26/02/2014

Vous reprendrez bien un peu de ratatouille

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Voilà qu'à la lecture de la TdG du jour, on apprend que tous les experts, penseurs, chercheurs se posent LA question: Est-ce forcément utile de multiplier les heures de cours?


Auraient-ils enfin compris que les résultats scolaires ne sont pas dépendants de la quantité d'heures de cours mais de la qualité de l'enseignement délivré.

Selon nos experts, la question est fort complexe, sujette à quantité de facteurs, de données difficiles à cerner, des conditions socioculturelles...blablabla...!

C'est pourtant assez simple à comprendre. Depuis des décennies on sert à nos élèves une bouillie indigeste, une infâme ratatouille de légumes avariés concoctée par des cuisiniers à la formation douteuse. Les enseignants, malgré toute leur bonne volonté, n'ont pas le choix. L'enseignement idéologique abondement issu du socioconstructivisme a pris la place de l'enseignement structuré de la grammaire française, de la syntaxe, du vocabulaire... enrichir ses connaissances lexicales, voilà un enseignement pratiquement ignoré, abandonné depuis bien longtemps.

Il suffit de consulter les moyens didactiques utilisés dans nos écoles pour prendre conscience de l'ampleur de la catastrophe.

Alors, il serait temps que nos grosses têtes s'en rendent compte. Ce n'est sûrement pas en ajoutant quelques courgettes pourries dans le cassoton qu'on va améliorer les résultats scolaires de nos écoliers. Au contraire, on ne rendra la ratatouille que plus indigeste encore!

Mais voilà, il est tellement plus simple pour nos décideurs de se donner bonne conscience, de laisser penser qu'on a fait ce qu'on devait faire...ajouter quantité d'heures de cours...sans se soucier le moins du monde de leur contenu.

Anne, ma sœur Anne...

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24/02/2014

Il est comme ça Cyprien

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- Hé Cyprien, alors comment?

- Ben, tu vois, on va enfin avoir la paix .

- Comment ça?

- Ben, oui, fini ce boucan du diable avec leurs vieux coucous.



- Ah, tu parles de nos avions militaires...et ce Gripen, toi, t'en penses quoi?

- Sont cinglés nos gros bonnets, feraient mieux de se mettre à la page.

- Heu, oui, c'est à dire?

- Ben, c'est pas de nouveaux avions de combat que notre armée a besoin, le Général Guisan il aurait tout de suite dit, lui. Y a assez de FA 18 et des Tigers, tout vieux qu'ils soient. Faudrait plutôt acheter quelques hélicos de combat et des drones pour être efficace. Et revoir tout le sens à donner à notre vieille armée.

- Hum ouais, encore un truc pas clair qu'on va faire voter.

- Et puis, à Genève, vous êtes de sacrés rigolos quand même.

- Quoi encore?

- Non, mais, le droit de vote à 16 ans, ça va pas sous le bonnet!

- C'est pourtant bien de responsabiliser les jeunes.

- C'est ça...et comme par hasard, c'est qui qui lance l'idée? Ne me dis pas que tu ne vois pas l'entourloupette.

- ...Si, je crois...

- Y a aussi votre traversée de la rade.

- Tu commences à m'agacer Cyprien, quoi encore là, tu penses qu'elle n'est pas nécessaire.

- P't'être bien, mais alors, faut faire ça pour de vrai. Pas un p'tit machin au rabais.

- Au rabais, tu rigoles, tu sais le prix que ça coûte?

- A Genève, vous pensez qu'au pognon et l'utilité, vous y pensez un peu ou quoi?

- Alors?

- C'est pas la rade qu'il faut traverser, c'est du bidon, faut faire ça plus grand et penser au petit lac...mais de toute façon, à Genève, vous aimez bien remettre régulièrement ce sujet sur la table. Ca permet de faire plein de débats et surtout plein d'études qui remplissent les poches des uns et des autres.

- Ouais, bon, Cyprien, t'aimes bien taper sur les genevois, mais si on parlait un peu de ces mecs, là, tu sais, celui qu'a des petits problèmes avec son pinard ou bien de votre conseiller d'Etat qui a quelques soucis aussi...comment y s'appellent ces deux déjà?

- Heu....et si on buvait plutôt l'apéro!

