31/03/2014

Post tenebras lux ???

Anne-2ème-tour-cadrée.jpg

140 jours! 140 jours qu'elle est en charge du Département de l'Instruction Publique.

C'est un peu tardivement que j'ai pris connaissance de l'article de la TdG, paru le 20 mars, consacré à Madame Anne Emery Torracinta.

Enfin, j'allais être fixé, enfin j'allais savoir ce que la nouvelle Présidente du DIP prévoyait de faire de sérieux au sein de son Département à part laisser organiser, pour des élèves de 11/12 ans des concerts de Black M et son groupe Sexion d'assaut...

Que nenni, qu'apprend-t-on? En fait, pas grand chose pour ne pas dire rien. Beaucoup de vague "blabla", des portes ouvertes, mais bien peu en ce qui concerne des actes concrets.

Alors, oui, on comprend qu'il y a beaucoup à faire, beaucoup de dossiers en cours, que le défi est de trouver du temps pour y réfléchir, trouver des consensus, évaluer ce qui a été fait!

On veut bien être patient et admettre qu'il faut laisser un peu de temps à la Présidente pour prendre enfin des décisions et passer à l'action, mais là, 140 jours, ça commence à faire un peu long tout de même.

Alors, on se raccroche, on espère et on veut bien lui laisser encore sa chance puisque, à en croire le député Jean Romain, Madame Emery Torracinta "serait désireuse de rompre avec la politique de son prédécesseur, de remettre en question l'héritage de Charles Beer". Elle n'userait pas de la langue de bois, elle dirait les choses clairement.

Soit! Mais "dire" est une chose qui ne suffit plus, il s'agit maintenant d'agir...

Peut-on, par exemple, croire aux propos que, selon le député Jean-Michel Bugnion, elle aurait tenus face aux directeurs d'établissement du primaire, à savoir "qu'ils devraient s'habituer à l'idée de devoir faire du temps d'enseignement comme le veut la motion 2100 que doit encore traiter le Parlement".

Bon, là aussi, il s'agit de s'armer de patience. Parce qu'on ne sait pas trop quand elle sera à l'ordre du jour du Grand Conseil. A la Saint Glinglin ou à la Trinité? Il est vrai qu'il y a des sujets bien plus importants et donc plus urgents à traiter, comme le port de la barbe ou de la moustache pour nos gendarmes...


 

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26/03/2014

Formation des enseignants genevois, une injustice en voie d'être rectifiée!

injuste.jpg

En octobre 2009 une bonne partie des députés du Grand Conseil se sont laissés berner par Charles Beer. A l'époque, en charge du DIP, il avait proposé un projet de loi qui imposait aux étudiants futurs instituteurs une formation d'une durée de 4 ans d'études (Charles Beer réussit son coup). Une absurdité que Charles Beer avait même réussi ensuite à faire voter à une majorité des députés du Grand Conseil.

Il est vrai qu'il avait alors été abondamment aidé par le député Pierre Weiss complètement obnubilé par le seul aspect financier de la question! Celui-ci avait soutenu aveuglément le projet de Charles Beer. Est-il aujourd'hui plus raisonnable et soucieux de la qualité de la formation des enseignants ou en est-il resté à une sordide affaire de gros sous?

 

Toujours est-il qu'aujourd'hui, quelques députés ont décidé de corriger le tir. Ils viennent de déposer une motion qui demande que l'IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants) réduise d'une année son cursus en vue du titre d'enseignant primaire pour les étudiants formés à l'Université de Genève (formation des instituteurs en 3 ans).

L'ensemble des partis PDC, PLR, UDC et MCG ont immédiatement signé unanimement cette heureuse initiative ce qui, bien évidemment, n'est pas le cas des partis de gauche.

Je les entends déjà, les disciples des gourous pédagogos. La rengaine habituelle. Pour eux, l'enseignement s'est complexifié et il faut alors une formation plus vaste, plus longue. Comme si, du haut de leur arrogante vanité, c'était la longueur des études qui en faisait la qualité!

Si l'école s'est complexifiée, c'est sous la pression de pédagogos qui se sont évertués à y introduire quantité d'aberrations plus stupides les unes que les autres, à l'instar de cette sordide Rénovation dans les années 90. Comme si cette complication de l'école était l'apanage de Genève et s'arrêtait aux frontières du canton sans pour autant toucher les autres cantons romands qui, eux, de manière fort raisonnable, ont opté pour une formation des enseignants en trois ans, soit une année de moins qu'à Genève.

