23/12/2013

Michel Pont et Alain Morisod

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Je ne suis pas vraiment un "fouteux" et la musique d'Alain Morisod n'est pas forcément ma tasse de thé.

Mais je m'étonne tout de même de certaines décisions prises par l'ASF (association suisse de football) ainsi que des propos tenus par certains journalistes à l'égard du groupe Sweet People.

Car enfin, en Suisse, on fait parfois très fort.

Ainsi, alors qu'on a à disposition, en la personne de Michel Pont, quelqu'un bien de chez nous, qui a largement prouvé ses capacités à mener notre équipe nationale de foot, apprécié par tous les joueurs, on lui préfère Vladimir Petkovic un homme qui ne sera pas forcément le bon mais dont les prétentions coûteront probablement bien plus cher...

Allez comprendre!

Du coup, il se barre notre Michel...et il a bien raison au vu du sympathique cadeau de Noël qu'on vient de lui faire! Bonjour la reconnaissance pour les services rendus depuis plus de dix ans...

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Alain Morisod, qui est son ami, lui, vient de terminer une tournée de concerts triomphale. Des salles combles partout, de Genève à Strasbourg.

Mais voilà, le journaliste Fabrice Gottraux visiblement n'aime pas le personnage ni sa musique qu'il apparente à "une dégoulinade de synthétiseurs".

Selon lui, le musicien n'est qu'"un zélé de la nostalgie" qui n'attire que des centenaires ou des retraités aux cheveux blancs et sa performance est sans surprise.

Mais qui est-il ce journaliste de pacotille pour se permettre de juger de la sorte cet artiste? Et pour, au passage, insulter tous ceux qui apprécient ce qu'il fait. Pour certains, ils y trouvent même du réconfort et parfois la force de traverser les épreuves que la vie leur a réservées. Oui, Monsieur Gottraux, avez-vous pris la peine d'observer le "spectacle" qui se déroule autant dans la salle que sur la scène? Avez-vous saisi l'expression des visages de ce couple, main dans la main, ému aux larmes?

Leur tort? Avoir 10 ou 20 ans de plus que Monsieur Gottraux! Et alors?

Qu'on aime ou pas cette musique, le sait-il ce monsieur...

Morisod est l'un des seuls artistes suisses qui remporte un tel succès et qui n'a pas besoin, lui, des subventions qui sont allouées à tant d'autres...

Je lui fais confiance, il en a vu d'autres, il saura faire la part des choses et cerner la "hauteur" du propos de ce journaliste.

 

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21/12/2013

Ces politiciens bornés, aveuglés par une idéologie

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J'ai parfois vraiment de la peine à comprendre les politiciens!

Je viens d'écouter certains d'entre eux lors de leur passage de ce mercredi 18 décembre à Genève à Chaud.

Il était question de cette initiative dont je vous parlais dans mon précédent billet.

Ce qu'elle demande me paraît pourtant assez simple et surtout elle me semble relever du plus élémentaire bon sens. Entendons-nous bien, il ne s'agit pas du tout de supprimer ces cours comme certains semblent vouloir le faire croire. Jugez-en plutôt:

L'initiative pour la "protection contre la sexualisation à l'école maternelle et primaire" veut empêcher toute éducation sexuelle à l'école avant que les enfants aient atteint l'âge de neuf ans. Tout au plus, un cours destiné à la prévention des abus peut être dispensé à partir de l'école maternelle.

N'est-ce pas assez clair?

On se demande en effet en quoi il serait utile de venir parler de sexualité à des petits bouts de choux de 4 ou 5 ans, alors qu'ils sont à des milliers d'années lumière de se poser les questions auxquelles on voudrait répondre de façon si précoce.

Ce d'autant plus que l'initiative, prudemment, prévoit tout de même un cours destiné à la prévention des abus éventuels.

Mais voilà, lors de leur passage chez Pascal Décaillet, Messieurs Roger Deneys et Romain de Sainte Marie ne l'entendent pas de cette oreille.

Non, non, ils y voient là essentiellement l'œuvre épouvantable d'une horrible droite conservatrice...

Et de tout mélanger...

"Le retour à une sorte d'internationale intégriste qui remet en cause un certain nombre de libertés conquises au 20ème siècle, une attaque des libertés des femmes, de la libération sexuelle, des questions d'avortement, du libre choix, de..."

Holà, mais, du calme, il s'agit simplement d'éviter de délivrer ces cours à l'école pour les enfants de...4 à 8 ans! Rien de plus!

Que nenni.

