002)ont cotisé à leur caisse de retraite (CIA).

Il se trouve que pour les femmes, il n'a pas été prévu d'englober un pont AVS dans leurs cotisations CIA alors que c'est le cas pour les hommes. Il en découle que les femmes ont cotisé dans une moindre mesure que les hommes. Sauf erreur, elles ont payé environ 50 frs/mois de moins qu'eux.

Dès lors, leur pension de retraite s'en trouvera logiquement diminuée, sauf erreur, de quelques 250 frs/mois.

Ainsi, durant toute leur retraite, et ce jusqu'à la fin de leur vie, les femmes toucheront une pension de retraite inférieure à celle des hommes au bénéfice d'une rente majorée.

C'est pour corriger cet état de fait que le DIP a décidé d'accorder aux femmes, un PLEND "prolongé" (de 62 ans à 64 ans).

Pendant ces deux ans, elles toucheront une rente complémentaire de 2340 frs/mois alors que les hommes se contenteront d'une pension additionnelle de 390 frs/mois. Une différence d'environ 2000 frs/mois.

Le calcul est assez aisé:

2000 frs/mois pendant deux ans = 48000 frs. Compte tenu, en plus, des cotisations moins élevées (50 frs/mois) pendant une trentaine d'années, soit environ 30000 frs, on arrive à un total proche de 80000 frs dont les femmes enseignantes sont bénéficiaires par rapport aux hommes.

Ceux-ci touchant une pension de retraite plus élevée de l'ordre de 250 frs/mois, il faudra environ 25 ans pour arriver à une situation égalisée entre les sexes (250 frs/mois x 12 = 3000 frs/année x 25 ans = 75000 frs).

Avant ce délai de 20/25 ans, les hommes sont "perdants", passé ce délai, soit vers 85 ans, ils seront "gagnants" par rapport aux femmes.

En quelque sorte, une façon de remettre les pendules à l'heure.

Reste à comprendre pourquoi, au départ, une telle situation? Pourquoi cette différence de cotisations et dès lors de pension de retraite entre hommes et femmes?

Mystère ou vision passéiste du rôle de l'homme en tant que...chef de famille?

Dommage que, avant de semer la confusion, le DIP n'ait pas pris la peine d'envoyer une lettre explicative aux personnes concernées. Ca leur aurait peut-être évité des nuits d'insomnie.

 

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19/06/2013

Noémie et Marlène

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Je n'ai absolument rien contre Noémie et Marlène, ces deux collégiennes qui vont passer leur "matu".

C'est en lisant la TdG du jour que pourtant je reste interloqué.

On y apprend que leur travail de fin d'année, au collège de Staël, consiste à faire le tour du lac en catamaran.

Si si!

Nos deux compères notent tout de même que "beaucoup pensent que ce travail de matu c'est la"glande". Et de justifier que pas du tout...tous ceux qui le pensent ne se rendent pas compte des énormes préparatifs que ce projet implique:

"On a téléphoné à tous les ports, pour ne pas se retrouver à 20 heures, sans vent, à chercher un lieu où accoster".

Il est vrai, qu'à 18 ans, ce n'est pas facile de prendre des contacts, surtout à l'époque du téléphone portable.

Elle est belle la "matu" genevoise!

On se demande bien en quoi ce sujet peut faire l'objet d'un tel travail?

Comment se fait-il qu'une telle proposition passe la rampe et soit acceptée par la direction d'un collège? Ce n'est pas sérieux!

A quand les travaux du genre

- Une semaine à Ibiza

- Une croisière autour de la Méditerranée

- Un match de foot au Brésil

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16/06/2013

Enorme bourde au DIP ou le royaume de l'incompétence?

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Suite à la menace de suppression du PLEND ainsi qu'à la fusion des caisses de retraites, un grand nombre de fonctionnaires ont décidé de prendre au plus vite leur retraite anticipée.

Parmi eux, de nombreux enseignants, dans tous les ordres d'enseignement, du primaire au post-obligatoire.

La SPG avait tenu des propos risqués que j'avais soulevés dans un billet de mars 2013. "Fonctionnaires, le Plan d'encouragement au départ à la retraite (PLEND) est maintenu"!

