17/04/2014

A l'école aussi on vit dans un monde de fous!

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Bon, ça y est, je vais encore passer pour un vieux réac!

Mais, quand même, je me demande où s'arrêtera la folie du DIP. Car, enfin, on ne sait plus trop quoi inventer dans ce Département, au point d'y perdre tout bon sens et d'en oublier les priorités.


Voilà donc que l'école entre dans l'ère numérique. J'apprends, via la TdG du jour, que, petit à petit, on introduit à l'école primaire des "tableaux numériques", "des tablettes iPad", des "QR codes".

Désormais, tout s'informatise...les banques, les supermarchés, les bureaux de poste, les livres, voici maintenant "l'instituteur virtuel". On est bientôt en pleine science fiction. L'humain, remplacé par la machine.

Comme si c'était de cela dont nos élèves avaient besoin...Seront-ils prochainement reliés via des écrans à des enseignants inconnus qui, d'une salle informatique, gèreront des centaines d'élèves déshumanisés?

Les heures innombrables que, en dehors des établissements scolaires, nos enfants passent devant des écrans ne sont pas suffisantes; il faut maintenant qu'à l'école aussi, on contribue à les déconnecter un peu plus avec le réel. N'a-t-on vraiment rien de plus intéressant à leur offrir?

Non, ce n'est pas de cet univers là dont nos élèves ont un urgent besoin mais plutôt d'un monde fait de rapports humains, de contacts bien réels avec un référent. Rien ne peut remplacer le savoir-faire de l'instituteur, de son feeling, de tout son art d'enseigner!

Je n'ose imaginer le coût de la mise en place et de la maintenance de cette nouvelle lubie du DIP. Ce que je sais c'est que ces centaines de milliers (voire millions) de francs sont bien mal placés. Car les priorités de notre école sont tout autres.

Il serait en effet beaucoup plus urgent et judicieux d'investir tout cet argent dans l'aide à apporter aux élèves qui sont en difficulté scolaire et, pourquoi pas, à engager des instituteurs qui seront beaucoup plus performants que ces écrans de toutes sortes.

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Commentaires

Une sottise de plus pour notre pauvre école...

Écrit par : Jean Romain | 17/04/2014

SANS PERDRE DE TEMPS...

par le moyen de l'école l'humain déshumanisé par la machine.


ERE DE ROBOTS


QUI L'AVAIT ANNONCE, PREDIT?


BRIGITTE BARDOT.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/04/2014

Les Socialistes savent comment dépenser l'Argent du Peuple.
Ce qu'ils ne savent pas en revanche c'est faire gagner cet argent là au bon Peuple.
Baisser les impôts, voire d'autres recettes ...

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 18/04/2014

Toute machine informatique, toute tablette, tout ordinateur implique un arrière-monde, le monde de la vraie vie auquel normalement, on se réfère. L’ordinateur propose une représentation de la vie, une schématisation du monde réel : c’est le cas du monde virtuel.

Or on doit évidemment se demander si cet arrière-monde auquel il faudrait retourner - pour ne pas être les dupes ni les ignares connectés-branchés que notre société nous présente comme inéluctables – existe encore. Savoir si l’ancien monde intelligible où l’homme était chez lui n’est pas entièrement détruit par la représentation que nous nous en faisons. Avec les médias électroniques, le monde s’est réduit à sa représentation. Il est bien possible que l’informatique à l’école sonne la dernier round de la descente de l’école vers l’insignifiance : Platon disposait les âmes à se méfier, non tellement de l’erreur, mais de l’illusion de la caverne, de sa capacité à imiter, à faire « comme si ». Le philosophe grec nous prenait par la main pour nous conduire à l’extérieur de la grotte informatique. Depuis l’Antiquité, nombreux ceux qui ne cessent de nous dire qu’il y a un autre monde, qu’un autre monde est plus vrai.

Or tous ces « alterophiles » sont à la recherche de la clé de cet autre monde. Mais il n’y a plus de porte, nous sommes condamnés au Même. Car c’est le caractère ludique de l’ordinateur, tellement en phase avec notre ludocratie, qui fait disparaître le réel, qui fait « comme si ». Mimésis ! Et le souverain artifice n’est pas de cacher cette disparition mais bien de l’affirmer, de la présenter à tous comme désirable parce que ludique.