On y voit "le retour à la loi du silence, avec toutes les dérives que ça peut permettre".

Pour Romain de Sainte Marie, la sexualité serait un fait social et l'école a donc un rôle indispensable à jouer puisque la famille ne peut pas le remplir en totalité.

Les parents absents, de nombreux enfants sont seuls à la maison et regardent la télévision. Ils sont alors soumis à toutes sortes d'images de sexualités véhiculées par les publicités, les clips, les films.

A ses yeux, il est alors indispensable que l'école soit là pour casser ce qui est délivré par cette société monstrueuse.

A l'école de remettre de l'ordre...

Et Jean Romain de dénoncer ce discours typiquement socialisant où le rôle de l'école serait de tout corriger.

Reste le meilleur pour la fin, lorsque Romain de Sainte Marie ajoute "qu'on assiste de plus en plus à des faits marquant dans les cycles d'orientation. Notamment des viols collectifs de jeunes ados qui ont vu ce genre de scènes sur internet et qui les reproduisent".

Mais, Monsieur Romain  de Sainte Marie se rend-il compte de l'énormité, de l'incohérence de ses propos? Ne sait-il pas que des cours d'éducation sexuelle sont délivrés à l'école primaire depuis des décennies! Que dès lors, les ados dont ils parlent sont ceux qui les ont suivis...ce qui ne les aurait donc pas empêchés de commettre les atrocités auxquelles il fait référence.

Ce qui laisserait penser que même à neuf ans ou au delà, ces cours n'ont qu'une portée très relative...

Alors, les instaurer aux petiots de 5 ans, hum!

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18/12/2013

Education sexuelle à l'école?

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"Haro sur l'éducation sexuelle à l'école", "Les adeptes de la morale déboussolent", "Enseigner la sexualité dès 4 ans? La fronde s'organise"...tels sont les gros titres de la TdG du jour!


Tout ça pour annoncer que l'initiative fédérale "Protection contre la sexualisation à l'école maternelle et primaire" a abouti, pourvue de 110000 signatures, elle a été déposée hier à Berne

Tout comme l'écrit Monsieur Décaillet dans son récent billet, une initiative avec laquelle je ne suis pas du tout sûr d'être d'accord...mais elle suscite mon interrogation.

Car, en effet, si l'on en croit la TdG, cette initiative serait porteuse de nombreux points nébuleux, soutenue par des moralistes rétrogrades ou d'affreux conservateurs religieux...

Sans entrer dans ce débat, il m'apparaît pourtant que, si l'on s'en tient au contenu strict de l'initiative, je serais assez preneur.

Car,

- rappeler que l'éducation sexuelle des enfants est de nature privée et de la responsabilité première des parents

- fixer à 9 ans l'âge à partir duquel un cours d'éducation sexuelle peut être donné

- clarifier le caractère facultatif de tels cours

ne me paraît pas complètement dépourvu de bon sens...

Je me demande à quel point les plus jeunes enfants se sentent concernés et surtout si les questions qu'ils pourraient se poser nécessitent réellement une telle mise en place dès ...la maternelle.

Je suis également persuadé que cette éducation doit rester en priorité du ressort des parents et que, dès lors, chacun d'eux doit être en droit de refuser que de tels cours soient délivrés à leurs enfants dans le cadre de l'école publique.

Oui, bien sûr, tout le monde n'est pas en position de pouvoir ou même savoir le faire. Alors, pourquoi ne pas laisser cette tâche à l'institution?

Le but est noble. Il s'agit avant tout d'éviter toutes les dérives qui pourraient survenir...

Ces cours d'éducation sexuelle seraient donc une assurance prévoyance.

Ils permettraient aux jeunes d'apprendre et comprendre la sexualité autrement que via internet ou par le biais de camarades malfaisants. Une connaissance de la chose qui permettrait ainsi de juguler les violences sexuelles et les déviances en tous genres...

Et là, j'ai de gros doutes.

Car enfin, ces cours existent à l'école primaire depuis des décennies. A chaque fois que je les ai vécus avec mes classes, je me disais que tout ça était bien beau mais...qu'en restait-il deux ou trois ans plus tard lorsque ces mêmes enfants, soi-disant mis au parfum, devenaient des ados?

Cette éducation, aussi bien présentée soit-elle, a-t-elle empêché ces jeunes gens de se livrer aux pires débordements. A-t-elle empêché les "tournantes", les visionnements ou même les tournages de vidéos pornos?

A-t-elle éradiqué l'homophobie?

J'en doute, tant ces horreurs sont aujourd'hui "à la mode"...pourtant, bien souvent, elles sont l'œuvre de ceux qui ont suivi les cours en question...