Cinq ans après s'être fait avoir, ils sont donc bien inspirés ces députés qui ont décidé de redresser la barre via cette motion dont je vous livre la teneur ci-dessous.

Secrétariat du Grand Conseil

Proposition présentée par les députés :
Mmes et MM. Jean Romain, Philippe Morel, Stéphane Florey, Bertrand Buchs, Jean-François Girardet, Danièle Magnin, Ronald Zacharias, Pascal Spuhler, Pierre Conne, Antoine Barde, André Python, Jean-Marc Guinchard, Murat Julian Alder, Cyril Aellen, Henry Rappaz, Lionel Halpérin, Serge Hiltpold, Christo Ivanov, Raymond Wicky, Sandra Golay, Thierry Cerutti, Renaud Gautier, Francisco Valentin, Jean Sanchez, Christian Flury, Daniel Sormanni, Gabriel Barrillier, Patrick Lussi, Bénédicte Montant, Christina Meissner, François Baertschi, Bernhard Riedweg, Daniel Zaugg

Date de dépôt : 25 mars 2014

M

Proposition de motion

demandant que l’IUFE réduise d’une année son cursus en vue
du titre d’enseignant primaire pour les étudiants formés à l’Université de Genève (formation des instituteurs en 3 ans)

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève considérant :

que l’IUFE de Genève délivre un certificat d’enseignement primaire en 4 ans alors que les autres HEP de Suisse le font généralement en 3 ans ;

que cet IUFE est en fait une HEP au sein de l’Université ;

que la durée du cursus n’est pas satisfaisante pour la majorité des étudiants ;

que le PDC a proposé dans son programme d’élections 2013 de normaliser cette IUFE en la transformant en une HEP (http://pdc-ge.ch/programme/formation/creer-une-haute-ecol...) ;

que la première année en tronc commun n’offre qu’un lien éloigné avec le métier, invite le Conseil d’Etat à mettre en œuvre un cursus de 3 ans donnant accès à l’obtention d’un titre permettant, à Genève et en Suisse, d’enseigner dans les degrés 1 à 8 HarmoS.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames et Messieurs les députés,

Le cursus de formation en enseignement primaire conditionne l’obtention du titre d’enseignant primaire pour les étudiants formés à l’Université de Genève, désireux de postuler un emploi dans les écoles publiques du canton. Ce titre implique l’obtention d’un diplôme de baccalauréat universitaire en sciences de l’éducation, orientation enseignement primaire (BSEP, 180 crédits) d’une durée de trois ans, suivi d’un diplôme de certificat complémentaire en enseignement primaire (CCEP, 60 crédits) d’une durée d’une année. Il est encore possible, par la suite et une fois ce CCEP obtenu, de s’inscrire à la maîtrise universitaire en enseignement primaire (MAEP).

Or, dans les autres cantons, qui connaissent le régime des HEP, il est possible généralement pour les étudiants se destinant à enseigner au niveau primaire de suivre un cursus de 6 semestres. Au terme de ces trois années, ils obtiennent une formation de généraliste à part entière, reconnue par la CDIP, et ils peuvent prétendre à une place d’instituteur pour élèves de 4 à 12 ans, car ce diplôme d’enseignement – comportant 180 crédits ECTS (European Credit Transfer and Accumulation System) – est un titre professionnel protégé qui leur confère le droit d’enseigner partout en Suisse.

Il n’existe pas de raisons objectives et crédibles qui feraient que les étudiants genevois soient obligés d’obtenir 240 crédits alors qu’il est demandé aux autres étudiants suisses 180 crédits pour obtenir la même formation à l’enseignement. Allonger ainsi de deux semestres la durée des études après l’obtention d’un certificat de maturité obtenu à 19 ans à Genève et à 18 ans dans la plupart des autres cantons romands, équivaut à différer de deux années entières l’entrée dans le monde du travail, si tout se passe bien. Non seulement cela coûte cher à la collectivité, mais cela prétérite les étudiants genevois qui, au final, ne sont pas mieux formés que les autres étudiants suisses. Certains vont même dans d’autres cantons pour suivre leurs études.

