18/10/2013

A quand une ligne rouge au cycle d'orientation?

racaille.png


Je me suis cru en pleine série américaine!

De passage à Versoix, voilà que je me suis retrouvé juste au bon endroit. Là où débarquent à la fois du train régional et du bus, une grande partie des élèves qui fréquentent le Cycle d'orientation des Colombières.

Une nuée de préados ou ados qui envahit la place...


Ma curiosité attisée par le spectacle, je me suis arrêté un instant afin de bien observer.

Et un certain nombre de questions s'en est suivi.

Peut-on continuer à tolérer que tous ces jeunes, abreuvés de mauvaises séries américaines, de jeux informatiques débiles, se comportent tels les héros malsains qu'ils semblent vénérer tant le mimétisme est flagrant?

Postez-vous aux abords d'un cycle, comme je l'ai fait, à l'heure de la rentrée des cours...

Vous y verrez des jeunes garçons (et quelques filles même) imitant les caïds comme on en voit au cinéma. Vous croiserez des mini gangs dont les membres se saluent selon des rites bien précis. A chaque bande son identité. Pour les uns, il s'agit de toute une danse orchestrée, de la main gauche en général, il faut bien se démarquer, qui finit par un face à face du poing fermé. Pour d'autres, on croit assister à une cérémonie initiatique de jeunes coqs qui sautillent. Ils se cognent torse contre torse ou frappent leur épaule l'une contre l'autre.

L'identification à une bande ne s'arrête pas là. La tenue vestimentaire revêt évidemment une importance énorme. Training et baskets de marque définissent l'appartenance à telle ou telle "famille"!

ado_casquette.jpgDe même quant au choix de la casquette, l'inscription qui y figure est de la plus haute importance, surtout ne pas être ringard, du gente "I love Venise"! La manière de la porter n'est pas anodine non plus...la visière rabattue sur le côté droit, ou gauche, en arrière sur la nuque ou au contraire portée la plus haute possible sur le sommet du crâne.

Le langage également n'est pas en reste..."Yo, mon frère" semble remporter la palme.

Pour couronner le spectacle, risquez une remarque "aimable" qui pourrait bien jaillir, faites-vous peur à détailler toutes les demoiselles aux tenues et au look pour le moins discutables qui se dandinent tout autour de ces joyeux loubards.

censuré.pngOn se demande où diable elles peuvent se rendre à cette heure? Au Cycle? Dans une école publique de l'Etat de Genève? Dans des tenues pareilles, ventre à l'air, poitrines arrogantes, jupes plus que mini...non, je n'y crois pas, elles vont ailleurs!

Alors, jusqu'où doit-on accepter ce genre de comportement? Jusqu'où ira-t-on au nom de la tolérance, du droit à je ne sais quoi?

Je les entends déjà les commentateurs qui crieront au scandale et qui me traiteront de tous les noms d'oiseaux...

A l'exemple de ce collège de Sion, n'est-il pas temps d'instaurer une ligne rouge aux limites de nos écoles obligatoires.

La question n'est pas insignifiante.

De plus en plus je me dis qu'il est temps d'instaurer des règles comportementales très strictes au sein des écoles du canton ainsi que le port d'un genre vestimentaire qui respecte des obligations bien définies.

Certes, le rôle premier de l'école est d'instruire, mais est-ce encore possible face à de telles dérives? En l'occurrence, ne faut-il pas faire preuve d'un peu d'autorité pour s'en donner les moyens?

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Commentaires

je ne dis pas cela pour tous les parents mais quand on en croise qui sont entrain de tapoter leur iPhonemachin ou l'oreille collée à un natel et qui par chance arrivent à vous éviter sur un trottoir ou en grande surface je doute que l'ado ait encore envie d'obéir à des parents souffrant de rétrogradation mentale.
Si l'ado a besoin d'autorité ,il faut montrer l'exemple .On ne peut pas dire que la classe politique ait envie de mûrir ,ils sont tous addictifs à ces technologies
Bravo pour l'exemple ,on peut dès lors comprendre le je m'en fichisme des plus jeunes.Ah qu'elle est belle la société de consommation qui ne rêve que d'universitaires et qui se plaint tout le temps ,on a pas d'argent,tiens donc/rire
toute belle soirée pour vous Monsieur Duval et merci pour votre blog

Écrit par : lovsmeralda | 18/10/2013

je pense que ça dépend beaucoup des CO et des directeurs qui les dirigent. Mon fils est à la Golette à Meyrin. J'y suis tous les jours car il ne peut pas s'y rendre seul, je vois arriver et partir les élèves, et je n'ai jamais vu de comportements tels que ceux que vous décrivez.

Nous avons reçu en début d'année le règlement interne du Collège qui est vraiment stricte notamment sur le respect des personnes, le respect du travail de chacun, respect du cadre de vie et sur les responsabilités des enfants et réparations en cas de comportement inadéquat. Régulièrement les maîtresses de classe rappellent aux enfants que leur tenue doit être correcte, les t-shirts avec tête de mort ou slogan douteux sont interdits de même que les casquettes et chewing gums etc.

