31/10/2013

Une première mi-temps au score positif

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On se souvient de cette motion 2100 pleine de bon sens, déposée en août 2012.

Elle demandait que les directeurs d’établissement scolaire primaire consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement.


Le verdict de la commission de l'enseignement est tombé hier soir!

Une majorité de députés ont voté pour!

Que voilà une bonne nouvelle.

Reste maintenant la 2ème mi-temps. Terminer le match et mettre fin à ces placards dorés que sont, dans la situation actuelle, ces postes de directeurs.

Mais attention, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, rien n'est définitif encore.

Il ne s'agit là, en effet, que d'une motion. Celle-ci doit encore passer la rampe du Grand Conseil et y trouver une majorité pour être acceptée.

Là encore, elle n'en serait pas forcément contraignante, elle reste du ressort d'un simple règlement.

Mais le futur président du DIP aura néanmoins à disposition un document politique qui lui donne un signal très clair pour aller de l'avant!

A lui de le suivre. Il lui suffira alors de modifier le règlement dans le sens de cette motion.

Dans le cas contraire, il y aurait bien entendu, la possibilité pour les députés de tenir leur rôle et proposer un projet de loi.

Et pourquoi pas, en dernier ressort, le lancement d'une initiative populaire?

En conséquence, on comprend bien toute l'importance du choix du futur conseiller en charge du Département de l'instruction publique...

Peut-être peut-on se rassurer un tant soit peu si l'on se réfère aux propos de Monsieur Maudet qui, hier soir lors du débat organisé par la TdG, a dit haut et fort que "les directeurs du primaire devraient dorénavant aussi enseigner un peu". Des propos qui ont déclenché une salve d'applaudissements nourris.

J'attends donc avec impatience le résultat des toutes proches élections  au Conseil d'Etat et surtout de savoir qui sera le nouveau président du DIP.

Un choix qui déterminera l'avenir de cette motion.

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28/10/2013

Lui Président

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Genève s'apprête à élire ses nouveaux conseillers d'Etat.Et parmi les 11 prétendants au titre...le futur Président du Département de l'Instruction Publique!

Quelle sera sa politique?

Choisira-t-il la solution de facilité? Celle qui consiste à reprendre la ligne suivie par son prédécesseur Charles Beer et poursuivre son œuvre pour mener ainsi l'école publique droit dans le mur.


A lire sur le site


lesobservateurs.ch

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25/10/2013

Voilà que le syndicat des enseignants romands (SER) se réveille!

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Enfin le SER ouvre les yeux et vient corroborer ce que je dis depuis des années!

En effet, dans un communiqué du 21 octobre le SER "tire la sonnette d'alarme face à une inflation de directives, instructions réglementaires et autres injonctions auxquelles doivent faire face les enseignantes et enseignants et qui portent de plus en plus préjudice à leur enseignement.

Le SER enjoint les autorités scolaires et les directions d'établissement

- à accorder aux enseignantes et aux enseignants la confiance et l'autonomie auxquelles ils ont droit;

- à intervenir pour réguler et réglementer uniquement quand cela s'avère nécessaire, et à ne pas arroser l'ensemble des collaborateurs d'injonctions inutiles;

- à tout faire pour que les professionnels puissent se consacrer entièrement à leurs missions éducatives, notamment en diminuant la part administrative".

 

A Genève, il serait donc grand temps que nos autorités le comprennent...

Depuis la mise en place de la nouvelle organisation de l'enseignement primaire voulue par M. Beer, on a vu fleurir quantité de postes de cadres au sein de la Direction. On a nommé plus de 70 directeurs d'établissement primaire notamment.

Et je l'ai dit et redit, ceux-ci sont beaucoup trop nombreux pour la charge de travail existante, ce d'autant plus qu'ils sont secondés par des maîtres adjoints dont le mandat recouvre en grande partie les prétendues charges des directeurs.