 

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11/02/2014

La Matu au rabais?

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Ils sont nombreux ces étudiants qui rêvent de l'obtenir. Mais, au fait, pourquoi donc? A quoi sert-elle cette fameuse "Maturité"? A rien si l'on s'en tient là. Un diplôme totalement inutile si ce n'est qu'il est le sésame plus ou moins indispensable à l'accès à l'université.

Sa matu en poche, enfin, l'étudiant pourra alors décider plus distinctement de son avenir professionnel, des études auxquels il veut se consacrer. Sciences, commerce, lettres, droit, de nombreuses voies s'ouvrent alors à lui.

 

On peut pourtant se poser la question. Est-ce vraiment nécessaire d'atteindre dans tous les domaines le niveau exigé par la Matu? En quoi le programme de math ou en physique est-il utile à celui qui se voue à la faculté de Droit ou celle des Lettres?

La Matu est en fait un diplôme de connaissances générales et toute la question est de savoir à quelle hauteur il faut placer la barre...

 

Chacun prêchera pour sa paroisse et s'appliquera à maintenir sa discipline à un niveau d'excellence. Aujourd'hui, ce sont les profs de math qui montent au créneau.

Ils estiment que le système des options permet trop facilement de compenser une mauvaise note dans les branches essentielles telles les mathématiques. Ils demandent donc à la Commission suisse de maturité de durcir le système qui permet par exemple de compenser une faible note de math pas deux bonnes notes en sport et en musique.

 

A Genève, afin de contourner cette possibilité, souvent utilisée par de nombreux étudiants, on a pris les devants et instauré un système de points à obtenir. Il faut au minimum 16 points pour 4 disciplines, dont obligatoirement le Français et les Maths.

On assiste alors à une petite bataille politique puisque le PLR a proposé dans son programme de législature d’abord, puis dans la Motion PLR sur la Matu que les députés viennent de renvoyer au DIP pour cause de réponse insuffisante, le principe des options-liées.

Ce principe contraignant se heurte à l’opposition des directeurs, et on peut présager que Madame Anne Emery Torracinta va tout faire pour contourner ce principe. Ce qui nous promet de belles empoignades...

 

Le problème soulevé par les profs de maths suisses est réel. Pourtant, ce n’est pas un drame en soi. Il est vrai que la matu ne doit pas être bradée au rabais mais qu'elle doit rester un diplôme de "haut" niveau. Pourtant, en ce qui me concerne, j'aurais tendance à donner raison à Beat Zemp, Président de l'organisation faîtière des enseignants suisses qui estime que ce débat doit avoir lieu mais qui pense que la solution à trouver doit être suffisamment nuancée pour éviter que des élèves doués mais mauvais dans une seule branche se voient fermer les portes de l'université.

 

J'ajouterais que le problème est peut-être ailleurs et d'une autre importance, ceci d'autant plus au lendemain de la votation sur l'immigration massive.

Il est en effet urgent d'en finir avec ces préjugés imbéciles qui font croire que pour réussir dans la vie, il faut à tout prix faire des études. Il est grand temps de se pencher sérieusement sur la formation des jeunes suisses et de revaloriser les filières d'apprentissages que certains se sont évertués à dénigrer depuis des décennies.

 

 

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10/02/2014

Les cagoulés de la blogosphère

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On trouve de tout sur la blogosphère! Nombreux billets fort intéressants, sujets multiples et variés. C'est à visage découvert que tout un chacun y trouve le moyen de s'exprimer. Souvent, grâce aux commentaires, le débat d'opinions est alors lancé et c'est fort bien.

Mais il y a un revers à la médaille...les commentateurs masqués.

Ceux qui se cachent derrière un pseudo et qui, dès lors, à l'abri derrière leur lâcheté, se répandent en injures, calomnies, procès d'intention, allusions nauséabondes. Toutes les dérives sont alors permises. Comble de la cocasserie, ce sont souvent les mêmes qui, donneurs de leçons, se targuant de soi-disant compétences juridiques, voudraient intimider leurs détracteurs en les menaçant de plainte pénale, de tribunal.

Point besoin de les citer ici, ils se reconnaîtront sans peine...

Voilà qui me permet de revenir sur ce que certains ont appelé "la méthode Duval" que j'ai décrite dans un précédent billet: "A tous les commentateurs anonymes".