En plus de ce règlement général, les maîtres de certaines disciplines ont donné aux enfants une fiche de règle de vie et de respect en classe. Les enfants ont aussi reçu un document "rituel de la vie quotidienne" qui explique que les maîtres se sont mis d'accord sur quelques gestes qui doivent être accomplis par tous les élèves de toutes les classes et à tous les cours, afin d faciliter le déroulement des leçons. Cela concerne notamment les rituels de début et de fin de cours, la prise de parole, la propreté des salles. Au jour le jour des annotation (positives ou négatives) sont inscrites dans le carnet d'élève pour son comportement et il y a immédiatement sanction quand le comportement n'est pas conforme au règlement du CO.

Nous, parents, avons également reçu de nombreuses informations sur l'importance de notre implication dans l'encadrement de nos enfants, du point de vue du comportement et du travail scolaire.

Ca se ressent également sur le plan des résultats puisque mon fils qui était dans la moyenne en primaire a d'excellents résultats actuellement en 9R3 avec une moyenne générale toutes branches confondues à 5.

Je pense que la clé est là, une étroite collaboration entre les parents, les enseignants et la direction du collège.

Écrit par : corinne strohheker | 18/10/2013

Peut-être, en effet, que ça dépend des CO alors. Ce qui est réjouissant, c'est qu'à la lecture de ce commentaire, il semble que fixer des règles précises et claires est le bon choix puisque ça marche.
Dès lors, pourquoi ne pas généraliser ces mesures à TOUS les cycles du canton.

Écrit par : Duval | 18/10/2013

et j'oubliais, également impliquer les enfants et les rendre responsables de leur comportement, de leurs paroles et de leurs actes.

Le CO de Montbrillant a excellente réputation et est très sollicité. Le Directeur y est très stricte sur les règles internes, le comportement et l'habillement des élèves dans et aux alentours du CO. Il a mis en place qqc que je trouve vraiment intéressant et rassurant : A chaque rentrée, un élève de 11ème est "responsable" d'un 9ème, il doit le prendre sous son aile, l'épauler, lui apprendre le CO, ses règles, l'aider à s'orienter dans le bâtiment.

Si les enfants se comportent bien à la maison et à l'école (car bien encadrés), il y a de fortes chances que ça se passe bien le reste du temps.

Qu'est-ce qui ne fonctionne pas dans certains CO pour qu'ils aillent aussi mauvaise réputation (toujours de mon point de vue de parent) ? Quelles sont les marges de manœuvre des directeurs ? Visiblement les règles ne sont pas les mêmes partout.

Écrit par : corinne strohheker | 18/10/2013

Les exemples ne manquent pas à travers le monde.
Lors de l'élection au Grand Conseil de 2005 le port de l'uniforme avait été suggéré...bien sûr levée de boucliers !!!
A bâle l'expérience a été tentée...résultat mitigé...uniforme peu esthétique.
Toutefois il a été démontré :
les enfants passent moins de temps pour se vêtir le matin,
ils ne se préoccupent plus du mode vestimentaire,
les parents économisent 30% sur le budget

Écrit par : berseth | 20/10/2013

Des règles claires et applicables à tous au niveau du comportement, la solution bien entendu.
Une systématique de gestion qui serait bienvenue.

Écrit par : aline leroy | 22/10/2013

A ma connaissance, ni la gare de Versoix, ni l'arrêt du bus ne font partie du périmètre du Cycle concerné. Libre à vous de vous étonner des comportements adolescents actuels lorsqu'ils se rencontrent, alors que vous savez bien par ailleurs l'importance du groupe de pairs et de ses rituels à cet âge-là... En revanche, il est franchement inacceptable intellectuellement que vous extrapoliez ces comportements externes au climat de discipline qui règne à l'intérieur du bâtiment. Les directions d'école, que vous portez si chaleureusement dans votre cœur, sont responsables de cadrer le comportement des élèves dans le périmètre de l'établissement; au dehors, les ados restent les enfants de leurs parents!
Quant aux tenues des jeunes filles, peut-être comme ailleurs doivent-elles enfiler un large et long tee-shirt, ou bien sont-elles renvoyées se rhabiller à domicile, ou encore se changent-elles dans une allée avant d'entrer au CO (si,si, ça existe!).
En définitive, ce qui me navre le plus, c'est le mépris qui suinte de votre billet envers nos adolescents; pour un ancien enseignant, cela me surprend et me désole.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 22/10/2013

Monsieur Bugnion,
Je veux bien comprendre votre réaction. Il me paraît assez normal que vous n'acceptiez pas de scier la branche sur laquelle vous étiez assis pendant de longues années. Ceci dit, je m'étonne tout de même. A vous lire, on pourrait donc croire que, sous la houlette de la direction de ce CO, les ados dont il est question laisseraient gentiment leur comportement au vestiaire. Permettez-moi d'en douter. Je connais trop de profs du CO confrontés à ce genre de problème pour adhérer à vos propos...
De même, il me semble pour le moins naïf de vouloir nous faire croire aux prétendus stratagèmes vestimentaires de ces jeunes-filles!
Par ailleurs, apprenez, Monsieur, que JAMAIS je n'ai attaqué les directions du CO et que celles que je "porte chaleureusement dans mon cœur" sont celles des directions d'établissement du primaire. Je vous attends volontiers sur ce terrain si vous osez vous y aventurer.
Enfin, apprenez Monsieur, que si je m'inquiète sur ces comportements, c'est justement, et peut-être au contraire de vous, parce que je respecte trop ces ados pour laisser de telles dérives prendre le pouvoir.

