27/08/2013

IUFE: Propos racistes, délit de faciès, acharnement et moqueries

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L'IUFE continue à faire parler de lui.

Je sais à quel point il faut se méfier des témoignages d'élèves et d'étudiants.

On ne peut néanmoins les ignorer, d'autant plus lorsqu'ils sont nombreux et, surtout, concordants...

Il conviendrait pourtant de connaître le point de vue des personnes mises en cause.

Je les invite donc à s'exprimer d'une manière ou d'une autre...

En attendant, je vous livre encore, tel quel, un de plus, ce témoignage que j'ai reçu tout récemment.

 

MON EXPÉRIENCES à l'IUFE1 , CURSUS 2011-2012 :

 

Je me suis inscrit à l'IUFE parce que cela faisait 15 ans que j'effectuais des remplacements. Je savais donc ce qu'il en était du métier et que c'était là ma voie.

On m'avait bien averti qu'au sein de cet institut l'ambiance était tendue mais je m'y suis néanmoins rendu dans la bonne humeur, sans à priori.

Au bout de quelques semaines, ayant suivi régulièrement les cours j'ai dû me rendre à l'évidence et déchanté!

Les cours étaient loin d'être motivants. Dans le 80% des cas, sauf quelques rares exceptions, l'enseignement dispensé n'était pas à la hauteur d'un niveau académique et les exigences étaient absurdes, surtout en Didactique de l'Histoire où les Professeurs ne maîtrisent pas du tout les différents champs d'étude.

 

Suite à un premier clash avec un enseignant de l'IUFE, j'ai été convoqué par Monsieur X (responsable en didactique de l'Histoire) et Monsieur Y (Adjoint du Directeur).

Un entretien dont je me souviendrai...

Ni l'un ni l'autre n'ont daigné écouter ma version des faits, à l'évidence, mon sort était scellé d'avance.

 

C'est sur un ton agressif que j'ai dû les entendre me tenir des propos pour le moins choquants:

 

- Vous avez toujours des problèmes avec votre tempérament méditerranéen.

- Vous avez un regard agressif, je n'aime pas votre regard.

- Il me semble que vous avez de graves problèmes psychologiques et je vais vous exclure du séminaire. Je suis médecin, je sais de quoi je parle.

 

Estomaqué par tant de violence verbale, je quitte ces deux messieurs avec la ferme intention d'en parler au Directeur de l'institut. Celui-ci m'a chaleureusement reçu. Après m'avoir écouté, il m'a bien dit que je pouvais éventuellement porter plainte, mais qu'il serait préférable de me concentrer sur mon cursus...

 

C'est donc dans cet état d'esprit que je me suis rendu à l'entretien fixé avec les deux messieurs seuls responsables de la suite des études des étudiants puisque c'est d'eux que dépend l'obtention d'un stage, sésame de l'entrée en 2ème année d'étude.

 

Pour l'occasion, je m'habille comme il se doit, motivé, je serre les mains en souriant cordialement.

Pour m'entendre dire que mon sourire est « étrange » même pas « normal «  !

Puis, que ma lettre de motivation n'est qu'un roman qui retrace mon parcours de vie.

 

Par la suite, probablement pour me déstabiliser, l'un d'eux a cru bon de me soumettre à une mise en situation des plus étranges:

-Imaginez qu'un élève vous tape. Que faites-vous?

-Pardon ?

-Répondez à la question s'il-vous-plaît !

Soumis à diverses situations du genre, je ne comprends pas bien où ils veulent en venir.

Je suis reparti, déçu et frustré de ne pas avoir pu me défendre face à ce mitraillage de moqueries.

 

Les semaines suivantes j'ai subi un acharnement organisé. On m'a menacé, on m'a attribué les notes minimales de passage (4) alors que dans les séminaires et cours non liés à ce « gang » de professeurs, j'ai eu les notes maximales (6, 5.75, 6, 5.5.). Je n'ai bien évidemment pas obtenu de stage pour continuer mon cursus.

 

Au final, j'ai donc envoyé un mail pour demander un éclaircissement de ma situation. Je n'ai rien reçu en retour si ce n'est un courriel, en copie cachée, interne aux responsables de l'IUFE, qui parlait de moi comme d'un «  revenant »...

 

De quoi se poser des questions quant au mode de fonctionnement de l'IUFE.

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Commentaires

Il y a une seule solution: FERMONS L'IUFE et que les étudiants soient transférés dans les HEP du canton de VAUD ET VALAIS jusqu'à ce que GE ait trouvé une solution.
Et que les enseignants de l'IUFE aillent faire des remplacements dans les écoles en échange de leur salaire (puisqu'il seront au chômage technique).... et là les directeurs s'apercevront vite de leur incompétence... et suivra une réaction sérieuse du DIP....peut-être.... hum....

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 27/08/2013

ne serait-ce pas une forme déguisée d'un nouvel Eugénisme ? pour ceux ayant connu ce genre de langage au sujet de la normalité, y'a crainte à l'horizon

Écrit par : lovsmeralda | 27/08/2013

Il faut savoir que beaucoup de formateurs (ceux de l'IUFE entre autre), de cadres ou autres chargés de missions au DIP, entrent dans l'enseignement surtout...pour ne pas y enseigner.
Le comble, c'est qu'ils arrivent à leur fin. C'est devenu un paradoxe ici à Genève.

Écrit par : Exprof | 27/08/2013

Genève devient de plus en plus une caricature de ce à quoi elle aspirait autrefois.

Écrit par : Mère-Grand | 27/08/2013

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