Dès lors, ils sont bien obligés de trouver un moyen de justifier leurs postes "dorés". Raison pour laquelle ils multiplient auprès des enseignants les charges administratives souvent complètement inutiles, dispendieuses et chronophages.

Le SER semble enfin s'en rendre compte et l'annonce clairement dans son communiqué. A la veille des prochaines élections, pouvons-nous espérer que le futur nouveau conseiller d'Etat en charge du DIP saura faire preuve de bon sens et redresser la barre pour corriger ce mauvais cap que l'école genevoise a pris ces dernières années?

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18/10/2013

A quand une ligne rouge au cycle d'orientation?

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Je me suis cru en pleine série américaine!

De passage à Versoix, voilà que je me suis retrouvé juste au bon endroit. Là où débarquent à la fois du train régional et du bus, une grande partie des élèves qui fréquentent le Cycle d'orientation des Colombières.

Une nuée de préados ou ados qui envahit la place...


Ma curiosité attisée par le spectacle, je me suis arrêté un instant afin de bien observer.

Et un certain nombre de questions s'en est suivi.

Peut-on continuer à tolérer que tous ces jeunes, abreuvés de mauvaises séries américaines, de jeux informatiques débiles, se comportent tels les héros malsains qu'ils semblent vénérer tant le mimétisme est flagrant?

Postez-vous aux abords d'un cycle, comme je l'ai fait, à l'heure de la rentrée des cours...

Vous y verrez des jeunes garçons (et quelques filles même) imitant les caïds comme on en voit au cinéma. Vous croiserez des mini gangs dont les membres se saluent selon des rites bien précis. A chaque bande son identité. Pour les uns, il s'agit de toute une danse orchestrée, de la main gauche en général, il faut bien se démarquer, qui finit par un face à face du poing fermé. Pour d'autres, on croit assister à une cérémonie initiatique de jeunes coqs qui sautillent. Ils se cognent torse contre torse ou frappent leur épaule l'une contre l'autre.

L'identification à une bande ne s'arrête pas là. La tenue vestimentaire revêt évidemment une importance énorme. Training et baskets de marque définissent l'appartenance à telle ou telle "famille"!

ado_casquette.jpgDe même quant au choix de la casquette, l'inscription qui y figure est de la plus haute importance, surtout ne pas être ringard, du gente "I love Venise"! La manière de la porter n'est pas anodine non plus...la visière rabattue sur le côté droit, ou gauche, en arrière sur la nuque ou au contraire portée la plus haute possible sur le sommet du crâne.

Le langage également n'est pas en reste..."Yo, mon frère" semble remporter la palme.

Pour couronner le spectacle, risquez une remarque "aimable" qui pourrait bien jaillir, faites-vous peur à détailler toutes les demoiselles aux tenues et au look pour le moins discutables qui se dandinent tout autour de ces joyeux loubards.

censuré.pngOn se demande où diable elles peuvent se rendre à cette heure? Au Cycle? Dans une école publique de l'Etat de Genève? Dans des tenues pareilles, ventre à l'air, poitrines arrogantes, jupes plus que mini...non, je n'y crois pas, elles vont ailleurs!

Alors, jusqu'où doit-on accepter ce genre de comportement? Jusqu'où ira-t-on au nom de la tolérance, du droit à je ne sais quoi?

Je les entends déjà les commentateurs qui crieront au scandale et qui me traiteront de tous les noms d'oiseaux...

A l'exemple de ce collège de Sion, n'est-il pas temps d'instaurer une ligne rouge aux limites de nos écoles obligatoires.

La question n'est pas insignifiante.

De plus en plus je me dis qu'il est temps d'instaurer des règles comportementales très strictes au sein des écoles du canton ainsi que le port d'un genre vestimentaire qui respecte des obligations bien définies.

Certes, le rôle premier de l'école est d'instruire, mais est-ce encore possible face à de telles dérives? En l'occurrence, ne faut-il pas faire preuve d'un peu d'autorité pour s'en donner les moyens?

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16/10/2013

Aux futurs élus du Conseil d'Etat

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Dans un peu plus d'un mois, nous connaîtrons la composition du nouveau Conseil d'Etat.


