15/04/2014

Que de temps perdu à l'école primaire!

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Nos écoliers genevois s'apprêtent à rouler les œufs car ils seront très prochainement en vacances pour les fêtes de Pâques, ultime pause avant la dernière ligne droite qui les conduira à la fin de cette année scolaire.

Sitôt la rentrée, ils seront confrontés à des échéances importantes. C'est en effet lors de cette 3ème période scolaire qu'ont lieu les fameuses épreuves cantonales.

On est alors en droit d'imaginer, voire d'espérer que, logiquement, ces épreuves étant destinées à tester les connaissances acquises durant l'année scolaire, le programme annuel a été effectué jusqu'au bout...

Il se trouve que, pour les élèves de 8P (Harmos) la passation de ces épreuves se fera durant la semaine du 27 mai au 4 juin alors que la fin de l'année scolaire est fixée, elle, à fin juin.

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, la remise des bulletins scolaires est toute proche (14 juin) et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Je me suis donc livré à un petit calcul qui n'est pas anodin...

Trois semaines et demie entre la fin de la passation des épreuves et la fin de l'année scolaire, soit...36 demi-journées. C'est exactement le nombre de mercredis matins que compte une année scolaire (36 semaines).

Dès lors, plutôt que d'introduire ce mercredi scolaire dès la prochaine rentrée de septembre n'aurait-il pas été plus judicieux d'utiliser pleinement ce temps perdu, pourtant à disposition durant l'année scolaire? En d'autres termes, pourquoi ne pas repousser l'échéance de la remise des bulletins scolaires à la date officielle de la fin de l'année scolaire ce qui aurait permis de "gagner" ces périodes tant nécessaires à l'apprentissage de l'anglais notamment?

Une solution qui aurait évité une quantité de problèmes organisationnels presque insolubles et qui aurait occasionné des économies financières pour le moins non négligeables...

Et qu'on ne vienne pas argumenter que ce temps est nécessaire à la mise en place de la rentrée scolaire suivante. Les directeurs d'établissement peuvent aisément y consacrer la première quinzaine de juillet ce qui rétablira un tant soit peu l'étrangeté de leur dix semaines de vacances (faut-il le rappeler) et leur donnera, pour une fois, un peu de travail concret...

Enfin, petit aparté, voilà 152 jours que Madame Anne Emery Torracinta est à la tête du DIP et...on ne voit toujours rien venir! Vive la politique du silence, elle permet d'éviter les critiques...

 

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Commentaires

Je partage votre analyse. les épreuves devraient avoir lieu en fin de période scolaire, le délai actuel est générateur de confusion pour les élèves (pourquoi encore travailler si les examens sont passés?). Le bulletin scolaire devrait être remis la dernière semaine d'école (avec obligation pour tous de rester jusqu'au dernier jour).

Écrit par : uranus2011 | 15/04/2014

J'avais eu (et écrit)exactement la même réflexion durant les semaines précédent la votation sur ce sujet. Visiblement, les genevois sont peu au fait des mathématiques... Et je peux vous dire que la mise en place de ce fameux mercredi matin relève du foutoir le plus total. On ne compte plus les tentatives et autres bricolages horaires les plus farfelus. Nous sommes les champions du monde du "marcher sur la tête". On vote une loi, et on se préoccupe ensuite de savoir comment la mettre en place, sans fonds supplémentaires (ou si peu) et sans trop savoir où on va bien pouvoir caser les cours, etc... Lisez vos journaux ces prochaines semaines... va y avoir du sport, et pas que le mercredi matin!

Écrit par : stephane | 15/04/2014

C'est une des raisons pour lesquelles je me suis battue bec et ongle contre les mercredis à l'école. Au moment de la votation, j'avais mes deux fils aînés en primaire et je trouvais complètement aberrant qu'on veuille les faire aller à l'école le mercredi matin, alors que depuis début juin, ils ne fichaient plus rien en classe faisant jusqu'à 3 !!! courses d'école ou sorties par semaine. Si vraiment nos enfants manquaient d'heures de cours comme le DIP l'a dit pour justifier ce changement d'horaire, pourquoi ne pas simplement les faire travailler jusqu'à la fin de la 3ème semaine de juin, puis nettoyage des classes et rangement quelques jours avant les promotions ? Pour tout vous dire ça m'a vraiment mise en rogne car mes fils ont besoin de cette journée de décompression, dévolue aux loisirs, à la détente et au farniente. Encore une stupidité que Beer nous a laissée en héritage.

