30/04/2014

Lebensborn

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Il y a bien longtemps que je ne doute plus de la folie dont l'Homme est capable.

France 3 diffusait hier soir un très bon film, "Malgré elles", qui nous le rappelle encore.


"Alice et Lisette, deux alsaciennes, sont belles, et elles ont 17 ans lorsqu'elles sont arrachées de force à leur famille pour collaborer à l'effort de guerre en Allemagne.

Après un séjour de six mois dans un camp d'endoctrinement, elles sont toutes les deux envoyées dans une usine d'armement où elles ont pour tâche de remplir des obus à une cadence inhumaine. Une explosion éclate, elles sont soupçonnées de sabotage et menacées d'être envoyées dans un camps de redressement.

Alice et Lisette se croient sauvées lorsqu'on leur annonce leur transfert dans une maternité. Elles découvrent la réalité des Lebensborn ("fontaines de vies"), et l'organisation implacable des nazis pour constituer une "race pure".

C'est avec une émotion intense que j'ai regardé ce film. A travers Lisette, on parvient à saisir et presque à comprendre tout le processus des jeunesses hitlériennes. Alice, des années plus tard ne dit-elle pas qu'il est facile de choisir son camp après coup?  Lisette devra alors passer par certaines épreuves pour comprendre à quel point le discours que lui tenait son père, pourtant sincère, était erroné.

Ce film nous plonge dans un profond questionnement. Comment a-t-il été possible d'en arriver à ces "Lebensborn"?  Des soi-disant "cliniques de maternités" mises en place à l'initiative de Heinrich Himmler. Des jeunes filles sélectionnées selon les critères aryens y servaient de mères porteuses engrossées par les officiers SS dans le but de créer et développer une race pure, parfaite et dominante.

Les nouveau-nés étaient, dès la naissance, remis à la SS qui en assurait la charge puis l'adoption en vue de constituer l'élite du futur.

De nombreuses jeunes-filles ont été ainsi utilisées, à mainte reprises, pendant une décennie, de 1935 à 1945 engendrant quelques milliers d'enfants innocents.

Je me suis couché, les yeux rougis à force d'avoir essuyé mes larmes. Un goût amer m'a poursuivi tout au long de la nuit. Il persiste aujourd'hui.


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27/04/2014

Le Pape préfère béatifier que rappeler

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Vous me pardonnerez ce parallèle!

C'est ce mardi 29 avril qu'aura lieu la commémoration de la déportation des juifs de France. "Il y a 70 ans, en 1944, 15 000 Juifs ont été déportés de France en 14 convois, dont deux au départ de Lyon et de Toulouse. Un convoi, le 73, a été dirigé vers la Lituanie et l’Estonie. 70 ans après, des cérémonies sont organisées pour rappeler le départ de chaque convoi et honorer la mémoire des déportés".

J'ai suivi l'info, aujourd'hui, au TJ sur TF1. On y relatait la visite d'Auschwitz par de nombreux étudiants en compagnie d'une des rares rescapées du ghetto de Varsovie. Elle leur expliquait ce qu'était alors la vie dans cet enfer. La faim, la souffrance, la mort. L'émotion qu'elle a suscitée auprès de ces jeunes m'a, tout comme eux, embrouillé les yeux et j'ai dû, je l'avoue, essuyé mes larmes.

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Puis j'ai senti remonté en moi une certaine colère. Car ce reportage poignant suivait tout juste celui sur L'EVENEMENT du jour, la canonisation des deux papes, Jean XXIII et Jean-Paul II.

Malgré le hasard du calendrier qui fait coïncider les deux événements, ce bon François , suivi par des millions de "brebis naïves", tout à sa seule affaire de canonisation, n'a pas eu un mot à propos des déportations de 1944. Il était bien plus important et surtout plus rentable pour l'Eglise de s'en tenir à cette seule sainteté de deux hommes comme vous et moi tout compte fait. Et toutes les brebis de chanter et de danser...

Voilà deux événements que chacun pourra aborder avec l'importance qu'il voudra bien lui accorder car ils sont unis par le même processus!

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La capacité de mener les hommes par le bout du nez...

D'un côté la folie meurtrière qu'a réussi à générer le culte de la doctrine nazie et de l'autre la non moindre capacité du catholicisme à gérer la pensée de millions de gens.

Je me souviens de mes jeunes années lorsqu'à l'école du dimanche, on nous bassinait avec des histoires incroyables tout en nous distribuant des images pieuses. Je me remémore deux d'entre elles qui représentaient d'une part les marchands du temple et l'autre l'adoration du veau d'or. Et je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec le cirque que nous offre aujourd'hui le Vatican.