Écrit par : Duval | 22/10/2013

Mais c'est...bon Dieu, bien sûr! Ayant fait appel à ma mémoire, je comprends mieux votre réaction Monsieur Bugnion. Au vu des thèses, des idéologies que vous avez ardemment défendues ces dernières années, je mesure la rancoeur que vous avez accumulée et les sentiments que vous nourrissez à mon égard...
Et pourtant, sans rancune en ce qui me concerne.

Écrit par : Duval | 22/10/2013

Jean-Michel, il te faut cesser de fumer des choses qui font rire.

Tu as été si longtemps le défenseur du système que tu n'as plus de distance du tout.
André Duval n'a jamais mis en question les dirlos du secondaire ! Mais l'indiscipline de vos CO est plus que problématique ! Il a raison.

Écrit par : Jean Romain | 22/10/2013

Je m'étonne. L'éducation des adolescents est-elle à la charge de l'école ou des parents? Veut-on que l'Etat se charge de cette éducation?

Écrit par : Olivier | 22/10/2013

Cher Eric Vous connaissez la règle que j'ai fixée dans un précédent billet "A tous les commentateurs anonymes"...alors, si vous voulez que je publie votre commentaire, je vous prie de bien vouloir me confirmer votre identité..."

Écrit par : Duval | 22/10/2013

@Monsieur Duval et Jean Romain: déçu de constater que vos réponses visent à discréditer la personne. J'attendais mieux de votre part et en particulier de répondre à ma remarque: comment déduire que les comportements de quelque humain que ce soit se reproduisent dans tous les contextes, sans prendre en compte ceux-ci? Pour moi, il s'agit d'une simplification étonnante, voire manipulatrice, du raisonnement. En outre, vos affirmations gratuites sur l'indiscipline de "vos CO" (pure allégation non étayée) ou la "rancœur"(mais laquelle et pourquoi?) et "les sentiments" (je n'en ai pas de particuliers pour quelqu'un que je ne connais pas) que je nourrirais démontrent à l'évidence qu'il ne s'agit pas ici d'une discussion de points de vue mais d'un discours éminemment idéologique que vous diffusez. Dont acte.

Écrit par : Jean-Michel Bugnion | 23/10/2013

Monsieur Bugnion
Vous plaisantez!? Venir me parler de "discréditer la personne" alors qu'il me semble bien que c'est vous qui avez écrit: "En définitive, ce qui me navre le plus, c'est le mépris qui suinte de votre billet envers nos adolescents; pour un ancien enseignant, cela me surprend et me désole".
Avec vous, c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité...
Quant à la remarque pour laquelle vous attendiez une réponse, encore eût-il fallu que vous m'en fassiez part, ce qui n'est pas le cas, relisez donc votre premier commentaire.
Mais bon...
Ai-je bien compris ce que vous voulez dire... soit qu'il ne convient pas de généraliser à tous les CO la situation décrite dans mon billet?
Mais où donc avez-vous lu que tel était le cas?
Une accusation sans fondement donc que vous qualifiez même de "simplification étonnante, voire manipulatrice, du raisonnement"...
Pourtant, je vous ai néanmoins préalablement donné satisfaction, prenez la peine de lire le commentaire que j'ai posté en réponse à celui de Corinne Stohheker... "Peut-être, en effet, que ça dépend des CO alors. Ce qui est réjouissant, c'est qu'à la lecture de ce commentaire, il semble que fixer des règles précises et claires est le bon choix puisque ça marche.
Dès lors, pourquoi ne pas généraliser ces mesures à TOUS les cycles du canton".
Quant à votre rancœur et les sentiments à mon égard, je vous renvoie à une certaine époque où, avec virulence, vous aviez croisé le fer avec l'Arle, vous savez cette association que vous chérissiez et qu'apparemment, vous continuez à apprécier.
Enfin, il est bien évident que notre débat est idéologique! Il s'agit bel et bien de deux conceptions différentes de l'école, la vôtre et la mienne! Et c'est tout le problème!

Écrit par : Duval | 23/10/2013

Cher Jean-Michel,

J’ai des dizaines de témoignages que la discipline est problématique dans vos CO.

