30/09/2013

Burqa?...Plus bête, tu meures

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Dans le cadre du débat sur la burqa- pas absolument essentiel pour les Femmes socialistes - , on peut adhérer aux propositions faites par le député Pierre Weiss, à savoir.... interdire le port du voile islamique à l'école obligatoire.

On peut aussi souscrire au constat de Mme Michèle Roullet et se demander comment une "famille politique peut- accepter sur sa liste électorale la candidature d’une femme qui aspire à fouler les travées de la salle du Grand Conseil en arborant un foulard islamique".

On peut aussi refuser de les suivre et accepter plutôt les idées émises par M. Jean-Michel Bugnion et prétendre qu’on "prend en otages des jeunes filles dans un âge où tout adolescent doit construire son identité et les place dans un conflit de loyauté inadmissible : ou bien elles se conforment à leur famille et sont interdites de scolarité publique, ou bien elles enlèvent leur foulard pour pouvoir aller à l’école avec leurs amis de quartier et elles trahissent leurs parents".

Mais c'est soit l'un soit l'autre.

Soit on s'attaque au problème par la racine soit, on estime qu'il n'y en a pas et on laisse faire.

Mais voilà que les Femmes socialistes font très fort!

Leur vice-présidente, Cesla Amarelle, propose tout simplement "non pas d'interdire le voile intégrale mais punir ceux qui contraignent des femmes à voiler leur visage de la sorte".

Fallait oser botter en touche de cette manière. Le top de la bêtise, l'art de ménager la chèvre et le chou.

Quelle énormité!

Comme si, dans la majorité des cas, ces femmes avaient le choix et que celles qui subiraient une contrainte avaient tout le loisir de le dire tout haut!

On imagine les déclarations publiques, avec la bénédiction de leurs "bourreaux...

- Oui, oui, je vous assure, je suis obligée de porter ce voile! Vous devez punir monsieur!

On croit rêver face à tant de naïveté. Cet angélisme est insupportable. On atteint des sommets de bêtise...

A quand une proposition qui n'interdira pas l'excision mais punira ceux qui obligent les petites filles à la subir?

A quand une proposition qui n'interdira pas aux enfants de manger du porc s'ils le désirent mais punira les parent qui les contraignent à consommer halal ou casher?

A quand une loi qui n'interdira pas la lapidation mais qui punira ceux qui la pratiquent?

 

 

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27/09/2013

Apprendre ensemble

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Texte paru aujourd'hui dans "Le Temps", sous la plume de Jean Romain.

 

 

Les prodigieuses avancées technologiques actuelles imposent parfois de réaffirmer quelques principes et quelques valeurs. En effet, à l’heure où on parle d’enseignement à distance via Internet, à l’heure des tablettes numériques qui permettent d’ajuster aux élèves le cercle de leurs lacunes à combler, au moment où des logiciels performants sont capables de s’adapter au rythme et à la capacité d’apprentissage de chacun, il est une chose que cette technologie ne pourra pas remplacer : la classe offre un aspect fondamental, qu’elle seule peut apporter, l’opportunité d’apprendre ensemble.

 

1. La classe forme peu à peu le groupe et ses solidarités. Il importe souvent d’affronter ensemble les difficultés car le groupe, même restreint, permet de mettre à la juste distance l’ampleur de leur impact. Ne pas comprendre ensemble atténue le choc de découvrir ses propres limites. L’aide d’un camarade, qui trouve les mots justes pour réexpliquer une démonstration, est essentielle.

 

2. La classe forge sur l’enclume des expériences communes l’idée qu’ensemble on est plus fort. En effet, il existe un climat de la classe. Les meilleurs profs savent comment faire en sorte que ce climat soit porteur et non pas destructeur ; bien sûr, ce n’est pas toujours possible mais cette ambiance de classe se construit et si elle est édifiée adroitement, si elle est enveloppante, elle aspire dans son sillage les découragements passagers.

 

3. La classe, comme tout groupe constitué, socialise. Si le rôle de l’école n’est pas d’abord d’éduquer mais bien d’instruire, apprendre ensemble établit les liens fondamentaux de toute société, même aussi fictive que la société scolaire. Bien instruire, transmettre l’héritage dans un climat favorable, valoriser l’autorité du savoir, c’est aussi – en somme par un effet de surplus – éduquer à vivre en groupe, à respecter les limites, à retrouver des repères. C’est ça être un homme et pas un simple numéro.

 

4. Peut-être maintenant l’apport le plus important d’apprendre ensemble parce que le plus formateur. Dans le groupe, on trouve le sens du temps long : dans une classe les parcours des individus qui la composent sont multiples. Chaque élève, individuellement est un néo Noé : le monde commence avec lui ; avant lui, le déluge. Mais avec les camarades, chacun découvre d’autres valeurs que les siennes, qui proviennent des familles, des pays ou des cultures différentes. L’univers des autres trouble souvent en ce sens qu’il ouvre des portes inconnues. Inscrire le savoir que l’école doit transmettre dans une perspective du long terme est ce qui est le plus formateur puisque chaque élève est décentré. Il n’est plus le petit dieu de la maison, le monde de la famille ne tourne plus autour de lui seul, c’est lui qui fait le tour du monde.

