07/10/2013

IUFE, plutôt une affaire de potentats

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Retour sur l'IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants). Un candidat enseignant revient sur sa formation au sein de cet institut et me livre son témoignage...


 

"Depuis sa création, l’IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants) a essuyé de nombreuses critiques qui ont contribué à asseoir sa mauvaise réputation. La plupart d’entre elles concernaient directement le fonctionnement de l'institut que certains jugeaient (jugent encore) chaotique : informations qui arrivent tardivement, changements soudains, en cours d'année, de différents points du règlement par exemple. En effet, si ces dysfonctionnements ont bel et bien existé (existent encore), ils dégradent plus le confort des candidats que la qualité de la formation elle-même.

Une formation que certains classent dans une tendance idéologique ou dans une autre...force pourtant est de constater qu’elle est à la pointe des dernières recherches en pédagogie tant en ce qui concerne les domaines des didactiques que les différentes méthodologies comparatives présentées durant le cursus.

Le problème est ailleurs

Par contre, et c'est là que nous touchons au point le plus grave, rien ne peut justifier le comportement de certaines personnes, tels le Directeur-Adjoint (M.Walter Loosli), le Responsable des Stages (M.Simon Toulou), ainsi que plusieurs enseignants formateurs. A mon sens, aucun adjectif n’est assez fort pour qualifier leur attitude...

L'exemple de mon parcours, similaire à de nombreux autres, permet de révéler une situation incompréhensible.

Je me suis inscrit en vue d’obtenir un CCDIDA (Certificat complémentaire de base en didactique de la discipline et en sciences de l’éducation) dans deux branches différentes. Pour la première, tout s'est parfaitement bien déroulé.

Pour la seconde branche, des difficultés sont apparues.

Pour commencer, par groupe de deux, nous avons effectué un travail qui a été crédité d'une évaluation « bien ». Mon coéquipier a alors obtenu les crédits qui en découlent, mais pas moi! Aucune explication n’a été fournie mais les instances dirigeantes m'ont envoyé en stage dans un établissement scolaire. Stage durant lequel les formateurs ne m'ont apporté aucune aide, aucun conseil. Il s’agissait de se débrouiller. Ces gens qui sont censés nous former préfèrent s’achopper sur des détails futiles, telle la couleur employée pour des corrections!

Au bout du compte, les examens ont bien lieu et ce sont ces mêmes personnes qui sanctionnent à leur bon vouloir. Ils sont tout puissants et à eux seuls déterminent votre avenir.

D’ailleurs, aucun étudiant de l’IUFE en stage dans l'établissement scolaire en question n’a obtenu ses crédits, ni la validation du stage. Ce qui a contraint l’un des RF-DIR (Responsable de la formation au sein de la direction d'un établissement) et le directeur de l'établissement à envoyer une lettre à la direction de l’IUFE pour s’étonner de cette situation. Ils n'ont obtenu aucune réponse.

Un comportement inacceptable

Par ailleurs, certains formateurs ont profité de leur visite en classe ou de leur temps d'enseignement pour tenir des propos calomnieux. Tantôt sur le catholicisme, tantôt des propos sexistes, des propos déplacés envers les enseignants en formation.

Tout aussi grave, certains forcent les stagiaires à évoquer des situations familiales, afin de justifier des choix méthodologiques et pédagogiques. Cela est inadmissible.

Pour en finir, j'ai eu droit à deux entretiens avec Messieurs Loosli et Toulou.

Lors du premier en 2012, alors que durant toute l'année en cours je n’avais pas eu d’activité rémunératrice régulière, le Directeur-Adjoint s’est interrogé sur mon emploi du temps (journalier comme de nuit), sur mes moyens de subsistance. Il a mis en doute ma moralité. Les propos étant oraux, il est toutefois difficile de le prouver. Ils sont néanmoins diffamatoires et scandaleux.

A l'issue du premier entretien on me signale déjà que je n’obtiendrai pas de poste.

Lors du second, en 2013, je me retrouve à nouveau face aux deux mêmes personnages responsables. Ils récidivent, se permettent des propos inqualifiables et adoptent des méthodes inadmissibles : insultes quant au dossier de candidature, soupçons quant à mon parcours tant académique que pratique, attitude méprisante et sourires de connivence.

