30/08/2013

C'est l'heure des comptes

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Dès sa création, en 2001, l'Arle (Association refaire l'école) s'était concentrée sur trois grands axes

 Il s'agissait de

 

1. Briser la Rénovation de l'enseignement primaire

2. Refaire des sections au CO

3. Simplifier la Maturité.

 

Aujourd'hui ces buts sont en grande partie atteints!

 

Avec l'acceptation en 2006 de notre initiative pour le retour des notes à l'école primaire, nous sommes parvenus à casser cette trop fameuse Rénovation que certains milieux pédagogistes avaient tenté d'imposer à Genève.

 

Le bilan est un peu moins bon par contre en ce qui concerne le Cycle d'Orientation.

Nous avons dû nous contenter d'une demi-victoire car c'est le contre-projet du Conseil d'Etat qui l'a emporté. Or celui-ci ne nous donnait et ne nous donne toujours pas entière satisfaction.

Il est à relever que, à cause d'une faction dissidente de l'association, nous n'avions pas eu le temps de finaliser et présenter le projet de CO sur lequel l'Arle travaillait. Certains, en tout petit nombre, avaient, en effet, malheureusement cru bon de nous prendre de vitesse. Dans le souci d'exister, ils s'étaient empressés de présenter un projet (IN 134 Pour un cycle qui oriente) hâtif et donc bâclé, surtout inachevé!

Gageons que si l'Arle avait pu alors soumettre au peuple son propre projet de CO, celui-ci aurait facilement et largement passé la rampe!

 

Enfin, victoire de l'Arle encore en ce qui concerne l'enseignement post obligatoire puisque le parlement a, hier, accepté la motion présentée par le député Jean Romain.

 

Sur ce sujet, je lui cède donc la plume:

 

Motion PLR pour la cohérence de la Maturité gymnasiale

Jean Romain

 

Le Grand Conseil a accepté jeudi 29 août la motion qui demandait, en accord avec notre programme de législature 2013-2018, de simplifier la maturité. C’est un pas en avant pour plus de cohérence dans les études supérieures de notre canton.

 

Il s’agit du principe des options liées : nul retour aux traditionnelles sections gymnasiales, mais la mise en place de profils solides dans un jeu d’options. Au lieu des 3’000 possibilités de combinaisons, 5 ou 6 profils cohérents. Le principe est simple : une fois que l’élève a choisi telle ou telle Option spécifique (celle qui donne la couleur principale à sa maturité), l’éventail complet du jeu d’options ne s’ouvre pas en entier, mais il est lié à ce choix premier.

 

Il ne s’agit donc pas de supprimer des options mais de faire en sorte :

  1. que leur panachage ouvre la porte de toutes les facultés universitaires et les EPF ;
  2. de mettre en œuvre un système d’options liées qui fasse que certains choix optionnels premiers induisent une réduction de l’éventail dans les choix seconds.

 

Les avantages sont nombreux :

-         On ne met plus l’élève au centre, mais le savoir cohérent ;

-         On rend plus homogènes les profils ;

-         Les études post obligatoires s’articulent ainsi sur l’organisation du nouveau Cycle d’Orientation à sections ;

-         Les Universités et Hautes Ecoles pourront compter sur des étudiants s’inscrivant avec des profils équivalents (pas identiques mais équivalents), qui leur fera renoncer à l’exigence optionnelle pour telle ou telle faculté ;

-         Les coûts seront sans doute diminués, comme c’est le cas des autres cantons.

 

En acceptant cette simplification, le Grand Conseil s’est inscrit dans la vision PLR d’une école exigeante, qui ne persuade pas les jeunes que c’est en choisissant des parcours d’évitement des difficultés qu’ils pourront s’inscrire dans un monde de responsabilité.

 

 

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29/08/2013

Ah, qu'il est beau le Grand Conseil sur Léman Bleu

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J'ai passé une bonne partie de la journée devant mon poste de télévision!

C'est que les députés du Grand Conseil étaient aujourd'hui en session supplémentaire...et la plupart des sujets traitaient de l'école.


