15/09/2013

Encore et encore ces directeurs!

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Il est vrai que je vous en parle souvent, mais que voulez-vous, parfois il faut taper plusieurs fois sur le clou pour le faire rentrer...

Et surtout, il est difficile de résister lorsque ces directeurs vous tendent si facilement le bâton pour les battre!

 



Les temps seraient-ils si durs pour les directeurs d'établissement du primaire?

Ainsi, voilà que Monsieur François Scotto, président de l'AGCEP (Association Genevoise des Cadres de l'Enseignement Primaire) se précipite au secours de ses oilles et pour ce faire, se fend d'un "invité" dans la TdG du vendredi 13 septembre.

Un modèle du genre.

A la lecture du titre "L'école primaire sur des rails neufs", on se dit que M. Scotto va remettre l'église au milieu du village et nous apprendre enfin ce qu'il en est de cette organisation du primaire, des tâches réelles et concrètes de ces directeurs.

Qu'enfin on va comprendre le rôle exact de cette fonction de directeur d'établissement.

Faux espoir!

Non, le président de l'AGCEP se contente, comme c'est l'habitude, de formules ronronnantes mais vides de sens.

"L'enseignement primaire s'appuie sur trois piliers pour garantir la qualité de l'enseignement et accompagner la mise en place des éléments de l'harmonisation scolaire: les projets d'établissement, les conseils et les directions d'établissement".

Pas un mot d'explication de plus!

En quoi consiste concrètement ces trois piliers, on n'en saura rien.

Si!

Que "l'ambitieux cahier des charges du directeur d'établissement le mandate pour représenter l'autorité scolaire, être l'interlocuteur local des partenaires, garantir la qualité de l'enseignement au travers du suivi des élèves, des décisions d'orientation,..."

Oui, sauf que ce sont la autant de tâches qui sont déléguées aux maîtres adjoints dont ils bénéficient ainsi que dans une large mesure aux enseignants eux-mêmes? Pour rappel ....

Sans réponse claire et précise, on est toujours en droit de se demander en quoi consiste cet "ambitieux" cahier des charges!

Ce d'autant plus que, cerise sur le gâteau, ces directeurs d'établissement sont des cadres supérieurs (classe salariale 24) qui bénéficient d'un statut à part!

Tenez-vous bien...

En effet, en son temps, lors de leur nomination, un accord tenu soigneusement le plus discret possible, a été conclu avec le DIP leur octroyant 8 semaines de vacances et non 6 comme c'est règlementairement l'usage, soit 2 semaines de plus que n'importe quel cadre supérieur de l'administration.

Et ce n'est pas tout!

S'ils ont, certes, l'obligation de prendre 4 semaines de vacances pendant les vacances scolaires d'été, ils semblent qu'ils aient par contre le choix pour les 4 semaines qui leur restent...

Ce qui signifie qu'un directeur peu scrupuleux pourrait s'octroyer 4 semaines de vacances en dehors des périodes officielles de congés scolaires tels Noël, Pâques ou pause de février.

Imaginez la situation...

Le directeur décide de prendre ces 4 semaines hors vacances scolaires, en mai ou juin par exemple. Il est donc censé travailler et être présent dans son établissement pendant les périodes de vacances scolaires officielles... alors que les écoles sont fermées et qu'il n'y a pratiquement rien à faire puisque les tâches du directeurs sont essentiellement liées à celles des enseignants et aux activités du bâtiment dont il a la charge.

Cherchez l'erreur!

Résultat... pratiquement 12 semaines de congé.

Il serait grand temps que nos autorité se penchent sérieusement sur la question de ces postes de directeurs d'établissement pour en éclaircir le fonctionnement et surtout le bienfondé.

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Commentaires

Tiens donc, ce n'est finalement pas le député-directeur-blogueur qui à commis une faute professionnelle mais le DIP ! Lui se contente d'une faute déontologique,ce qui reste malgré tout inacceptable de sa part.

En fait, ces directeurs constituent une caste au sein de l'administration.
Les autres cadres de l'administration doivent être heureux d'apprendre cela. Voilà pour eux une belle revendication en perspective, à moins que l'on remette les pendules à l'heure pour tous.

Écrit par : Exprof | 15/09/2013

Un VRAI SCANDALE ! Mais que FONT NOS DEPUTES ? IL faut qu'ils demandent des comptes à Ch. Beer !

