18/12/2013

Education sexuelle à l'école?

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"Haro sur l'éducation sexuelle à l'école", "Les adeptes de la morale déboussolent", "Enseigner la sexualité dès 4 ans? La fronde s'organise"...tels sont les gros titres de la TdG du jour!


Tout ça pour annoncer que l'initiative fédérale "Protection contre la sexualisation à l'école maternelle et primaire" a abouti, pourvue de 110000 signatures, elle a été déposée hier à Berne

Tout comme l'écrit Monsieur Décaillet dans son récent billet, une initiative avec laquelle je ne suis pas du tout sûr d'être d'accord...mais elle suscite mon interrogation.

Car, en effet, si l'on en croit la TdG, cette initiative serait porteuse de nombreux points nébuleux, soutenue par des moralistes rétrogrades ou d'affreux conservateurs religieux...

Sans entrer dans ce débat, il m'apparaît pourtant que, si l'on s'en tient au contenu strict de l'initiative, je serais assez preneur.

Car,

- rappeler que l'éducation sexuelle des enfants est de nature privée et de la responsabilité première des parents

- fixer à 9 ans l'âge à partir duquel un cours d'éducation sexuelle peut être donné

- clarifier le caractère facultatif de tels cours

ne me paraît pas complètement dépourvu de bon sens...

Je me demande à quel point les plus jeunes enfants se sentent concernés et surtout si les questions qu'ils pourraient se poser nécessitent réellement une telle mise en place dès ...la maternelle.

Je suis également persuadé que cette éducation doit rester en priorité du ressort des parents et que, dès lors, chacun d'eux doit être en droit de refuser que de tels cours soient délivrés à leurs enfants dans le cadre de l'école publique.

Oui, bien sûr, tout le monde n'est pas en position de pouvoir ou même savoir le faire. Alors, pourquoi ne pas laisser cette tâche à l'institution?

Le but est noble. Il s'agit avant tout d'éviter toutes les dérives qui pourraient survenir...

Ces cours d'éducation sexuelle seraient donc une assurance prévoyance.

Ils permettraient aux jeunes d'apprendre et comprendre la sexualité autrement que via internet ou par le biais de camarades malfaisants. Une connaissance de la chose qui permettrait ainsi de juguler les violences sexuelles et les déviances en tous genres...

Et là, j'ai de gros doutes.

Car enfin, ces cours existent à l'école primaire depuis des décennies. A chaque fois que je les ai vécus avec mes classes, je me disais que tout ça était bien beau mais...qu'en restait-il deux ou trois ans plus tard lorsque ces mêmes enfants, soi-disant mis au parfum, devenaient des ados?

Cette éducation, aussi bien présentée soit-elle, a-t-elle empêché ces jeunes gens de se livrer aux pires débordements. A-t-elle empêché les "tournantes", les visionnements ou même les tournages de vidéos pornos?

A-t-elle éradiqué l'homophobie?

J'en doute, tant ces horreurs sont aujourd'hui "à la mode"...pourtant, bien souvent, elles sont l'œuvre de ceux qui ont suivi les cours en question...

Il en va d'ailleurs de même pour les cours préventifs contre la drogue...

Pour rappel,

Mon billet du 19 juin 2011, Zep-Box

 

 

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Commentaires

Rassurons-nous : nos merdias organisent le non-débat en mettant l'accent sur les franges des initiants issus d'une pratique religieuse chrétienne régulière, voire militante. Ou parlent - nos merdias toujours - d'entrée de jeu d'une initiative soutenue par la "droite conservatrice". Traduisez : "nauséabonde", bien entendu! C'est tout à la fois pathétique et insupportable.

Quant aux propositions de l'initiative, elles font juste preuve de bon sens, face à la violence, Oui! "la violence" ! qui risque d'être faite à des gosses de quatre ans, voyant entrer dans leur salle de classe des inconnus qui vont leur parler masturbation (je ne fais que reprendre les recommandations contenues dans le document de l'OMS qui prévaut à l'éducation sexuelle confédérale).
"Ah oui, mais, et les parents déficients, hein?" Mieux vaut des inconnus que des parents déficients en matière d'éducation, non? " vont rétorquer les chantres de la bienpensance.
A ceux-là, qui plaident l'exception pour défendre l'indéfendable, et à tous ceux qui veulent dissoudre le monde dans une idéologie de déconstruction mortifère. répondons : "MERDRE père Ubu !!

