09/08/2014

La guerre des notes, le retour?

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Les pédagogistes tenteraient-ils un coup d'éclat?

Voilà qu'à Berne, Roland Näf, président du parti socialiste bernois "propose de supprimer la notation du français à l'école primaire car la méthode didactique ne s'y prêterait pas" peut-on lire dans Le Matin de ce jour.


La méthode d'apprentissage introduite dans le canton il y a trois ans est essentiellement basée sur le constructivisme ce qui implique que les élèves n'apprennent ni la grammaire ni la syntaxe de la langue française. Seule la compréhension compte! Dès lors, selon Monsieur Näf, il devient impossible d'évaluer les connaissances des élèves.

Une bien curieuse façon de contourner la question...

Car enfin, le problème ici ne tient pas dans l'évaluation mais bel et bien dans la méthode constructiviste utilisée à Berne.

Une méthode que les pédagogistes continuent à prôner alors qu'elle ne cesse de démontrer ses limites et qui surtout cause des dégâts souvent irrémédiables chez nos élèves.

On rêve chez les Bisounours!

Comment peut-on encore croire qu'on puisse apprendre une langue, que ce soit le français ou une autre, sans en étudier la grammaire et la syntaxe?

Combien de temps les responsables cantonaux de l'instruction laisseront-ils encore ainsi saccager l'école et mutiler de la sorte les élèves!?

Je ne serais pas étonné d'ailleurs de voir ces "chers" pédagogistes genevois saisir cette occasion pour sortir du bois, afin de tenter une énième fois d'imposer leur idéologie dévastatrice.

Décidément, Jean Romain a bien raison d'affirmer que " ces méthodes constructivistes ne fonctionnent pas, que c'est pour cela qu'ils veulent supprimer les notes. Car elles révéleraient alors l'ampleur du désastre"...

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Commentaires

@Monsieur Duval Evaluation est un terme chéri par les Scientologues quand aux notes elles étaient pain béni pour les Hygiénistes
Décidément au niveau scolaire on tourne en rond ce qui est bien connu pour être un mode d'action sectaire
Et quand on apprend que ces fameuses sociétés qui mettent des points sont souvent entre les mains de scientologues pourquoi s'étonner d'un mal aussi dangereux que la peste noire?
très belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 10/08/2014

"Comment peut-on encore croire qu'on puisse apprendre une langue, que ce soit le français ou une autre, sans en étudier la grammaire et la syntaxe?"

Sur le fond vous avez sans doute raison ! Je pense néanmoins que la problème réside avant tout dans la manière d'enseigner les langues. Et pour avoir enseigné le français aux non francophones durant ces 20 dernières années, je puis vous dire que notes ou pas notes, l'enseignement d'une langue étrangère ne se résume pas forcément à la grammaire et à la syntaxe. Souvent, expliquer des règles de grammaire françaises et la syntaxe à des locuteurs qui ne connaissent pas le fonctionnement de leur propre langue relève de l'apostolat...

Dans le petit établissement que j'ai créé avec mon épouse en 1995, nous avions pour habitude de dire deux choses aux étudiants : "Il n'y a pas de succès sans effort" mais aussi "Il est préférable de vous encourager à améliorer ce que vous savez déjà plutôt que de vous sanctionner pour les fautes que vous commettez".

Parler une langue, c'est un peu comme le chant : tout le monde n'a pas la même oreille. Au fond tout est dans la méthode. Et je n'ai jamais trouvé celle qui aurait été sans doute possible supérieure à toutes les autres. Mais c'est une autre histoire...

Les notes sont une évaluation. Est-ce la seule évaluation possible ?

Écrit par : Michel Sommer | 11/08/2014

On se pose la question de l'instituteur privé at home. Problème? pas à la disposition de chacun.

Les uns et les autres, toujours.

Admirables les enseignants qui persévèrent alors que tentant, j'imagine, de se dire que "je n'ai pas étudié pour être empoisonné/e ma vie durant par fantaisies voire loufoqueries administratives et pédagogies à revers du bon sens" ce d'autant plus que mon exaspération quand bien même contrôlée ne peut pas à la longue ne pas atteindre les enfants, donc, bonjour bolets de nos campagnes, élèves kids, Adieu. Côté Directeurs, adieux sans regrets: ouf!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/08/2014

P.S. Les notes

Imaginons que Monsieur Duval corrige mon devoir, lettre précédente, souligné en rouge "bonjour bolets de nos campagnes"! En marge un I en rouge également avec l'interrogation suivante: "campagnes ou sous-bois?"! Un I en marge, élève M. un 9

L'élève M. n'ayant pas encore donné son point de vue sur "campagne ou sous-bois", cahiers pas encore rendus, comment 9?

Une chose est certaine, le rouge indiquant les fautes ne "culpabilisait" pas les enfants... le rouge, pour eux, étant plus que bien souvent confirmation de ce qu'ils savaient parfaitement: bien travaillé Laisse à désirer...

Pourrait si il/elle voulait!

Problème scolaire évident: enfant non pas tant culpabilisé/e que peu ou prou paniqué/e (si Maison: "fait de la peine" à ses parents"! éventuellement culpabilisant? ou moyen qu'ont les enfants de nous donner leur point de vue sur ceci ou cela du climat familial ou autre... en ce cas mauvaise note-sanction! parents visés.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 11/08/2014

En rouge notes, soulignés et appréciations dans les marges.
Catéchèse scolaire
Passage de la mer Rouge

A l'âge où certains enfants "voient" la mer Rouge de couleur rouge encre de Chine Philippe nous parle de son grand-frère.
- Pape dit que Jean-François est un phénomène. Un vrai Hébreux.
- Pourquoi?
- Parce qu'il y a du rouge partout sur ses cahiers mais qu'en fin d'année
Jean-François passe quand-même...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/08/2014

Bon, il y a une faute: HébreuX! L'instituteur dit faute, l'enfant: "Vous qui passez sans me voir"! Ce qui suit est dans l'intention de rendre service non de parler de moi. Ce X: je vois un jardin, une petite fille (pas moi) un baquet pour faire la lessive, une petite planche, il s'agit d'un jouet. Une robe maculée appartenant à une certaine Mme Fichini d'une autre dame... Mme de Ségur. Un scandale, une atrocité. Point de départ, une chapelle, école du dimanche, une grande affiche représentant le passage de la mer Rouge par les Hébreux. Deux fillettes... Une colère le rouge vous monte encore au visage aujourd'hui.
X une faute scolaire oui. Une colère, également? Oui. Comment les instituteurs d'aujourd'hui pliant sous le poids des chinoiseries administratives pourraient-ils parfois ne pas passer quasi sans les voir à côté d'enfants, pas forcément "pauvres" auxquels il y aurait urgence à porter secours?! Les deux fillettes allaient-elles déjà à l'école? Réponse affirmative. On se prend à rêver, de même qu'autrefois existait une Eglise libre inoubliable comment pourrait-on créer une école pour tous mais "libre", non étatique? En ces temps où tout n'était pas parfait, certes, mais harmonieux, souvent, concernant pasteurs, instituteurs, éducateurs un mot clé: VOCATION
J'ai le sentiment que vocation est un mot que Monsieur Duval connaît d'où, en ces quelques commentaires ou messages mon insistance. Pardon.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14/08/2014

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