Les citoyens genevois en décideront et j'ai bien l'impression que ce futur gouvernement sera assez "coloré".

Je ne doute guère, en effet, d'y voir figurer l'un ou l'autre des candidats issus de la liste rose/verte.

Se posera alors la question de la répartition des différents départements... à qui confier le DIP ?

Un choix de la plus haute importance...

- Soit vous décidez que le DIP reste en mains socialistes et, à n'en pas douter, on suivra alors la même ligne. En ce qui concerne l'école primaire, on continuera l'œuvre de destruction mise en place par le précédent président.

Vous aurez alors choisi de dérouler le tapis rouge aux écoles privées qui auront encore de beaux jours devant elles. Tout comme ce blog d'ailleurs...

- Soit vous optez pour un radical changement de cap en confiant ce Département à un élu du PLR!

Le futur Président devra alors recentrer l'école primaire sur sa mission première, celle de transmettre les connaissances de base.

Pour ce faire, il sera impératif, notamment, de

- redonner leur vrai rôle aux instituteurs et institutrices, à savoir celui d'enseigner

- introduire du matériel didactique digne de ce nom, notamment en ce qui concerne l'enseignement du français

- afin de réellement harmoniser l'enseignement genevois, instaurer des programmes trimestriels, clairs et précis...identiques donc sur tout le canton!

- redistribuer entièrement les ressources tant financières qu'humaines

- redéfinir entièrement le rôle des direction d'établissement selon trois axes principaux: administration/contrôle/enseignement

- les postes de directeur d'établissement seront obligatoirement à plein temps.

Ces directeurs d'établissement seront chargés de toutes les tâches administratives afin d'en libérer totalement les enseignants. Ils devront contrôler le travail effectué au sein de leur établissement et seront en charge partielle de cours d'appui pour les élèves en difficultés scolaires.

- en finir avec les reliquats de feu la Rénovation en supprimant les projets d'établissement, éléments inutiles, dispendieux et chronophages.

- afin de donner toutes ses chances à l'apprentissage de l'allemand, il faudra engager des maîtres spécialistes de cette discipline, voire, dans une moindre mesure, faire de même en ce qui concerne l'enseignement de l'anglais.

Cette liste est, bien entendu, loin d'être complète. Je reste néanmoins persuadé que si toutes ces mesures étaient prises, l'école primaire genevoise s'en trouverait revigorée et qu'elle aurait tout à y gagner.

Y aura-t-il donc, au sein de notre futur Conseil d'Etat, cette perle rare qui saura faire preuve de courage pour remettre notre école sur la voie du bon sens?

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14/10/2013

Le calcul machiavélique du MCG

nicolas-machiavel.png


Vous y croyez vous?

"Le MCG n'est pas un parti anti-frontaliers" selon Me Poggia...

Des propos aussitôt "modulés" par M. Eric Stauffer...

On ne me fera pas croire que la déclaration de Me Poggia serait une simple maladresse.


C'est tout le contraire.

Ne serait-ce pas plutôt le fruit d'un savant calcul?

Ne nous leurrons pas. Dans un parti politique, en campagne de surcroît, tout est savamment orchestré, rien n'est laissé au hasard. Il n'y pas de place pour l'improvisation d'un de ses leaders.

Par ailleurs, nos deux compères sont loin d'être des imbéciles, je les vois mal se tirer une balle dans le pied sans raison.

Non, cette mise en scène est sciemment mise en place.

C'est probablement volontairement que le MCG s'arrange pour faire croire à une monumentale bourde.

Son but premier était de raffermir encore les forces de sa députation au Grand Conseil, objectif atteint.

Ensuite, il s'agit de continuer sur le même terrain, celui qui est gagnant. Pour ce faire, il faut pouvoir tenir son rôle de dénonciateurs et de troublions.

Rien ne sera plus facile en tant que 2ème force politique du canton... sans conseiller d'Etat.