Écrit par : MM | 18/12/2013

Je rappelle à tous les commentateurs anonymes que je publierai leur commentaire à condition de connaître leur identité, De mon côté, je m'engage à respecter leur anonymat, conformément à la règle que j'ai fixée dans ce billet:

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2013/10/12/a-tous-les-commentateurs-anonymes-248395.html

Écrit par : Duval | 18/12/2013

L'éducation sexuelle doit impérativement rester d'abord une affaire privée !
L'Etat peut en effet apporter des éléments complémentaires via des cours à partir de 9 ans à l'école, mais instaurer officiellement une éducation sexuelle à l'âge de 4 ans est inadmissible.
Et ce n'est pas parce que l'ETAT va s'occuper de la sexualité de nos enfants en bas âge, que tout ira bien dans notre société ! Méfions-nous de CE GENRE d'ETAT !
Je fais plus confiance à la famille et au bons sens des parents qu'à l'ETAT !

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 19/12/2013

@Monsieur Duval que l'éducation sexuelle soit donnée à partir de 9 ans bien que Internet donne toutes les indications et que nombre d'enfants savent trouver réponse par ce biais ,parait responsable mais ne déresponsabilisons tout de même pas trop les parents
Trop de tout gâte le jeu et le citoyen parent ne doit pas devenir la bête dépendante du système Socialiste
Et n'oublions pas que nombre de pervers sont issus de foyers ultraconservateurs et religieux.Il suffit de voir ce qui se passe au sein de confréries comme les Mormons et Témoins de Jéhova .Les adultes dégoutés de l'emprise et de l'ingérance du groupe sont excommuniés et doivent vivre en retrait des leurs sans compter les ados psychiatrisés qui eux comme d'autres avouent que désormais en dieu plus jamais ils n'y croiront et feront comme beaucoup d'autres avant eux ils deviendront voyants ou astrologues
Parcontre ce qui me fait réagir c'est de lire comme sur la page Les Observateurs que ceux nés avant 89 étaient des *amoraux* car parmi ces gens là beaucoup sont devenus soignants et peuvent être des justiciers implacables aussi bien envers eux que contre ceux qui essayent d'attirer les enfants soit disant pour les éduquer
Joyeux Noel pour Vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 19/12/2013

Je suis entièrement d'accord avec Marion Garcia, l'éducation sexuelle devrait être principalement du ressort des parents. Que des cours existent à partir de 9 ans (même 9 ans, je trouve encore trop jeune..), tels qu'ils l'ont finalement toujours été, est bien. Mais à l'âge de 4 ans, c'est inadmissible. Mon dernier fils qui a juste 4 ans, vis heureux dans son douillet monde d'insouciance, et je ne vois pas pourquoi on irait, en lui parlant de sexualité, le faire se poser des questions et lui embuer la tête avec des choses dont il n'a pas conscience. Il sait ce qui est important et plus particulièrement strictement interdit, dans les rapports aux adultes et aux autres enfants. Le reste est du dialogue en famille pour s'assurer qu'il n'y a pas de souci particulier.

Écrit par : corinne strohheker | 19/12/2013

@Corinne strohheker ce que vous dites est on ne peut plus juste et ravirait un ancien président de commission scolaire/portant votre nom de famille/ qui rirait en se demandant mais quelle mouche les a donc tous piqué pour qu'ils essayent de faire le monde meilleur après avoir détruit tout ce qui avait porté ses fruits dans l'éducation entre parents et enseignants
Mais il est vrai qu'en son temps la phrase magistrale régnait si les parents ne réussissent pas,l'Armée elle y arrivera .Et ce fut le cas pour de nombreux adolescents

Écrit par : lovsmeralda | 19/12/2013

Alors là, Lovsmeralda, vous venez de m'apprendre quelque chose. Un ancien Président de commission scolaire porterait mon nom (de jeune fille) ? Il va falloir que j'enquête car le seul Strohheker connu de moi est mon papa qui n'a jamais été Président de quoi que ce soit. Ceci dit, et c'est doublement étrange, la maman de 3 garçons que je suis, pense également que l'armée permet aux garçons de sortir "réellement" des jupons maternels et du cocon familial, et leur fait le plus grand bien. Mais chaque chose en son temps, la pâte à modeler et l'âne trottro à 4 ans, les cours d'éducation sexuelle à la pré-adolescence et l'armée à 18 ans.

Écrit par : corinne strohheker | 21/12/2013

@Corine Strohhecker .désolée mais votre nom de famille résonne de la même manière et s'écrit à quelques lettre près .Cependant j'étais heureuse en le lisant car cela confirmait mes écrits sur un autre blog mais ceci est une autre histoire
Et ce monsieur Strohhecker auquel je pensais fut président de commune et de la commission scolaire dans les années 50 , dans un autre canton que celui de Genève
toute belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 22/12/2013

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