25/08/2014

Yeeeees, enfin, il était temps!

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Que de billets j'ai consacrés à ce sujet, la formation des enseignants à Genève...

En juin 2013, notamment, je terminais mon billet "Des pratiques dignes d'une République bananière" par ces quelques lignes:

Les critiques envers l'IUFE se font de plus en plus nombreuses et de plus en plus vives. Jusqu'à quand nos autorités accepteront-elles de couvrir cet institut? N'est-il pas temps pour nos élus d'ouvrir les yeux sur une telle honte?

Depuis le temps que, notamment avec l'Arle, j'ai dénoncé toutes les aberrations de cet institut, voilà que, aujourd'hui, en lisant la TdG, j'ai le très grand plaisir de constater que Madame Anne Emery Torracinta réagit et ouvre les yeux en laissant entendre envisager une refonte du système.

Peut-être devrait-on la nommer membre d'honneur de l'Arle tant elle semble avoir été à l'écoute des critiques émises sur ce blog, notamment lorsque je dénonçais...

- une sélection des étudiants qui laisse pour le moins perplexe quant à l'attribution des stages "à la tête du client" ainsi que sur l'importance de former en priorité des praticiens plutôt que des théoriciens, autant de problèmes soulevés ici.

- Des pratiques dignes d'une République bananière

- L'IUFE va-t-il réussir à me casser?

- IUFE institut universitaire des formateurs égarés

- L'IUFE sévèrement décrié

La nouvelle Présidente du DIP semble donc animée d'une bonne volonté qui me réjouit. Le fait qu'elle soit avant tout une enseignante n'y est sûrement pas pour rien. Enfin j'entrevois dans sa démarche une lueur qui laisse présager qu'elle ne s'arrêtera pas là et qu'elle saura, sur cette lancée, s'attaquer à tous les autres problèmes qui minent notre école genevoise. Je pense tout spécialement à l'organisation aberrante de l'école primaire avec ses trop nombreux directeurs d'établissement qui jouissent depuis bien trop longtemps de placards dorés ainsi qu'au remaniement total qu'il est nécessaire et urgent d'opérer dans cet ordre d'enseignement.

Quelques pistes que, en  juin 2012, je suggérais à ce sujet dans un billet intitulé "Si j'étais président".

1. Réduire drastiquement les postes inutiles qui polluent la Direction de l'enseignement primaire (directeurs d'établissement et usine à gaz de la Direction), à savoir une bonne cinquantaine de postes de ...cadres supérieurs, faut-il le rappeler!

Une mesure qui, à financement égal, permettrait la création d'environ 80 postes d'enseignants consacrés entièrement aux mesures d'appui pour les élèves en difficulté scolaire.

Concrètement, cela représenterait un enseignant d'appui par établissement scolaire (84) chacun secondé par 1 étudiant de l'IUFE en stage obligatoire.

2. Obligation pour les directeurs d'établissement (en nombre réduit à 50) de faire le travail pour lequel ils ont été engagés. Leurs tâches doivent être clairement précisées dans un nouveau cahier des charges qui ne permette pas de déléguer outrageusement une bonne partie de leurs obligations aux enseignants...

Une mesure qui permet la mise en place de la priorité suivante.

3. Libérer les enseignants de toutes contraintes administratives ou autres (souvent lourdes et inutiles)et leur donner ainsi les moyens de faire correctement leur travail, à savoir enseigner.

4. Obligation pour eux de rendre compte de leur enseignement au travers d'un journal de bord attestant de programmes mensuels, voire hebdomadaires.

5. Refonte totale du matériel didactique actuellement catastrophique et inadapté dans pratiquement toutes les disciplines , prioritairement en français (MMF)!

6. Passation des épreuves cantonales à la fin du mois de juin (et non en mai) de façon à utiliser à bon escient l'entier du temps d'enseignement disponible pendant l'année scolaire.

De même, remise des moyennes en dernière semaine de juin.

L'organisation des classes pour la rentrée scolaire suivante est alors faite par les directeurs d'établissement dans le courant de la 1ère semaine de juillet.

7. Enfin, possibilité pour chaque enseignant de contacter, au besoin, directement le président sans passer par toute la hiérarchie intermédiaire.

Une mesure qui permettrait à chacun de se livrer en toute transparence sans risque d'un blocage d'informations dans le dédale hiérarchique...

Et au président de garder les pieds sur terre, d'être en contact direct avec les réalités du terrain...


 

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21/08/2014

Le piège de Harmos

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Je viens de prendre connaissance de l'interview de Madame la conseillère thurgovienne Verena Herzog paru ce jour dans la TdG.

Elle incarne soi-disant la lutte contre l'enseignement du français chez nos voisins alémaniques.


Il se trouve qu'à y bien réfléchir, elle est à deux doigts de m'avoir convaincu tant ses arguments sont pertinents et adaptés à la situation genevoise également. Car enfin, qu'en est-il à l'école primaire à Genève?

Prenez un élève de 11 ans qui, après un enseignement de quatre ans en allemand, est sur le point d'entrer au Cycle d'Orientation. Tentez de lui faire dire quelque chose dans la langue de Goethe, même la plus élémentaire des choses... Vous vous apercevrez très vite que la plupart d'entre eux sont incapables d'énoncer une phrase correcte ou même de comprendre sérieusement ce que vous lui dites. Rien de plus normal d'ailleurs tant l'enseignement de cette langue reste à Genève du "bricolage approximatif": aucune approche syntaxique sérieuse, apprentissage quasi inexistant d'un vocabulaire de base efficace.