 

Plusieurs centaines d'enseignants ont donc fait leur demande de départ à la retraite anticipée.

Aujourd'hui, ils ont de quoi se poser des questions!

En effet, certains enseignants du primaire ont reçu tout récemment une lettre signée de Charles Beer.

Elle leur annonçait une bonne nouvelle dont ils ont pu se réjouir. Ils pouvaient ouvrir quelques bonnes bouteilles. Peut-être même prendre des engagements financiers importants.

En effet, cette lettre leur indiquait que:

"... En application de la loi B5 20 (LERA), une rente temporaire de 2340 frs brut par mois vous sera versée dès le 1er septembre 2013 et ce jusqu'au moment où vous pourrez faire valoir votre droit à une rente AVS, soit jusqu'au X 2017, incluant la pension complémentaire mensuelle qui vous est due, conformément à l'article 127 alinéa 3 de la loi sur l'instruction publique (LIP)".

Ils ont donc été nombreux à s'en réjouir et à fêter l'heureuse nouvelle.

 

Par contre, bon nombre d'entre eux se sont inquiétés car ils n'avaient pas reçu cette lettre annonciatrice de beaux jours.

Et voilà que, quelques jours plus tard, eux aussi ont reçu une lettre signée du président du DIP...mais pas la même!

Pas du tout!

Dans cette nouvelle note, pas question de délai "jusqu'au moment où vous pourrez faire valoir votre droit à une rente AVS":

"...En application de la loi B5 20 (LERA), une rente temporaire de 2340 frs brut par mois vous sera versée dès le 1er septembre 2013 et ce jusqu'au moment où vous pourrez faire valoir votre droit à la retraite( 62 ans au primaire)au sens de l'alinéa 1 de l'article 127 de la loi sur l'instruction publique soit jusqu'au X 2015.

Dès le X 2015, vous percevrez une pension additionnelle, au sens de l'article 127, alinéa 4 et 5 de la loi sur l'instruction publique (LIP) correspondant à 2 mois de rente maximale de l'AVS, soit 4680 frs versée en mensualités (390 frs par mois pour l'année 2015), et ce jusqu'au X 2018".

 

Une différence de taille entre ces deux missives.

Alors, qu'en est-il? Laquelle est donc la bonne?

Parce que, entre un versement, pendant 2 ans, de plus de 2300 frs ou 300/400 par mois il y a tout un monde...

 

Quoi qu'il en soit, il doit régner une sacrée gabegie au DIP pour en arriver à commettre une telle bourde!

Comment le DIP va-t-il se sortir de ce nouveau bourbier dans lequel il s'est fourré.

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14/06/2013

Un besoin compulsif

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Hiérarchiser! Il faut hiérarchiser...à tout prix!

C'est un must, la fièvre qui a gagné la plupart des services de l'Etat.

Le chirurgien Philippe Morel déclare dans la TdG du jour (13 juin 2013) que les hôpitaux universitaires genevois (HUG) pourraient, sans diminuer la qualité,

"économiser, entre autres, en éliminant certaines couches hiérarchiques, tant au niveau administratif, infirmier que médical... Il y a quinze ans, une unité de 20 personnes avait un seul responsable, aujourd'hui, il y en a 2 voire 2,5".

Le constat est le même pour Jacques Philippe, président du collège des chefs de service:

"On a trop économisé dans certaines unités, mais l'administration, pléthorique, a doublé, voire triplé en dix-quinze ans. Elle est environ 30% supérieure à la moyenne européenne pour des hôpitaux tels que les HUG".

La palme de la "hiérarchivite" revient au DIP genevois.

C'est bien connu, dans ces services, plus on est de fous plus on rit...

Suite de l'article sur le site lesobsevateurs.ch

Lien direct au texte ICI

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11/06/2013

L'homophobie est à la mode

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En regardant le TJ de 19h30 hier soir, je me suis posé une question.

Dans quelle mesure les politiciens ne saisissent-ils pas toutes les occasions pour paraître?

Prendre l'air du temps et se l'approprier, médiatiser et utiliser...rien à voir avec le devoir de mémoire.