Beaucoup de blabla bien sûr, beaucoup de temps perdu à s'écouter parler. Des débats narcissiques sans fin dont on se demande souvent l'utilité puisque chaque député sait, avant même le débat, ce qu'il doit voter. Mot d'ordre du parti oblige...

Personne n'est dupe, pour chacun des objets, les jeux sont, en principe, faits en commission et dès lors, on gagnerait du temps à voter tout de suite.

Résultat des courses, la fin de la session étant fixée à 19 heures, l'ordre du jour, une fois de plus, n'a pas été tenu et deux points n'ont pas pu être traités dont la pétition dont je vous ai parlé ( Supprimons les doublons et les postes inutiles à l'école primaire).

Une bonne nouvelle cependant!

La proposition de motion demandant que les directeurs d’établissement scolaire consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement a passé la rampe.

Les députés ont décidé d'ouvrir ce chantier de travail puisqu'ils ont voté son renvoi en commission de l'enseignement.

Très bien! Affaire à suivre donc...avec un nouveau parlement et surtout, avec... un autre président du DIP!!!

Le débat qui a précédé cette décision n'a pas manqué d'intervenants.

Ce qui a suscité une situation assez cocasse que je ne résiste pas à rapporter ici...

Car, c'est en présence du député Didier Bonny, directeur d'établissement, que Monsieur Beer, président du DIP, s'est senti obligé de vanter les vertus d'accessibilité directe et immédiate des dits directeurs!

On se demande donc ce qu'en pensent les parents dont les enfants sont des élèves de l'établissement scolaire dans lequel Monsieur Bonny est censé être présent afin de leur répondre instantanément...

Il est vrai que ce directeur d'établissement ne peut être au four et au moulin! Raison pour laquelle, il a profité du temps à disposition pour....poster, pendant cette session du GC, un nouveau billet sur son blog!

 

Voilà qui mérite amplement une augmentation de 25% de la rémunération des députés...

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Décaillet en quelques phrases

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Dans son coup de griffe, paru dans le GHI du mercredi 28 août, Monsieur Pascal Décaillet a su parfaitement, en quelques mots soigneusement choisis, illustrer tout le combat que je mène depuis bien longtemps.

Permettez-moi donc de vous le livrer ci-dessous.

A noter que le Grand Conseil, durant sa session du jour, s'apprête à débattre sur plusieurs sujets concernant l'école, notamment sur la pétition qui dénonce les doublons et les postes inutiles à l'école primaire...

 

Pascal Décaillet, GHI (28.08.2013):

Eh bien, puisque nous parlons d'école, restons-y.

Hommage aux enseignants, tous degrés confondus, de la maternelle jusqu'aux universités, ceux de l'essentiel, ceux du front. On nous permettra d'être un peu plus réservés sur certaines fonctions d'apparatchiks, au DIP, dont nous ne sommes pas certains d'avoir encore bien saisi l'utilité. L'une de leurs attributions étant, hélas, d'emmerder les enseignants sous des tonnes de circulaires, consignes, recommandations dont une profession d'essence libérale, et reposant sur la confiance, pourrait aisément se passer. Pétris de leur importance, nommés à vie, et d'ailleurs immortels, ces caciques de l'Appareil nuisent. S'ils aiment l'enseignement qu'ils retournent au front. S'ils ne l'aiment pas, qu'ils fassent autre chose.

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28/08/2013

L'école des faux-culs

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Avez-vous remarqué l'effervescence que suscite une période électorale?

Voilà que tous ils se manifestent tout soudain.

Il y a les habitués, les politiciens aguerris qui, certes, n'ont pas attendu pour se faire remarquer. D'une manière ou d'une autre, maladroitement ou pas, tout au long de la législature, ils ont fait en sorte d'être présents, d'apparaître.

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Et puis, il y a les autres, ceux qui, pour l'occasion, trouvent toutes sortes de prétextes pour sortir du bois.

Ces temps, par exemple, il est à la mode de parler d'école...

Du coup, les nouveaux blogs fleurissent sur le site de la Tribune de Genève.

Qu'ils aient un esprit sain dans un corps sain, qu'ils soient candides, indépendants, médecins, qu'ils voient la vie en rose, ensemble ou autrement, les nouveaux bloggeurs sont là!