Dans le rôle du Caliméro de service, c'est la porte ouverte à toutes les interventions sans aucune retenue, point de consensus, point besoin de se conformer aux règles du jeu que nécessite le Conseil d'Etat.

Pourquoi donc faudrait-il changer le terreau dans lequel ma plante pousse si bien?

Le MCG n'a aucun intérêt à ce qu'un de ses membres soit élu au Conseil d'Etat.

Il le sait et fait en sorte que ça n'ait surtout pas lieu. Ce serait la fin de la politique qui fait son succès.

Alors, voilà qu'entre ces deux tours d'élections, ils savent que le risque est grand.

Il a fallu trouver un stratagème pour que cette éventualité soit réduite à néant.

Pas fous nos deux compères...

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12/10/2013

A tous les commentateurs anonymes

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Afin d'éviter d'offrir une plate-forme de défoulement aux lâches, aux couards et aux imbéciles en tous genres, j'ai pris une décision.


Dorénavant, je n'accepterai de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.


Pour ce faire, chacun pourra continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exigerai que l'adresse email utilisée soit correcte donc identifiable.

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je serai seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

Bannis donc les "faux-culs" de service qui peuvent surgir au gré des commentaires postés!

Afin de dépolluer quelque peu cette plate-forme, j'invite d'ailleurs tous les bloggeurs à faire de même.

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09/10/2013

Aligné couvert devant la hiérarchie...

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Suite à la publication de mon billet "Hot la directrice", j'ai reçu quelques commentaires qui méritent qu'on y revienne...

Les pseudos "Fred" et "bibi" tentent des attaques maladroites auxquelles il est facile de répondre...comme je l'ai fait.

Seulement voilà...

Ma curiosité s'en est trouvée attisée.

Qui donc se cache ainsi derrière son loup? Qui donc sont ces couards?

Je me suis donc livré à une petite recherche...rien n'est impossible en informatique!

Zorro démasqué, j'ai découvert que ce "Fred" et ce "bibi" ne faisait probablement qu'une seule et même personne...qui occupe un haut poste rattaché à la Direction de l'Enseignement primaire (DGEP)!

Vous savez, cette DGEP à la tête de laquelle on trouve justement...la directrice incriminée dans mon "scandaleux" billet.

Ainsi, donc, on défend bec et ongle sa cheffe!

A-t-on été mandaté pour ce faire ou est-ce par pure gentillesse envers sa supérieure hiérarchique?

Ne peut-elle le faire elle-même plutôt que d'user de stratagèmes tels la censure ou la délégation à son personnel?

Ce qui est certain en tout cas, c'est que, dans certains services du DIP, on a du temps à prendre sur son travail pour consulter les blogs de la TdG et y poster des commentaires:

mar. 08.10.2013 09:45 (pause café?) (Fred)

mar. 08.10.2013 10:23 (suite de la pause café?)(Fred)

mar. 08.10.2013 10:57 (encore suite de la pause café?)(Fred)

mar. 08.10.2013 13:23 ( suite de la pause de midi?)(Bibi)

mer. 09.10.2013 12:41 (ah, ok, pause sandwich!)(Bibi)

 

A bon entendeur...

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08/10/2013

Faut-il enterrer Freud?

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La psychanalyse a cent ans. Polémique autour d'une expo, batailles rangées entre psys et neurobiologistes...

 


Dans son «Petit tour amusé des grandes questions», mon frère Jean-François Duval met en ligne ses rencontres et grands entretiens.

Cette semaine:

Isabelle Stengers sur Freud

Pour lire, cliquer sur:

Blog Jean-François Duval

 

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07/10/2013

IUFE, plutôt une affaire de potentats

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Retour sur l'IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants). Un candidat enseignant revient sur sa formation au sein de cet institut et me livre son témoignage...