Qui donc connaît Bartholomé Tecia, ce collégien torturé et exécuté au 16ème siècle pour homosexualité?

Pourtant, les autorités genevoises, Charles Beer en tête, ont jugé opportun de lui dédier une plaque commémorative, inaugurée hier au bord du Rhône, lieu de son exécution par noyade.

Une abomination bien entendu.

Mais, est-ce bien indiqué de la remettre au goût du jour?

Pourquoi alors ne pas apposer des plaques commémoratives pour rappel de toutes les injustices commises durant les siècles passés?

La liste serait longue, ainsi, par exemple

-une plaque commémorative sur tous les bâtiments qui, il n'y a pas si longtemps, pour d'obscures raisons, ont soi-disant hébergé les enfants retirés à leur famille...

- une plaque à toutes les frontières du canton, à l'endroit où de nombreux juifs ont été refoulés durant la 2ème guerre mondiale...

- une plaque commémorative à Belle-Idée, au nom de tous les malades mentaux qui y ont été traités comme des monstres...

- une plaque commémorative sur toutes les places publiques qui ont été la scène de bûchers pour les herboristes considérés comme des sorcières...

- une plaque commémorative en tout lieu qui a été la scène d'avortements charlatanesques car interdits par nos lois...

- de même pour tous ceux qui, pour telle ou telle raison, ont été jugés hérétiques par cette église toute puissante...

- etc.

Dans le cas présent, je m'interroge... pourquoi cette plaque en commémoration d'un événement qui, comme par hasard, a trait à un sujet malheureusement brûlant mais fort d'actualité?

Je me demande pour quelle raison les autorités ont attendu aujourd'hui pour ce faire?

Pour finir, ce genre d'action ne va-t-elle pas à contre-sens de ce qu'elle est censée apporter?

N'est-il pas temps de cesser de se mêler de ce qui ne nous regarde pas et de laisser vivre chacun selon ce qu'il est sans pour cela s'évertuer, même sous allure de bon sentiment, à stigmatiser sans cesse les différences qui sont pourtant humaines?

N'est-il pas temps de leur foutre la paix?

Pour rappel, ce récent billet, "Ces cons que je méprise"

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09/06/2013

IUFE institut universitaire des formateurs égarés

iufe.pngCe texte est paru le 8 juin sur lesobservateurs.ch

 

Genève, formation des enseignants: un gros problème

 

Titulaires d'un master dans l'une ou l'autre discipline, tout en assumant déjà un enseignement dans l'un ou l'autre des bâtiments scolaires du canton, les futurs enseignants de Genève doivent tous obligatoirement passer par l’Institut de formation des enseignants (IUFE).

 

Aujourd'hui, cet institut pose de gros problèmes aux étudiants qui le fréquentent. Inquiétant! Les nombreux retours qui me parviennent témoignent d'une énorme frustration, d'un mécontentement que semble partager un grand nombre d'étudiants. Déjà en juin 2012 le mécontentement était tel qu'une pétition accusant l'institut d'user d'un droit plénipotentiaire inadmissible avait circulé dans les établissements scolaires du canton. Les autorités n'y donnèrent aucun écho et rien n'a changé depuis!

La plupart des étudiants de l'IUFE sont profondément insatisfaits de leur formation, et ce pour plusieurs raisons. Ils ont l’impression que les cours délivrés ne leur enseignent rien d’utile pour exercer leur métier, de perdre leur temps tout en faisant le gros dos pour supporter cette situation.

 

La théorie qui tue la pratique

Non parce qu’ils s’estiment déjà suffisamment aguerris. Mais parce que ce qu’ils apprennent à l’IUFE n’est simplement pas ce dont ils ont besoin.

Ce qu’ils souhaiteraient, ce sont des méthodes qui permettent de gérer une classe, savoir que faire dans tel type de situation, comment enseigner ceci ou cela en anglais /allemand /français /, comment tenir un programme, etc.

Tel n'est pas le cas, on en est loin.

Les étudiants sont condamnés à apprendre par cœur des théories datant de plus de vingt ans mais présentées comme nouvelles, la méthode communicative par exemple.  Les courants éducatifs tels le behaviorisme, le socioconstructivisme, telle est la sauce quotidienne à laquelle ils sont nourris, gavés. Toute une idéologie rabâchée à n'en plus pouvoir... Ainsi, aucune priorité n'a été donnée à une formation réaliste du métier d'enseignant.