Il en va d'ailleurs de même pour les cours préventifs contre la drogue...

Pour rappel,

Mon billet du 19 juin 2011, Zep-Box

 

 

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14/12/2013

Sur nos monts...

 

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Une pensée émue pour tous ceux qui sont en-dessous...

Quand je pense que certains voudraient en changer!

Quand le soleil...

 

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06/12/2013

La femme objet selon Charles Beer

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Je viens de lire Monsieur Beer, son Invité du jour dans la TdG.


Je n'ose y croire. Sans me citer, me ferait-il l'honneur de faire référence à mon blog.


"Récemment, une cadre du Département dont j'assure la responsabilité a été rabaissée à la condition d'objet par un internaute utilisant un témoignage professionnel anonyme".

Je dois assurément me tromper.

Monsieur Beer sait en effet que le billet que j'ai posté le 5 octobre ne relatait que la stricte vérité et que la directrice dont il était question n'était nullement et à aucun moment "rabaissée à la condition d'objet". Le témoignage publié énumérait en tout et pour tout quelques qualités féminines...

Notre président ne peut considérer que relater les atouts dont peut faire preuve une jeune femme fasse d'elle un simple objet.

Voyons, le témoignage anonyme que j'ai publié ne faisait que dénoncer une attitude inattendue de la part d'une directrice.

Je n'ose donc imaginer que c'est à celui-ci que Monsieur Beer fait allusion dans son Invité.

Ou alors, aurais-je touché juste...

Non, je rêve, je n'ai jamais eu besoin, moi, de me cacher derrière un déguisement mais je tiens mes promesses, moi, et respecte donc l'anonymat de mes sources, un procédé accepté dans l'information, Monsieur Beer le sait parfaitement.

Non, décidément, je me fais des idées, rien ne coïncide, c'est un tout autre cas auquel notre Président fait allusion.

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04/12/2013

Hymne à PISA

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- Hé Cyprien, alors, comment?

            - Mais, bôônne! J'ai même envie d'en pousser une petite...



Sur nos monts, quand le soleil

Annonce à Pisa nouveau

de brillants et mérités résultats...


            - Oh, Cyprien, t'as déjà bu l'apéro ou quoi?!

            - Mais, te tieu te tieu, t'as pas vu? Nos éminents pédagogos de la chanson...ils veulent changer les paroles du cantique suisse.

            - Ah bon?

            - Mais ouais, tu vois, c'est ringard et tartignole de parler de beauté de la patrie, d'âme attendrie, de cœur pieux, de nos aïeux, de Dieu. Faut arrêter toutes ces conneries, on est au 21ème siècle, la société a changé tu comprends.

            - Hum, et alors, tu proposes quoi?

            - Même que plus personne ne connaît les paroles, alors faut moderniser. Moi, j'pense qu'y faudrait demander à Patrick Sébastien de nous composer un truc, j'suis sûr qu'on se souviendrait facile du texte.

            - Comment ça plus personne ne connaît les paroles?

            - Ben, à part ceux d'un certain âge, c'est pas tout faux!

            - Oui, je me demande si c'est pas que, eux, ils apprenaient le cantique suisse à l'école? Tu sais, il y avait un temps où certains chants étaient obligatoires à l'école...

            - Sérieux, on faisait ça?! Mais arrête d'être un vieux nostalgique, tiens, y a PISA 2012 qui vient de sortir, faut en profiter, y paraît que nos gosses, c'est les champions du monde en math.

Allons enfant de la patriiiie, le jours de gloire est arrivé...

            - Heu, tout est relatif. Bon, d'accord c'est ce que laissent penser les titres de la presse; mais si tu y regardes mieux...tu constateras que pas du tout.

            - Quoi quoi, tu vas me dire qu'y disent des conneries?

            - Ben, aux tests PISA 2009, la Suisse a obtenu 534 points. En 2012 531 ! Moi, j'appelle pas ça une formidable progression. Franchement, y a pas de quoi crier victoire, c'est plutôt une légère régression.

            - Mais arrête donc! T'es vraiment jamais content toi. La Suisse, elle est quand même classée en 9ème position.

            - Si tu veux, mais c'est pas parce qu'elle a progressé, c'est parce que les autres pays ont régressé encore plus qu'elle.

            - Fais gaffe, tu vas te faire traiter de "neinsager"...!

            - Non, juste réaliste.

            - Ah oui, au fait, à Genèèèève, vous pourriez aussi changer votre Cé qué machin! ça aussi c'est ringard! C'est quoi ce truc déjà? L'hymne du MCG, non?