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Tous ceux qui s’offusquent au motif que l’école transmettrait un savoir trop encyclopédique, tous ceux qui fustigent l’héritage humain au motif que ce n’est que la reproduction de la classe dominante, tous ceux qui privilégient la manière d’enseigner à la matière enseignée (les pédagogistes), et ceux aujourd’hui qui veulent pourvoir chaque élève d’une tablette numérique parce qu’il faut bien être moderne, contribuent à transformer le savoir en simple produit. Cette métamorphose vers la marchandisation de l’école s’appuie sur des processus lents de rationalisation et de standardisation pédagogique – commencés dès la phase de bureaucratisation de l’éducation au XXe siècle et dont aujourd’hui nous atteignons des sommets – qui s’avèrent indispensables à la transformation de l’éducation en produit commercial. Ce dernier doit être calibré, comparable, mesurable, relativement homogène dans sa forme. La technicisation de la pédagogie, la primauté de la méthodologie, les programmes transversaux comme le PER, l’individualisation à outrance, et des modes de comparaison internationale sont quelques-unes des pratiques qui donnent un support « objectif » au calcul de type coût/bénéfice sans lequel aucune marchandisation de l’éducation n’est possible. Avant d’être vendue à grande échelle via des tablettes et des logiciels, il faut en somme qu’elle acquière la forme d’une marchandise, et la disparition du groupe-classe est un élément essentiel de ce projet.

 

Les vrais défenseurs de l’institution scolaire la veulent au service des hommes émancipés, libres, cultivés, instruits, capables de réfléchir, d’interroger leurs racines. Prendre un livre, c’est prendre une arme contre le désarroi néo-moderne.

 

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23/09/2013

Vers la fin du genre humain

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A en faire hurler plus d'un!

Francis Fukuyama, chantre du capitalisme triomphant, critique vertement les sixties et annonce notre entrée dans la post-humanité...

 


Dans son «Petit tour amusé des grandes questions», mon frère Jean-François Duval met en ligne ses rencontres et grands entretiens.

Cette semaine:

Avec le philosophe Francis Fukuyama

Pour lire, cliquer sur:

Blog Jean-François Duval

 

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Peut-on m'éclairer

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Peut-on m'éclairer

Il doit y avoir un truc qui m'échappe.

Une fois n'est pas coutume, je ne vous parlerai pas d'école aujourd'hui.

Depuis quelque temps, on vante partout les bienfaits des voitures électriques.

Certes, il y a quelques inconvénients tout de même.

Leur autonomie est encore faible, de l'ordre de 150 kilomètres au mieux.

Le problème "écologique" subsiste en bonne partie puisqu'il faut bien alimenter son automobile en électricité et cette électricité ...il faut bien la produire!

Et c'est là que je ne suis plus!

J'ai cru avoir une idée géniale mais à la réflexion, je me suis dit que si elle l'était, il y aurait bien eu un petit malin qui m'aurait devancé.

Ou alors est-ce complètement stupide parce que irréalisable ou plutôt totalement inutile. Enfin, il doit y avoir un hic!

Ah oui, de quoi s'agit-il?

éolienne.jpgEt bien, pourquoi ne pas installer une "usine" électrique sur le propre toit de la voiture en question, une sorte d'éolienne.

Le fait de rouler avec son automobile produit l'air nécessaire à faire tourner l'hélice et à actionner une dynamo qui rechargerait constamment les batteries du moteur électrique.

Comme les dynamos de nos bons vieux vélos.

Ca doit être trop simple. Un problème de physique élémentaire qui m'échappe.

Alors si quelqu'un peut m'éclairer...

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21/09/2013

En plein dans le mille

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Paru dans le Figaro du 20 septembre une interview qui devrait inspirer le DIP...

 INTERVIEW - Jean-Rémi Girard est président du Snalc (Syndicat national des lycées et collèges), syndicat «républicain et apolitique», selon ses mots. Il attend un recentrage des programmes sur les fondamentaux.

LE FIGARO. - Qu'attendez-vous des nouveaux programmes?

JEAN-RÉMI GIRARD. - Nous estimons que les programmes Darcos, mis en place à l'école primaire en 2008, sont de qualité, simples et lisibles, même s'ils sont un peu optimistes. Dans cette lignée, nous attendons un recentrage sur les fondamentaux, l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul, conditions d'une scolarité réussie. Dans le secondaire, les programmes ­doivent rester fondés sur les connaissances disciplinaires, mais des ponts doivent être jetés entre les différentes disciplines, au-delà des querelles de chapelle. En termes de contenus, on parle bien souvent de l'histoire, mais il faudra se pencher sur la géographie, devenue une annexe du développement durable. Plus globalement, nous estimons qu'il faut se calmer sur la folie des «compétences» et ne pas oublier les notions de «connaissances» et de «culture». Au-delà des programmes, il sera évidemment question de pédagogie.