Tu le sais, certains profs mettent plusieurs minutes, voire plusieurs dizaines de minutes, pour parvenir à obtenir un climat en classe propice à ce qui reste d’enseignement à Genève. Cela n’est pas souhaitable, et la faute n’est pas aux profs mais à une hiérarchie trop laxiste, qui ne les soutient pas, qui les culpabilise, qui s’est ingéniée en même temps à nier la valeur éducatrice de l’autorité.

Je ne partage pas le moins du monde ta conception de l’école Jean-Michel, pas plus que la surréaliste proposition « verte » de revenir à une 9e hétérogène, alors que les Verts avaient approuvé la structure actuelle du CO. Quant au débat, il est effectivement idéologique dans le sens où Genève a une tout autre « idée » de ce qu’il faut faire pour élever un jeune.

Ce qui se passe hors de l’école, il est vrai que ce n’est pas la responsabilité directe de l’institution. Oui, l’école devrait instruire plus qu’éduquer ! Cependant, la permissivité qui règne trop souvent dans les CO est de nature à compliquer la tâche d’éducation. Je ne nie pas la difficulté de cette tranche d’âge, mais je conteste la direction prise par le DIP.

Écrit par : Jean Romain | 23/10/2013

@Monsieur Duval,
1. Votre description des ados est généralisatrice, en tout cas de ceux qui se rendaient dans ce cycle. L'image qu'en donnent vos propos est tellement négative que j'y ai lu du mépris; je le maintiens.
2. Je prétends que vous ne pouvez pas extrapoler d'une observation faite à l'extérieur le même comportement à l'intérieur, puisque les conditions peuvent alors changer, comme l'indiquent certains dans ce blog au travers des règlements internes des COs.
3.J'ai effectivement une position radicalement différente de celle d'Arles, mais ce n'est pas parce que je suis en désaccord avec des idées que je conçois une rancœur ou des sentiments négatifs pour qui la porte.
4. Entièrement d'accord sur notre différence de conception sur l'école, particulièrement dans sa partie de scolarité obligatoire. Vous êtes partisan d'une école qui sélectionne tôt les élèves, les place dans des sections qui correspondent aux compétences décelées avec des programmes différents et adaptés; de ce fait, elle va pousser certains élèves au maximum et cantonner les autres dans les limites de leurs apprentissages. Pour ma part, je préfère, à l'âge de l'enfance et de l'adolescence, une école qui ne fixe pas trop vite les possibilités d'évolution de chaque élève pendant la scolarité obligatoire, qui vise un tronc commun des apprentissages auquel tous devraient parvenir, ou du moins tendre, et qui fasse de sa priorité l'aide aux élèves en difficultés, de manière à en laisser le moins possible sur le bord du chemin. Votre préoccupation porte d'abord sur les bons élèves (qui, à mes yeux, s'en sortent toujours jusqu'à 15 ans, quelle que soit la méthode ou le prof), la mienne se tourne prioritairement sur ceux qui ont moins de chance(s). En définitive, il s'agit bien là d'un choix de société.

Écrit par : 'Jean-Michel Bugnion | 23/10/2013

Monsieur Bugnion Je ne sais pas ce qui vous permet de me juger de la sorte! Si vous me connaissiez mieux, si vous aviez conscience de ce que fut ma carrière d'enseignant et surtout si vous aviez pris la peine de lire quantité de mes billets (notamment sur l'appui aux élèves en difficulté scolaire), peut-être n'auriez-vous pas eu le culot de me comparer à je ne sais quel "monstre" seul capable de tri, de sélection. Je crois que vous êtes aveuglé par votre idéologie et devenu incapable de faire preuve de discernement. Quand je pense que c'est vous qui m'accusez de discréditer une personne... Dommage, car je suis persuadé que nos vues sur l'école ne sont pas si éloignées l'une de l'autre. Malheureusement, votre aveuglement idéologique ne permet pas, pour le moment, un débat constructif."

Écrit par : Duval | 23/10/2013

Ce lapsus de "Brugnion", ne serait-il pas le fruit de la colère ?

Écrit par : Carol Scheller | 23/10/2013

Oups, non, une petite erreur de frappe. Merci de me la faire remarquer, je corrige.

Écrit par : Duval | 23/10/2013

Retour aux fondamentaux pédagogo ! Merci Jean-Michel !

Nous les gentils nous ne voulons pas pousser les élèves plus vite vers des résultats satisfaisants. Ils ont bien le temps, les pauvres. Il faut donner du temps au temps. Tandis que vous, les méchants, vous voulez une école des forts et vous méprisez les faibles. D’ailleurs je le sens bien, vous avez des comptes à rendre !

Mais on en a déjà bu des hectolitres de ce sirop purgatif ! C’est la première sourate du Coran pédagogo !

Or on connaît les raisons des inégalités scolaires :

Il y a évidemment des éléments de départ, qui ne sont pas dus à l’école. Mais c’est l’école elle-même qui les accentue par :

1. Le puérocentrisme (l’élève au centre) ;
2. Conceptions pédagogiques qui privilégient le rôle des sensations au détriment de l’intellection ;
3. Psychologisme envahissant ;
4. Socio-constructivisme ;
5. Motivation nécessaire de l’élève, qui ouvre la voie à la psychologisation de la difficulté intellectuelle (s’il ne réussit pas c’est qu’il n’a pas envie) ;
6. Utilitarisme de l’apprentissage : on assimile le désir d’apprendre à l’utilité et on introduit ainsi les élèves à un rapport instrumental du savoir.