Tentez seulement l'expérience auprès d'un jeune de votre entourage...

Dès lors, plutôt que de perdre un temps précieux à l'école primaire à bâtir un échafaudage branlant ne serait-il pas plus judicieux, comme le propose Madame Herzog, de laisser au CO la responsabilité de construire cette apprentissage sur des bases saines et solides? Avec en prime le grand avantage que, dès le début, cet enseignement s'y fait par niveau et non plus dans une classe mixte.

Dans cette perspective, les arguments de Madame la conseillère nationale sonnent plutôt justes.

Au fil des années, avec la surcharge croissante du système et du cursus scolaires, on constate que bien des élèves ne peuvent même plus parler correctement la langue de leur canton, le français à Genève. Ainsi, en supprimant l'enseignement de l'allemand, le gain de temps gagné permettrait d'approfondir de manière significative celui du français qui laisse sérieusement à désirer aujourd'hui. A ce sujet, en comparaison avec nos petits genevois, je suis toujours surpris par la capacité à s'exprimer des jeunes élèves issus de l'école française.

Par ailleurs, ce gain de temps permettrait également de résoudre, en partie, le problème posé avec les branches manuelles qui, faute de temps, ont été malheureusement fortement délaissées ces dernières années!

Mais voilà! La chose est possible dans le canton de Thurgovie puisqu'il n'a pas signé le concordat Harmos qui l'obligerait à l'enseignement d'une deuxième langue nationale à l'école primaire!

Une sage décision que Genève n'a pas suivie!

Genève, elle, est tombée dans le piège et, plutôt que d'y réfléchir à deux fois, tête baissée, a préféré foncer dans le mur... La voilà donc condamnée à suivre l'obligation imposée par Harmos.

Une mesure qui risque bien d'être fort dommageable au bout du compte et qui devrait pousser nos autorités à peut-être revoir la copie pour trouver une porte de sortie à ce concordat contraignant qui n'apporte en définitive rien de bon.

 

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09/08/2014

La guerre des notes, le retour?

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Les pédagogistes tenteraient-ils un coup d'éclat?

Voilà qu'à Berne, Roland Näf, président du parti socialiste bernois "propose de supprimer la notation du français à l'école primaire car la méthode didactique ne s'y prêterait pas" peut-on lire dans Le Matin de ce jour.


La méthode d'apprentissage introduite dans le canton il y a trois ans est essentiellement basée sur le constructivisme ce qui implique que les élèves n'apprennent ni la grammaire ni la syntaxe de la langue française. Seule la compréhension compte! Dès lors, selon Monsieur Näf, il devient impossible d'évaluer les connaissances des élèves.

Une bien curieuse façon de contourner la question...

Car enfin, le problème ici ne tient pas dans l'évaluation mais bel et bien dans la méthode constructiviste utilisée à Berne.

Une méthode que les pédagogistes continuent à prôner alors qu'elle ne cesse de démontrer ses limites et qui surtout cause des dégâts souvent irrémédiables chez nos élèves.

On rêve chez les Bisounours!

Comment peut-on encore croire qu'on puisse apprendre une langue, que ce soit le français ou une autre, sans en étudier la grammaire et la syntaxe?

Combien de temps les responsables cantonaux de l'instruction laisseront-ils encore ainsi saccager l'école et mutiler de la sorte les élèves!?

Je ne serais pas étonné d'ailleurs de voir ces "chers" pédagogistes genevois saisir cette occasion pour sortir du bois, afin de tenter une énième fois d'imposer leur idéologie dévastatrice.

Décidément, Jean Romain a bien raison d'affirmer que " ces méthodes constructivistes ne fonctionnent pas, que c'est pour cela qu'ils veulent supprimer les notes. Car elles révéleraient alors l'ampleur du désastre"...

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07/08/2014

La quête de l'inaccessible?

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Jamais je n'aurais imaginé qu'une telle activité puisse procurer autant de bonheur.

Voilà quelques jours maintenant que je m'adonne à la cueillette des bolets. Je profite de la forte poussée de champignons que connaît actuellement le Valais.

Si on m'avait dit qu'un jour j'y passerais des heures, jamais je n'y aurais cru!

Et pourtant... voilà une pratique qui permet d'éviter bien des heures de psy!


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Comment décrire ce ressenti lorsque, soudain, au détour d'un sapin, tapi dans sa mousse, vous apercevez ce chapeau  d'un brun chocolat qui pointe fièrement. Quelle splendeur! Il n'y a pas vraiment de mots pour exprimer cette excitation qui vous envahit alors. C'est tout simplement jouissif!



Hors du temps, plus rien ne compte, tous vos sens sont aux aguets, vous n'avez plus qu'un seul but, cette quête du trésor tant convoité.

Vous oubliez tout, les heures passent sans que vous vous en rendiez compte. Vous gravissez des pentes abruptes et impensables jusqu'alors, vous vous retrouvez dans des endroits, des passages si touffus qu'en d'autres occasions, vous n'auriez jamais accepté de les franchir. Plus rien ne vous arrête, sans cesse trouver et encore trouver ce bolet, une obsession. Et à chaque fois cette adrénaline qui vous surprend pour vous emplir d'un immense sentiment de plaisir.

Plaisir renouvelé lorsqu'au retour de ce merveilleux périple, vous vous retrouvez autour de la table à déguster le fruit de votre quête magique, le tout accompagné d'un bon cru du coin.

 

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