            - Bon, un peu de sérieux, viens on va le boire cet apéro, et on parlera du concours qu'on doit lancer pour le nouveau drapeau suisse...

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03/12/2013

Beer, une sacrée anguille!

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Il vaut la peine d'écouter les propos de Monsieur Charles Beer invité ce matin sur les ondes de la radio suisse romande (journal de 7 heures la 1ère).


Il y était question des résultats de la Suisse aux tests PISA 2012 (en mathématique) qui, si l'on en croit les rumeurs, seraient excellents en ce qui concerne le pays.

Et le journaliste de poser naturellement la question de savoir à quoi attribuer ces bons résultats?

Cherchant à esquiver la réelle question, Monsieur Beer préfère mentionner qu'il s'agit de rester prudent quant à la compréhension de ces chiffres et que l'on ne connaît pas encore les résultats cantonaux.

Notre journaliste ne l'entend pas de cette oreille, voilà qu'il relance le débat (3 minutes à écouter dès 3'40).

Il rappelle la votation de 2006 sur l'initiative de l'Arle qui réclamait le retour des notes à l'école primaire et demande si les bons résultats de PISA ne seraient pas dus à la large acceptation de cette initiative.

Sujet sensible pour notre ministre...

Comment l'habile politicien va-t-il s'en sortir? Telle une anguille... Il s'agit de minimiser la claque qu'il avait prise à l'époque (76% en faveur de l'initiative de l'Arle) tout en mettant en valeur quelques actions de son mandat.

"Beaucoup d'éléments y contribuent, je suis persuadé que la question des notes en fait partie (sic!!!).

Et d'ajouter "ainsi que les sections au Cycle d'Orientation". Ce qui n'a rien à voir, c'est une énorme contre-vérité puisque les élèves testés pour ce PISA 2012 n'étaient nullement concernés! Cette nouvelle organisation du CO en sections a en effet été mise en place tout récemment, bien après que les élèves aient passé ces tests.

Le journaliste insiste, il recentre le débat sur le combat mené à l'époque par l'Arle et se demande si Monsieur Beer ne devrait pas remercier les "initiants"?

Hum! L'anguille fait preuve à nouveau d'un rare talent...

Charles Beer fait appel au plan historique pour rappeler que cette initiative avait été lancée bien avant son arrivée à la tête du DIP et que dès lors elle ne visait pas sa politique (sic!!!).

Et d'ajouter "A l'époque, on avait supprimé les notes à l'école, tel n'a jamais été mon programme!!!

C'est soigneusement omettre qu'il avait entièrement souscrit aux vues de sa "prédécesseure" et qu'il avait tout fait pour mettre en œuvre cette trop fameuse Rénovation du primaire que MBG avait initiée.

Telle était sa politique et c'est bien SA politique que l'initiative de l'Arle a brisée.

Monsieur Beer ne s'arrête pas là. Il trouve moyen d'ajouter un énorme mensonge. Prétendre que lors de la votation de 2006, il avait présenté un contreprojet qui n'aurait pas été pris en compte par le Parlement et qui n'aurait pas été soumis au peuple (sic!!!).

De qui se moque-t-il? Doit-on lui rappeler les objets 4, 5 et 6 alors soumis en votation (brochure officielle):

Objet 4: Acceptez-vous l'initiative 121«Pour le maintien des notes à l'école primaire»?

Objet 5: Acceptez-vous la loi modifiant la loi sur l'instruction publique (LIP)

(C 1 10 - 9510), du 17 février 2006 (Contreprojet à l'IN 121) ?

Objet 6: Question subsidiaire: Si l'initiative (IN 121) et le contreprojet sont acceptés, lequel des deux a-t-il votre préférence ?

•Initiative 121 ?

Contreprojet

 

Et de conclure par une magnifique pirouette en reconnaissant que les notes contribuent aujourd'hui à la bonne tenue de l'école genevoise ce que le journaliste s'empresse de qualifier de testament politique...

 

Aujourd'hui, alors que de tous côtés, on s'accorde enfin à dire qu'à l'école primaire la sur-hiérarchisation ne remplit pas son rôle tout au contraire, elle y joue un rôle des plus néfaste, je me demande si un jour j'aurai le plaisir d'entendre Monsieur Beer admettre que le nombre des postes de directeurs d'établissement qu'il a mis en place est complètement surfait...

Espérons pour l'instant que Madame Anne Emery Torracinta fera preuve de moins de mauvaise foi que notre Président sortant.

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