Le volet pratique de cette formation (tenue de classe, didactique, etc.), volet au début très largement sous-estimé par l’Université et la FAPSE, et ayant fait l’objet de nombreuses critiques, de pétitions, de plaintes diverses, s’est heureusement renforcé à Genève, mais un tiers seulement du cursus
consacré à la pratique, ce n’est pas encore suffisant. Remettre au centre de cette formation l’expérience pratique en diminuant en proportion les cours théoriques pourrait être une piste pour passer de 8 à 6 semestres.

De plus, aux dires mêmes de ceux qui ont suivi le cursus genevois, c’est fondamentalement la dernière année, en raison des stages en responsabilité, des discussions avec le maître titulaire de la classe où le stage est mené, des contacts avec les parents, que le métier concret s’apprend sur le terrain. D’évidence, c’est l’année la plus formatrice ; la plus riche aussi et la plus gratifiante. En revanche, la première année ressemble plus à une gare de triage où une grande partie des cours s’avèrent inutiles.

En effet, durant la première année IUFE, les cours universitaires donnés de manière ex cathedra devant des auditoires passifs de 200 étudiants sont passablement démotivants. Il s’agit d’un enseignement théorique dont la clarté échappe souvent à l’auditoire qui, lui-même, n’aura jamais à dispenser une pareille théorie, ni même à s’inspirer d’une telle méthode d’enseignement frontal. A contrario, dans une HEP comme la HPE-BEJUNE, les cours interactifs, vivants, toujours axés sur le PER (plan d’étude romand) et en étroit rapport avec lui, sont dispensés dès le premier semestre à une soixantaine d’étudiants répartis en 3 classes de 20. Puis, dès le deuxième semestre, les stages permettent bien sûr au futur instituteur d’observer une classe au travail, mais surtout de tenir la classe 45 minutes par semaine sous l’œil du titulaire. Etape par étape, pas à pas, grâce à la discussion critique qui en résulte, le versant concret – le plus important – du métier se met en place.

La présente proposition de motion demande de resserrer d’un quart le cursus d’une école genevoise trop longue, qui ne prive pas les futurs instituteurs de temps conséquents durant lesquels ils ont la charge complète d’une classe et ne se contente pas de leur laisser dispenser quelques leçons seulement. Il convient également qu’ils soient au bénéfice de cours de didactique qui leur apprennent à organiser et à donner ces leçons, la mise en pratique se faisant lors des stages dans une classe.

Ce qui motive les étudiants c’est l’aspect pratique et concret d’un cursus en trois années, alors qu’une année supplémentaire inutile favorise le sentiment de temps perdu. Le canton du Valais, par le biais d’une motion au Grand Conseil, demande même que le cursus de sa HEP puisse faire l’objet d’une étude afin de diminuer d’un an le cursus ordinaire, pour certains cas particuliers.

Mmes et MM. les députés pourront compléter leur information par la lecture de l’excellent rapport de Mme Aurélie Gavillet (ancienne députée à la Commission de l’enseignement supérieur), qui porte le numéro P 1807-A.

Au vu de ces explications, nous vous prions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bon accueil à cette proposition de motion.

 

Pour mémoire:

Instituteur: une profession en voie de disparition

Les enseignants genevois sont discriminés

 

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19/03/2014

Buvons un verre

Cyprien est allé skier. Au bas de la piste de l'Ours, à Veysonnaz, il a pris une photo qu'il m'a transmise...

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17/03/2014

De l'hospitalité du bloggeur

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J'ai ouvert une maison d'hôte!

On est venu sonner à ma porte. J'ai regardé à travers l'œilleton de la porte et aperçu un personnage au visage cagoulé. Il portait un long manteau qui semblait dissimuler quelque chose. Une kalachnikov? Est-elle chargée? Je n'en sais rien.

En même temps, je l'entends au travers de l'interphone:

- Je suis de la SA Johann Corto et Cie, ouvrez cette porte que je puisse venir squatter votre logis!

Qu'auriez-vous fait? Auriez-vous accueilli ce personnage douteux? Lui auriez-vous accordé votre hospitalité, votre confiance? Moi pas! Qu'il aille donc sonner chez le voisin qui se soucie davantage de la rentabilité de son logement plutôt que de sa bonne fréquentation.

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14/03/2014

Les pratiques scandaleuses du GAPP (groupement genevois associations parents élèves)

Scandaleux-.png

Chercherait-on à influencer nos députés du Grand Conseil?