 

"Depuis sa création, l’IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants) a essuyé de nombreuses critiques qui ont contribué à asseoir sa mauvaise réputation. La plupart d’entre elles concernaient directement le fonctionnement de l'institut que certains jugeaient (jugent encore) chaotique : informations qui arrivent tardivement, changements soudains, en cours d'année, de différents points du règlement par exemple. En effet, si ces dysfonctionnements ont bel et bien existé (existent encore), ils dégradent plus le confort des candidats que la qualité de la formation elle-même.

Une formation que certains classent dans une tendance idéologique ou dans une autre...force pourtant est de constater qu’elle est à la pointe des dernières recherches en pédagogie tant en ce qui concerne les domaines des didactiques que les différentes méthodologies comparatives présentées durant le cursus.

Le problème est ailleurs

Par contre, et c'est là que nous touchons au point le plus grave, rien ne peut justifier le comportement de certaines personnes, tels le Directeur-Adjoint (M.Walter Loosli), le Responsable des Stages (M.Simon Toulou), ainsi que plusieurs enseignants formateurs. A mon sens, aucun adjectif n’est assez fort pour qualifier leur attitude...

L'exemple de mon parcours, similaire à de nombreux autres, permet de révéler une situation incompréhensible.

Je me suis inscrit en vue d’obtenir un CCDIDA (Certificat complémentaire de base en didactique de la discipline et en sciences de l’éducation) dans deux branches différentes. Pour la première, tout s'est parfaitement bien déroulé.

Pour la seconde branche, des difficultés sont apparues.

Pour commencer, par groupe de deux, nous avons effectué un travail qui a été crédité d'une évaluation « bien ». Mon coéquipier a alors obtenu les crédits qui en découlent, mais pas moi! Aucune explication n’a été fournie mais les instances dirigeantes m'ont envoyé en stage dans un établissement scolaire. Stage durant lequel les formateurs ne m'ont apporté aucune aide, aucun conseil. Il s’agissait de se débrouiller. Ces gens qui sont censés nous former préfèrent s’achopper sur des détails futiles, telle la couleur employée pour des corrections!

Au bout du compte, les examens ont bien lieu et ce sont ces mêmes personnes qui sanctionnent à leur bon vouloir. Ils sont tout puissants et à eux seuls déterminent votre avenir.

D’ailleurs, aucun étudiant de l’IUFE en stage dans l'établissement scolaire en question n’a obtenu ses crédits, ni la validation du stage. Ce qui a contraint l’un des RF-DIR (Responsable de la formation au sein de la direction d'un établissement) et le directeur de l'établissement à envoyer une lettre à la direction de l’IUFE pour s’étonner de cette situation. Ils n'ont obtenu aucune réponse.

Un comportement inacceptable

Par ailleurs, certains formateurs ont profité de leur visite en classe ou de leur temps d'enseignement pour tenir des propos calomnieux. Tantôt sur le catholicisme, tantôt des propos sexistes, des propos déplacés envers les enseignants en formation.

Tout aussi grave, certains forcent les stagiaires à évoquer des situations familiales, afin de justifier des choix méthodologiques et pédagogiques. Cela est inadmissible.

Pour en finir, j'ai eu droit à deux entretiens avec Messieurs Loosli et Toulou.

Lors du premier en 2012, alors que durant toute l'année en cours je n’avais pas eu d’activité rémunératrice régulière, le Directeur-Adjoint s’est interrogé sur mon emploi du temps (journalier comme de nuit), sur mes moyens de subsistance. Il a mis en doute ma moralité. Les propos étant oraux, il est toutefois difficile de le prouver. Ils sont néanmoins diffamatoires et scandaleux.

A l'issue du premier entretien on me signale déjà que je n’obtiendrai pas de poste.

Lors du second, en 2013, je me retrouve à nouveau face aux deux mêmes personnages responsables. Ils récidivent, se permettent des propos inqualifiables et adoptent des méthodes inadmissibles : insultes quant au dossier de candidature, soupçons quant à mon parcours tant académique que pratique, attitude méprisante et sourires de connivence.