Pour certains, la guerre entre «pédagogistes» et «républicains», serait dépassée. Qu'en pensez-vous?

Ce conflit, qui remonte aux années 1970, est bel et bien vivant. Ainsi, sur l'apprentissage de la lecture, la question n'est pas tranchée. La majorité des actuels enseignants a été formée à la méthode «idéovisuelle», que l'on appelle généralement «méthode globale». Aujourd'hui, on a coutume de parler de «méthode semi-globale», mais quelle est la part de «global» et de «syllabique»? Au Snalc, nous sommes favorables à l'apprentissage syllabique.

Plus généralement, nous défendons la notion de construction ordonnée du savoir, de progressivité dans les enseignements et de chronologie en toute chose. Dans le second degré, on accuse les «républicains» d'être les partisans d'un cours magistral ne laissant pas place à l'interaction. Ce n'est pas le cas. Nous pensons simplement que le rôle du professeur est de transmettre les connaissances, et non de laisser les élèves se débrouiller face à des «tâches complexes», lors de «mises en activités», selon le vocabulaire pédagogiste.

La grammaire ne peut être basée sur une étude de cas. Elle doit être enseignée en tant que telle. L'idée suivant laquelle l'élève «construit son propre savoir» est absurde. Dans une telle logique, la mission du professeur serait réduite à néant.

 

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19/09/2013

Double casquette

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D’aucuns prétendent qu'il n'est pas judicieux qu'un directeur d'établissement du primaire soit en même temps en charge d'un temps partiel d'enseignement, comme le demande une récente Motion à l’étude.

Pourquoi ?


Il est impensable, disent-ils, de "juger" du travail des enseignants, d'être leur responsable hiérarchique, tout en étant leur collègue. Or dans de nombreux autres cantons, comme le Valais, Fribourg ou le Jura, c'est bel et bien le cas.

Auraient-ils tout faux et Genève tout juste?

 

Selon ces détracteurs de la double casquette, il serait donc farfelu d'imaginer

-         qu'au cycle d'orientation un doyen enseigne quelques heures ;

-         qu'un professeur de médecine opère des patients en présence des assistants de son service ;

-         qu'un contremaître de chantier mette la main à la pâte avec les ouvriers qu'il dirige ;

-         qu'un patron d'entreprise se permette d'accompagner son électricien sur un chantier ;

-         qu'un professeur de droit à l'université continue à plaider alors qu'il emploie des stagiaires dans son étude ;

-         qu'un chef d'équipe au SIG se salisse les mains avec les personnes qu'il mène ;

-         qu'une directrice de crèche ne touche aux enfants dont les éducatrices s'occupent.

 

Un peu de sérieux voyons !

 

Cela relève du bon sens : en enseignant partiellement, les directeurs gagneraient aussi en crédibilité en faisant partie intégrante du corps enseignant. En effet, pour bien diriger une école, il est important d’avoir un pied dans le terrain plutôt que d'en être déconnecté.

 

Comme je l'ai écrit dans mon billet "Une proposition pleine de bon sens", toutes les conditions sont réunies pour ce faire! Il est grand temps donc, de donner une charge d'enseignement aux directeurs d'établissement du primaire.

 

Et pour terminer sur une note humoristique qui n'a pas de rapport direct avec le sujet de ce billet, je vous conseille vivement de vous éclater en regardant cette petite vidéo...une pure merveille!


http://www.facebook.com/l/bAQGudtpvAQF7CpbvRrktrOFJVaCmsvPVX8jZT-wEy3NIVw/www.dailymotion.com/video/x1026l3_de-plus-en-plus-d-hommes-veulent-devenir-profs_fun


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18/09/2013

Le projet d'établissement, un prétexte "bidon"

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Toute la nouvelle organisation de l'enseignement primaire, avec ses nombreux directeurs d'établissement (78) assistés de maîtres adjoints repose en grande partie


- sur cette proximité immédiate et constante qu'ils sont censés apporter et dont je vous ai déjà abondement parlé (billet, une proposition pleine de bon sens)


- et sur le projet d'établissement.


Le projet d'établissement...nous y voilà!

Une réminiscence de feu la Rénovation que le DIP avait tenté d'imposer dans les années 90 et qui a été largement refusée par le peuple lors de la votation de 2006.

Et pourtant, ces projets sont toujours à l'ordre du jour.

Ils sont censés, dans un contexte de plus grande autonomie des établissements, être un des éléments qui assure la qualité de la mission de l'école et l'équité de traitement des élèves.

