26/02/2014

Vous reprendrez bien un peu de ratatouille

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Voilà qu'à la lecture de la TdG du jour, on apprend que tous les experts, penseurs, chercheurs se posent LA question: Est-ce forcément utile de multiplier les heures de cours?


Auraient-ils enfin compris que les résultats scolaires ne sont pas dépendants de la quantité d'heures de cours mais de la qualité de l'enseignement délivré.

Selon nos experts, la question est fort complexe, sujette à quantité de facteurs, de données difficiles à cerner, des conditions socioculturelles...blablabla...!

C'est pourtant assez simple à comprendre. Depuis des décennies on sert à nos élèves une bouillie indigeste, une infâme ratatouille de légumes avariés concoctée par des cuisiniers à la formation douteuse. Les enseignants, malgré toute leur bonne volonté, n'ont pas le choix. L'enseignement idéologique abondement issu du socioconstructivisme a pris la place de l'enseignement structuré de la grammaire française, de la syntaxe, du vocabulaire... enrichir ses connaissances lexicales, voilà un enseignement pratiquement ignoré, abandonné depuis bien longtemps.

Il suffit de consulter les moyens didactiques utilisés dans nos écoles pour prendre conscience de l'ampleur de la catastrophe.

Alors, il serait temps que nos grosses têtes s'en rendent compte. Ce n'est sûrement pas en ajoutant quelques courgettes pourries dans le cassoton qu'on va améliorer les résultats scolaires de nos écoliers. Au contraire, on ne rendra la ratatouille que plus indigeste encore!

Mais voilà, il est tellement plus simple pour nos décideurs de se donner bonne conscience, de laisser penser qu'on a fait ce qu'on devait faire...ajouter quantité d'heures de cours...sans se soucier le moins du monde de leur contenu.

Anne, ma sœur Anne...

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Commentaires

Bah, plus l'enseignement évolue et plus visiblement il involue. C'est en tous cas le constat au vu des résultats :-)

Mais encore une fois, on ne tient pas compte ni de l'absence de temps pour l'enfant de découvrir par lui-même, de s'intéresser, d'expérimenter, ni de ses neurotransmetteurs si intoxiqués par la nourriture et l'environnement qui ne leur permettent plus aucune concentration possible, sans parler de la mémoire défaillante ainsi que du reste de leur santé.

Alors, cher M. Duval, ce n'est pas QUE l'enseignement qui est en cause, mais aussi la faculté à pouvoir le recevoir.

Ceci dit votre photo de ratatouille ressemblerait plutôt à un poulet basquaise :-)))

Écrit par : Jmemêledetout | 26/02/2014

Sur un sujet annexe, je constate que depuis des décennies aussi, nombre d'élèves du Cycle d'Orientation et du Collège se trouvent en situation d'échec pour les math, ayant souvent dû, en outre, se soumettre à une quantité de devoirs supérieurs à la moyenne pour cette discipline.
Etant donné l'importance qu'elle a dans la société moderne, tournée très largement vers les sciences et les technologies, il est étonnant que des moyens n'aient pas été trouvés pour la rendre plus abordable. Le fait qu'il ait "toujours été ainsi" (et de plus dans nombre d'autres pays) ne me semble pas être une raison pour se résigner à cet état de fait.

Écrit par : Mère-Grand | 27/02/2014

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