Et chacun y va de son couplet angélique, de ses belles intentions, à coup de blabla, de portes ouvertes.

Des discours entendus qui n'ont rien de concrets mais qui ne sont qu'une énumération de formules toutes faites et vides de sens.

Des personnages apparaissent au gré des jours. Ils veulent nous faire croire que, Oh surprise, depuis qu'ils sont candidats aux élections, ils s'intéressent à l'école.

Mais, où étaient-ils durant ces dernières années brillant par leur silence!

Où était-il leur intérêt pour l'école?

Ce n'est point de ces politiciens de pacotilles, de ces ambitieux motivés par leurs intérêts personnels dont l'école a besoin.

Au contraire, ce sont des hommes de poigne qu'il lui faut. Des gens sincères qui ne pensent qu'au bien de notre école. Des gens qui ont du courage, qui sauront prendre les bonnes décisions pour redresser la barre...

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Seulement voilà, la politique est ce qu'elle est. Alors, ces hommes...existent-ils?

Rêvons un peu et essayons d'y croire.

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27/08/2013

IUFE: Propos racistes, délit de faciès, acharnement et moqueries

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L'IUFE continue à faire parler de lui.

Je sais à quel point il faut se méfier des témoignages d'élèves et d'étudiants.

On ne peut néanmoins les ignorer, d'autant plus lorsqu'ils sont nombreux et, surtout, concordants...

Il conviendrait pourtant de connaître le point de vue des personnes mises en cause.

Je les invite donc à s'exprimer d'une manière ou d'une autre...

En attendant, je vous livre encore, tel quel, un de plus, ce témoignage que j'ai reçu tout récemment.

 

MON EXPÉRIENCES à l'IUFE1 , CURSUS 2011-2012 :

 

Je me suis inscrit à l'IUFE parce que cela faisait 15 ans que j'effectuais des remplacements. Je savais donc ce qu'il en était du métier et que c'était là ma voie.

On m'avait bien averti qu'au sein de cet institut l'ambiance était tendue mais je m'y suis néanmoins rendu dans la bonne humeur, sans à priori.

Au bout de quelques semaines, ayant suivi régulièrement les cours j'ai dû me rendre à l'évidence et déchanté!

Les cours étaient loin d'être motivants. Dans le 80% des cas, sauf quelques rares exceptions, l'enseignement dispensé n'était pas à la hauteur d'un niveau académique et les exigences étaient absurdes, surtout en Didactique de l'Histoire où les Professeurs ne maîtrisent pas du tout les différents champs d'étude.

 

Suite à un premier clash avec un enseignant de l'IUFE, j'ai été convoqué par Monsieur X (responsable en didactique de l'Histoire) et Monsieur Y (Adjoint du Directeur).

Un entretien dont je me souviendrai...

Ni l'un ni l'autre n'ont daigné écouter ma version des faits, à l'évidence, mon sort était scellé d'avance.

 

C'est sur un ton agressif que j'ai dû les entendre me tenir des propos pour le moins choquants:

 

- Vous avez toujours des problèmes avec votre tempérament méditerranéen.

- Vous avez un regard agressif, je n'aime pas votre regard.

- Il me semble que vous avez de graves problèmes psychologiques et je vais vous exclure du séminaire. Je suis médecin, je sais de quoi je parle.

 

Estomaqué par tant de violence verbale, je quitte ces deux messieurs avec la ferme intention d'en parler au Directeur de l'institut. Celui-ci m'a chaleureusement reçu. Après m'avoir écouté, il m'a bien dit que je pouvais éventuellement porter plainte, mais qu'il serait préférable de me concentrer sur mon cursus...

 

C'est donc dans cet état d'esprit que je me suis rendu à l'entretien fixé avec les deux messieurs seuls responsables de la suite des études des étudiants puisque c'est d'eux que dépend l'obtention d'un stage, sésame de l'entrée en 2ème année d'étude.

 

Pour l'occasion, je m'habille comme il se doit, motivé, je serre les mains en souriant cordialement.