En date du 10 mars, il ont tous reçu deux documents (2ème) qui sont tout simplement hallucinants!

Il s'agit là, ni plus ni moins, d'une intolérable tentative de manipulation.

Avec cette Motion 2100 qui demande que les directeurs d'établissement primaire consacrent une partie de leur temps à l'enseignement, nous sommes en présence d'un objet parlementaire.

- Il a suivi normalement la procédure voulue par notre démocratie.

- La commission de l'enseignement a longuement travaillé sur la question.

- Le Gapp a été entendu lors de l'étude de la motion en commission. Il a alors pu pleinement exposer son point de vue.

 

Ce papier est une lamentable manipulation qui vise à ne pas laisser le processus démocratique aller à terme, c'est-à-dire l'empêcher d'être présenté en plénière et voté.

 

Mais, qui donc se cache derrière ces quelques représentants du GAPP? On pourrait se demander pour qui ils roulent réellement ...sachant à quel point la présidente du Gapp est impliquée dans le même parti que Charles Beer responsable de la calamiteuse mise en place de ces directeurs d'établissement.

 

Ce qui est certain, c'est que, pour en arriver là, le GAPP doit avoir une sacrée peur de la décision que prendront prochainement nos élus au GC...

 

Ceci dit, il est assez amusant de constater que ce cri de panique n'apporte RIEN de nouveau. Les auteurs de ce "communiqué" ne se sont pas foulés, ils ressassent les éternels mêmes poncifs et ne font que reprendre des pseudos arguments, ceux développés dans le rapport de minorité de Madame Marie Salima Moyard. "Double casquette", "projet d'établissement", blâblâblâ, je vous en ai parlé dans mon billet "Une députée sur le fil". Prenez la peine de le relire pour vous rendre compte à quel point ces gens sont à côté de la plaque et combien leurs arguments ne tiennent pas la route.

Au mépris de tout respect démocratique, en désespoir de cause, dans le seul but d'influencer les députés qui, à la suite du travail effectué par la commission de l'enseignement, ont pourtant à disposition tous les éléments pour débattre du sujet en plénière et trancher, le GAPP a osé envoyer ces documents personnellement à TOUS les députés du GC, ainsi qu'aux conseillers d'Etat!

Une honte.

Je ne m'abaisserai pas à faire de même et me contenterai donc d'espérer que tous ces élus liront ces quelques lignes...

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12/03/2014

L'école publique genevoise aux résidants genevois?

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Pour des raisons d'économie, l'Etat de Genève songe à ne plus accepter les écoliers qui résident en France ou dans un autre canton. C'est ce qui ressort de l'article paru aujourd'hui dans "20 minutes" sous la plume de Jérôme Faas.


Aujourd'hui, ils sont environ 1300 à être dans cette situation et à bénéficier de l'école publique genevoise.

Cela a un coût qui n'est pas insignifiant.

Curieusement, à mon sens, l'école publique est gratuite à Genève. C'est d'ailleurs le seul canton à appliquer cette politique. Partout ailleurs, les élèves doivent payer leur matériel scolaire de base tel crayons, gommes, etc. A Genève, on leur fait ce cadeau en ponctionnant sur les impôts dont chacun s'acquitte.

Les effectifs de classe sont passablement chargés, au point que, sous prétexte de surcharge, certains enfants qui résident pourtant dans le canton se voient refuser l'école qu'ils devraient logiquement fréquenter.

Dès lors, on est en droit de se poser la question, voire d'estimer que la mesure qu'envisage de Conseil d'Etat est tout à fait légitime et opportune.

On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre.

L'école publique genevoise est un service public coûteux. Au nom de quoi Genève devrait-elle offrir tous les avantages de cette prestation à des gens qui ne la financent pas ou très peu; une bonne partie de leur impôt, payé à la source, est rétrocédé à la France.

On ne peut, sans limite, vivre ici ou là en dehors du canton, souvent pour y être"gagnant" financièrement, et vouloir profiter de tous les avantages offerts par notre République.

D'ailleurs, la réciproque existe-t-elle? il serait intéressant de le savoir. Le résidant genevois a-t-il la possibilité de scolariser son enfant dans une école française?

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11/03/2014

En France comme à Genève, même combat

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Je viens de prendre connaissance d'un article de Jean Paul Brighelli, paru le 8 mars dans le journal Le Point.