Bref, l’école nécessite des efforts de la part des élèves ; et toute une série d’études montrent que ce sont les profs les plus exigeants et les moins constamment à l’écoute des jérémiades qui font le plus progresser leurs élèves. (Cf. Jean-Pierre Terrail, « De l’inégalité scolaire », Ed. La Dispute)

Écrit par : Jean Romain | 23/10/2013

M. Bugnion se rend-il compte que c'est SA conception de l'école qui accentue justement les inégalités. Mais de manière cachée et sournoise; repousser sans cesse les difficultés qu'un élève rencontre, lui éviter d'y faire face le plus longtemps possible, pour le mettre soudainement et tardivement face à une situation compromise voilà qui n'est pas lui rendre service. Tout est une question de timing, à quel moment faut-il commencer à penser ORIENTATION? Et non sélection comme le suggère, de manière non anodine et assez douteuse, M. Bugnion.

Écrit par : Duval | 23/10/2013

@Monsieur Duval
Où avez-vous lu que je désire que l'école repousse les difficultés pour les élèves? Je dis seulement que je souhaite qu'elle mette sa priorité pour aider ceux qui en connaissent et que son premier objectif au niveau obligatoire est de tenter amener l'immense majorité à un socle commun d'apprentissages identiques. Cela implique justement que les élèves moins scolaires doivent faire beaucoup d'effort, mais en étant soutenus.
En outre, je vous assure bien me garder de vous juger: le type d'école que je vous attribue est celui que revendique Arle, l'association dont vous faites (faisiez?) partie; vous ne nierez quand même pas que ses fondements consistent à orienter/sélectionner les élèves dès l'entrée au CO dans des sections adaptées à leurs compétences et performances scolaires? C'était en tout cas expressis verbis le texte de l'initiative 134, déposée par Réel, une dissidence d'Arle certes, mais l'initiative était soutenue par celle-ci. Initiative 134 qui fut d'ailleurs balayée par le peuple au profit du contre-projet de M. Beeer.
Comme vous aviez fait référence à Arle, j'en ai déduit, peut-être imprudemment?, que vous continuiez à partager sa vision. Si ce n'est plus le cas, veuillez accepter mes sincères excuses.
Enfin, si vous voulez bien lire que je ne suis pas pour repousser les difficultés mais au contraire pour aider les élèves qui en ont besoin à s'y confronter, vous conviendrez que je ne peux comprendre votre accusation de creuser les inégalités.

Écrit par : 'Jean-Michel Bugnion | 23/10/2013

@ Cher Jean-Romain,
Tu as un indubitable talent de caricaturiste! A moins que tu n'aies fait partie du Big Bazar de Fugain et chanté "Les gentils et les méchants"?
A ma sourate pédago, tu réponds en me citant le verset No 1 de la Bible anti-pédagogiste que tu déclines en 6 points assenés comme 6 condamnations de l'Inquisition. Or, vois-tu, chacun d'eux est matière à un vaste débat dans lequel, ainsi va la réalité, rien n'est tout blanc ou tout noir et tout est question de nuances, comme toujours avec l'humain, ce que le philosophe que tu es sais parfaitement! Peut-être aurons-nous à l'avenir l'occasion de l'entamer sur un point ou un autre, mais cela nécessitera du temps et un échange approfondi, impossible au travers d'un blog.
Par ailleurs, je ne nie pas l'existence de classes difficiles, et même en Valais d'après mes amis enseignants de ce canton premier de classe à Pisa..., devant lesquelles les enseignants consacrent beaucoup de temps à poser les conditions de discipline nécessaires. J'affirme seulement qu'elles sont une minorité, que la grande majorité de nos ados sait se comporter au CO et fait correctement son boulot d'élève, encadrée par des directions et des enseignants qui se réfèrent au règlement de l'établissement, ainsi qu' à celui général du CO et à la Loi sur l'Instruction publique. Il est vrai que l'efficacité du cadre est proportionnelle à la cohérence entre tous les adultes qui y travaillent et que tous, de l'assistant technique au prof, en passant pas les doyens et le directeur, doivent tirer à la même corde. Ici aussi, la généralisation de l'indiscipline est abusive et masque les réalités du terrain; de plus, l'image colportée, le Bronx au CO et les "cyclards", des racailles, sert essentiellement un marketing politique. Nos ados et leurs parents méritent mieux que cela!