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 15/09/2013

Il faut croire que Monsieur Beer avait particulièrement besoin d'un grand nombre de sous-fifres (surpayés) à ses ordres. On se demande pourquoi les autres Conseillers d'Etat ont laissé faire. Un prêté pour un rendu probablement.

Écrit par : Mère-Grand | 15/09/2013

Suite au billet que Monsieur Bonny vient de poster "Encore et encore Duval", je me permets de poster ici le commentaire que je lui ai envoyé en guise de réponse.
http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/09/15/encore-et-encore-duval-247099.html?c

Monsieur Bonny, vous êtes impayable!
Et surtout, vous ne savez pas lire...
Vous noterez qu'en ce qui concerne les propos de votre billet, à savoir le fait de prendre ou pas ses vacances pendant ou hors vacances scolaires, j'ai pris soin d'écrire "il semble" et d'utiliser le conditionnel.
Ceci dit, vous me voyez donc fort aise d'apprendre que sur ce point, la lumière est faite. Mais c'est un peu court comme réponse. Votre billet n'explique de loin pas tout et ne change pas grand chose à la question.
Parce que, vous ne dites rien par contre quant au nombre de semaines de vacances dont vous bénéficiez...8 semaines! Prises, selon rectification que vous apportez dans ce billet, pendant les vacances scolaires officielles. Soit.
Quant à votre conclusion en guise de renvoi à un pauvre petit commentaire qui prouverait, selon vous, que je ne suis plus crédible, permettez-moi de vous dire que c'est un peu faible. Je vous croyais plus percutant...
Je signale pour info que j'ai répondu à ce commentaire de votre groupie, à la suite de votre billet "En réponse à la lettre de M. Duval:
"Au moins vous avez une fan en la personne de Sybille. Comme le chantait Renaud, "...c'est beau la solidarité... c'est vrai, dans sa bande, y sont deux"!
Serait-elle une de ces revanchardes à qui la défaite de 2006 reste en travers de la gorge? Ou même une enseignante qui joue du violon dans le bâtiment scolaire de notre directeur"?

Écrit par : Duval | 15/09/2013

Avez-vous bien lu?

« La mission du directeur d’établissement – dont l’objectif est qu’il offre un encadrement de proximité à ses collaborateurs et une gestion de son établissement fondée sur les besoins du terrain – EXIGE de celui-ci qu’il soit présent dans son établissement de manière continue sur les périodes scolaires. »

Et qu'en est-il donc de leur absence au lendemain du jeûne genevois?

Écrit par : Johann | 15/09/2013

Exact Johann. Le vendredi du jeûne genevois est un jour scolaire et pourtant...certains directeurs se sont octroyé un congé ce jour la!

Écrit par : Duval | 15/09/2013

Je viens d’envoyer un commentaire au dernier billet de M. Bonny qu’il mettra certainement en ligne.
Mais, pour qu’il puisse être lu par plus de lecteurs, je vous le fais parvenir.
« D’après vous (Monsieur Bonny), la mission d’un directeur du primaire serait “d’offrir un encadrement de proximité à ses collaborateurs et une gestion de son établissement fondée sur les besoins du terrain”. Vous répétez bien les slogans du DIP.
L’Etat de Genève ne pourra néanmoins pas continuer à utiliser ce concept de “proximité” sans se demander si, sur un territoire aussi exigu que Genève et à une époque où des techniques d’échange peuvent s’exercer dans une immédiateté qui réduit les distances (téléphone, fax, ordinateur), ce concept est pertinent.
Le nouveau chef du DIP devra indubitablement repenser le cahier des charges des directeurs et ausculter les impacts sur le budget du DIP.
Enfin, il devra ne pas avoir peur d’analyser les effets positifs ou négatifs des directeurs sur les conditions de travail du corps enseignant et sur sa santé et s’étonner de l’évocation constante du concept mou de “proximité” alors que des directeurs ont été nommés (avec des diplômes de gestion de RH) sans connaître le métier d’enseignant ! »

Écrit par : Michèle Roullet | 15/09/2013

Avez-vous bien lu ?
Je vous ai emballé l'essentiel entre *** pour emporter avec vous et l'étudier en détail.

M.Bonny: "Vous savez, en effet, parfaitement que je fais partie de ces directeurs *** à temps partiel *** que vous attaquez, ..."

Écrit par : Chuck Jones | 15/09/2013

Alors la, Éric , je comprends rien a votre commentaire!

Écrit par : Duval | 15/09/2013

@Exprof:

- « En fait, ces directeurs constituent une caste au sein de l'administration. »

Administration composée de "fonctionnaires", titre auquel certains "enseignants" s'opposent à être identifiés comme tel ?