L'autonomie des écoles? A l'heure de l'harmonisation scolaire entre les cantons... une incohérence à relever.

Ce projet d'établissement qui n'est, à mon sens, que poudre aux yeux, un prétexte servant à justifier ces nombreux postes de cadres supérieurs.

Qu'en est-il donc?

Faites l'essai... une recherche sur le site du DIP.

On s'attend à obtenir des explications claires et surtout à apprendre en quoi consiste exactement ces projets d'établissement.

Vous pourrez chercher longtemps, vous n'y apprendrez pas grand chose. Vous découvrirez une vidéo qu'il vaut la peine de regarder jusqu'au bout tant elle est affligeante. Ne manquez pas la dernière minute où vous apprendrez toute l'utilité d'un conseil d'établissement qui est tout de même parvenu à faire supprimer les trois places de parking qui gênaient l'entrée du bâtiment...

Ainsi que

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 Traduction...

En gros, les enseignants prennent en compte les conditions locales de l'endroit où se trouve leur école et s'efforcent d'adapter leur enseignement aux élèves qu'ils ont en face d'eux!

L'art d'enfoncer une porte ouverte!

A l'évidence, on n'enseignera pas tout à fait de la même manière selon qu'on est en poste à Cologny ou aux Pâquis.

Ainsi, tous les enseignants d'une école se mettent d'accord sur un objectif tel que l'amélioration de la lecture. Pour ce faire, ils définissent une stratégie commune pour y parvenir. Par exemple, on cible l'effort sur l'étude de contes ayant trait avec la mythologie grecque. On peut aussi aller jusqu'à la création d'un spectacle, etc.

Fort bien mais...Rien de nouveau!

Comme si les enseignants avaient attendu ces projets d'école pour ce faire!

Au contraire, c'est là une des bases de la profession dont tout enseignant qui se respecte est conscient. Il en est ainsi depuis bien longtemps. C'est d'ailleurs une des richesses de cette profession.

Point besoin donc d'une telle structure pour la mise en application d'une telle évidence. Point besoin de ces nombreuses et inutiles séances interminables. Et surtout, point besoin d'autant de postes de directeurs d'établissement.

 

En fait, ces projets et ces conseils d'établissement obligent aujourd'hui les enseignants à travailler en équipe, à tenir compte de chacun de ses collègues et, surtout, à se plier aux règles imposées par sa hiérarchie.

Ils sont pieds et poings liés!

On a soigneusement enlevé toute son âme au beau métier d'instituteur pour en faire des machines bien huilées et obéissantes. Ce métier, par essence plutôt individuel est devenu une véritable usine de production. Fort dommage tant on ne peut bien enseigner que de la manière dont on ressent les choses. Et chacun a son propre ressenti ce qu'aucun carcan ne pourra empêcher.

C'est tout l'enseignement primaire qui en pâtit et qui, à moins d'un changement de cap indispensable, court à sa perte.

 

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16/09/2013

Si les dirlos m’étaient "comptés" ou le poinçonneur des lilas

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Depuis la parution de mon précédent billet, on m'a fait part de certaines précisions qui ne sont pas inintéressantes.



Ainsi, M. Bonny me fait remarquer que les directeurs d'établissement sont réglementairement "dans l'obligation de prendre leur vacances pendant les vacances scolaires officielles".

Soit.

C'est heureux!

Par contre, il ne dément en rien que ces mêmes directeurs ont obtenu 8 semaines de vacances par année, soit deux de plus que n'importe quel cadre supérieur de l'administration.

J'apprends encore que ces deux semaines supplémentaires sont justifiées par des prétendues heures supplémentaires de compensation!

Voilà qui est cocasse quand on pense à la charge de travail de ces directeurs...

Par ailleurs, qui donc juge et contrôle du bien fondé de l'exécution de ces heures supplémentaires?

Les directeurs d'établissement auraient-ils installé une "pointeuse" à l'entrée des écoles, comme à l'usine?

Je connais bien des enseignants qui pourraient faire de même en faisant valoir leurs heures supplémentaires, notamment, nombreuses, celles consacrées aux longues et inutiles séances imposées par leur directeur...

Enfin, certains d'entre eux s'octroient parfois des congés pour des ponts de weekend afin de récupérer ce qu’ils n’auraient pas pris comme vacances...comme par exemple lors du dernier Jeûne genevois...

Se permettre d'être absent pendant un jour scolaire tout en imposant le contraire à son personnel et aux élèves, voilà qui, au delà de l'exemplarité qui devrait être celle d'un directeur, prouve bien l'inutilité de leur fonction.

Pour ce faire, le congé étant hors vacances scolaires, ils doivent en demander l'autorisation à la direction générale.

Ce qui signifie que ce genre de situation est couverte par la direction de l'enseignement primaire, à savoir sa directrice générale, Madame Marchesini!

Incompétence ou inconscience?