Écrit par : corinne strohheker | 15/04/2014

@Corinne
Sur ce coup, Beer n'était pas seul...tous les partis politiques sauf le MCG avaient donné la consigne du OUI au mercredi matin

Écrit par : Duval | 15/04/2014

Les 8P passent les épreuves cantonales entre le 27 mai et le 5 juin (et non le 4), mais les 4P et les 6P entre le 2 et le 10 juin. Pour les 8P, il y a anticipation d'une semaine, car les bulletins doivent être remis aux élèves le 13 juin (laisser une semaine aux enseignants pour faire les moyennes, rédiger les bulletins, entrer les résultats des épreuves cantonales dans le programme informatique, faire d'éventuels entretiens de parents ne paraît pas exagéré) afin qu'ils puissent aller s'inscrire au cycle entre le 16 et le 18 juin. C'est donc le CO qui "dicte" le calendrier du primaire en l'occurrence. Pour tous les autres élèves, le bulletin est remis le 20 juin, soit une semaine avant la fin des cours.

Écrit par : didier bonny | 15/04/2014

Un peu facile de faire porter le chapeau au CO, ce qui vous arrange bien!
Ceci dit, vous ne pouvez nier que, durant le mois de juin, pendant plus de deux semaines, les élèves sont condamnés à faire du "remplissage". Vous le savez très bien. Le sujet premier de ce billet n'est pas d'ergoter sur des dates mais de montrer qu'il y avait d'autres possibilités que le mercredi matin pour trouver le temps nécessaire à l'enseignement supplémentaire.
Et pour le CO, la situation est encore pire! Les cours cessent encore plus tôt qu'au primaire au point que les élèves sont libérés bien avant la fin de l'année scolaire...
Ce n'est donc pas au CO de "dicter" le calendrier comme vous le prétendez mais...au Président du DIP.

Écrit par : Duval | 15/04/2014

@ AD ok tous les partis sauf MCG étaient pour, mais qui a impulsé ce changement ?

Concernant le CO, les chaussettes m'en sont tombées pas plus tard qu'hier.

Mon fils aîné est en 9R3. J'ai eu une discussion avec lui car j'ai vu très peu de notes pour le 3ème trimestre (17.3 au 20.6) et je m'inquiète de ses résultats et de savoir s'il est prêt pour les EVACOM qui auront lieu du 5 au 9 mai.

Je lui rappelle que le résultat des EVACOM compte pour une part importante dans la moyenne du 3ème trimestre.

De plus, j'ai trouvé qu'il faisait très peu de devoirs...Durant les 2 premiers trimestres, les enfants étaient évalués environ 2 à 3 fois par semaine (toutes branches confondues), autant vous dire que ça représente un boulot considérable à la maison et tous les jours.

Il me rétorque alors que je me trompe, que la maîtresse de classe leur a dit qu'à partir du moment ou ils sont promus les 2 premiers trimestres, ils seront promus en 10ème degré...

J'ai bien failli m'étrangler ! Pourquoi donc continuer de travailler et d'écouter en classe puisqu'il a finit les 2 premiers trimestre avec 5 de moyenne générale ?! L'affaire est faite, il est convaincu que quels que soient les résultats du 3ème trimestre et des EVACOM, il sera promu en 10R3.

Sur ce j'ai repris le doc reçu du CO le 16.1 avec le programme des EVACOM. Il y est stipulé que "les EVACOM ne constituent pas un examen de fin d'année, mais fournissent un bilan des connaissances et compétences en lien avec les objectifs d'apprentissage et les attentes définies dans le PER".
"Les EVACOM comptent pour 20 à 25% de la moyenne des notes du 3ème trimestre...".

Que se passerait-il donc s'il venait à rater complètement les EVACOM ? Actuellement il n'a fait qu'une épreuve de math où il a eu 3.5 et nous n'avons aucun résultat en allemand et seulement 3 notes de français (15 au 1er trimestre).

J'ai de la peine à comprendre pourquoi on ne motive pas les enfants jusqu'au bout, c'est du sabotage et complètement contraire à ce que je fais personnellement à la maison - c'est un sacré boulot de motiver un ado, croyez moi !) - Ca explique aussi le relâchement que j'ai constaté dans l'attitude de mon fils vis à vis de son travail scolaire.

Pourquoi continuer de travailler puisque tout "serait" joué à la fin du 2ème trimestre ?