Bien que jugée à tort inutile par quelque uns, je maintiens que depuis que j'ai fixé cette règle, mon blog a été très nettement nettoyé des commentaires inopportuns. Contrairement à ce qu'ils en pensent, il est tout à fait possible de vérifier l'identité des pseudos qui doivent me faire part de leur nom, au besoin, de leur adresse, de leur numéro de téléphone. Tout système n'est bien sûr pas infaillible, mais, à moins d'avoir affaire à un personnage très très malhonnête, je peux facilement contrôler la justesse des coordonnées annoncées.

En cas de doute, c'est au commentateur de le dissiper faute de quoi, tant pis pour lui, son commentaire sera censuré.

Je profite d'ailleurs de cette occasion pour remercier de leur confiance tous ceux qui ont "joué le jeu" et accepté la règle que j'ai fixée.

Enfin, je me permets une remarque à l'attention des "bloggeurs" qui préfèrent ne rien imposer et qui hébergent donc quantité de ces pseudos masqués. C'est leur droit, mais je leur suggère que, par honnêteté et dans la mesure du possible, ils signalent aux personnes attaquées nominativement les commentaires qui les mettent en cause sur leur blog. C'était récemment mon cas. Tous les blogs ne sont pas forcément consultés et trop souvent on passe à côté de tel ou tel commentaire dont on fait l'objet... Il me semble donc normal d'en être averti, de pouvoir prendre connaissance du commentaire et réagir au besoin.

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07/02/2014

Un tout grand bravo

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J'apprends qu'une pétition qui "demande que l'histoire suisse soit mieux enseignée à l'école" est en cours de récolte de signatures.

Bravo à ce jeune étudiant  Stefan Gisselbaek qui en est l'instigateur. Dieu sait à quel point il a raison tant l'enseignement de l'histoire suisse (tout comme celui de la géographie du pays) est réduite aujourd'hui à NEANT.

Enfin, enfin, certains ouvrent les yeux sur ce que je dénonce depuis longtemps.

A ce propos, j'avais publié en mars 2013 trois billets que je me permets donc de rappeler ici et que je vous encourage à lire ou à relire.

Où sont donc passés les Waldstätten?

Où sont passées les Alpes?

Tu sens bon la terre, ma terre (Jean Romain)

 

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04/02/2014

L'héritage de Beer, un cadeau empoisonné

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Ca s'est passé en catimini, sans tambour ni trompette. Pas un mot dans la presse, si ce n'est un petit article dans "Le Courrier" dans lequel la députée Salina Moyard tente, tant bien que mal, de minimiser l'affaire. On peut le comprendre tant il est vrai qu'au sein d'une même famille politique, il est difficile de discréditer Le Père.

Car, en effet, l'acte n'est de loin pas anodin. Le Conseil d'Etat a, tout récemment, tout bonnement, retiré le projet de loi proposé à la hâte par l'ex président du DIP Charles Beer (PL 11314, ici pour ceux qui ont le courage de décortiquer ce pavé).

Sa dernière cartouche afin d'imposer ses ultimes marottes qu'il aimerait voir gravées dans le marbre, dans la loi.

Mais voilà, comme pour n'importe quel héritage, on est en droit de le refuser, ce qu'a fait fort heureusement, le nouveau Conseil d'Etat!

Qu'en est-il? Quelques exemples, parmi tant d'autres, qui ont probablement incité le CE à prendre cette décision.

En ce qui concerne le Primaire, inscription dans la loi alors que les sujets sont encore en "traitance"

- Des conseils d'établissement et de toute l'organisation aberrante qui s'ensuit, notamment la mise en place de quantité de directeurs d'établissement...

- De l'instauration d'une commission consultative pour les élèves en difficulté et de vagues "mesures d'accompagnement" sans spécifier de quoi elles retournent, de cours d'appui par exemple. Au contraire, on se contente d'habilement mêler "études surveillées" et "mesures d'accompagnement" alors que ce sont deux entités totalement différentes et indépendantes l'une de l'autre (sujet que j'ai largement développé sur ce blog).

- D'une formation des futurs enseignants genevois discriminatoire par rapport à la formation délivrée dans les autres cantons. Une formation universitaire (IUFE) plus longue qui impose un certificat complémentaire auquel ne sont pas astreints les candidats d'autres cantons (HEP).