En tous les cas, elle n'en rougit pas...

 

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15/09/2013

Encore et encore ces directeurs!

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Il est vrai que je vous en parle souvent, mais que voulez-vous, parfois il faut taper plusieurs fois sur le clou pour le faire rentrer...

Et surtout, il est difficile de résister lorsque ces directeurs vous tendent si facilement le bâton pour les battre!

 



Les temps seraient-ils si durs pour les directeurs d'établissement du primaire?

Ainsi, voilà que Monsieur François Scotto, président de l'AGCEP (Association Genevoise des Cadres de l'Enseignement Primaire) se précipite au secours de ses oilles et pour ce faire, se fend d'un "invité" dans la TdG du vendredi 13 septembre.

Un modèle du genre.

A la lecture du titre "L'école primaire sur des rails neufs", on se dit que M. Scotto va remettre l'église au milieu du village et nous apprendre enfin ce qu'il en est de cette organisation du primaire, des tâches réelles et concrètes de ces directeurs.

Qu'enfin on va comprendre le rôle exact de cette fonction de directeur d'établissement.

Faux espoir!

Non, le président de l'AGCEP se contente, comme c'est l'habitude, de formules ronronnantes mais vides de sens.

"L'enseignement primaire s'appuie sur trois piliers pour garantir la qualité de l'enseignement et accompagner la mise en place des éléments de l'harmonisation scolaire: les projets d'établissement, les conseils et les directions d'établissement".

Pas un mot d'explication de plus!

En quoi consiste concrètement ces trois piliers, on n'en saura rien.

Si!

Que "l'ambitieux cahier des charges du directeur d'établissement le mandate pour représenter l'autorité scolaire, être l'interlocuteur local des partenaires, garantir la qualité de l'enseignement au travers du suivi des élèves, des décisions d'orientation,..."

Oui, sauf que ce sont la autant de tâches qui sont déléguées aux maîtres adjoints dont ils bénéficient ainsi que dans une large mesure aux enseignants eux-mêmes? Pour rappel ....

Sans réponse claire et précise, on est toujours en droit de se demander en quoi consiste cet "ambitieux" cahier des charges!

Ce d'autant plus que, cerise sur le gâteau, ces directeurs d'établissement sont des cadres supérieurs (classe salariale 24) qui bénéficient d'un statut à part!

Tenez-vous bien...

En effet, en son temps, lors de leur nomination, un accord tenu soigneusement le plus discret possible, a été conclu avec le DIP leur octroyant 8 semaines de vacances et non 6 comme c'est règlementairement l'usage, soit 2 semaines de plus que n'importe quel cadre supérieur de l'administration.

Et ce n'est pas tout!

S'ils ont, certes, l'obligation de prendre 4 semaines de vacances pendant les vacances scolaires d'été, ils semblent qu'ils aient par contre le choix pour les 4 semaines qui leur restent...

Ce qui signifie qu'un directeur peu scrupuleux pourrait s'octroyer 4 semaines de vacances en dehors des périodes officielles de congés scolaires tels Noël, Pâques ou pause de février.

Imaginez la situation...

Le directeur décide de prendre ces 4 semaines hors vacances scolaires, en mai ou juin par exemple. Il est donc censé travailler et être présent dans son établissement pendant les périodes de vacances scolaires officielles... alors que les écoles sont fermées et qu'il n'y a pratiquement rien à faire puisque les tâches du directeurs sont essentiellement liées à celles des enseignants et aux activités du bâtiment dont il a la charge.

Cherchez l'erreur!

Résultat... pratiquement 12 semaines de congé.

Il serait grand temps que nos autorité se penchent sérieusement sur la question de ces postes de directeurs d'établissement pour en éclaircir le fonctionnement et surtout le bienfondé.

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13/09/2013

Lettre ouverte à Monsieur Bonny, directeur d'établissement

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Monsieur,

Je devrais vous remercier d'apporter autant d'eau à mon moulin en prouvant à quel point j'ai raison lorsque je prétends que votre poste de directeur est complètement surfait et qu'il s'apparente à un placard doré.


Mais je préfère vous écrire ce petit mot pour vous faire part de mon plus profond mépris.

Vous qui, en tant que directeur d'établissement, suivant les directives du DIP à ce sujet, interdisez toutes absences à "vos" enseignants et à leurs élèves lors du vendredi du Jeûne genevois, vous vous permettez de prendre congé et de vous octroyer un pont afin ainsi de profiter d'un long weekend.

Bel exemple venant de la part d'une autorité!

Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, telle est dorénavant votre devise.

Encore, si seulement vous vous contentiez d'en rester là sans en faire étalage ...mais non!

Vous vous complaisez en plus dans la provocation en publiant sur votre compte "facebook" deux photos de vous, au bord de la mer, prises à deux jours d'intervalles lors de ce fameux pont du Jeûne genevois...