Je trouve cela assez incroyable et je me réjouis de voir quel va être le programme à partir du 12 mai.....

Écrit par : corinne strohheker | 15/04/2014

En vous lisant tous, je me dis que cela doit être bien compliqué de nos jours d'être prof et parent.

Il y a longtemps que tout ceci est dépassé pour moi, mais je me souviens d'un laxisme déjà certain dans les années 1980 sur le plan scolaire. Mais il y avait à cette époque d'autres façons d'apprendre, plus de liberté, de temps à eux pour que les enfants puissent jouer, expérimenter, faire du sport, un art, rêver, être confrontés à d'autres, se sociabiliser, etc... une autre façon d'apprendre des choses essentielles qu'ils n'ont plus de nos jours.

Si l'on consacrait ce temps perdu à retrouver le sens de la créativité plutôt que d'emmagasiner du savoir intellectuel, ce ne serait peut-être pas plus mal non plus.

Ce n'est pas avec du bourrage de crâne constant que l'on peut apprendre. Le cerveau a besoin d'autres stimulants et de pauses d'assimilation et créatives pour fonctionner correctement.

Leur rythme biologique n'est pas respecté non plus, on leur demande toujours plus, toujours plus tôt, à un moment où leurs glandes endrocrines ne produisent pas encore les substances nécessaires à l'assimilation de ce qu'on leur demande.

Mon avis est qu'il faudrait plutôt régresser pour pouvoir avancer mieux, plus facilement et plus loin. Les enfants d'aujourd'hui sont en état de stress permanent, pour diverses raisons autres que celle-ci, mais c'en est une.

Écrit par : Jmemêledetout | 15/04/2014

@AD
Les remarques de D. Bonny sont tout à fait correctes. Il ne faut pas ergoter sur les dates dites-vous et pourtant c'est ce que vous faites.
Les autres remarques sont aussi désolantes. Nous faisons un énorme travail de motivation, de révisions depuis début mai après une année très riche en travail. Quelques sorties didactiques et environnementales ne sont de loin pas organisées du coup en juin pour "meubler" mais pour parfaire le parcours des élèves. C'est le moment idéal car le stress des dernières notes à faire est terminé!
Certains commentateurs devraient organiser des sorties pour 20 à 27 élèves pour se rendre compte du travail et de l'engagement que cela demande.
Cependant, il est vrai qu'on pourrait peut être encore repousser la date des inscriptions d'une semaine au cycle. Cela a déjà été fait il y a deux ans. Surtout qu'avec les rapports faits au 2ème trimestre par les profs de 8P, les grandes lignes sont déjà connues (nombre d'élèves en R3, R2 et R1).

Sachez tout de même qu'entre la fin des épreuves cantonales et la reddition des livrets, il y a encore quelques tests notés qui sont faits!

Après la reddition du carnet des 8P, les élèves comprennent aussi que le travail n'est pas terminé même s'il n'est plus noté et on peut encore faire des exercices de consolidation et même parfois des activités plus ludiques qui semblent être "du remplissage" pour certains mais qui sont encore des apprentissages réels.
Faites un peu confiance à l'enseignant de votre enfant et si celui-ci ne semble plus faire grand chose, allez le rencontrer, vous seriez surpris de voir ce qu'il fait encore...

De nombreux profs ont travaillé sans notes durant des années: ils travaillaient pourtant et bien! C'est donc possible, même après les épreuves cantonales.

Maintenant s'il y a 3 films DVD "grand public" par semaine et 8 récrés prolongées, il faut aussi pouvoir le dénoncer! Il y a des gâche-métiers partout, sûrement!

Beaucoup d'incompréhensions existent parce que les parents ne vont pas poser leurs questions à l'enseignant de leur enfant. Qu'ils aillent demander des précisions, c'est leur droit. Au pire, si les incompréhensions restent, les directeurs sont aussi des interlocuteurs pour poser des questions qui touchent à tout ce qui est soulevé ici!

Valerie
Enseignante 4-5-6-7-8P

Écrit par : Valerie | 15/04/2014

Valérie, de deux choses l'une,
- soit les épreuves cantonales sont censées évaluer les connaissances acquises durant l'année et elles portent donc sur le programme annuel qui doit donc logiquement avoir été traité dans son entier
- soit, fin mai, ce programme n'a pas encore été vu en entier (ce que vous semblez suggérer puisque selon vous "des apprentissages réels" se font encore après le passage des épreuves) et les épreuves ne peuvent alors pas être passées aussi tôt.
Par ailleurs, du moment que vous êtes en charge de votre classe jusqu'à la fin de l'année scolaire, je ne comprends pas bien ce qui vous gêne dans le fait de repousser dans le temps cette passation de tests. A moins que, si je vous comprends bien, vous estimiez que cette situation est la bonne et que donc, il était nécessaire d'en trouver une autre, soit l'introduction du mercredi matin d'école que vous approuvez par conséquent.

