27/07/2014

Israël/Hamas, un combat inégal

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Engagé dans une situation plutôt délicate, auriez-vous l'idée d'aller mettre une gifle au colosse auquel vous êtes opposé alors que vous n'êtes que l'équivalent d'un poids plume? Prendriez-vous un tel risque sachant que vous allez vous en prendre plein la figure...

Oui, bien sûr, cette guerre entre Palestiniens et Israéliens est épouvantable et entraîne de nombreuses victimes innocentes.

Mais, sur les causes, il y a quand même de quoi se poser quelques questions.

Dans le cas présent, j'ai de la peine à comprendre la démarche du Hamas.

Car enfin, le proverbe dit bien que l'on récolte ce que l'on sème...

Or, c'est bien le Hamas qui a commencé, il y a près de trois semaines, à envoyer des roquettes sur l'Etat israélien. Ce sont ces mêmes palestiniens qui aujourd'hui ne respectent pas la trêve humanitaire qui avait pourtant été conjointement acceptée et qui reprennent leurs tirs de missiles. Eux également qui dénoncent un crime contre les populations civiles de Gaza mais qui, parallèlement, n'hésitent pas à se servir des innocents, femmes et enfants, comme bouclier humain afin de protéger leurs cellules terroristes. Une manière comme une autre pour manipuler l'opinion internationale.

Dès lors, sous le feu des missiles qui tentent d'arroser le pays, comment s'étonner de la réplique fulgurante ordonnée par Benjamin Netanyahu? Et bien sûr, les frappes d'Israël ne supportent pas la comparaison tant ses moyens militaires sont d'une autre importance que ceux que présente le Hamas.

Voilà que, par la faute de quelques dirigeants totalement dépourvu de raison, d'un côté comme de l'autre, on se retrouve face à un vrai désastre qui, j'en suis persuadé, est orchestré par les deux gouvernements concernés. Au détriment des populations qui, j'en suis convaincu, côte à côte, ne demandent qu'à vivre en paix.


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17/07/2014

Genève n'est pas à l'abri...

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Comme elle a raison Natacha Polony, combien son propos est d'actualité!

Oui, bien sûr, certains diront que chez nous, ce n'est pas comme chez nos voisins français. Et pourtant, non, Genève n'est pas à l'abri.

Voilà des années qu'on a laissé s'insinuer à l'école la violence, verbale comme physique.

On a voulu, au DIP, ouvrir toutes grandes les portes de l'école à tout un chacun.

Ainsi, à force de démagogie dégoulinante, on a introduit, par exemple, les conseils d'établissement pour donner aux parents la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de sujets. La plupart anodins, histoire de donner l'illusion de leur participation active.

Mais voilà, certains parents ne l'entendent pas de cette oreille et dépassent allégrement les limites fixées, sans que le DIP ne réagisse vraiment.

Et petit à petit, l'autorité de plus en plus bafouée s'est délitée.

Je connais un instituteur qui, il y a peu, a dû faire face à des parents qui lui demandaient des comptes. Celui-ci, excédé par le mauvais comportement répétitif de leur marmot, avait osé lui dire "ça suffit maintenant, tu m'énerves!"

Pensez donc, le crime de lèse-majesté! Expliquez-vous Monsieur l'instituteur!

Plus grave encore, l'histoire de ce collègue qui, il y quelques années, a vu surgir dans sa classe un père d'élève le menaçant, un couteau à la main! Une affaire que le DIP s'était empressé d'étouffer en conseillant à l'enseignant de rester discret...

Alors, oui, comme elle a raison Natacha Polony a qui je cède ici la parole en reproduisant l'article paru sous sa plume dans le Figaro.fr de ce 12 juillet.

 

 

"Notre école n'a plus rien d'un sanctuaire"

 

Natacha Polony revient sur l'incident mortel dans une école il y a quelques jours, un «fait divers» bien plus révélateur des troubles de notre système scolaire qu'il n'y paraît.