Écrit par : 'Jean-Michel Bugnion | 23/10/2013

Encore une fois, M.Bugnion, vous vous trompez. En attribuant de tels buts à l'Arle, vous prenez vos désirs pour des réalités. Votre faites un peu facilement un amalgame entre orientation et sélection. Voilà qui est significatif!. Une tendance d'ailleurs particulièrement douteuse à mon sens...Prenez la peine de surfer sur le site de l'Arle et vous y trouverez de nombreux textes (la plupart de moi-même) qui vont dans le sens que vous suggérez, à savoir l'aide aux élèves en difficulté scolaire. Quand je vous disais que nos vues ne sont peut-être pas si éloignées l'une de l'autre.
Maintenant, en ce qui concerne le CO, n'étiez-vous pas un ardent défendeur de la "fée", du cycle en réforme et de l'hétérogénéité? Alors, oui, moi, je suis plutôt pour donner au cycle la vocation que son nom indique, orienter! Et je ne vois pas où est le mal à ça! Pour cela, il faut évidemment que vous fassiez l'effort de sortir de votre bulle et surtout que vous renonciez à vos préjugés et aux idées toutes faites que vous nourrissez, à tort, à l'égard de l'Arle...
Il faudrait surtout que vous compreniez qu'orienter n'est pas obligatoirement se préoccuper que des "bons" élèves et laisser les autres sur le bord du chemin. Voilà encore une tentative de dénigrement bien douteuse de votre part...
Quant à l'IN 134, je vous rappelle que c'est celle de Réel en effet, que c'est loin d'être le projet que l'Arle aurait présenté si ce réseau ne nous avait pas coupé l'herbe sous les pieds. L'Arle a alors choisi de soutenir cette initiative surtout parce que le contreprojet de Beer nous paraissait pire encore.

Écrit par : Duval | 23/10/2013

Non, non, cher Jean-Michel, je n’ai pas que six points à énumérer, rassure-toi, mais j’en ai plus d’une vingtaine. Cependant, tu as raison sur une chose : chacun de ces points est en fait un titre de chapitre, et on pourrait en discuter longuement, avec nuances. Je te l’accorde.

Mais notre école n’a plus un problème théorique, elle a un problème pratique ! J’ai tout l’appareil conceptuel pour disséquer ces chapitres dans le menu et dans la nuance, et je te dirais que je n’ai plus envie de recommencer tout à zéro devant d’un verre jusque tard dans la nuit.

Le problème est aujourd’hui politique. En politique, contrairement à d’autres domaines, la discussion infinie n’est pas possible. A un moment, il faut trancher, et c’est le vote qui scelle cela. Alors on verra comment le rapport de force va se mettre en place, mais ce qui est certain c’est que notre école doit changer parce que là, elle est au bout de ce qu’elle peut faire dans le médiocre et le laxisme. Il faut de l’action, et les toutes prochaines échéances électorales montreront jusqu'où cette action est envisageable.

Je veux bien t’accorder que certaines classes fonctionnent assez correctement, mais je ne suis pas certain, dans l’immense gardiennage d’adolescents que le DIP organise au CO à grands frais, que l’exception soit là où tu le dis dans ton commentaire.

Écrit par : Jean Romain | 23/10/2013

@J.Romain,

Je pars du principe que votre plume a dépassé votre pensée, lorsque vous avez écrit votre dernier paragraphe.
En tant qu'enseignante au CO, je ne peux pas rester sans réagir, lorsque je lis que mon métier consisterait à faire avant tout du gardiennage.
Ecrire ce genre d'affirmation dénote non seulement une certaine ignorance, mais également un parti pris. Et une attitude condescendante envers un travail qui doit être fait.
Il s'agit de la scolarité obligatoire.
Nous sommes obligés d'accueillir tous les élèves et ne pouvons pas passer par-dessus leurs familles. C'est parfois très frustrant et nous sommes effectivement souvent en échec.
Cela dépasse le simple niveau de l'organisation scolaire. Certes, nous pourrions être mieux organisés, avoir encore d'autres programmes, beaucoup plus de ressources d'encadrement disciplinaire, mais tant que la société civile ne soutient pas davantage les valeurs scolaires et ne reconnaît pas la place spécifique et incontournable de l'école (oui, c'est indispensable de faire une scolarité obligatoire correctement), notre quotidien consiste effectivement à nous battre pour pouvoir transmettre le savoir.
Mais dans la majorité des classes, cela se fait. Il y a des jours plus difficiles que d'autres, des heures plus défavorables que d'autres. Il est clair que l'enseignant doit avoir beaucoup de coffre, des ressources multiples et variés.
D'attendre de nous que nous gérions les adolescents de A à Z est une demande excessive. Considérer un ado d'abord comme le produit du CO est de moins en moins réaliste.
Cela fait 34 ans que je travaille au Cycle et il est clair pour moi que l'influence venue de l'extérieur de l'école a pris de l'ampleur.
P.ex. les problèmes relationnels amenés par facebook compliquent la surveillance des récréations. Il ne suffit pas de s'en offusquer, il faut que tous se sentent concernés.
Les enfants de moins de 16 ans ont besoin d'être encadrés. Oui, il faut aussi du gardiennage. Mais la plus grande partie de mon métier consiste à préparer des cours, à les donner, à faire des travaux notés, à les corriger, à répondre à des questions et aussi à avoir beaucoup d'interactions positives avec des élèves qui sont, dans leur grande majorité, des personnes qui ont compris l'enjeu. Si non, je ne serais plus là.