Au secondaire, inscription dans la loi

- De l'étude des "Grands textes religieux"...

- Instauration du latin pour tous...

 

Et sur un plan plus général, inscription dans la loi

-De l'existence du SRED (Service en recherche de l'éducation), un organisme pourtant largement contesté.

- De favoriser "les innovations pédagogiques visant à améliorer et à développer la qualité de l'enseignement"; une bonne chose en soi, mais en occultant purement et tout simplement son appartenance totale à la FAPSE (Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education), entre les mains de personnages eux aussi tellement controversés.

 

Autant de sujets que j'ai souvent développés ici qui ne sont de loin pas résolus mais que Charles Beer, à la hâte, juste avant son départ, a tenté de faire passer l'air de rien. Fort heureusement, il semble que le nouveau Conseil d'Etat ne s'est pas laissé abuser et que ce dernier sursaut de Beer ne sera qu'un coup d'épée dans l'eau.

Est-ce de bon augure? Peut-on y voir là un acte fort qui démontre que Madame Anne Emmery Torracinta veut reprendre la barre en main pour enfin conduire le paquebot à bon port? L'avenir proche nous le dira...Affaire à suivre...

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02/02/2014

Métastases

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Mais où sont-ils donc tous ces "pédagogistes"? Jean Romain a bien raison de poser la question (Le silence des pédagogistes).

Suite à son article, la moutarde m'est montée au nez et je m'offre l'occasion de revenir sur certains de ces personnages qu'on n'entend plus guère à l'heure du constat.

Martine Brunchwig Graf, alors Présidente du DIP, et sa garde rapprochée. Est-ce par naïveté qu'elle n'a rien vu venir? Elle s'est lamentablement laissée ensorceler par le chant malveillant des sirènes pédagogistes, des gourous, des soi-disant chercheurs et autres conseillers en tout genre.

Où sont-ils donc passés les Maulini et autres universitaires de pacotille? Muets...mais...toujours en activité...

Que sont donc devenues les fidèles disciples du gourou Perrenoud, la Directrice de l'Enseignement primaire de l'époque, Madame Jacqueline Perrin et le professeur Monica Gather Thurler?

Que signifie ce silence honteux d'une MBG désormais bien désintéressée de l'enseignement? Elle qui telle une potiche prête à se briser, a préféré hâtivement fuir le navire? Je l'entends encore nous abreuver de son sempiternel dicton "Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain". Que pense-t-elle aujourd'hui de ce "bébé"?

Dorénavant tranquillement casé, qu'en est-il de Charles Beer qui avait alors tout en main pour bien faire et redresser la barre. Son problème était ailleurs, l'école n'était de loin pas sa priorité. Il était plus soucieux de son image et de sa carrière politique. Il n'a donc rien fait, au contraire il a poursuivi l'œuvre destructrice de MBG. Ne m'a-t-il pas dit un jour "Vous savez, je ne suis pas un pédagogue mais un politicien"!

Et certains osent encore vanter son parcours politique ainsi que son bilan à la tête du DIP, soi-disant unanimement reconnu!

Quel est le discours aujourd'hui de la Société pédagogique (SPG) dont le comité a cautionné, à l'époque, toute cette idéologie malsaine synonyme de mise à mort de notre école genevoise?

Muets tous ces enseignants qui, tels des moutons, ont suivi les préceptes de la secte des pédagogistes! Pas étonnant d'ailleurs de constater qu'aujourd'hui, ils sont nombreux à avoir été nommés directeurs d'établissement...

Que disent-ils tous ces gens qui se sont évertués à injecter leur poison au sein de l'école? Tous ceux qui ont laissé faire?

On ne les entend plus, mais voilà, le poison inoculé, le mal est fait et la gangrène a progressé, les métastases se propagent et se retrouvent partout, à tous les échelons de notre école, des simples programmes aux moyens didactiques jusqu'au cœur du système, la formation des futurs enseignants.

Alors?

Alors, Madame Anne Emery Torracinta saura-t-elle trouver l'antidote ou plutôt, OSERA-T-ELLE l'appliquer?

Aura-t-elle le courage d'opérer ce changement radical et nécessaire dont l'école genevoise a un urgent besoin?

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