Ces individus sont « nuisibles ». Leur toute puissance est inadmissible. Se rendent-ils compte des dégâts que leur comportement peut susciter? Ils oublient facilement que, souvent, derrière les candidats à l'enseignement, il y a tout un entourage familial. Mesurent-ils la gravité des conséquences que peuvent engendrer leurs décisions pour le moins subjectives"?

 

 

 

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05/10/2013

"Hot" la Directrice!

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illustration censurée pour cause de menace de plainte



On sait à quel point l'organigramme de la direction de l'enseignement primaire ressemble à une usine à gaz.

Mais ça ne suffisait pas, nouvelle direction générale de l'enseignement obligatoire oblige, il a fallu encore tout récemment procéder à de nouvelles nominations!

 

Ainsi, on a créé quantité de nouveaux postes (lien)

 

A ce sujet, j'ai reçu tout récemment une lettre de la part d'un enseignant du primaire, 20 ans de métier. Je ne résiste pas à vous en livrer, en partie, sa teneur, notamment l'anecdote particulièrement cocasse avec laquelle il termine sa missive.


"Alors que nous venons de recevoir les nominations à la direction de l'enseignement, l'organigramme me laisse sans voix et la réorganisation proposée est incompréhensible; Une approche technocratique typique de néo-manager et non de personnes proches du terrain scolaire. Service planification et organisation? Service coordination projets? Que signifient ces nouvelles fonctions? Qui va faire quoi?

Ce qui est clair, c'est qu'il fallait un poste pour chacune et chacun des anciens directeurs, alors on en a inventés.

Il fallait surtout une grande réforme qui permette à M. Beer de laisser sa marque dans l'histoire de l'école. Résultat, une direction générale de l'enseignement obligatoire dont personne n'a besoin.

...

Je souhaite, pour terminer, vous raconter la visite que Mme X (attachée à la direction générale de l'enseignement primaire) et Mme Y (de même) ont effectuée dans mon école.

Il a fallu trouver des volontaires afin que la direction générale puisse passer du temps dans les classes puis mettre sur pied une séance de rencontre avec l'ensemble du corps enseignant de l'école.

Arrivent donc nos "invitées" pour cette partie commune.

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Idem


Surprise! Mme Y semble sortir d'une boîte de nuit. Pantalon de cuir moulant, T.shirt pailleté dont le décolleté descend au-delà du raisonnable, talons aiguilles vertigineux...

Les messieurs gloussent et font des commentaires salaces. Les dames sont consternées. Ce n'est pas vraiment ce que nous attendions de la direction générale.

Les réponses à nos questions sont sans appel. L'espace de discussion est bien restreint et le ton devient sec, si nous relançons.

Que dire du respect qui nous est témoigné? Ces deux dames se conduisent comme des adolescentes, coups d'œil moqueurs entendus après pratiquement chaque question, coups de coude, rires et échanges de SMS! Oui, ces dames se permettent de pianoter sur leur clavier et s'envoient visiblement des messages à notre  sujet.

Nous, les enseignants, nous sentons humiliés, traiter comme des enfants débiles. Pourtant, nous attendions une DG digne et respectable.

Au fil de la séance, nous nous rendons à l'évidence. La réalité d'une conduite de classe échappe totalement à Mme Y. On sent très bien qu'elle n'a aucune idée de ce que cela représente.

Entre deux "ouais", elle s'amuse, se raille des enseignants.

Lorsque nous lui demandons des explications sur le choix de MMF (Mon Manuel de français) plutôt que "L'île aux mots", elle se montre incapable de répondre et botte en touche en "chargeant" son prédécesseur au poste qu'elle occupe.

Sans doute, est-ce, renseignement pris, parce que cette jeune personne n'a jamais enseigné. C'est une pure chercheuse de la FAPSE.

Et c'est pourtant elle qui prescrit nos actes d'enseignement et dorénavant ceux de nos collègues du cycle d'orientation, tout comme elle devient aussi directrice de l'évaluation et de la scolarité.