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Cela confine à de l'arrogance intolérable ou à de la pure bêtise, voire les deux!

Quoiqu'il en soit, votre attitude ne mérite que le mépris.

Ce qui est d'ailleurs fort dommage, car vous y perdez toute votre crédibilité ce qui nuit également à certains de vos combats qui, eux, sont à relever et pourquoi pas, à féliciter.

Bien à vous

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12/09/2013

Une proposition pleine de bon sens

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Le 20 août 2012, quelques députés de l'UDC ont déposé une proposition de motion (M2100) demandant que les directeurs d’établissement scolaire primaire consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement.

 

Une proposition fort intéressante d'autant plus que toutes les conditions pour l'appliquer sont réunies...

 

En effet, le nombre de directeurs d'établissement, assistés de maîtres adjoints (MA), est complètement surestimé par rapport à la charge de travail qui leur incombe.

Aujourd'hui, ils sont 79 directeurs qui n'enseignent pas, dont certains à temps partiel, soit environ l'équivalent de 70 postes à plein temps pour 32400 élèves, soit une moyenne de 450/460 élèves par directeur!!!

Toutes les conditions sont réunies pour que ces directeurs aient une charge d'enseignement en plus de leur fonction directoriale:

1. Ils ont du temps à disposition pour une charge d'enseignement, ce qui sera démontré dans ce billet.

2. TOUS ,sauf trois, sont des enseignants qui sont donc déjà au bénéfice d'une formation pédagogique sérieuse.

3. Ils ont été nommés en classe 24. Par comparaison, un enseignant du secondaire est en classe 20 ! On peut donc exiger d’eux de combler une charge de travail, disons...un peu légère.

4. Bénéfice financier puisque cette proposition éviterait évidemment de devoir engager beaucoup d’enseignants supplémentaires. (environ 120 selon la Motion)

 

Selon le DIP, sous la tutelle de son Président Charles Beer,

"Depuis 1990 l’école primaire genevoise a vu ses effectifs croître fortement (+26%). Les structures d’encadrement n’ont pas changé depuis des décennies pour faire face à cette forte croissance des effectifs alors que le contexte socio-économique de Genève s’est profondément modifié".

C'est une évidence, il fallait donc augmenter le nombre d'inspecteurs (directeurs) mais....dans quelle mesure, telle est la réelle question?

Admettons cette augmentation d'effectif de 26%, allons même jusqu'à 30%

Logiquement, il aurait donc fallu augmenter le nombre de directeurs dans la même proportion et passer de 30 inspecteurs à 40 directeurs (30% de 30 = 10 postes de plus).

Or, aujourd'hui, il a été mis en place l'équivalent de 70 postes de directeurs à plein temps, soit 40 postes de plus, une augmentation de l'ordre de 140% !!!

Et voilà qu'en plus de cette augmentation massive, le DIP a encore mis en place, pratiquement dans chaque établissement, selon leur grandeur, des maîtres adjoints pour seconder les directeurs!

Un nombre complètement surestimé en fonction de la charge de travail qui leur incombe, ce d'autant plus qu'ils peuvent déléguer de nombreuses tâches à leur maître adjoint.

 

Ainsi, ce sont ces MA qui, selon leur mandat, sont chargés entre autres, de

 

- Personne de contact pour les parents, la commune, les remplaçants et autres intervenants

- Organisation de séances collectives, définition des ordres du jour

- Accueil des enseignants en période probatoire et aide à leur intégration au sein de l'équipe

- Planification des horaires

- Organisation des inscriptions

- Organisations et compositions des classes

- Tenue des comptes

- Suivi organisationnel de situations d'élèves

- Etc.

 

Autant de tâches qui relèvent pourtant du cahier des charges du directeur!

 

Vous l'aurez compris, on demande au MA de faire toute une part du travail directorial, tout en enseignant (ce qui est possible)...mais on ne pourrait pas l'exiger de la part des directeurs d'établissement.

 On croit rêver!

 Tout un mode de fonctionnement qui a été mis en place par le conseiller d'Etat en place sous prétexte de

- proximité accrue avec tous les acteurs de l'école, enseignants, parents, autorités communales, etc.

- contact direct et immédiat, lien avec les parents

- et accessoirement, décharger les enseignants des contraintes administratives alors que force est de constater qu'aujourd'hui, jamais les enseignants n'ont autant croulés sous la paperasse administrative...

 

Autant d'arguments qui ne tiennent pas la route:

1. les directeurs sont en charge de plusieurs bâtiments écoles ce qui rend la proximité et le contact direct immédiat impossible à moins de pouvoir se dédoubler.

2. Les MA sont, selon leur mandat (point 1), les personnes de contact pour les parents ... les substituts du directeur qui perd donc son statut de contact proche!

3. Certains directeurs travaillent à temps partiel. Une proximité et un contact limités donc à ce temps partiel aussi.

D'ailleurs, n'y a-t-il pas là incompatibilité entre un poste de directeur et un temps partiel...?