Pour m'entendre dire que mon sourire est « étrange » même pas « normal «  !

Puis, que ma lettre de motivation n'est qu'un roman qui retrace mon parcours de vie.

 

Par la suite, probablement pour me déstabiliser, l'un d'eux a cru bon de me soumettre à une mise en situation des plus étranges:

-Imaginez qu'un élève vous tape. Que faites-vous?

-Pardon ?

-Répondez à la question s'il-vous-plaît !

Soumis à diverses situations du genre, je ne comprends pas bien où ils veulent en venir.

Je suis reparti, déçu et frustré de ne pas avoir pu me défendre face à ce mitraillage de moqueries.

 

Les semaines suivantes j'ai subi un acharnement organisé. On m'a menacé, on m'a attribué les notes minimales de passage (4) alors que dans les séminaires et cours non liés à ce « gang » de professeurs, j'ai eu les notes maximales (6, 5.75, 6, 5.5.). Je n'ai bien évidemment pas obtenu de stage pour continuer mon cursus.

 

Au final, j'ai donc envoyé un mail pour demander un éclaircissement de ma situation. Je n'ai rien reçu en retour si ce n'est un courriel, en copie cachée, interne aux responsables de l'IUFE, qui parlait de moi comme d'un «  revenant »...

 

De quoi se poser des questions quant au mode de fonctionnement de l'IUFE.

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24/08/2013

IUFE: une situation ubuesque

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Imaginez une entreprise qui engage nombre de collaborateurs.

Au bout d'un certain temps, les actionnaires et les clients de la dite entreprise se rendent compte qu'ils n'obtiennent pas satisfaction de la part de ces collaborateurs. Pire encore, il sont conscients que ceux-ci ne font que de la m... et sabotent l'entreprise.

Que faire alors?

Chacun, bien évidemment, penserait à licencier ces personnes incompétentes.

Eh bien non!

Il existe, à Genève, un exemple où ça ne peut marcher comme ça...

Ainsi, l'Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE)!

Dans son billet ("IUFE: quelques précisions pour éviter de faux espoirs") Monsieur Weiss l'explique fort bien: "...le statut de la fonction publique protège les profs nommés au sein de l'IUFE par les facultés. Il ne suffit pas de supprimer les fonctions pour les supprimer eux, il faut attendre la fin de leur mandat de 7 ans".

C'est ainsi.

Une fois en poste, même incompétents, saboteurs, on ne peut RIEN faire contre eux! Ils sont couverts et bénéficient de l'immunité parfaite!

Aucune solution?

Si, mais elle a un coût et il est élevé.

Il suffirait, comme dans tous les autres cantons, de créer une HEP (Haute Ecole Pédagogique) qui, elle, serait en charge de la formation des enseignants tout en gardant, en parallèle, pendant 7 ans, un IUFE devenu inutile puisque cette charge de formation lui aurait été retirée...

Continuer donc à payer grassement ces gens incompétents durant cette longue période transitoire pour des postes devenus alors superflus.

Comme le dit M. Weiss, une situation ubuesque!

En fait, c'est devenu une question de gros sous.

Vaut-il la peine de dépenser autant d'argent pour sauver la formation de nos futurs enseignants?

A chacun de répondre à cette question...

Pour ma part, j'estime que la qualité de l'enseignement n'a pas de prix, elle est primordiale, Genève ne peut accepter de continuer de la sorte.

Il est fort dommage qu'à l'époque de la création de l'IUFE, en 2009, les députés du Grand Conseil n'aient pas été attentifs aux nombreux avertissements qui leur ont été faits (Malheureusement le mal est fait) et qu'ils se soient laissés berner de la sorte, notamment par Charles Beer qui a alors réussi son coup!

Mais, comme le dit le dicton, il n'est jamais trop tard pour bien faire...même s'il faut payer le prix des erreurs commises.

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23/08/2013

IUFE: bravo à Duval qui avait vu juste!

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Je viens de lire le billet (IUFE: bravo au PDC qui siffle la fin de la 1ère mi-temps!) que Monsieur Pierre Weiss a publié sur son blog...

Au risque de paraître prétentieux, je me permets ce billet.

