21/09/2013

En plein dans le mille

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Paru dans le Figaro du 20 septembre une interview qui devrait inspirer le DIP...

 INTERVIEW - Jean-Rémi Girard est président du Snalc (Syndicat national des lycées et collèges), syndicat «républicain et apolitique», selon ses mots. Il attend un recentrage des programmes sur les fondamentaux.

LE FIGARO. - Qu'attendez-vous des nouveaux programmes?

JEAN-RÉMI GIRARD. - Nous estimons que les programmes Darcos, mis en place à l'école primaire en 2008, sont de qualité, simples et lisibles, même s'ils sont un peu optimistes. Dans cette lignée, nous attendons un recentrage sur les fondamentaux, l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul, conditions d'une scolarité réussie. Dans le secondaire, les programmes ­doivent rester fondés sur les connaissances disciplinaires, mais des ponts doivent être jetés entre les différentes disciplines, au-delà des querelles de chapelle. En termes de contenus, on parle bien souvent de l'histoire, mais il faudra se pencher sur la géographie, devenue une annexe du développement durable. Plus globalement, nous estimons qu'il faut se calmer sur la folie des «compétences» et ne pas oublier les notions de «connaissances» et de «culture». Au-delà des programmes, il sera évidemment question de pédagogie.

Pour certains, la guerre entre «pédagogistes» et «républicains», serait dépassée. Qu'en pensez-vous?

Ce conflit, qui remonte aux années 1970, est bel et bien vivant. Ainsi, sur l'apprentissage de la lecture, la question n'est pas tranchée. La majorité des actuels enseignants a été formée à la méthode «idéovisuelle», que l'on appelle généralement «méthode globale». Aujourd'hui, on a coutume de parler de «méthode semi-globale», mais quelle est la part de «global» et de «syllabique»? Au Snalc, nous sommes favorables à l'apprentissage syllabique.

Plus généralement, nous défendons la notion de construction ordonnée du savoir, de progressivité dans les enseignements et de chronologie en toute chose. Dans le second degré, on accuse les «républicains» d'être les partisans d'un cours magistral ne laissant pas place à l'interaction. Ce n'est pas le cas. Nous pensons simplement que le rôle du professeur est de transmettre les connaissances, et non de laisser les élèves se débrouiller face à des «tâches complexes», lors de «mises en activités», selon le vocabulaire pédagogiste.

La grammaire ne peut être basée sur une étude de cas. Elle doit être enseignée en tant que telle. L'idée suivant laquelle l'élève «construit son propre savoir» est absurde. Dans une telle logique, la mission du professeur serait réduite à néant.

 

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Commentaires

Le simple bon sens, on le réclame depuis si longtemps.

Écrit par : Jean Romain | 21/09/2013

On le reprécisera à l'occasion de la refonte de la LIP!

Écrit par : J-F Girardet | 21/09/2013

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