Ces individus sont « nuisibles ». Leur toute puissance est inadmissible. Se rendent-ils compte des dégâts que leur comportement peut susciter? Ils oublient facilement que, souvent, derrière les candidats à l'enseignement, il y a tout un entourage familial. Mesurent-ils la gravité des conséquences que peuvent engendrer leurs décisions pour le moins subjectives"?

 

 

 

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Commentaires

C'est simple: ou bien ce monsieur ment, ou bien nos autorités ne méritent pas leur nom, ni leur pouvoir en laissant agir dans le sein d'une institution qui dépend d'elles, ou si ce n'est pas formellement le cas, qui sont sensés formés des personnes au futur statut de fonctionnaires.
Aucune excuse ne peut être acceptée, si les faits sont avérés, pour un tel laisser aller au mépris des citoyens.

Écrit par : Mère-Grand | 07/10/2013

@Mère-Grand
Plusieurs témoignages sont concordants...
http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2013/06/27/des-pratiques-dignes-d-une-republique-bananiere.html

Écrit par : Duval | 07/10/2013

Le mot de potentat est bien celui qui vient immédiatement à l'esprit à la lecture de ce témoignage (que j'aurais aimé plus détaillé et recoupé par d'autres*). La formation par les pairs sur le terrain est certainement la meilleure qui se puisse concevoir. Les théories pédagogiques, c'est de la poudre aux yeux. Les élèves ne sont pas des cobayes. Les parents qui prennent à coeur l'instruction de leurs enfants savent très bien quelle est la valeur de chaque enseignant.

* Ok, je viens de lire ce premier témoignage en suivant votre lien.

"Nous n'avons aucun droit de vue sur notre dossier, aucun retour ne nous est fait quant aux raisons de l'échec décrété dictatorialement par ces deux messieurs!"

Cela me semble exclu: il y a une loi sur la transparence de l'Etat. Pour le moins. Cette personne doit réclamer son droit.

Evidemment j'abonde dans le sens de Mère-Grand. En notant que le mosieur à la tête du département de qui dépend cette iufe a montré son incompétence en laissant s'installer une telle gabegie.

Écrit par : Johann | 07/10/2013

Je ne connais pas M. Loosli mais trop bien M. Toulou (je me demande si je ne devrais pas enlever lle M., formule de politesse usuelle mais parfois superflue). En tant que "grand distributeur de stage", il a tout pouvoir sur les etudiants, puisque ceux-ci ne peuvent achever leurs etudes sans celui-la. Et il en use et en abuse, de ce pouvoir: menaces (oui dire de premiere main), persuasion en vue de l abandon du candidat (experience personnelle), communication anticipee d'un echec pour des raisons n ayant rien a voir avec les capacites d enseignement (oui dire de premiere main).
J abonderai donc et qualifierai aussi ce personnagede de nuisible, meme s'il me semble avoir mis de l eau dans son vin (briguerait il un poste plus eleve au sain del IUFE? Cela ne m etonnerait pas, mais je ne m y tromperai pas)

Écrit par : Anonymus | 07/10/2013

"persuasion en vue de l abandon du candidat (experience personnelle)"

Avez-vous abandonné?

Ce blog devient de salubrité publique par les saletés qu'il met à jour. Bravo. Nous avons besoin de lanceurs d'alerte. De plus en plus face à des abus de pouvoir.

Écrit par : Johann | 08/10/2013

Et on peut rappeler ceci :

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/06/20/l-iufe-severement-decrie.html

Et rien ne bouge? Qui aura le courage de porter l'affaire en justice? Contre toute décision de l'Etat, il y a le TA.

Écrit par : Johann | 08/10/2013

Pour réagir à ce témoignage, et même si j'ai pour ma part eu la chance d'avoir commencé ma formation en stage (et donc choisie par un directeur d'établissement) et non en CCDIDA (ce qui n'est désormais plus possible), je tiens à préciser que l'IUFE a tendance à plier dès que l'on prononce les mots "avocats", "tribunal", "journaux". J'ai eu des problèmes à l'admission en 2e branche et cela a suffi pour ne même pas avoir à déposer de recours, ce qui semble avoir été le cas d'un certain nombre de personnes pour des admissions ou échecs au stage. Cela dit, M. Toulou (qui semble s'entendre à merveille avec le vice-directeur, que je ne connais pas) profite clairement de son pouvoir décisionnel pour exiger un respect qu'il ne mérite pas vu son attitude. Il faut savoir lui cirer les bottes... ou l'éviter!

Écrit par : cho chi | 16/10/2013

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