Face aux écritures bibliques et confronté à cette double béatification, je me dis que ce monde est bien incohérent.

En ce qui me concerne, le choix est vite fait.

Je me refuse à m'extasier devant cette "farce", fort juteuse produite aujourd'hui par le catholicisme, demain sans doute par une quelconque autre religion.

Afin de ne jamais oublier de quelles manipulations sont capables les hommes, je n'aurai de cesse, par contre, d'honorer le devoir de mémoire que nous propose cette commémoration de la Shoah.

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17/04/2014

A l'école aussi on vit dans un monde de fous!

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Bon, ça y est, je vais encore passer pour un vieux réac!

Mais, quand même, je me demande où s'arrêtera la folie du DIP. Car, enfin, on ne sait plus trop quoi inventer dans ce Département, au point d'y perdre tout bon sens et d'en oublier les priorités.


Voilà donc que l'école entre dans l'ère numérique. J'apprends, via la TdG du jour, que, petit à petit, on introduit à l'école primaire des "tableaux numériques", "des tablettes iPad", des "QR codes".

Désormais, tout s'informatise...les banques, les supermarchés, les bureaux de poste, les livres, voici maintenant "l'instituteur virtuel". On est bientôt en pleine science fiction. L'humain, remplacé par la machine.

Comme si c'était de cela dont nos élèves avaient besoin...Seront-ils prochainement reliés via des écrans à des enseignants inconnus qui, d'une salle informatique, gèreront des centaines d'élèves déshumanisés?

Les heures innombrables que, en dehors des établissements scolaires, nos enfants passent devant des écrans ne sont pas suffisantes; il faut maintenant qu'à l'école aussi, on contribue à les déconnecter un peu plus avec le réel. N'a-t-on vraiment rien de plus intéressant à leur offrir?

Non, ce n'est pas de cet univers là dont nos élèves ont un urgent besoin mais plutôt d'un monde fait de rapports humains, de contacts bien réels avec un référent. Rien ne peut remplacer le savoir-faire de l'instituteur, de son feeling, de tout son art d'enseigner!

Je n'ose imaginer le coût de la mise en place et de la maintenance de cette nouvelle lubie du DIP. Ce que je sais c'est que ces centaines de milliers (voire millions) de francs sont bien mal placés. Car les priorités de notre école sont tout autres.

Il serait en effet beaucoup plus urgent et judicieux d'investir tout cet argent dans l'aide à apporter aux élèves qui sont en difficulté scolaire et, pourquoi pas, à engager des instituteurs qui seront beaucoup plus performants que ces écrans de toutes sortes.

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15/04/2014

Que de temps perdu à l'école primaire!

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Nos écoliers genevois s'apprêtent à rouler les œufs car ils seront très prochainement en vacances pour les fêtes de Pâques, ultime pause avant la dernière ligne droite qui les conduira à la fin de cette année scolaire.

Sitôt la rentrée, ils seront confrontés à des échéances importantes. C'est en effet lors de cette 3ème période scolaire qu'ont lieu les fameuses épreuves cantonales.

On est alors en droit d'imaginer, voire d'espérer que, logiquement, ces épreuves étant destinées à tester les connaissances acquises durant l'année scolaire, le programme annuel a été effectué jusqu'au bout...

Il se trouve que, pour les élèves de 8P (Harmos) la passation de ces épreuves se fera durant la semaine du 27 mai au 4 juin alors que la fin de l'année scolaire est fixée, elle, à fin juin.

Personne n'est dupe, les élèves en tout premier lieu. Ils savent pertinemment qu'une fois ces épreuves passées, la remise des bulletins scolaires est toute proche (14 juin) et que donc l'année scolaire est pratiquement terminée. Le temps restant jusqu'aux vacances d'été ne sera que "remplissage", des journées que l'enseignant aura toutes les peines du monde à "meubler" le plus intelligemment possible.

Je me suis donc livré à un petit calcul qui n'est pas anodin...

Trois semaines et demie entre la fin de la passation des épreuves et la fin de l'année scolaire, soit...36 demi-journées. C'est exactement le nombre de mercredis matins que compte une année scolaire (36 semaines).

Dès lors, plutôt que d'introduire ce mercredi scolaire dès la prochaine rentrée de septembre n'aurait-il pas été plus judicieux d'utiliser pleinement ce temps perdu, pourtant à disposition durant l'année scolaire? En d'autres termes, pourquoi ne pas repousser l'échéance de la remise des bulletins scolaires à la date officielle de la fin de l'année scolaire ce qui aurait permis de "gagner" ces périodes tant nécessaires à l'apprentissage de l'anglais notamment?