Écrit par : Jean Romain | 18/04/2014

Le changement, le mouvement, fait toujours peur. Et pourtant, le fond reste immuable. Les civilisations repassent inlassablement par les mêmes expériences, de manière cyclique. A tel point qu'on peut se demander s'il existe une évolution, une spirale, ou bien si on tourne en rond.
Les outils numériques sont une aide précieuse dans la divulgation des enseignements pour l'immense majorité qui n'a pas accès à l'école. L'EPFL et les UNIS en Suisse mettent en ligne des cours gratuits, le succès est bluffant. Rien de virtuel ici, ce sont bien des profs qui sont filmés et des cours qui deviennent accessibles au plus grand nombre.

Écrit par : Pierre Jenni | 18/04/2014

C'est bien aussi d'écouter ceux qui participent activement à la révolution numérique.
http://auditoire.ch/index.php?env=article&cat=campus&art=20140415163700#hang

Écrit par : Pierre Jenni | 18/04/2014

Myriam Belakovsky ce que vous écrivez beaucoup y ont pensé dès 2002 après avoir été piégés grâce au premier réseau anti -social Caramail
Cependant on est pas encore au bout des surprises si l'on sait des robots intelligents qui répondent aux avances de messieurs cherchant plaisirs grâce aux téléphones roses
A quand le robot super intelligent pour conduire tous les internautes non plus dans le mur mais dans la fosse des désillusions complètes avec suicides nombreux à la clé bien évidemment
Joyeuses Pâques pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2014

Je me permets juste de rappeler que mon propos concerne l'école PRIMAIRE. Equiper partiellement les classes dès le CO, passe encore mais, au primaire, il y a d'autres priorités beaucoup plus importantes à mon avis. Cet argent pourrait être bien mieux placé et fort utile pour améliorer réellement cet ordre d'enseignement.
Je pense, par ailleurs, qu'il est fort dangereux d'exposer aussi tôt des enfants de cet âge à ce monde virtuel. Ils sont déjà sans arrêt sur leurs écrans à faire des jeux (souvent violents d'ailleurs) auxquels ils s'identifient très facilement. A cet âge ils sont très vulnérables car ils ont moins la capacité de différencier le virtuel du réel qu'à un âge plus avancé.

Écrit par : Duval | 18/04/2014

C'est bien de vivre avec son Temps, s'approprier les nouvelles technologies, mais bon sang, où passe donc le rôle fondateur de l'école, la socialisation des enfants ?

Si c'est pour que les enfants deviennent des parfaits abrutis, des futurs robots, des obèses et autres porteurs de lunettes dès l'enfance, alors allons-y gaiement.
Sans oublier au passage l'effet pervers de ces nouvelles technologies, la pornographie, l'incitation à la dépense pour l'achat de toutes sortes d'applications les unes plus farfelues que les autres, non merci.

A quoi bon connaître les jeux vidéos, si l'on connait pas un ballon pour y avoir joué avec ?

Nous connaissons d'ores et déjà les effets pervers des nouvelles technologies, alors la question est : pourquoi ne pas les prévenir au lieu de les encourager ?

Nous voyons le chemin sur lequel les Socialistes veulent nous pousser.
Ils critiquent sans cesse le grand capital, mais ils y poussent sans aucune gène vers les McDonald's, Coca-Cola, etc. (désolé pour la pub gratuite).

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 18/04/2014

lovsmeralda, tout d'abord toutes Bonnes Pâques à Vous.

Je voudrais vous poser une question, sur la vie, mais en rapport avec l'article d'André Duval (parce que, dans la vie, quelque part, tout se tient soit en harmonie, soit en chaos, et les entre-deux). Il y avait une femme de radio, Colette Jean, qui disait qu'il vaut mieux parfois aller jusque tout au fond du trou, faire une noyade complète qu'être entre deux eaux parce que ce n'est que le pied touchant le fond, le sol, la terre, sous l'eau, qui peut donner le coup permettant enfin la remontée... Ainsi ne faut-il pas, pour que nous, nos descendants puissent "remonter"! que nous"coulions dans la fosse des désillusions ("desillusions"!)complètes, comme vous l'avez écrit pour qu'alors, par le fait, sinon nous, nos descendants remontent?
En ces temps, plus facile de dire "bon congé"/s que bonnes fêtes de Pâques qui appelleraient préparation religieuse mais disons que l'histoire de la Passion peut être celle d'un homme "mort" comme l'enseignaient les rabbis, c'est-à-dire détourné de Dieu, comme en rupture, divorcé avec Lui, Dieu. Puis, "touché par la grâce" correspondrait au moment où Jésus souffrant sur la croix, mais ce peut être sur un lit de souffrances extrêmes physiques, psychiques ou les deux, psychopsychiques demande à ce Dieu Père pourquoi il l'a abandonné et entend, en l'espace de trois jours, "mort", comme expliqué, enfin, la voix du Père lui dire: Fils (abba: mon père, juif, me l'avait appris: abba, "petit papa chéri), ou fiston, petit enfant chéri, par ta conduite (Jésus ayant pris sur lui les fautes du monde, nos fautes) qui a abandonné l'autre moi/toi ou toi/moi?! Jésus (nous, pour nous, en empathie) fond en larmes/nos larmes il/nous est/sommes sauvé/s: il est guéri "comme" ressuscité (retour à Dieu): on le sait le mot RETOUR à Dieu revient sans cesse dans la Bible. Si l'on veut passer à côté d'une société robotique, s'en garder, l'enseignement religieux, le respect de l'autre, son écoute par l'approche humaine, évoquée tout au long de ses articles par André Duval, il faudrait cesser de jeter nos valeurs les plus SAINES par-dessus bord ce... pas dans "mille" ans. On notera ici que tout ce qu'écrit est au masculin mais de la femme Jésus ou Dieu par Jésus (comme par un micro) a dit d'elle qu'il la fera homme, c'est-à-dire qu'il la délivrera de son statut inférieur. A Pierre, Evangile de Thomas, Jésus parlant d'une femme, Marie: "tout comme toi, elle a une âme".!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/04/2014

