02/02/2014

Métastases

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Mais où sont-ils donc tous ces "pédagogistes"? Jean Romain a bien raison de poser la question (Le silence des pédagogistes).

Suite à son article, la moutarde m'est montée au nez et je m'offre l'occasion de revenir sur certains de ces personnages qu'on n'entend plus guère à l'heure du constat.

Martine Brunchwig Graf, alors Présidente du DIP, et sa garde rapprochée. Est-ce par naïveté qu'elle n'a rien vu venir? Elle s'est lamentablement laissée ensorceler par le chant malveillant des sirènes pédagogistes, des gourous, des soi-disant chercheurs et autres conseillers en tout genre.

Où sont-ils donc passés les Maulini et autres universitaires de pacotille? Muets...mais...toujours en activité...

Que sont donc devenues les fidèles disciples du gourou Perrenoud, la Directrice de l'Enseignement primaire de l'époque, Madame Jacqueline Perrin et le professeur Monica Gather Thurler?

Que signifie ce silence honteux d'une MBG désormais bien désintéressée de l'enseignement? Elle qui telle une potiche prête à se briser, a préféré hâtivement fuir le navire? Je l'entends encore nous abreuver de son sempiternel dicton "Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain". Que pense-t-elle aujourd'hui de ce "bébé"?

Dorénavant tranquillement casé, qu'en est-il de Charles Beer qui avait alors tout en main pour bien faire et redresser la barre. Son problème était ailleurs, l'école n'était de loin pas sa priorité. Il était plus soucieux de son image et de sa carrière politique. Il n'a donc rien fait, au contraire il a poursuivi l'œuvre destructrice de MBG. Ne m'a-t-il pas dit un jour "Vous savez, je ne suis pas un pédagogue mais un politicien"!

Et certains osent encore vanter son parcours politique ainsi que son bilan à la tête du DIP, soi-disant unanimement reconnu!

Quel est le discours aujourd'hui de la Société pédagogique (SPG) dont le comité a cautionné, à l'époque, toute cette idéologie malsaine synonyme de mise à mort de notre école genevoise?

Muets tous ces enseignants qui, tels des moutons, ont suivi les préceptes de la secte des pédagogistes! Pas étonnant d'ailleurs de constater qu'aujourd'hui, ils sont nombreux à avoir été nommés directeurs d'établissement...

Que disent-ils tous ces gens qui se sont évertués à injecter leur poison au sein de l'école? Tous ceux qui ont laissé faire?

On ne les entend plus, mais voilà, le poison inoculé, le mal est fait et la gangrène a progressé, les métastases se propagent et se retrouvent partout, à tous les échelons de notre école, des simples programmes aux moyens didactiques jusqu'au cœur du système, la formation des futurs enseignants.

Alors?

Alors, Madame Anne Emery Torracinta saura-t-elle trouver l'antidote ou plutôt, OSERA-T-ELLE l'appliquer?

Aura-t-elle le courage d'opérer ce changement radical et nécessaire dont l'école genevoise a un urgent besoin?

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Commentaires

Madame Anne Emery Torracinta - même avec la meilleure volonté - n'y arrivera pas toute seule ! Il lui faudra des soutiens solides et déterminés. A condition, bien sûr, de vider la baignoire et de se débarrasser du bébé...

Écrit par : Michel Sommer | 02/02/2014

Les soutiens politiques ne manquent pas, elle le sait, il suffit qu'elle se lance, qu'elle passe aux actes, plus besoin de consultations, de tergiversations, de rapports, d'études.

Écrit par : Duval | 02/02/2014

l'hydre pédagogiste a hélas de nombreuses têtes

Écrit par : job | 02/02/2014

"Dorénavant tranquillement casé, qu'en est-il de Charles Beer..."

Pour être casé, il l'est... Remarquez, qu'il s'agît ni plus ni moins d'un retour d'ascenseur :

...Je (Ch Beer) donne mon aval pour que mon amie (M Calmy-Rey) puisse enseigner à l'UNIGE...en retour elle appuiera ma candidature auprès du Conseil Fédéral pour le poste de direction de Pro Helvetia...

Écrit par : Exprof | 03/02/2014

Je souhaite bien du courage à Mme Emery Torracinta pour remettre le DIP sur les rails en supprimant tous les postes et emplois inutiles...

Écrit par : bidouille | 03/02/2014

@Jack Ouille...bien que je doute de son courage.
Je publierai volontiers votre commentaire quand vous m'aurez fait part de votre identité via mon adresse e-mail. De mon côté, je m'engage à ne pas la divulguer et à donc respecter votre désir d'anonymat. Ceci conformément à la règle que j'ai fixée dans un billet précédent (12 octobre 2013):
http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2013/10/12/a-tous-les-commentateurs-anonymes-248395.html

Écrit par : Duval | 03/02/2014

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