La "caste" ne semble pas être là où vous la voyez.

Écrit par : Chuck Jones | 15/09/2013

Décidément en grande forme Chuck alias Éric ! En plein délire ...

Écrit par : Duval | 15/09/2013

Votre commentaire est très bon, Mme Roullet.

Écrit par : Jean Romain | 15/09/2013

M Duval,

M Bonny précise qu'il est employé "à temps partiel".
Si M Bonny est employé à 80%, M Bonny est donc régulièrement absent, y compris en période scolaire, tout à fait naturellement, sans devoir déclarer son absence comme congé, un jour, ou deux demi-journées selon convenance, par semaine.

Pourquoi ce jour ne peut-il être le vendredi, lendemain du Jeûne Genevois, que vous avez denoncé dans pas moins de 3 billets ?

Écrit par : Chuck Jones | 15/09/2013

@Eric
1.Sauf erreur M.Bonny est a 90%
2. Ces postes qui se disent de proximité a toute épreuve n'ont pas a être a temps partiel.
3. C'est une question d'exemplarité . Quand on exige qqch de la part de son personnel, des élèves, des parents, la moindre des choses est de montrer l'exemple!

Écrit par : Duval | 15/09/2013

Ps à Éric . Je vous rappelle que M. Bonny n'était pas le seul!

Écrit par : Duval | 15/09/2013

@Madame Rouillet:

- « Je viens d’envoyer un commentaire au dernier billet de M. Bonny ...
des directeurs ont été nommés (avec des diplômes de gestion de RH) sans connaître le métier d’enseignant ! »

Vous n'ignorez pas que M Bonny a enseigné pendant plus de 15 ans ?

Je m'interroge sur le motif de votre message à M Bonny, au lieu de le transmettre directement au DIP, dans la mesure où M Bonny n'a pas cherché à défendre la fonction de directeur, ou, heureusement, estimé nécessaire de justifier publiquement, vous le conviendrez, ni sa nomination, ni sa charge, ni la teneur de son travail, en reproduisant un extrait de la *** directive du DIP ***.

Écrit par : Chuck Jones | 15/09/2013

Sur son blog, j'ai posé la question à Monsieur le Directeur à temps partiel:

""Vous savez, en effet, parfaitement que je fais partie de ces directeurs à temps partiel que vous attaquez, d'ailleurs, encore plus que les autres."

En quoi consiste ce temps partiel?"

Pas de réponse à ce jour.
Il doit être trop occupé encore et encore...

J'ai reposé la question aujourd'hui.

Et moi qui croyais qu'un cadre, surtout supérieur, devait tout son temps à sa fonction.

Si je peux concevoir qu'un enseignant ne soit pas un fonctionnaire, un directeur au contraire en est un.

Écrit par : Johann | 15/09/2013

@M Duval

1) Donc M Bonny aurait pris une demi-journée de congé sur ses vacances de fonctionnaire ? Et la République doit s'en outrager ? Et le Grand Conseil l'inscrire à l'ordre du jour et rédiger une motion ?

2) Pourquoi alors attaquer personnellement M Bonny et non le DIP qui a créé ce poste et l'a défini ?

3) Montrer l'exemple ? Les enseignants ne sont-ils donc pas correctement formés ? Diplômés ? Autonomes ? Responsables ? N'exigent-ils pas la confiance des parents et des politiques ? Pourquoi n'exigeraient-ils pas cette même confiance de leur directeur ? Ont-ils besoin d'être surveillés, évalués, tenus par la main ou en laisse en permanence ?

Ne seriez vous pas le premier à dénoncer un excès de zèle si, au lieu que vous, vous surveillez votre directeur, c'est votre directeur qui vous surveille, vous serre de près, et vous répète que "Vous, enseignants, vous montrez l'exemple à vos élèves." ?

Vous pouvez avoir des raisons de vous opposer à la fonction de directeur, mais la déresponsabilisation des enseignants en est une bien mauvaise.

En vous souhaitant une bonne soirée.

Écrit par : Chuck Jones | 15/09/2013

@ Chuck

Ah bon ? pour vous 6 semaines de vacances pour les uns et 8 semaines pour les autres c'est équivalent; alors que tous appartiennent à la même classification (haut fonctionnaire) de l'Etat.

Cette cause me semble indéfendable...mais bon vous êtes libre de la cautionner.

Écrit par : Exprof | 16/09/2013

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