07/11/2013

Beer sur la défensive!

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Amusant les propos de Monsieur Charles Beer dans la TdG du jour...

Les députés de la commission de l'enseignement du GC ont accepté en majorité la motion 2100 qui demande que les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps à l'enseignement.

Dès lors, la question sera traitée en plénière du GC.

Tous ces directeurs sentent bien le danger et craignent de perdre tous les avantages mirobolants que leur procure ce poste complètement surfait.

Et voilà que Charles Beer vole à leur secours. Il est vrai que cette organisation de l'enseignement primaire est un peu son bébé.

Ainsi, il argumente en prétextant que la décision de la commission est un acte de fin de législature et que les députés veulent en découdre!

- On a de la peine à comprendre alors qu'à l'Arle, dès 2008, date de la mise en place de cette organisation, directement imposée puisque ne reposant sur aucune loi, nous avons aussitôt dénoncé cette aberration en le clamant haut et fort.

Selon Charles Beer ce n’est pas au parlement de se saisir de cette problématique.

- Certes, le règlement dépend du département. Mais il oublie un peu facilement qu'il suffira alors aux députés du GC de faire une loi si besoin est.

Puis, le conseiller d'Etat s'en réfère à la SPG (Société pédagogique genevoise) et au Gapp (Groupement associations parents du primaire) qui n'approuveraient pas l'application de cette motion. Comme si c'était à ces deux organes d'en décider!

- Là encore, pour arguer de la sorte, on sent le président acculé dans les cordes. Faut-il lui rappeler que ce sont les élus du peuple qui font la loi et que ce sont eux qui décideront de la suite à donner.

A noter, par ailleurs, que Monsieur Beer passe soigneusement sous silence tout le problème des projets d'école, pilier sur lequel repose ces postes de directeurs et dont je vous ai parlé dans un billet précédent...

Enfin, on ne pourrait pas remettre en cause le contrat de travail des directeurs, cette motion serait donc inapplicable!

Voilà encore de quoi rester estomaqué.

- Lorsque une organisation est boiteuse, on en change. Dès lors, rien n'empêche de réengager des directeurs en fonction d'un contrat entièrement revu et corrigé.

 

Il le sait Charles Beer, il est fort possible que les décisions qu'ils a prises et mises en œuvre durant son mandat soient remises en cause lors de la prochaine législature.

Alors, aujourd'hui, on a plutôt l'impression qu'il tire ses dernières cartouches dans un ultime et désespéré baroud d'honneur.

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Commentaires

C'est intéressant..j'ai l'impression d'entendre votre ami Jean Romain..même discours, même association..
En attendant que cette motion passe, qu'un projet de loi se fasse il y aura un nouveau Conseiller d'Etat en charge du DIP qui réfléchira à la pertinence de cette motion. Remettre les directeurs en questions, les réformes de l'école primaire, oui, pourquoi pas après tout. Mais de cette manière là, avec ce genre de motion? Non. Le GAPP est un des premiers concernés et il ne décidera pas mais il s'exprime..comme l'ARLE. Et j'espère que vous connaissez bien le travail de plusieurs directeurs pour vous exprimer ainsi.

Écrit par : Magali | 07/11/2013

Je ne vois pas ce qui vous étonne en ce qui concerne la première partie de votre commentaire.
Vous avez raison sur l'importance du prochain conseiller d'Etat en charge du DIP. Mais, je vous rappelle que ce sont les députés qui représentent le législatif. Ainsi, si le futur président ne suit pas le signe clair qui lui est donné, il risque fort de se retrouver face à un projet de loi!
Pouvez-vous me dire de quelle façon VOUS remettriez en questions les différentes aberrations du DIP? Je suis curieux de connaître vos suggestions...
Le GAPP s'exprime, c'est son droit...mais de la à ce que ce soit Beer qui s'y réfère, il a de quoi sourire. Surtout quand on sait quelle est la représentation réelle du Gapp.
Enfin, rassurez-vous, je connais parfaitement la situation du primaire et ce qui s'y passe.

Écrit par : Duval | 07/11/2013

Bonsoir Neel,

Conformément à la règle que j'ai fixée dans un précédent billet, pourriez-vous me confirmer votre identité via mon adresse email, entendu que je garantis votre anonymat au besoin.
Je publierai alors très volontiers vos commentaires.
Merci d'avance et meilleures salutations

Écrit par : Duval | 07/11/2013

Je sais que vous connaissez parfaitement le primaire!!!! J'ai dit "pourquoi pas après tout" mais je ne remettrai pas tout en question au DIP, non. J'estime qu'il faut savoir réfléchir et ne pas s'engluer dans des principes, accepter les changements et admettre qu'il y a aussi de mauvaises décisions prises qui doivent être re-réfléchies mais pas forcément remises en question.
Par exemple, il n'y a pas que des mauvaises et mauvais directeurs et directrices qui ne servent à rien, au contraire. Je pense qu'ils ont leur place et qu'il faut réfléchir à cette place mais pas dans le sens d'un retour en arrière. Et cette motion retourne en arrière. Les enseignants enseignent, les directeurs ne sont pas là pour ça.

Écrit par : Magali | 07/11/2013

@Magali
J'ai comme l'impression que vous n'avez pas tout suivi et que donc, vous ne connaissez pas vraiment ma position. Lisez donc mes nombreux billets sur le sujet.
J'ai toujours dit que des directeurs ou des inspecteurs étaient nécessaires au primaire. Mais actuellement, la charge de travail qui existe n'est pas à la hauteur du nombre de directeurs. Ils sont beaucoup trop nombreux par rapport au travail qui doit être fait.
Dès lors, ils bénéficient de placards dorés, ce d'autant plus qu'ils ont des maîtres adjoints pour les seconder. Quantité des tâches pourtant du ressort du cahier des charges des directeurs leur sont déléguées!
A n'en pas douter, dans ces conditions, ces directeurs ont du temps à disposition. Dès lors, puisqu'ils ont une formation d'enseignant, je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas enseigner partiellement, comme ça se fait dans la plupart des cantons.
A noter d'ailleurs que Genève est le seul canton à être dans une telle situation!

Écrit par : Duval | 08/11/2013

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