Il y a ces deux petites filles qui grandiront sans leur mère et porteront à jamais ce manque. Il y a ces enfants qui garderont pour toujours l'image de leur maîtresse s'écroulant sur le sol, assassinée par une folle le dernier jour de l'année. Par une folle. En tout cas une femme «souffrant de troubles psychiques ayant aboli son discernement» selon le langage consacré des experts psychiatres. On aura d'ailleurs entendu l'habituelle litanie des termes consacrés: «cellule psychologique», «marche blanche» et «drame inévitable». Comme pour intégrer le plus rapidement possible cette horreur à la longue liste des faits divers déplorables.

Et bien sûr, on pourra répéter qu'il y a des déséquilibrés partout. Et bien évidemment, il n'est pas question de transformer les écoles en forteresses. Mais tout de même, les mots ont un sens. Et il n'est pas anodin que le Ministre de l'Education Nationale ait choisi d'ajouter aux éléments de langage déployés à l'envi le trop classique «l'école n'est pas un sanctuaire.» Une phrase qui se veut un constat. «L'école n'est pas un sanctuaire», de sorte que peuvent y pénétrer les violences et les drames du monde extérieur, et l'on n'empêchera jamais un acte de folie perpétré par un individu en crise.

A ceci près qu'il ne s'agit nullement d'un constat mais bien d'un programme. Maquillé en constat objectif pour renvoyer les «tenants de l'école sanctuaire» à leurs chimères. L'idéologue, c'est toujours l'autre. Et derrière cette phrase, il y a le refus d'admettre que les politiques qui ont peu à peu, réforme après réforme, cherché à tout prix à faire de l'école un «lieu de vie ouvert sur le monde» ont non seulement conduit à un désastre pédagogique avec une école plus inégalitaire et plus inefficace que jamais, mais aussi à une destruction violente du métier de professeur et de ses conditions d'exercice.

La mère qui a tué à coup de couteau l'institutrice de sa fille était certes déséquilibrée. Mais il est significatif que la phrase qu'elle ait prononcé, le déclencheur symbolique de sa violence, fût ce «tu as mal parlé à ma fille» qu'ont évoqué les témoins. Même un esprit perturbé nous dit quelque chose des limites et des tabous d'une société. En l'occurrence, la nôtre a abandonné l'idée qu'il était impensable de lever la main sur un professeur parce qu'il incarnait pour une société laïque et républicaine quelque chose d'aussi sacré que le prêtre de l'ordre ancien.

Aujourd'hui, dans une école qui n'a plus rien d'un sanctuaire, non par fatalité mais par le fait d'une prophétie autoréalisatrice tant de fois exprimée, la moitié des directeurs d'école a déjà été insulté par des parents. Les professeurs sont sommés de «bien parler» à des enfants érigés en demi dieux à la fois hypersensibles et tout puissants. On s'invective et l'on s'insulte parce qu'on est là pour s'exprimer, pour déployer sa spontanéité, et non pour recevoir des savoirs universels transmis par un professeur. Dans l'école qui «n'est pas un sanctuaire», nul n'oserait attendre des chérubins et de leurs parents qu'ils étouffent leurs pulsions sous la décence et le respect pour l'institution et ceux qui l'incarnent. La violence est une fatalité. Elle est surtout beaucoup plus acceptable aux yeux de ces adeptes de la résignation déguisée en réalisme que cette violence institutionnelle que pouvait constituer le fait d'imposer à des enfants efforts et discipline. Car disons-le bien haut: les notes qui traumatisent les élèves, les commentaires sur les bulletins qui alignent les «peut mieux faire» et les «encore un effort», voilà la véritable violence à l'école, celle contre laquelle s'est élevé récemment Benoît Hamon.