Écrit par : Calendula | 24/10/2013

@Calendula. - D’ordinaire, je ne réponds pas aux gens dont je ne repère pas l’identité… mais M. Duval vous connaît et cela vaut pour moi. -

Je ne nie absolument pas le travail important des profs du CO, ni leur professionnalisme ni leur formidable volonté, mais j’ai vu pour y avoir enseigné plus de 35 ans les volées de première année au collège de Genève. Je ne parle même pas de ce qu’ils savent ou ignorent parce que c’est assez variable, il est vrai, même si une grande partie n’a jamais lu un livre jusqu’au bout, non je parle de l’attitude : la dégradation s’est faite à vue d’œil.

Ce n’est pas la discipline au sens où il y aurait du bruit en classe qui est problématique, cela ne s’est jamais passé dans mes propres classes et c’est très vite réglé, mais c’est la manière de se comporter face au travail, face à la connaissance, face à l’effort, c’est le refus de responsabilité personnelle, c’est la mécompréhension de la langue dans ce qu’elle a de plus essentiel, c’est le relativisme culturel, etc. qui a fait passer de l’élève à l’apprenant. L’état de l’enseignement du français est plus que préoccupant. Et la langue, ce n’est pas une branche, c’est le tronc.

« Il faut, dit Platon au début du « Protagoras », que tout le monde ait part à la vertu civile, sinon il n’y a pas de cité. » Je peux paraphraser le philosophe et dire : il faut que chaque élève ait part à la vertu scolaire, sinon, il n’y a pas d’école.

Et aujourd’hui il n’y a plus d’école, mais du gardiennage.

Écrit par : Jean Romain | 24/10/2013

@ J. Romain,

Merci d'avoir répondu, malgré le fait que je sois sous pseudo.

Du moment qu'on s'entend sur la définition du mot "gardiennage", on peut s'entendre.
Dois-je donc comprendre que vous avez fait du gardiennage au Collège de Genève, toutes ces années ?

Mes propres enfants viennent de passer leur matu. J'ai suivi leur curriculum pendant les années-Cycle et les années-Collège. Je trouve saumâtre de lire ici que leurs classes auraient sombré dans une sorte de magma de paresse et d'illettrisme.
Elles ont lu de la littérature en trois langues, des livres entiers, qu'elles passaient au peigne fin. Désormais, il faut s'exprimer en allemand et en anglais sur ses lectures, chose peu exigée autrefois. En sciences, les exigences dépassent nettement celles des années 1970, époque de ma matu. A ceux qui disent que le niveau baisse au collège, je répondrais qu'il faut voir le quantité et la qualité du savoir acquis, dans sa totalité.
A vouloir dévaloriser le travail effectué, vous ne gagnez pas en crédibilité. Tout parent qui voit son enfant confronté aux exigences de l'école aura l'impression qu'ils ne vivent pas la même chose que vous.
Il existe certes des élèves paresseux et impressionnistes, des parents de mauvaise foi ou trop protecteurs, mais ils ne doivent pas faire payer leur inadéquation au système tout entier.

Pour en revenir au CO : beaucoup d'élèves issus du Cycle ne sont pas à la hauteur des exigences de la première année du Collège. C'est un fait indéniable. Je le dis avec d'autant plus de calme, que la moitié de mes camarades de première du Collège Calvin ont été éliminés au printemps de l'an de grâce 1971.
Il est plus que souhaitable que le CO produise des élèves performants et adaptables, motivés et travailleurs. Pour que ça marche, il faut que les parents limitent les sorties, l'accès à internet et qu'ils ne soutiennent pas systématiquement leur enfant en cas de problème à l'école.
Je le répète encore : beaucoup d'élèves et de familles font ce qu'il faut, comme il le faut.

Sans tomber dans l'angélisme idiot, j'aimerais évoquer ici quelque chose qui fonctionne un peu, malgré toute la morosité ambiante.
J'enseigne l'allemand, branche qui demande constance et méthode. Les exigences vont en augmentant et je pense que le niveau des meilleurs s'est effectivement améliorée. Le prestige de la filière bilingue du Collège en témoigne, puisque la quantité de candidats pour cette formation augmente, ainsi que le nombre de classes ouvertes.
Il y a 20 ans, personne n'aurait osé imaginer ce progrès du statut de l'allemand dans le système scolaire genevois.
Tout cela n'a pas un effet miraculeux sur le niveau de l'élève lambda, mais au moins y a-t-il de la place pour l'excellence. Toute relative, je vous le concède.
Faisons donc au moins du gardiennage de qualité ... Et laissons travailler les enseignants du CO, sans leur mettre des bâtons supplémentaires dans les roues.
Chaque fois que des élèves réticents entendent ou lisent quelque critique, dont ils ne comprennent pas forcément le sens (parle-t-on du système dans son entier, du chef du DIP, ou du prof qui nous donne trop de devoirs ?), ils se sentent renforcés dans leur idée que l'école ne vaut rien.
C'est justement là que la société dans son ensemble est concernée. Si l'école obligatoire n'arrive pas à remplir correctement tous les objectifs que la population lui assigne, il faudrait pouvoir répertorier ce qui est de l'ordre du faisable et ce qui serait du ressort d'autres instances. Personnellement, je suis surtout motivée par l'enseignement !
Pour en revenir au sujet du présent billet : Si le règlement interne de l'école préconise un certain code vestimentaire, et que ce fait est dénoncé par des manchettes ou des articles de journaux, comme cela a déjà été le cas, il ne faut pas s'étonner que l'on passe pour des rigolos.
Et je ne parle pas des parents qui considèrent qu'il y a abus de pouvoir.