Cette toute puissance pour une personne qui n'a jamais enseigné et sort de l'université interpelle. On peut légitimement se demander si ce sont ses compétences qui l'ont placée là. Est-il raisonnable de confier un tel poste à une jeune personne inexpérimentée?

Je serai curieux de savoir combien il faudra d'adjoints et d'assistants pour, peut-être, pallier à cette incompétence flagrante"?

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04/10/2013

Ces postes de directeurs sont-ils vraiment utiles?

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Texte paru aujourd'hui dans la rubrique de "L'Invité" de la TdG.


Le DIP n'a de cesse de le répéter. La justification de la mise en place des postes de directeurs d'établissement est basée sur deux arguments qui se veulent primordiaux.


 

1. La prétendue "proximité" immédiate et constante que ces directeurs sont censés apporter aux enseignants, aux parents. Un argument fallacieux qui ne tient pas la route.

- Les directeurs sont en charge de plusieurs écoles ce qui rend le contact direct immédiat impossible à moins de posséder un don de dédoublement.

- Les maîtres adjoints dont ils bénéficient sont, selon leur mandat, les personnes de référence pour les parents ... les substituts du directeur qui perd donc ce statut de contact proche!

- Certains directeurs travaillent à temps partiel d'où une proximité et des contacts limités à ce temps partiel aussi.

On est d'ailleurs en droit de se poser la question... n'y a-t-il pas incompatibilité entre un poste de directeur et un travail à temps partiel...?

 

2. Les projets d'établissement sont censés, dans un contexte de plus grande autonomie des établissements, être un des éléments qui assure la qualité de la mission de l'école et l'équité de traitement des élèves.

A en croire l'association genevoise des cadres de l'enseignement primaire (AGCEP), la mise en place de ces projets seraient l'une des tâches importantes dont les directeurs ont la charge. Elle représenterait une grande partie de leur travail et leur prendrait énormément de temps.

 

Des projets d'établissement qui ne sont pourtant que des alibis justifiant honteusement ces nombreux postes de directeurs.

 A ce sujet, j'ai rencontré tout récemment, à deux jours d'intervalle, deux amis qui sont enseignants dans deux écoles différentes.

 Je leur ai demandé de me dire en quoi consistait leur projet d'établissement.

Leur réaction est significative, éloquente et surtout très inquiétante.

 La première personne, a tout d'abord éclaté de rire.

Puis elle m'a répondu qu'elle n'en savait rien. Sur ce, elle a téléphoné à sa collègue pour se renseigner.

Celle-ci a été très vague et a fini par lui dire qu'elle croyait bien qu'il s'agissait, pour tous les enseignants de l'école, en vue d'améliorer l'apprentissage de la lecture, d'étudier des contes en relation avec la mythologie grecque. Et qu'éventuellement on pouvait aboutir à "monter" un spectacle...

Et que "dans son école, ça cassait les pieds à tout le monde".

 

J'ai posé la même question à la deuxième personne qui m'a répondu qu'elle n'en savait pas grand chose. "Ca nous rase et tout le monde s'en tape mais notre directeur est cool" a-t-elle précisé.

 

Sur ce, par "curiosité", je lui ai demandé ce que faisait au juste ce dernier...

Elle m'a avoué qu'elle ne le savait pas et qu'elle ignorait même s'il avait un cahier des charges.

 

Bref, à part les directeurs eux-mêmes, personne ne sait ce que font ces directeurs, à quoi ils servent réellement.

 

Oui, bien sûr, il y a quelques tâches administratives évidentes qu'ils assument.

Mais pour le reste...la justification de ces postes ne repose que sur du flou, du présupposé, en tout cas sur rien de concret, sur rien de clair.

 

En réalité, ces directeurs bénéficient d'un chèque en blanc sans que personne ne réagisse pour clarifier cette situation scandaleuse et inadmissible, une immense arnaque.

 

Je vous invite, lecteurs, à poser cette question autour de vous. Aux enseignants que vous croisez, aux parents que vous connaissez.

Je mets ma main au feu que vous en resterez estomaqués autant que moi!

 

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