Une solution qui aurait évité une quantité de problèmes organisationnels presque insolubles et qui aurait occasionné des économies financières pour le moins non négligeables...

Et qu'on ne vienne pas argumenter que ce temps est nécessaire à la mise en place de la rentrée scolaire suivante. Les directeurs d'établissement peuvent aisément y consacrer la première quinzaine de juillet ce qui rétablira un tant soit peu l'étrangeté de leur dix semaines de vacances (faut-il le rappeler) et leur donnera, pour une fois, un peu de travail concret...

Enfin, petit aparté, voilà 152 jours que Madame Anne Emery Torracinta est à la tête du DIP et...on ne voit toujours rien venir! Vive la politique du silence, elle permet d'éviter les critiques...

 

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10/04/2014

Les malhonnêtes du Paléo

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C'était hier l'ouverture de la billetterie pour les concerts du Paléo 2014.


On apprend que, sitôt le site en fonction, ce fut la ruée, particulièrement pour la soirée du mercredi, un succès dû à la présence de Stromae, l'artiste à la mode du moment. En moins de 10 minutes la vente était bouclée!

Et bien sûr, des centaines, des milliers de personnes qui se retrouvent le bec dans l'eau à ressasser leur déception, voire leur colère. Car, quasi dans le même temps, on retrouvait, sur certains sites de reventes, des billets proposés par des petits malins à, bien entendu, des prix exorbitants, majorés à l'extrême.

Il s'agit là d'une pratique inqualifiable qui est très répandue et qui fait les beaux jours de ces professionnels du marché noir. Ils sévissent sur tous les événements possibles et imaginables, des rencontres sportives aux spectacles musicaux.

Aujourd'hui, pour le Paléo, on peut acheter pas moins de dix billets pour une soirée, échangeables sans aucun problème. Les revendeurs sans scrupule ne se gênent donc pas pour se faire ainsi un fort joli pactole.

Pourtant, avec un peu de bonne volonté, il serait facile pour les organisateurs de lutter contre ces voyous et, au moins, minimiser passablement leurs pratiques malhonnêtes.

Il suffirait pour cela de se calquer sur le système de billetterie de l'Open de tennis de Roland Garros. En effet, la vente de billets y est limitée à quatre par personne et, surtout, ces billets sont nominatifs. Obligation donc, à l'entrée du stade, de présenter sa carte d'identité avec son billet d'entrée.

Il devient alors très difficile de revendre d'éventuels billets.

Dès lors, je ne vois pas pourquoi Monsieur Rossellat ne pourrait pas instaurer un système semblable pour le Paléo festival de Nyon?

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08/04/2014

Ca vient du Japon

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Hum, le sujet est quelque peu délicat, mais, bon, je me lance...

Il se trouve qu'il y a quelques temps, j'ai eu l'occasion de passer une nuit dans un Palace de Bâle. Une chambre bien sûr magnifique et un service qui nous rappelle qu'il existe des "mondes" différents de celui que nous vivons quotidiennement...

Le matin, j'ai retrouvé un ami qui m'accompagnait lors de ce séjour. Alors que nous déjeunions, entourés de mille personnes prêtes à assouvir nos moindres désirs, une coupe de champagne à la main (si si!) voilà que mon ami me dit:

- J'comprends pas qu'tout le monde n'ait pas ça chez lui!

Ne comprenant pas, je lui demande alors de quoi il parle.

- Mais? T'as pas vu? Les chiottes, c'est génial!

- ???

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- Mais, oui, des WC japonais, t'as pas testés?

Non, je n'avais pas remarqué la chose en effet. Il me fallait donc quelques explications.

- Ca vient d'Asie, là-bas, c'est très développé mais chez nous, on connaît pas encore très bien la chose et surtout, on est un peu sceptique sur son utilité et son efficacité réelle. Tu vois, il s'agit de toilettes qui te lavent automatiquement avec de l'eau! Tu n'as rien  à faire, un jet d'eau tempérée s'en charge!

Je vous passe les détails de ses explications qui, je l'avoue m'ont laissé perplexe. J'étais loin d'être convaincu et avais donc des doutes sérieux sur l'efficacité et le confort de cette soi-disant merveille.

Mais voilà...ma curiosité était attisée. Sitôt notre déjeuner terminé, je me devais donc de faire en sorte de tester "la chose"!

Et alors, chers lecteurs, croyez-moi, ce fut une révélation!

Une expérience extraordinaire dont, sans effort, vous ressortez aussi propre qu'un sou neuf, qui vous laisse une sensation de bien-être insoupçonnée jusqu'alors!

J'étais convaincu.