En France, les problèmes liés à l'enseignement sont nombreux. Ils présentent des similitudes flagrantes avec ce que nous vivons à Genève, raison pour laquelle je ne résiste pas à vous livrer ici quelques extraits de ce texte éloquent.


...

Un institut féru de statistiques nous apprend qu'enseignant est le métier qui fait le plus horreur aux demandeurs d'emploi.

Comment ? Malgré les vacances, malgré tout ce que le café du commerce dit de l'attractivité de ce métier de feignasses, malgré les salaires faramineux !

... Les chômeurs préfèrent, de loin, être conducteurs de locomotive...

Ils ne rêvent pas sur les classes surchargées ni sur les programmes simultanément ambitieux et incohérents, et que l'on n'est pas près de réécrire, alors que c'était la priorité des priorités.

Ils ne rêvent pas sur ce qui était le cœur du métier, la transmission des savoirs, parce qu'on a vidé ce cœur et que l'on envisage très sérieusement de le remplacer par une mécanique "curriculaire" (sic !) qui mettra les "compétences" de l'élève au centre du système. Non, ils ne rêvent plus sur "le plus beau métier du monde", parce que les apprentis sorciers de la pédagogie en ont fait un repoussoir, à force d'imposer aux futurs enseignants leurs lubies et leurs propres incompétences.

Et Brighelli d'avancer quelques suggestions:

... c'est dans les programmes et dans la pédagogie qu'il faut sévir. Redonner aux enfants le goût de l'étude, c'est parler à leurs passions - et non à leur raison, qui est encore en construction. Un pédagogue doit fasciner, ou il n'est bon à rien. Dans quelque matière que ce soit. Et il fascinera d'abord par sa maîtrise de ce qu'il enseigne. La formation des maîtres ne peut se résumer à trois recettes de pédagogie assénées par des pseudo-spécialistes en "sciences de l'éducation", qui ont imposé aux étudiants de passer sous les fourches caudines des masters "professionnels" au lieu de chercher à approfondir leurs savoirs fondamentaux.

... il est urgent de confier la formation pratique des enseignants, après leur recrutement, à leurs pairs, et aux meilleurs d'entre eux, et non à des administratifs ou à des obsédés de schémas pédagogiques collés arbitrairement sur des élèves qui ne leur ont rien fait. Le problème n'est pas les rythmes scolaires, mais le contenu de la scolarité.

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07/03/2014

Maudet n'y va pas de main morte

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Ca rigole pas dans le Département de la Sécurité et de l'Economie de Monsieur Maudet.


Ses collaborateurs ont intérêt à se la coincer et à obéir au doigt et à l'œil...alignés couverts, la main sur le pli du pantalon!

 

Les fonctionnaires du Département ont reçu il y a peu, une série de directives qui ne sont pas piquées des vers. Ainsi, celle qui les avertit clairement sur leur devoir de réserve:

 

Rappels sur le devoir de réserve
Le devoir de réserve est une composante du devoir de fidélité du collaborateur. Il appelle les précisions suivantes :

Règle générale
Le collaborateur doit s'abstenir, dans le cadre de sa fonction mais également dans le cadre privé, de tout propos ou acte qui peut porter préjudice à l'Etat et doit prendre soin de s'exprimer avec le tact et la bienséance requis.

Respect de l'Etat et de ses valeurs
Tout collaborateur doit, en tant que représentant de l'Etat, inspirer la confiance du citoyen envers l'Etat et ses institutions et s'efforcer de véhiculer fidèlement ses valeurs.

Jusque là, on peut comprendre, mais la suite laisse songeur:

Dans ce cadre, toute déclaration qui porte atteinte à la dignité de l'Etat ou qui peut entamer son crédit est proscrite.

Respect de la hiérarchie
Le devoir de réserve impose au collaborateur de respecter sa hiérarchie et de lui obéir. De la même manière, le collaborateur s'abstiendra de critiquer, de quelque manière que ce soit, les décisions politiques, administratives ou judiciaires prises. Il doit, en particulier, s'abstenir de faire état de ses opinions personnelles sur des questions relatives à son activité ou d'avoir des comportements incompatibles avec la dignité, l'impartialité ou la probité.

Critères d'appréciation
Le devoir de réserve est apprécié selon les responsabilités assumées par le collaborateur et sa place dans la hiérarchie.
Plus celle-ci est élevée, plus l'obligation de réserve est stricte
. Les fonctions de membre du corps de police et celle d'agent de détention, notamment, constituent une incarnation de la puissance publique. Les exigences relatives au comportement de celles et ceux qui les assument en sont accrues.