ENFIN, ENFIN, ENFIN !!!

Combien de billets m'a-t-il fallu, tantôt en franc-tireur, tantôt avec l'Arle et Jean Romain, combien de "compresses" à remettre encore et encore avant que nos politiciens, le PDC en tête, suivi aujourd'hui par M. Weiss, admettent enfin l'évidence que je clame depuis longtemps.

Oui, l'IUFE est une catastrophe et il est grand temps de faire ce que Genève aurait dû faire tout de suite pour former de bons enseignants...créer une HEP digne de ce nom.

Depuis la création de cet institut, je n'ai eu de cesse de dénoncer toutes les aberrations et les dysfonctionnements qui le caractérisent.

Alors, aujourd'hui, je me réjouis.

Enfin, certains députés font preuve de bon sens, espérons qu'ils soient suivis par tous les autres et que le Grand Conseil vote massivement ce nécessaire coup de balai afin de fermer cet IUFE pour créer une véritable HEP.

Et dans la foulée, puisque nos politiciens semblent enfin faire preuve de lucidité, espérons également que, tout prochainement, ils fassent le bon choix en suivant ma pétition qui demande la suppression des doublons à l'école primaire...

Pour rappel, pour les lecteurs qui en auront le courage, ci-dessous, un "petit" aperçu des nombreux billets que j'ai inlassablement publiés ici même et qu'ils retrouveront dans les archives de ce blog:

 

Instituteur, une profession en voie de disparition (juin 2009)

Charles Beer réussit son coup (octobre 2009)

Enôôôreme bourde (novembre 2009)

Les élucubrations de M. Weiss (novembre 2009)

Les carottes sont cuites (mars 2010)

Formation des enseignants (octobre 2010)

Les instits sont-ils des intellos? (octobre 2010)

Malheureusement le mal est fait (novembre 2010)

Le combat des chefs (novembre 2010)

La formation des enseignants (avril 2011)

En colère, les futurs enseignants (mai 2011)

UDC, formation des instits (mars 2012)

IUFE controversé (juin 2012)

Témoignage IUFE (juin 2012)

Formation des profs (septembre 2012)

Les enseignants genevois sont discriminés (octobre 2012)

Formation des futurs enseignants (mai 2013)

IUFE gros problème (juin 2013)

Il faut pas pousser (juin 2013)

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21/08/2013

En période électorale tout est permis!

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Même retourner sa veste s'il le faut. Car il s'agit d'être sur le devant de la scène. Alors chaque parti politique se cherche un cheval de bataille.

Beaucoup utilisent le fameux thème de la sécurité. D'autres ressortent des serpents de mer ou plutôt des traversées de lac.

Et certains ressortent des placards de vieux projets, un peu poussiéreux et jaunis...

Dans le genre, les Verts ne manquent pas d'air.

Relancer une année de tronc commun au cycle d'orientation, une sorte d'année de transition qui permette de ne pas orienter trop rapidement les élèves à la fin de la primaire. Laisser à chacun d'eux un peu de temps pour trouver sa voie.

Le tout, sous couvert de bons sentiments puisqu'il s'agit de mieux orienter les élèves à la sortie du primaire et de leur éviter une pression excessive.

Sans porter un jugement sur cette proposition, force est de constater que c'est assez amusant.

Parce que c'est ce que proposait, en 2009, l'initiative 134 "Pour un cycle qui oriente" lancée par le réseau école et laïcité (Réel). Or, à cette époque, la plupart des partis, y compris les Verts, avaient vivement combattu cette initiative et s'y étaient fermement opposés.

Aujourd'hui, comme si de rien n'était, les Verts osent un semblant de copié/collé

Morceaux choisis dans le texte de l'IN 134 que vous trouverez ici dans son intégralité:

 

Le CO oriente les élèves, selon leur profil, vers :

a) un cursus de trois années d’études : les septième, huitième et neuvième années de la scolarité obligatoire ;

b) un cursus de quatre années d’études, débutant par une année de transition ; ce parcours est destiné aux élèves qui, à la sortie de la 6e primaire, se trouvent en grande difficulté d’apprentissage.