Et, à bien y réfléchir, je me suis dit que tout comme une bonne literie est d'une importance extrême, l'acte en question n'est de loin pas anodin, tout de même répétés quotidiennement. Il vaut donc peut-être la peine de se pencher plus sérieusement sur cette affaire.

Etait-ce possible, moyennant un apport financier raisonnable, d'installer ce petit bijou chez moi? Ni une ni deux, je me suis renseigné chez l'installateur sanitaire le plus proche.

Et depuis, tous les jours, je pense à mon ami et le remercie tout en bénissant le ciel de m'avoir permis de passer cette fameuse nuit dans ce Palace bâlois!

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03/04/2014

Sauvez l'instit

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Suite au dépôt de la motion qui demande, pour les étudiants futurs instituteurs, de réduire le cursus de leurs études de 4 à 3 ans (voir mon billet "Formation des enseignants genevois, une injustice en voie d'être rectifiée"), voilà que certains étudiants à l'IUFE montent aux créneaux. Je dis bien "certains étudiants" et me garde bien de généraliser comme le fait un peu trop facilement Aurélie Toninato dans son article paru aujourd'hui dans la TdG. Car c'est plutôt du président de l'Association des étudiants en formation Enseignement primaire dont il s'agit. Ce qui est bien différent.

Une association qui avait déjà démontré ses tendances, à l'époque, lors du débat sur le retour des notes à l'école primaire. Les temps ne semblent pas avoir changé...

Lorsqu'on connaît les dessous de cet IUFE, on est en droit de se douter de quelle manière ces étudiants endoctrinés sont téléguidés par les gourous de ce sanctuaire. Je me demande comment la majorité des étudiants va pouvoir échapper à la pression que peut imposer le refus de signer cette pétition. Car la peur des représailles est à coup sûr bien présente et les contestataires pourraient bien se voir sanctionner irrémédiablement. Ainsi leur avenir professionnel serait fortement compromis. J'en veux pour preuve les étudiants qui, la peur au ventre, ont osé nous faire part de leurs témoignages, mais sous garantie absolue de leur anonymat.

Aujourd'hui, l'Association des étudiants, par la voix de son président, vient à nouveau faire parler d'elle. Monsieur Frédéric Hiltbrand prétend donc que "réduire le cursus est une menace pour la qualité de notre formation et celle de l'enseignement". Un argument d'une pauvreté affligeante; comme si c'était la longueur des études et non son contenu qui en faisait la qualité!

Alors que tous les cantons, je dis bien tous, forment leurs instituteurs en 3 ans, Genève, du haut de son arrogance, ferait bien mieux (Instituteur, une profession en voie de disparition). Elle offrirait, elle, une formation soi-disant plus complète qui, au contraire des autres cantons, serait plus "généraliste"!!!

Mais de quelle planète Monsieur Frédéric Hiltbrand débarque-t-il?

A-t-il compris que ce statut de généraliste a disparu depuis le jour où Charles Beer a voulu créer cet IUFE? (Charles Beer a réussi son coup) Que ce sont ceux qui les manipulent aujourd'hui qui se sont ingéniés à détruire cette profession.

Aujourd'hui, les étudiants qui sortent de cet institut ont la tête bourrée de fumeuses théories pédagogos mais ne sont plus capables d'enseigner quantité de branches telles la musique, le dessin, les travaux manuels ou même l'histoire et la géographie suisse car tous ces enseignements ont simplement pratiquement disparu de leur formation.

Il fut pourtant un temps où tout cela fonctionnait parfaitement, et les instituteurs étaient formés alors en trois ans . Cela s'appelait à Genève "Etudes pédagogiques" ou "Ecole Normale" en Valais par exemple. Il est vrai, qu'à cette époque, on misait sur la qualité de la formation et que cette profession d'instituteur était encore une vocation. Celui qui s'y destinait n'éprouvait aucun besoin de revalorisation et faisait peu de cas d'une éventuelle gloriole due à une formation universitaire que certains pédants revendiquent aujourd'hui...

Une année à l'université suffisait amplement pour obtenir une demi licence et parcourir l'ensemble des principales théories d'enseignement. Les deux autres années étaient entièrement vouées à la pratique enseignante. Il s'agissait d'approfondir ses connaissances des matières à enseigner (français, math, géo, gym, etc. et même écriture au TN) et surtout, apprendre à "donner une leçon", apprendre à enseigner, à tenir une classe!

Il est grand temps de remettre de l'ordre dans cet IUFE, et cela passe par le remaniement complet du contenu de cette formation. J'ose espérer que nos députés l'ont bien compris au contraire de quelques étudiants qui, malheureusement, restent sous l'influence néfaste des gourous qui sont encore bien trop présents au sein de l'IUFE.


 

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