Il n'y a jamais de hasard et les faits divers agissent comme les révélateurs de notre inconscient collectif. Quant aux discours convenus des ministres, ils se nourrissent de choix idéologiques assumés ou non. Des ministres qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe et n'imaginent sans doute pas ce que signifie pour un héritier des Hussards noirs célébrés par Péguy le fait de recevoir tous les jours de ceux qu'il a choisi d'instruire et d'élever au mieux l'indifférence narquoise, au pire les injures, et de leurs parents les réclamations de consommateurs mécontents. Mais tout cela, bien sûr, n'était qu'un triste fait divers.


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03/07/2014

On aurait aimé une Présidente du DIP courageuse et responsable

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230 jours après avoir pris la tête du DIP, on apprend enfin ,via la TdG du jour, quelle est sa "version de l'école"...

Et le moins qu'on puisse dire c'est que Madame Anne Emery Torracinta y va à petits pas. Pas de révolution en effet mais un remaniement de la loi sur l'instruction publique qui ressemble plus à un "relooking" cosmétique qu'à des prises de position courageuses.

Ainsi, plutôt que de prendre le risque de se trouver confrontée à des situations délicates, la Présidente du DIP préfère supprimer l'interdiction de porter à l'école des signes religieux distinctifs. Et tant pis pour la soi-disant laïcité de l'école. Je ne suis pas certain que sur ce coup de poker elle ait fait le bon choix. Je suis même prêt à parier que cette mesure lui causera plutôt de gros soucis que la tranquillité recherchée.

Si elle ne prend aucun risque sur l'ajout dans la loi de "la formation obligatoire jusqu'à 18 ans", sur "l'intégration des élèves handicapés" et sur "un meilleur contrôle sur les établissements privés" tant ces trois points ne portent pratiquement pas à contestation, il n'en va pas de même, à mon sens, pour ce qu'il en est de la suppression de l'obligation des conseils d'établissement au primaire.

On se souvient que cet organe de communication avait été créé par son prédécesseur Charles Beer. Une aberration sans nom qui n'a aucune utilité sérieuse si ce n'est de justifier de manière scandaleuse les trop nombreux postes de directeurs d'établissement. Un moyen chronophage pour eux de se donner une légitimité!

(Ces postes de directeurs sont-ils vraiment utiles?))

Dès lors, j'aurais pu applaudir des deux mains si Madame AET, plutôt que d'y aller du bout des lèvres, avait eu le courage d'aller au bout de sa démarche en admettant, une bonne fois pour toutes, la non-pertinence de ces conseils. Elle sait pourtant très bien combien cette pratique est de la poudre aux yeux.

(Une députée sur le fil)

Mais non, là encore, elle préfère ménager la chèvre et le chou. C'est donc avec une maladroite prudence qu'elle avoue ..."Les retours d'un établissement à l'autre sont très différents et à certains endroits, ces conseils ne fonctionnent pas très bien"

Le courage, Madame, aurait été alors d'abolir tout simplement ces conseils d'établissement...avec toutes les conséquences qui s'en suivent....à savoir diminuer drastiquement le nombre des directeurs d'établissement qui dès lors, se seraient retrouvés sans plus aucun alibi pour défendre leurs postes soi-disant surbookés.

(Bienvenue à Pédagoland))

Non, Madame AET ne prend pas ses responsabilités et préfère laisser aux écoles la liberté de constituer un système à géométrie variable.

Mais, c'est exactement la situation actuelle, blanc bonnet, bonnet blanc quoi!

Dès lors, je parie que les directeurs d'école sauront saisir cette opportunité pour s'engouffrer dans cette porte laissée lâchement ouverte.

Vous verrez que, dans tous les établissements scolaires, chacun de ces cadres supérieurs, aux abois, saura  trouver la nécessité absolue de maintenir des conseils d'établissement et ainsi préserver son placard doré.

Et je parie encore que très peu d'enseignants oseront s'y opposer en criant haut et fort ce que beaucoup d'entre eux chuchotent en catimimi...

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