Les élèves de 7e sont répartis en quatre niveaux homogènes de préorientation, en fonction de leurs résultats de 6e primaire.

L’organisation des classes permet des transferts d’un niveau à l’autre pendant l’année scolaire afin d’assurer la meilleure progression possible pour chaque élève.

L’année de transition, au sens de l’article 52, alinéa 2, lettre b, est destinée à retarder la sélection et à renforcer les bases des élèves dont les résultats, à la fin de la 6e primaire, sont nettement insuffisants.

 

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19/08/2013

L'ENTRAIDE COLLECTIVE SERA-T-ELLE LA CLE DU XXIe SIECLE?

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Travail, exclusion sociale, chômage, inégalités, rôle de l'opinion publique, l'historien anglais Theodore Zeldin appelle à une "nouvelle renaissance".

 



Dans son «Petit tour amusé des grandes questions», mon frère Jean-François Duval met en ligne ses rencontres et grands entretiens. Cette semaine:

 

L'ENTRAIDE COLLECTIVE SERA-T-ELLE LA CLE DU XXIe SIECLE? AVEC L'HISTORIEN BRITANNIQUE THEODORE ZELDIN

 

Pour lire, cliquer sur:


jfduvalblog.blogspot.ch

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16/08/2013

Des "pédagogos" ou des "novices" pour réformer l'école romande

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Sur le site lesobservateurs.ch

 

On apprend dans la TdG que le syndicat des enseignants romands (SER) se fait du souci...

Les prochaines élections sont en cause. Car d'ici peu, les différents gouvernements auront changés et donc, inévitablement, également les différents chefs des DIP. Ainsi, d'ici la fin de l'année, la conférence intercantonale de l'instruction publique (CIIP) romande va perdre 4 de ses membres sur huit.

Selon le SER, la nouvelle configuration de cette CIIP risque de poser quelques problèmes pour la mise en place du plan d'étude romand (PER) car...cette réforme nécessite "une approche beaucoup plus professionnelle et réflexive" !!!

Tiens donc? De nouveaux présidents à la tête des DIP cantonaux, des novices, seraient donc soupçonnés de ne pas en être capables...Ou plutôt, y aurait-il un gros risque que ces "novices" ne soient pas assez de Gauche?

Allons donc, soyons réalistes, et disons clairement de quoi le SER a peur.

Ce PER est une véritable ratatouille pédagogiste, une véritable plate-forme de lancement conçue tout exprès à l'attention des nombreux pédagogos qui pourrissent notre école en distillant leur idéologie malsaine.

Une usine à gaz dans laquelle une chatte ne retrouverait pas ses petits!

Alors, en réalité, ce que craint le SER c'est de perdre la main mise sur l'école.

Imaginez qu'avec le renouvellement de la CIIP, un sérieux coup de barre soit donné...dans le sens contraire à celui tant désiré par nos fossoyeurs scolaires!

Imaginez qu'une majorité des présidents de DIP se mettent en tête d'enfin donner du bon sens à notre école en clarifiant une bonne fois les plans d'études de façon à ce que chacun s'y retrouve et comprenne, les enseignants comme les parents.

Imaginez que ces présidents décident d'enfin doter l'école d'un matériel didactique opportun et efficace!

C'est de cela dont le SER a peur...

J'en veux pour preuve l'inquiétude que montre ce syndicat face à l'arrivée de Oskar Freysinger à la tête du DIP valaisan. Car l'homme, conscient du risque de nivellement par le bas, ne cache pas sa réticence au PER.

Alors, en définitive, quel avenir pour notre école romande?

Des "novices" de bon sens qui sont prêts à redresser la barre ou des pédagogos aveuglés qui vont droit au naufrage?

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08/08/2013

Grosse arnaque

 

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Je viens de recevoir un mail de UBS service!

Quand je pense que certains risquent de se faire avoir...