Écrit par : Duval | 16/04/2014

@corinne strohheker
Parent de deux élèves au CO, je confirme ce que vous écrivez.

Écrit par : Mère-Grand | 16/04/2014

@ Duval
- Le programme est fait dans son entier à temps; cela n'empêche nullement de faire encore quelques tests supplémentaires (ex: voc allemand, calcul mental, conjugaison, ...);
- Cela n'empêche pas non plus les élèves moins "brillants" de continuer à apprendre;
- Le programme n'est pas seulement celui des EC en français, math, allemand, il y donc aussi des tests à faire dans les autres branches avant la reddition des moyennes et carnets;
- Plus les EC sont passées tard, plus on a de temps pour étaler la matière et venir en aide aux élèves en difficulté, je suis donc forcément "pour", mais il faut aussi du temps pour finir l'administratif de la fin d'année (corrections et moyennes puis retranscription sur un programme informatique et écriture des carnets) tout en gardant au moins 1-2 semaines pour pouvoir partir en course d'école et clore de manière festive l'école primaire.
C'est serré... Et nous n'avons pas de décharge pour effectuer tout cela...

Sinon, ce que je constate, c'est que peu importe par quel bout on "prend" l'école, il y a des inquiétudes. On veut mieux faire. C'est donc de dialogue et de communication dont nous avons besoin pour mieux épauler nos enfants, nos élèves.
Ce blog fait aussi partie de ces échanges, c'est pourquoi je m'y intéresse souvent. Mais d'autres le sont aussi et les blogs officiels des classes primaires de Genève donnent aussi un aperçu incroyable de ce qui est fait au quotidien dans les classes. Allez donc y faire un tour...

Je suis maman et enseignante. Tout concilier est difficile, je tente l'aventure chaque matin en étant extrêmement rigoureuse, sévère, j'essaie d'être juste le plus souvent possible. Ce que je peux dire ici c'est que je suis inquiète, moi aussi, du grand défi (non désiré, mais accepté par le peuple) qui nous attend à la rentrée.

Je dirai encore ceci:
- Un enfant apprend chaque jour, indépendamment des dates fixées pour la reddition de ses notes.
- Il consolide chaque jour ses acquis voire même les améliore, indépendamment des dates fixées... (c'est pourquoi le système des moyennes en cours d'année me paraît trop injuste de la 5P à la 7P).
- Il continue d'apprendre durant les sorties scolaires, les vacances, les jours hors école, ...
- Ce ne sont pas des dates fixées qui empêcheront certains élèves de comprendre les notions du programme bien avant la finalisation de celui-ci ou juste à temps ou après. Même si le programme a été entièrement visité à temps par les enseignants... C'est le défi de la différenciation de l'aide aux élèves en difficulté...

En ce qui concerne les dates des EC: plus elles seront tardives plus les élèves en difficulté auront des chances de mieux réussir. C'est à eux qu'il faut penser en priorité...

Pour terminer, la qualité est plus importante à mes yeux que la quantité. Nous mettons de la qualité tous les jours au service des enfants. La collaboration entre collègues améliore cette qualité, mais le temps a disposition se réduit...

Je parle aussi d'améliorer la qualité de la formation, la qualité des relations autour des élèves (avec parents, directeurs, autres collègues, autres services de l'Etat, thérapeutes, ...), la qualité des supports de cours, la qualité des collaborations, les décloisonnements, la souplesse des temps de travail (je suis contre une périodisation trop importante de l'école et cela va forcément arriver avec l'introduction du mercredi matin et des enseignants voltigeurs), ...

On travaille énormément sur le terrain pour améliorer l'école malgré des réalités plurielles qui nous mettent parfois, souvent, des bâtons dans les roues... Mais on s'épuise petit à petit (les différents rapports sur le sujet le constatent depuis plusieurs années maintenant).

Nous avons besoin de soutien sur le terrain et non d'un climat de suspicion véhiculé par toutes sortes de médias qui font de cas particuliers des généralités (manchettes qui attirent l'oeil et le lecteur, commentaires stériles parfois, souvent, ...) ...