Applicabilité en dehors du service
Le devoir de réserve s'applique non seulement au personnel en service mais aussi hors service, dans la mesure où il a des effets négatifs sur la fonction exercée, en particulier sur la réputation et la crédibilité de l'administration.

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En d'autres termes, il vous est formellement interdit de critiquer, de faire part de quelque dysfonctionnement que ce soit. JE suis tout puissant et on ne me contredit pas, je détiens la seule et unique vérité. On ne discute pas.

Circulez, il n'y a rien à voir, à entendre ou à dire, sinon, gare à vous!

 

On se demande dans quel pays on vit...

 

Qu'en est-il dans les autres Départements? Madame Anne Emery Torracinta osera-t-elle appliquer les mêmes directives au sein du DIP?

Si oui, je me réjouis de voir les réactions qu'une telle décision engendrerait.



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05/03/2014

Anne Emery Torracinta a-t-elle pété les plombs?

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Mais comment a-t-elle autorisé ça?

Voilà qu'on apprend en lisant la TdG du jour qu'un concert de Black M et son groupe Sexion d'assaut a été organisé dans le plus grand secret pour...les écoliers de l'école primaire des Palettes! Des enfants de 11 ou 12 ans.

Apparemment, les parents n'ont même pas été avertis du fait puisque c'est le matin même que les élèves ont été informés.

On apprend même qu'il a fallu mettre en place un important dispositif de sécurité pour prévenir une éventuelle émeute telle que récemment à Lyon.

A l'instigation de l'éducateur rattaché à ce bâtiment scolaire, «L’idée était de faire venir cet artiste dans une école en réseau d’enseignement prioritaire (établissements de milieux défavorisés) pour offrir une belle rencontre et un moment récréatif».

Un groupe qui selon l'éducateur, Mourad Abdelmoumene, "est une autorité pour les ados".

On croit rêver lorsqu'on connaît un peu la réputation de ce groupe ou que l'on se penche un tant soit peu sur les paroles de leurs "chansons". Et pourtant la directrice de l'école, est visiblement conquise: «Je trouve vos textes très beaux. Où trouvez-vous l’inspiration?»

Au hasard, petit aperçu:

Ce type est tombé sur la tête
Foutez-le en HP , son skeud dans les bacs je vous déconseille de l'ach'ter
Ta gueule t'es qu'un lâche toi
Aidez-moi à l'achever
Ta gueule tu n'as pas l'choix
Il faut l'mettre HS
Hein derka comment
Les mecs sont en lergua commande
Mes textes sont mal-vus ça r'commence
Insonnence soit de mon arrogance
je imagine un peu que sarko danse
Debout sur la table est c'est tard qu'ont rentre
J'veux dans le club que des tass autour
Et à l'Elysée Black M Président
Wesh wesh akhi
Ouest ouest afrique
Wesh wesh arrive
Mais après ça j'arrête
Mais c'est pas du sûr parce que tu connais l'homme
Un homme on n'peut le pesto par la mort

Certains membres de ce groupe de Rap sont accusés d'homophobie suite aux propos qu'ils ont tenus ainsi que de démêlés avec la justice pour violence conjugale. Voilà le bel exemple qu'on offre aux élèves de cette école!

Mais quelle mouche a donc piqué la présidente du DIP pour autoriser une telle aberration?

A quand un spectacle de Dieudonné dans les écoles du canton?

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04/03/2014

20e anniversaire de la mort de Charles Bukowski

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Le 9 mars 2014 marquera le vingtième anniversaire de la mort de Charles Bukowski, l'auteur des «Contes de la folie ordinaire», de six romans et surtout d'une œuvre poétique considérable, dont seule une infime partie, hélas, a été traduite en français. 

 

 

 

A cette occasion, le livre de mon frère, Jean-François Duval, «Buk et les Beats: essai sur la Beat Generation, suivi d'Un soir chez Buk: entretien inédit avec Charles Bukowski» vient d'être réédité dans une version revue et très augmentée, agrémenté de plus de 80 illustrations. Il est actuellement disponible dans toutes les librairies. 

 

On peut également l'acquérir auprès d'Amazon.fr 

Pour ce faire, cliquer sur : 

http://www.amazon.fr/Buk-beats-Jean-François-Duval/dp/284...

