11/09/2013

La taca taca tac tac tiqu'd'...Oskar Freysinger

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Oskar Feysinger est un fin tacticien, aurait-il tout compris?

Nouveau conseiller d'Etat, il vient de prendre deux mesures qui peuvent surprendre.

D'une part il met de côté l'un de ses collaborateurs, après 17 ans de services au sein du DIP valaisan et d'autre part il vient de décider que, malgré leur échec à la Haute école pédagogique valaisanne (HEP Valais), certains étudiants pourront tout de même enseigner dans une école du canton.

Monsieur Freysinger a, depuis longtemps, marqué ses distances à l'égard du système des HEP.

En d'autres mots, il se méfie du bien fondé de la formation qui y est délivrée...

Il se trouve que, récemment, j'ai discuté avec le fils d'un ami qui est justement en pleine formation au sein de cette haute école.

Il m'a fait part de ses expériences, notamment en ce qui concerne l'idéologie qui y est toute puissante.

Car la gangrène semble bien avoir gagné jusqu'en Valais!

Il me disait en effet que les théories "pédagogos", le socioconstructivisme particulièrement, y régnaient en maître et que les étudiants étaient tenus de s'y plier.

Gare à ceux qui se poseraient quelques questions et qui montreraient une quelconque résistance...

Dès lors, Monsieur Freysinger ne feinterait-il pas?

Ses récentes décisions ne seraient-elles pas mûrement réfléchies et prises dans le but de contrer la toute puissance des gourous qui officient à la HEP ?

Ainsi, dans un premier temps, il se débarrasse de l'un d'eux puisque, selon la TdG ce Monsieur Lovey aurait, dans les années 90, été un fervent défenseur et participant de la réforme de l'école valaisanne 2000...Celle-là même qui a ensuite été balayée par le peuple. Une réforme qui ressemblait étrangement à ce qu'on a appelé la Rénovation à Genève! Elle aussi balayée en 2006!

Tout porte à croire que ce Monsieur Lovey pencherait du côté des "pédagogos".

Et ça, Freysinger n'en veut pas car il a une autre vision de l'école.

Dans un deuxième temps, il s'arrange pour passer outre les décisions de la HEP. Il "repêche" quelques étudiants qui sont pourtant passés sous la loupe de 6 professionnels différents qui les ont jugés inaptes à l'enseignement.

Ne serait-ce pas tout bonnement parce que, au vu de ce qui semble se passer dans cette HEP, M. Freysinger ne fait pas confiance au jugement de ces "experts" et qu'il préfère se fier au jugement du terrain?

L'alinéa ajouté au règlement est significatif:

En cas de 2ème échec, si le dernier stage sur le terrain a été crédité d'une évaluation "acquis", le Département peut, sur demande de la personne concernée, lui octroyer une autorisation cantonale temporaire d'enseigner à temps partiel.

Tout en prenant ses précautions, l'autorisation reste cantonale et partielle, M. Freysinger n'ouvrirait-il pas la une porte à d'autres vues sur l'école?

 

Une manière assez subtile de contourner les méfaits de l'idéologie qui est en train de gagner tranquillement en Valais?


Texte également publié sur lesobservateurs.ch

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Commentaires

Espérons que le prochain Conseil d'Etat de Genève en charge du DIP aura également ce sens critique et cette volonté d'écarter et/ou de renvoyer ces pédogogos qui détruisent nos écoles !

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 11/09/2013

Dans la HEP Valais, je tiens de source sûre qu'on préconisait aux futurs profs d'oublier leur discipline et ce qu'ils avaient appris à l'Université.
Un jour arrivera où il sera possible de refaire l'école.

Écrit par : Jean Romain | 11/09/2013

"Tout porte à croire que ce Monsieur Lovey pencherait du côté des "pédagogos"."

Désolé, mais ce "tout porte à croire" ne vous honore pas, bien au contraire. Qu'est-ce qui vous empêchait de vous renseigner sérieusement, par exemple en prenant contact avec l'intéressé?

Écrit par : Johann | 11/09/2013

Pour lui demander quoi?
Si je dis que "tout porte à croire", c'est par rapport à ce que la TdG rapportait, à savoir que M. Lovey aurait, dans les années 90, été un fervent défenseur et participant de la réforme de l'école valaisanne 2000.
Vous noterez que j'utilise le conditionnel.

Écrit par : Duval | 11/09/2013

Les Valaisans ont voté pour un changement! M. Freysinger a un très gros département avec la sécurité et la formation; il a de quoi faire et ne peut pas perdre son temps avec des gens qui n'ont que l'envie de le faire trébucher.
Il prend des décisions, les met en application et nous ferons un bilan dans 4 ans. Pour l'heure nous avons enfin un Conseiller d'Etat qui agit. Remarquez cela permet aux 4 autres de "dormir" pendant ce temps car ils sont largement ignorés actuellement, certainement une stratégie PDC, car ils ne peuvent pas affronter OF de front au vu de son résultat historique: 56913.(donc on utilise discrètement la presse pour faire le vilain boulot)

Écrit par : Corélande | 12/09/2013

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