Wir haben vor kurzem festgestellt, dass verschiedene angeschlossenen Computer auf Ihr Konto, indem bestätigt
Visa, Passwort und mehrere Ausfälle vorhanden waren, bevor
Verbindung. Nun müssen Sie Ihr Konto zu bestätigen
 Informationen Verified by Visa. Wenn dies nicht innerhalb von 48 Stunden abgeschlossen, würden wir uns gezwungen, Ihr Konto auf unbestimmte Zeit zu schließen, denn es kann für illegale Zwecke verwendet werden. wir Vielen Dank für Ihr Verständnis in dieser Weise

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06/08/2013

J'en fais le pari

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Le commentaire posté par Monsieur Pascal Décaillet sur son compte "facebook" mérite qu'on s'y attarde...

"L'Ecole publique a besoin, pour longtemps encore, du bon sens et de la vision de Jean Romain"


Je fais le pari que, moyennant deux ans, il est possible de remettre l'école primaire genevoise sur les rails!

Cela dépend évidemment des élections d'octobre et surtout de la personne qui reprendra le DIP.

A l'évidence, si l'on veut un changement au sein de ce département, il faudra que le nouveau Président appartienne à un autre parti politique que Charles Beer. A défaut, il n'y aura aucun changement de cap, au contraire, le paquebot continuera sur la même route, celle qui conduit au naufrage assuré.

Un naufrage qu'il est encore temps d'éviter.

Certains politiques sont, en effet, je l'espère, encore en mesure de prendre les bonnes décisions pour redresser la barre.

Ainsi, le nouveau Président devra savoir s'entourer de bons conseillers...

Cela lui évitera de suivre l'exemple de Madame Martine Brunschwig Graf qui, à l'époque, n'avait rien vu venir et s'était laissée appâter par les sirènes pédagogistes.

Ce Président devra revoir entièrement la répartition du budget alloué à l'école primaire et ainsi, au lieu de gaspiller stupidement, utiliser à bon escient ces sommes considérables.

Il lui faudra impérativement fixer des priorités...autres que les 13 "guignoleries" proposées ces dernières années.

Entre autres

- Opérer des coupes drastiques de postes à la direction de l'enseignement primaire (voir l'organigramme, véritable usine à gaz)

- Supprimer tous les postes doublons tels ceux des maîtres adjoints dont bénéficient les directeurs d'établissement

- Diminuer d'un bon tiers le nombre de directeurs d'établissement

- Revoir entièrement leur cahier des charges afin de redéfinir leur rôle exact en réduisant l'aspect administratif au plus simple appareil et favoriser l'aspect pédagogique

- Prise en charge d'heures d'enseignement par les directeurs notamment en leur donnant en partie la responsabilité des cours d'appui pour les élèves en difficulté scolaire

- Mise en place de cours d'appui hors temps scolaires ainsi que, de manière ponctuelle, de classes de rattrapage à plein temps

- Mise en place de programmes trimestriels, clairs et compréhensibles, communs à toutes les écoles du canton avec contrôle du suivi par les directeurs d'établissement

- Refonte complète de la formation des enseignants du primaire avec la création d'une école pédagogique essentiellement basée sur la pratique du métier d'instituteur

- Engagement de maîtres spécialistes pour l'enseignement de l'allemand et éventuellement de l'anglais

 

Tout un programme! Qui a un prix!

Je prétend que certaines des mesures évoquées ci-dessus permettent déjà, à elles seules, d'emmagasiner plusieurs millions de francs...non pas pour économiser mais, bien sûr, pour les réallouer à de bien meilleures fins, à savoir ce qui devrait être la priorité des priorités: la mise en place de mesures d'appui concrètes et efficaces pour les élèves en difficulté scolaire.

Sans compter sur les sommes astronomiques à récupérer grâce à, par exemple,

- une meilleure gestion du parc informatique dont bénéficient les écoles primaires

- abolition de la gratuité du matériel scolaire de base et mise en place de la participation financière des parents pour l'achat de ce matériel (crayons, cahiers, gommes, etc.).

Autant de thèmes que j'ai abondamment traités et retraités dans de nombreux billets....

Aujourd'hui, pour reprendre une formule de nos voisins, l'heure est au changement.

Celui-ci est possible, il suffit de volonté et de courage... espérons que le futur Président du DIP saura, lui, saisir l'occasion qui lui est offerte.

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