 

Un constat accablant

C'est que l'IUFE est un temple, celui de la secte des "pédagogos" et de leurs gourous. Ceux qui gangrènent cet institut depuis sa création même.

Ces "technocrates "soixantuitards" qui n'ont que faire de la transmission du savoir.

Leur but est tout autre. Seule l'idéologie compte. Jean Romain l'écrivait au début des années 2000:

"Le pédagogiste est là, la tête pleine de son idéal de société homogène...

Les pédagogistes sont ces gens qui préconisent ce que devrait être l’école idéale, c’est-à-dire une école « de la vie » et non plus de la culture, une école sociale qui aurait définitivement tordu le cou aux différences, tant intellectuelles, sociales que familiales".

 

Tout le problème est de savoir ce qui reste réellement de cet endoctrinement après son passage à l'IUFE.

Au vu des témoignages reçus, ils semblent qu'ils soient nombreux ces étudiants condamnés à se taire, à faire le dos rond, à attendre de sortir enfin de cet engrenage pour enfin se retrouver dans leur classe et "oublier" les préceptes reçus pendant ces longues années...pouvoir enfin...enseigner.

Il serait grand temps tout de même que nos autorités s'en rendent compte, passent à l'écoute des étudiants, les premiers intéressés, et...réagissent!

A quand le nettoyage de ces écuries d'Augias?

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05/06/2013

Le culot des faux-culs du DIP, une merveille du genre!

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Décidément, on ne manque pas d'air au DIP !

Voilà qu'à la lecture de la TdG du 4 juin, on apprend que la Direction générale de l'enseignement primaire a décidé de supprimer les notes entières et d'introduire une "nouvelle" évaluation à l'aide de notes à la demi-bonnes.

Madame Isabelle Vuillemin, directrice du Service de l'enseignement primaire, argumente. "Plus précises, les demi-notes favorisent les élèves en difficulté. Ce système de demi-bonnes est plus précis que l'ancien, plus nuancé et plus juste au final".

Tiens donc, quelle découverte!

Cerise sur le gâteau, ce changement "permet à Genève de s'aligner sur ses voisins puisqu'une majorité de cantons romands utilise ce type d'évaluation".

Eh bien... quelle surprise...car voyez-vous, c'est là exactement ce que l'Arle avait réclamé, en 2006, après la victoire de son initiative qui demandait le retour des notes certificatives et annuelles à l'école primaire.

Pour rappel, celles-ci avaient été supprimées, sous prétexte de Rénovation de l'enseignement primaire, au profit de vaseux commentaires et d'une fumeuse évaluation basée sur des cycles d'apprentissage de quatre ans.

Suite au résultat de cette votation, nous avions alors activement participé à l'élaboration du nouveau règlement qui en découlait.

Dans cette perspective, je me souviens des nombreuses séances de travail avec le DIP pendant lesquelles nous avions tenté, en vain, de faire accepter à M. Beer un système de notes avec des demi-bonnes.

Pour les mêmes raisons invoquées aujourd'hui par le même département!

Que de noms d'oiseaux n'avons-nous pas entendus alors...

A quelle arrogance avons-nous dû faire face...

Rien n'y fit, M. Beer ne voulait rien savoir. Soutenu par la Société pédagogique genevoise (SPG), il tenait mordicus aux notes entières.

Aujourd'hui, sept ans après, à cinq mois du départ de Charles Beer, on nous donne raison!

Enfin, le DIP se rend à l'évidence et fait preuve d'un peu de bon sens.

Comme quoi il n'est jamais trop tard pour bien faire... même au DIP!

Si seulement cette logique pouvait être respectée au sujet de toutes les aberrations qui sont encore nombreuses dans l'enseignement primaire...

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02/06/2013

Ah qu'il est beau!

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Qu'il est beau l'institut universitaire de formation des enseignants (IUFE)...

Un petit aperçu des cours délivrés à nos futurs enseignants...

Photos prises récemment à l'IUFE Genève.

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