Écrit par : Calendula | 24/10/2013

@Calendula
Je ne voudrais pas répondre à la place de Jean Romain mais je me permets tout de même une remarque à propos de la première partie de votre commentaire parce que je la comprends mal. Les élèves dont parle JR sont ceux frais émoulus du CO, ceux de 1ère année du collège.

Écrit par : Duval | 24/10/2013

Le dernier § de votre commentaire m'interpelle également. Depuis quand l'école devrait-elle s'adapter à ce qu'en penseraient les journalistes? Où va-t-on là?
De même pour les parents! J'ai vraiment de la peine à saisir cette attitude de résignation engendrée par la peur. Si des règles sont fixées, à l'école comme ailleurs,les usagers les suivent, point barre. Il en va ainsi pour toutes celles qui régissent notre société, non?

Écrit par : Duval | 24/10/2013

@ A. Duval,

Il me faut m'exprimer de façon plus claire en ce qui concerne le passage auquel fait allusion votre deuxième remarque. Ce sera un peu long et je m'en excuse d'avance.

Vous me faites un mauvais procès. Si vous avez bien lu ce qui précède, vous ne me chercheriez pas noise.
Il ne s'agit certainement pas de se résigner !

Mon leitmotiv étant : que la société dans son ensemble et les médias en particulier ne remettent pas les exigences de l'école en question.
Nous maintenons notre règlement face aux élèves et aux parents, quoi qu'il arrive, tant pis si cela peut être perçu comme ringard ou excessif. Cela m'est au fond égal de passer pour une rigolote, mais est-ce vraiment indispensable ?
Je me demande simplement quels sont l'objectif et la motivation des journaux qui tournent les exigences vestimentaires en dérision. Cela conforte juste un peu plus les réticents dans leur position et donne peut-être une fausse idée de l'opinion générale. Mais puisque c'est écrit dans un journal, ou encore mieux : sur une manchette ...
Je suis d'accord avec votre idée de "ligne rouge", mais pense que le monde à l'extérieur de cette ligne n'a pas à dénigrer ce qui se passe à l'intérieur. Il me semble que beaucoup de personnes ont des revanches à prendre, des rancunes face à l'institution scolaire et lorsque l'occasion se présente, on décoche une vacherie plus ou moins valable ou pertinente.

Sans vouloir sombrer dans une quelconque paranoïa, je donnerai comme exemple une manchette de la TdG parue il y a quelques années et qui vaut son pesant d'absurde : "Une élève du Cycle va devenir maman".
J'avais lu l'article y relatif avec grande attention, cherchant en quoi la qualité d'élève était importante pour cette grossesse précoce. En fait, il n'y avait aucune raison d'évoquer le CO, il s'agissait juste de mettre en exergue le jeune âge de la personne.

Il ne nous est pas possible de surveiller les élèves en-dehors du périmètre scolaire. Ils restent les enfants de leurs parents, qui ont l'autorité principale. Les conflits école-parents existent et peuvent être très difficiles et longs à résoudre. Heureusement, les menaces d'avocat restent plutôt rares.

Quant aux les règles fixées par la société, je serais moins affirmative que vous quant à leur respect par l'ensemble de la population. Il suffit de se lancer dans la circulation pour s'en convaincre. On contrevient aux règles élémentaires en faisant le pari que ça passe. Si on cause un accident ou qu'on se fait pincer, il est très fréquent d'entendre des personnes parler de leurs amendes comme d'injustices majeures. Difficile d'assumer ses erreurs et j'en conviens : c'est incohérent et pas très courageux.
Le code de la route permet de très bonnes analogies avec le cadre scolaire.

Écrit par : Calendula | 25/10/2013

@Calendula
En définitive, nous sommes sur la même ligne alors. Question de compréhension de nos commentaires.
En ce qui concerne la presse, il est bien évident que ce qui est important pour les journaux, c'est la vente...et tous les moyens sont bons pour attirer le lecteur, raison pour laquelle les titres (ainsi que les manchettes) sont la plupart aguicheuses! Il en va d'ailleurs de même pour les titres des billets de la plupart des blogs de cette plate forme.

Écrit par : Duval | 25/10/2013

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