 

L'ouvrage est également disponible en américain, en italien et, dès le mois d'avril prochain, en turc et en tchèque.

 

 

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01/03/2014

Facebook a du bon et Zora sourit

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J'ai reçu, il y a quelques jours une invitation à rejoindre un groupe sur Facebook.

Une ancienne élève me disait qu'on y parlait entre autre de moi...

Je me suis donc exécuté et oh, quelle bonne surprise.

D'anciens élèves de l'école dans laquelle j'ai exercé pendant un certain nombre d'années ont créé ce groupe et ils sont nombreux à l'avoir rejoint.

Tout y revient à la surface, telle la madeleine de Proust. Voilà que tous, ils se déchaînent et ça n'arrête pas. Photos, vidéos, petits secrets, grosses "déconnades", tout y passe.

Si tu as fréquenté l'école...tu te souviens de

- la descente de la rampe de Choully dans le gros container à ordures, au péril de sa vie

- des robinets des WC qu'on ouvrait tout grands pour inonder le local en croyant que l'école allait fermer quelque temps

- des séances de "bécotage" derrière l'école

- des talons aiguilles de cette maîtresse

- des gros sabots du maître

- la chanson Stewball d'Hugues Aufray dans laquelle il est question de l'accident d'un merveilleux cheval blanc...mais qui finissait en steak frites selon les paroles modifiées du maître qui adorait faire mousser les petits chanteurs

- la fouille de la benne à papier à la sortie de l'école...pour y trouver des lectures peu recommandables

- les sorties à vélo, les batailles de boules de neige

- Et encore, et encore, et encore...

Curieusement, de cours de français, de math, etc., il n'en est pratiquement pas question! A croire qu'on n'enseignait jamais dans cette école, on n'y faisait que des pitreries.

Que du bonheur! Merci, merci, merci à vous, chers "élèves" que je retrouve aujourd'hui.

Dans ma tête, vous n'avez pas pu grandir, vous avez toujours ce petit minois dont je me souviens. Et je regarde les photos qui figurent sur vos différents "murs" facebook. Comment est-ce possible! Vous êtes des ADULTES, vous avez une vie en tant que telle, vous êtes mariés, vous bossez, vous avez des enfants!

Et soudain, je me souviens de l'une de vous...

A l'époque, j'avais appris quelques accords de guitare afin de pouvoir gratouiller un peu pour accompagner nos chants. Quelle idée m'avait saisi le jour où j'avais pris le risque de vous apprendre une chanson de Céline Dion, "Zora sourit". Vu le sujet abordé dans cette chanson, c'était un peu osé et je ne suis pas certain d'ailleurs que ça passerait aujourd'hui...

Une rue, les gens passent, les gens comme on les voit
Juste un flux, une masse, sans visage, sans voix
Quel étrange aujourd´hui, quelque chose -mais quoi?-
Désobéit, désobéit
...

Zora sourit aux trottoirs, aux voitures, aux passants
Au vacarme, aux murs, au mauvais temps
A son visage nu sous le vent
A ses jambes qui dansent en marchant
A tout ce qui nous semble évident
Elle avance et bénit chaque instant
Zora sourit, Zora sourit
...
Zora sourit pour elle, elle sourit d´être là
Mais elle sourit pour celles, celles qui sont là-bas
Pour ces femmes, ses sœurs qui ne savent plus sourire
Alors des larmes plein le cœur, des larmes plein la vie
Zora sourit, Zora sourit

Je m'adressais à de jeunes enfants, afin de m'assurer de la compréhension du texte et de savoir s'il valait la peine d'aller plus loin et de l'apprendre, j'avais donc dans un premier temps "interprété" cette chanson à mon auditoire de petites têtes blondes.

J'avais ressenti une grande attention et je me souviens avoir été étonné de voir plein d'yeux tout écarquillés qui me fixaient.

Ensuite, tout naturellement, j'ai demandé: "Alors, c'est qui Zora"?

Grand naïf que j'étais! C'est alors, qu'une petiote, assise par terre, juste devant moi, m'a regardé l'air stupéfait. Je pouvais lire dans ses yeux..."Mais, il en est où Duval, il est bobet ou quoi"? Et de me répondre le plus simplement du monde avec le vif désir de m'éclairer:

"Mais, M'sieur, Zora, c'est une souris"!

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