4. Des regroupements de bâtiments ont eu lieu (par exemple dans le Mandement et à Meyrin)..., le directeur est donc en charge d'un plus grand nombre d'écoles encore ce qui rend d'autant plus illusoire sa proximité à moins d'un don de dédoublement! Pourrait-il être au four et au moulin?

 

Et voilà que pour justifier une aberration évidente, Monsieur Beer ose encore proclamer dans la TdG du 12 décembre 2012 :

 

"En Suisse, l'écrasante majorité des cantons est organisée ainsi. Les pays qui nous entourent aussi".

 

Des propos pour le moins étranges pour ne pas dire fallacieux.

 

D'une part, M. Beer évite soigneusement de préciser qu'il parle sans doute de l'enseignement secondaire et d'autre part, il nie qu'au primaire, dans plusieurs cantons romands, les directeurs ont une charge d'enseignement en plus de leur fonction directoriale.

 

En effet, renseignements pris, il se trouve que dans les cantons de

            - Vaud, les directeurs sont responsables du primaire ET du secondaire en même temps. Dès lors ils ont une charge de travail beaucoup plus importante qu'à Genève puisque ils gèrent des milliers d'élèves. Ces directeurs n'enseignent donc en principe pas.

            -Valais, deux situations en fonction de la grandeur des établissements. Ainsi, à Sion par exemple, la situation est semblable à celle du canton de Vaud. Il y a un seul directeur (+ 2 adjoints) pour quelques milliers d'élèves, point de charge d'enseignement pour eux.

Mais, dans les plus petites communes, la plupart des directeurs, en plus de leur charge directoriale, enseignent partiellement, en fonction du nombre d'élèves. Ainsi, à Grimisuat par ex, à 50%

Ce qui est également les cas dans

            - le Jura et Fribourg, où les directeurs peuvent enseigner jusqu'à 50%

 

Ce qui est certain c'est que, en ce qui concerne le primaire uniquement, il n'y a qu'à Genève que les directeurs n' ont pas de charge d'enseignement.

Tout le contraire de ce que prétend Charles Beer!

C'est une évidence, ces directeurs ont donc du temps "libre" en suffisance pour le consacrer à l’enseignement!

Ce serait tout bénéfice pour l’institution qui aura besoin, dès la rentrée 2014, d’effectifs supplémentaires dus à l’application d’Harmos et au mercredi matin de travail : 120 postes d’après la motion.

Ceux-ci gagneraient en crédibilité en faisant partie intégrante du corps enseignant. En effet, pour bien diriger une école, il est important d’avoir un pied dans le terrain. Ce d'autant plus que si l'on doit juger du travail de ses collaborateurs, il faut être dans la pratique.

Pour ce faire, pourquoi ne pas leur attribuer l’enseignement des langues, allemand ou anglais? Ou mieux encore, la prise en charge des cours d’appui pour les enfants en difficulté.

 

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11/09/2013

La taca taca tac tac tiqu'd'...Oskar Freysinger

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Oskar Feysinger est un fin tacticien, aurait-il tout compris?

Nouveau conseiller d'Etat, il vient de prendre deux mesures qui peuvent surprendre.

D'une part il met de côté l'un de ses collaborateurs, après 17 ans de services au sein du DIP valaisan et d'autre part il vient de décider que, malgré leur échec à la Haute école pédagogique valaisanne (HEP Valais), certains étudiants pourront tout de même enseigner dans une école du canton.

Monsieur Freysinger a, depuis longtemps, marqué ses distances à l'égard du système des HEP.

En d'autres mots, il se méfie du bien fondé de la formation qui y est délivrée...

Il se trouve que, récemment, j'ai discuté avec le fils d'un ami qui est justement en pleine formation au sein de cette haute école.

Il m'a fait part de ses expériences, notamment en ce qui concerne l'idéologie qui y est toute puissante.

Car la gangrène semble bien avoir gagné jusqu'en Valais!

Il me disait en effet que les théories "pédagogos", le socioconstructivisme particulièrement, y régnaient en maître et que les étudiants étaient tenus de s'y plier.

Gare à ceux qui se poseraient quelques questions et qui montreraient une quelconque résistance...

Dès lors, Monsieur Freysinger ne feinterait-il pas?

Ses récentes décisions ne seraient-elles pas mûrement réfléchies et prises dans le but de contrer la toute puissance des gourous qui officient à la HEP ?

Ainsi, dans un premier temps, il se débarrasse de l'un d'eux puisque, selon la TdG ce Monsieur Lovey aurait, dans les années 90, été un fervent défenseur et participant de la réforme de l'école valaisanne 2000...Celle-là même qui a ensuite été balayée par le peuple. Une réforme qui ressemblait étrangement à ce qu'on a appelé la Rénovation à Genève! Elle aussi balayée en 2006!

