16/07/2013

En politique, comment tirer parti du port du voile?

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Interdire ou pas le port du voile dans nos écoles genevoises, tel n'est pas mon propos aujourd'hui. Loin de moi l'idée de "départager" Messieurs Weiss et Beer qui s'entredéchirent sur la question.

Par contre, c'est la démarche de nos deux politiciens que je trouve assez cocasse.

Certes, celle de Monsieur Weiss n'est probablement pas innocente et totalement dépourvue de visées électoralistes. Traiter d'un sujet comme le port du voile est porteur. Il a eu fin nez d'ailleurs à en juger les nombreux commentaires qui fleurissent un peu partout. Ceux-ci ne peuvent que le conforter à poursuivre dans la voie qu'il s'est fixée.

Toute son argumentation est uniquement basée sur sa vision de la laïcité qu'il aimerait voir respectée dans nos écoles.

Jamais je n'ai eu l'impression que Monsieur Weiss aurait utilisé les élèves pour faire valoir son point de vue. A aucun moment je n'ai décelé dans ses propos une quelconque attaque à la liberté ou au bien-être des enfants.

Pourtant, de son côté, Monsieur Beer s'est empressé d'accuser le député: si l'on en croit la TdG, "Le socialiste ne veut pas que l'on se serve des enfants comme un «terrain de jeu politique".

Tel est pris qui croyait prendre!

Qui donc, dans le cas présent, fait preuve de pure démagogie? Celle même dont il accuse Pierre Weiss.

Car, c'est bien le Président du DIP, et lui seul, qui, en l'occurrence, utilise son jardin privé comme terrain de jeu...

Venir jouer le bon père protecteur de nos élèves, voilà qui est un peu fort de la part d'un conseiller d'Etat qui, à peine élu à cette fonction, m'avait déclaré droit dans les yeux "Vous saurez, Monsieur Duval, que je ne suis pas un pédagogue mais un politicien."

Dans le monde de la politique, il n'y a pas de hasard. Tout est calculé par rapport au profit réalisable.

Dans le cas qui nous occupe, entre Monsieur Weiss et Monsieur Beer, c'est blanc bonnet et bonnet blanc!

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Commentaires

"m'avait déclaré droit dans les yeux"
Amusant: c'est exactement en réponse à cette demande de dire la vérité en le regardant "droit dans les yeux", que le naïf Chirac, candidat à la présidence si je me souviens bien, à dû avaler le mensonge de François Mitterand, Président de la République française, sous le regard de millions de téléspectateurs. Que pouvait-il faire d'autre?

Écrit par : Mère-Grand | 16/07/2013

Ah bon? C'est vrai? Dites donc! Dites donc!

Et maintenant? Qu'est-ce qu'on fait?? Hein??

Écrit par : Kasperle | 16/07/2013

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