Rencontres, communication, questions, visites, explications, ... C'est de cela dont nous avons les uns et les autres besoin pour mieux comprendre cette école qui a tant changé!

Écrit par : Valerie | 16/04/2014

@Valérie
Malgré mon pseudo, je suis père et j'ai été enseignant pendant plus de 40 ans. Je comprends tout à fait que vous soyez parfois découragée, parfois irritée et souvent débordée aussi bien par le travail que par les commentaires. J'essaie d'ailleurs d'intervenir aussi peu souvent que possible dans les affaires de l'école.
Je ne peux cependant m'empêcher de m'exprimer sur des problèmes et des situations tellement récurrentes, même si leur fréquence est très variable, et tellement inacceptables, car les élèves en souffrent gravement, que les parents choisissent souvent de les taire, tant ils se sentent impuissants face à l'Institution et à ceux que celle-ci investit de pouvoir.
J'en ai déjà mentionné un, l'enseignement de la mathématique (j'ai appris à utiliser le singulier, car dans les années 60-70 le pluriel est devenu un crime de lèse-mathématiciens dans nos écoles).
Il est souvent multiplié par des différences d'exigence entre les profs, différences qui ont une portée bien plus grande dans une discipline comme celle-là que dans d'autres, dont ne dépend presque pas la promotion des élèves. Les exigences inégales, combinées avec des talents inégaux font parfois régner une véritable terreur dans certaines classes, phénomène face auquel les directeurs d'école sont la plupart du temps impuissants, d'autant que les parents n'ont pas l'habitude, ni probablement la confiance, qui leur permettrait d'obtenir des ajustements.
Un autre phénomène dont je suis témoin cette année, c'est l'incapacité totale d'un enseignant d'insuffler un quelconque enthousiasme pour sa discipline et cela au point que pratiquement aucun élève décide de la choisir pour continuer ses études. Dans ce genre de cas, les autres enseignants, surtout les maîtres de classe, sont généralement tout à fait conscient du fait, mais l'esprit de corps (qui peut recouvrit en l'occurrence toutes les variantes des sentiments allant de la pitié au mépris) des collègues et tous les autres éléments qui rendent difficiles ou impossibles qu'un enseignement soit écarté (ne serait-ce qu'un temps de remise à niveau pédagogique ou de soutien psychologique suivant ses besoins), sans parler d'une réorientation dont les exemples doivent se perdent probablement dans les catacombes des souvenirs de la fonction publique.

Écrit par : Mère-Grand | 16/04/2014

Voilà le mal est déjà consumé! nos hommes d'Etat vont avoir du boulot quand on sait les nombreux pères de famille quadragénaires s'être fait happer par le Entrisme ou Survivalisme et ce grâce à Youtube
On dit 40 ans l'âge de raison mais on peut de plus en plus en douter quand on les entend discuter du monde qu'ils prévoient pour leur progéniture
Des week'ends entier à apprendre le maniement d' armes inoffensives à leurs enfants ,garnir leurs caves et grenier pour les plus chanceux grâce à des produits Lyophilisés qui sont gourmands en énergies pour leur production
DEs hommes qui me marchent plus qu'au son de la fin du monde dans 25 ans et qui au lieu de profiter de leur chance d'être parent et vivant conduisent dans le mur de l'irrationnel de très jeunes enfants
Et ils sont nombreux, qu'attendent les autorités pour réagir
Grâce à ces sectes d'illuminés de plus en plus d'enfants chantent des chants de morts avant d'avoir atteint l'âge de 12 ans.A défaut de semences non OGméisées apprenons aux enfants à cultiver la mort
On avait déjà connu ce sectarisme meurtrier après guerre mais à voir on y retourne à grand pas aussi on ne pourra jamais dire ,pourquoi n'avez vous pas parlé
bon lundi de Pâques a tous

Écrit par : lovsmeralda | 21/04/2014

On a mis au pilori des fumeurs les considérant comme pestiférés Les punisseurs ne se doutaient pas qu'il y avait pire en préparation comme des suicides collectifs d'enfants même pas majeurs si on continue ce laxisme pour le plus dangereux mais parcontre punitif pour des adultes qui eux avaient travaillé toute leur vie et qui eux savaient détecter le danger car l'ayant connu dès le berceau
Un monde propre mais avec des trafiquants d'âmes d'enfants, cherchez l'erreur

Écrit par : lovsmeralda | 21/04/2014

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