Tout porte à croire que ce Monsieur Lovey pencherait du côté des "pédagogos".

Et ça, Freysinger n'en veut pas car il a une autre vision de l'école.

Dans un deuxième temps, il s'arrange pour passer outre les décisions de la HEP. Il "repêche" quelques étudiants qui sont pourtant passés sous la loupe de 6 professionnels différents qui les ont jugés inaptes à l'enseignement.

Ne serait-ce pas tout bonnement parce que, au vu de ce qui semble se passer dans cette HEP, M. Freysinger ne fait pas confiance au jugement de ces "experts" et qu'il préfère se fier au jugement du terrain?

L'alinéa ajouté au règlement est significatif:

En cas de 2ème échec, si le dernier stage sur le terrain a été crédité d'une évaluation "acquis", le Département peut, sur demande de la personne concernée, lui octroyer une autorisation cantonale temporaire d'enseigner à temps partiel.

Tout en prenant ses précautions, l'autorisation reste cantonale et partielle, M. Freysinger n'ouvrirait-il pas la une porte à d'autres vues sur l'école?

 

Une manière assez subtile de contourner les méfaits de l'idéologie qui est en train de gagner tranquillement en Valais?


Texte également publié sur lesobservateurs.ch

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09/09/2013

Votre personnalité survivra-t-elle aux nouvelles formes de travail?

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Les nouvelles formes que prend le travail aujourd'hui, avec le turbo-capitalisme, seraient en train d'opérer une profonde mutation dans la personnalité même des individus, affirme Richard Sennett.

 

Dans son «Petit tour amusé des grandes questions», mon frère Jean-François Duval met en ligne ses rencontres et grands entretiens. Cette semaine:

 

Avec le sociologue Richard Sennett

 

Pour lire, cliquer sur:

Blog Jean-François Duval

14:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/09/2013

Des directeurs d'établissements scolaires sacrément culottés

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En ce week-end du Jeûne genevois, tous les enseignants savent qu'en aucun cas ils ne peuvent se permettre de faire le pont. Imaginez ce qu'en penseraient les parents...

Vendredi, c'est jour scolaire et on ne déroge pas à cette règle.

Ils le savent très bien. Gare à ceux qui auraient le culot de ne pas envoyer leur enfant en classe...

 

C'est ainsi.

 

On pourrait alors penser que les directeurs d'établissement scolaire se font un devoir de montrer l'exemple.

 

Que nenni...

 

J'ai constaté, aujourd'hui, qu'un certain directeur de ma connaissance se permet de poster, ce vendredi du Jeûne genevois, sur son compte facebook, une photo de lui posant au bord de la mer, accompagnée du commentaire: "J'aurais bien tort de me priver"!

 

Pensez-vous que c'est la un cas isolé? Un mouton noir qui ferait le pont!

Que nenni encore...

Jugez plutôt.

 

J'ai reçu de la part d'un enseignant genevois un témoignage pour le moins hallucinant! Pour des raisons évidentes, il m'a demandé de préserver son anonymat.

 

Il peine à comprendre:

 

"Je suis personnellement assez étonné que des directeurs d'école se permettent de faire le pont du jeûne genevois. Ils ne cessent de nous répéter depuis la rentrée que c'est une période chargée administrativement. En tant que maître adjoint, j'assume beaucoup en plus de ma classe, pensant que mon directeur est "débordé"...

Mais ce qui m'interpelle vraiment, c'est que je pense que des cadres ne doivent pas compter les heures, mais bien accomplir des tâches.

Or, il semblerait que ce pont, que certains s'accordent, correspond à des heures supplémentaires !!!!! Ainsi, les directeurs bénéficieraient d'un rattrapage d'heures soi-disant supplémentaires! Et ceci, dix jours après la rentrée? Personnellement, je trouve qu'on se moque sérieusement du monde.

 

Cerise sur le gâteau, dans notre école, un père d'élève, directeur d'établissement de surcroît, a même sorti ses deux filles de l'école pour faire le pont en famille"....

 

Alors, je ne sais pas ce que vous, lecteurs, vous en pensez !

Pour ma part, je n'ai pas de mots pour qualifier de telles pratiques...

22:16 | Lien permanent | Commentaires (31) | |  Facebook

03/09/2013

Le travail productif va disparaître

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Economiste américain, directeur de la Fundation on Economic Trends, Jeremy Rifkin a publié aux Etats Unis un ouvrage choc. Selon lui notre entrée dans l'âge informatique marque une révolution telle que le travail productif, comme nous le connaissons, va disparaître.

 









Dans son «Petit tour amusé des grandes questions», mon frère Jean-François Duval met en ligne ses rencontres et grands entretiens. Cette semaine:

 

Avec l'économiste Jeremy Rifkin

 

Pour lire, cliquer sur:


Le blog de Jean-François Duval

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