@Victor -Liviu DUMITRESCU vous avez raison faut réagir surtout qu'on sait que le Giec a pris possession de nombreux établissements scolaires britannique en leur insufflant une nouvelle théorie dite Tentrisme Vert conduisant des enfants encore en maternelle a dire:maman je veux pas manger ceci ou cela car je vais mourir
Remarquez si tous les ingénieurs du Giec font partie de l'Académie Royale faut s'étonner de plus rien quand à la stupidité environnementale et cérébrale
bonnes Pâques pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2014

@Myriam Belakovski je vais vous conter une histoire pour répondre à votre question.
Un jour un Franc-Maçon de suite après guerre observant une enfant de 3 ans dit mazette quel caractère.Quelques années bien plus tard un généraliste toujours au sujet du même enfant dit mais que va-t'elle devenir et comment fait-elle après avoir été opérée tant de fois recousue même à vif allitée pour de graves intoxication souvent secondaires à trop de religiosité ,des chevilles fracturées à chaque fois qu'une assemble de religieux entonnaient A toi la Gloire ,gavée de presque toute la panoplie de médicaments lancés sur le marché depuis 49 jusque dans les années 80 mais comment va t'elle s'en sortir?
Et un troisième homme Franc-Maçon lui aussi répondit à son frère qui avait parlé le premier,je te l'avais dis c'est son sale caractère qui l'a sauvé et qui lui a permis d'en sauver beaucoup d'autres
Je vous laisse la conclusion!
très belle fin de vendredi Saint

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2014

Myriam Belakovski ,je ne m'en flatte pas c'est tout le contraire car sentir à distance et empécher des suicides est un exercice de haut style enseigné dès l'âge de trois ans par une mère qui dès que le nom Auschwitz était prononcé n'avait qu'une idée en tête ,mourir par n'importe quel moyen.J'en ai parlé sur le blog de Djemâa qui m'a permis d'écrire un texte à ce sujet afin qu'enfin cette maman puisse dormir en paix auprès de sa propre mère arrêtée par la Gestapo

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2014

Une technique n'est rien! Tout est dans la manière de l'utiliser.
Cela fait au moins 15 ans que les classes primaires ont, pour les élèves de tous les degrés, des exercices de mathématiques informatisés fort bien élaborés.
Quant aux manuels scolaires (si décriés depuis des décennies), leur retour sous forme informatique pourrait être un support pédagogique qui ne menacerait pas nécessairement le rapport entre le maître et ses élèves, mais pourrait même le favoriser.
Une fois encore, la technique n'est rien, c'est l'art de la maîtriser qui importe.

Écrit par : Michèle Roullet | 19/04/2014

Je ne vois aucun intérêt à substituer les manuels d'exercices (en math ou dans n'importe quelle autre discipline) par un autre support qui se veut à la mode si l'introduction de tout ce matériel informatique se résume à cette simple opération. C'est une nouvelle aberration qui coûterait très très chère! Je le répète, il y d'autres priorités pour placer beaucoup mieux cette grosse somme d'argent. Combien? Des milliers, ces centaines de milliers, des millions de francs?

Écrit par : Duval | 19/04/2014

Je viens de déposer une question urgente écrite au Conseil d'Etat.

Écrit par : Jean Romain | 20/04/2014

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