30/08/2013

C'est l'heure des comptes

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Dès sa création, en 2001, l'Arle (Association refaire l'école) s'était concentrée sur trois grands axes

 Il s'agissait de

 

1. Briser la Rénovation de l'enseignement primaire

2. Refaire des sections au CO

3. Simplifier la Maturité.

 

Aujourd'hui ces buts sont en grande partie atteints!

 

Avec l'acceptation en 2006 de notre initiative pour le retour des notes à l'école primaire, nous sommes parvenus à casser cette trop fameuse Rénovation que certains milieux pédagogistes avaient tenté d'imposer à Genève.

 

Le bilan est un peu moins bon par contre en ce qui concerne le Cycle d'Orientation.

Nous avons dû nous contenter d'une demi-victoire car c'est le contre-projet du Conseil d'Etat qui l'a emporté. Or celui-ci ne nous donnait et ne nous donne toujours pas entière satisfaction.

Il est à relever que, à cause d'une faction dissidente de l'association, nous n'avions pas eu le temps de finaliser et présenter le projet de CO sur lequel l'Arle travaillait. Certains, en tout petit nombre, avaient, en effet, malheureusement cru bon de nous prendre de vitesse. Dans le souci d'exister, ils s'étaient empressés de présenter un projet (IN 134 Pour un cycle qui oriente) hâtif et donc bâclé, surtout inachevé!

Gageons que si l'Arle avait pu alors soumettre au peuple son propre projet de CO, celui-ci aurait facilement et largement passé la rampe!

 

Enfin, victoire de l'Arle encore en ce qui concerne l'enseignement post obligatoire puisque le parlement a, hier, accepté la motion présentée par le député Jean Romain.

 

Sur ce sujet, je lui cède donc la plume:

 

Motion PLR pour la cohérence de la Maturité gymnasiale

Jean Romain

 

Le Grand Conseil a accepté jeudi 29 août la motion qui demandait, en accord avec notre programme de législature 2013-2018, de simplifier la maturité. C’est un pas en avant pour plus de cohérence dans les études supérieures de notre canton.

 

Il s’agit du principe des options liées : nul retour aux traditionnelles sections gymnasiales, mais la mise en place de profils solides dans un jeu d’options. Au lieu des 3’000 possibilités de combinaisons, 5 ou 6 profils cohérents. Le principe est simple : une fois que l’élève a choisi telle ou telle Option spécifique (celle qui donne la couleur principale à sa maturité), l’éventail complet du jeu d’options ne s’ouvre pas en entier, mais il est lié à ce choix premier.

 

Il ne s’agit donc pas de supprimer des options mais de faire en sorte :

  1. que leur panachage ouvre la porte de toutes les facultés universitaires et les EPF ;
  2. de mettre en œuvre un système d’options liées qui fasse que certains choix optionnels premiers induisent une réduction de l’éventail dans les choix seconds.

 

Les avantages sont nombreux :

-         On ne met plus l’élève au centre, mais le savoir cohérent ;

-         On rend plus homogènes les profils ;

-         Les études post obligatoires s’articulent ainsi sur l’organisation du nouveau Cycle d’Orientation à sections ;

-         Les Universités et Hautes Ecoles pourront compter sur des étudiants s’inscrivant avec des profils équivalents (pas identiques mais équivalents), qui leur fera renoncer à l’exigence optionnelle pour telle ou telle faculté ;

-         Les coûts seront sans doute diminués, comme c’est le cas des autres cantons.

 

En acceptant cette simplification, le Grand Conseil s’est inscrit dans la vision PLR d’une école exigeante, qui ne persuade pas les jeunes que c’est en choisissant des parcours d’évitement des difficultés qu’ils pourront s’inscrire dans un monde de responsabilité.

 

 

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