08/09/2014

Le syndicat des enseignants est abject

vité.png

Lamentable!

Voilà qu'après le boycott décidé par les maîtres de gym (Profs de gym, les enfants gâtés du DIP) c'est cette fois le syndicat des enseignants primaires (SPG) par l'intermédiaire de son président Laurent Vité qui se montre complètement irresponsable.

Ce monsieur saisit l'occasion offerte par quelques maîtres de gym inconscients pour annoncer un nouveau boycott qui vise cette fois le soutien aux élèves en difficultés scolaires. On atteint le comble de l'indigne!

Que ces cours de soutien permettent de sortir de l'échec 30 % des élèves en difficulté ne semble pas suffire au président de la SPG.

Le syndicat n'en a cure, il "appelle les professeurs à ne plus assurer le soutien pédagogique hors temps scolaire pour les élèves en difficulté". Une mesure sordide. Et peu importe si les enseignants en charge de ces cours sont d'une part volontaires et d'autre part payés au cachet 65 fr. 70 par heure.

C'en est trop!

Laurent Vité et ses collègues du comité de la SPG sont-ils cinglés?

Des gens méprisables qui font honte à toute la profession.

Les enseignants ont un sens des responsabilités autrement plus développé, je ne peux pas imaginer qu'ils suivront un tel mot d'ordre mais qu'au contraire ils sauront remettre les pendules à l'heure en signifiant clairement à Laurent Vité qu'ils ne s'abaissent pas à ce niveau...

21:20 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

Commentaires

Hormis le fait que cette proposition est honteuse et scandaleuse, la SPG ainsi que les enseignants qui croiraient bon de suivre le mot d'ordre du syndicat sont simplement hors la loi:

Article 51 du règlement de l'enseignement primaire:

Lorsque l'élève n'a pas obtenu 4,0 mais au moins 3,0 de moyenne annuelle
dans une ou plusieurs des disciplines évaluées certificativement, il passe par
tolérance au degré suivant. Son passage est OBLIGATOIREMENTassorti de
mesures d'accompagnement. Ces mesures sont prises par l'inspectrice ou
l'inspecteur, en accord avec les enseignantes et les enseignants intervenant
auprès de l'élève et après consultation des parents. Mention est faite dans le
livret scolaire du passage par tolérance avec mesures d'accompagnement.

Écrit par : Duval | 09/09/2014

Si les mesures d'accompagnement sont obligatoires en cas de redoublement, les études surveillées de type appui ne le sont pas pourvu que l'équipe d'enseignants concernés fassent la démonstration qu'elle prend les mesures nécessaires pour aider les élèves en difficulté. Il ne s'agit donc pas de laisser tomber les élèves, ou d'enfreindre un règlement, mais de trouver les aides efficaces pour les élèves. Seuls les Yaka ont les bonnes solutions, les autres remettent en question leurs pratiques et tentent de nouvelles solutions en abandonnant les autres qui ne marchent pas. Lorsque 70% des élèves qui participent à ces mesures ne sont pas réellement aidé, il n'est pas honteux de se creuser les méninges, comme tout bon professionnel sait le faire, pour trouver d'autres voies. On augmente l'horaire de l'élève pour de meilleurs résultats, mais quand ces résultats ne s'améliorent pas, il faut se poser les bonnes questions et ne pas continuer indéfiniment à augmenter l'horaire sans réfléchir à ce qu'on fait dans le temps imparti pour l'aide n'apporte pas les effets escomptés. Ce serait au contraire se moquer des élèves que de continuer à leur mentir en les faisant participer à un dispositif qui au bout du compte s'avérera vain.

Écrit par : Laurent Vité | 09/09/2014

Je suis d'accord avec vous sur le fait que les agissements de ce syndicat sont honteux et nuisent à la réputation de cette profession.

Il n'y a qu'à voir les commentaires sur l'article de la tdg, commentaires qui mettent tous les enseignants dans le même panier alors que bons nombres ne comptent pas l'investissement qu'ils font pour les élèves.

Concernant votre commentaire sur les mesures d'accompagnement, je me permets de vous contredire, ces mesures n'étant pas obligatoire hors temps scolaire (cf boycott proposé par le syndicat).

Il est stipulé que des mesures doivent être mis en place en classe ou hors classe avec les Ecsp sur temps scolaire au moins. Ne pas le faire hors temps ne rendrait pas les enseignants hors-la-loi.

Cordialement

Écrit par : Gducret | 09/09/2014

Je reste perplexe devant ton commentaire...
1. J'ai dit et redit à maintes reprises que l'appui et les études surveillées étaient deux entités qui n'avaient pas à être entremêlées. L'une est l'autre ne concernent pas forcément les mêmes élèves. Je déplore donc qu'on puisse parler d'études surveillées" de type appui"-
2. Il me semble que, dans le cas d'élèves en difficultés scolaires, lorsqu'on obtient 30% de réussite c'est déjà pas mal du tout. On peut bien sûr mieux faire probablement. Par exemple en appliquant ce que je dis aussi depuis longtemps. On cesse d'assommer les enseignants avec des tâches qui ne leur incombent pas afin qu'ils fassent leur boulot, enseigner. Les directeurs d'établissement sont là pour faire le leur plutôt que de le déléguer aux enseignants! De plus, ces directeurs étant en surnombre par rapport à la charge de travail, ils peuvent prendre en charge une partie des cours d'appui...
3. Tu juges de l'augmentation de l'horaire des écoliers (mercredi matin) avant même qu'on puisse le faire puisque c'est tout nouveau! Tu arrives même à écrire que cette augmentation n'apporte pas de résultats...! Qu'en sais-tu donc?
4. Je trouve tout de même étrange que la SPG lance cet appel au boycott maintenant comme par hasard. Si tes arguments étaient justifiés, pourquoi donc n'as-tu pas dénoncé cet état de fait toutes ces dernières années plutôt que maintenant....avec le prétexte du problème des maîtres spéciaux et la soi-disant augmentation de leur horaire?

Écrit par : Duval | 09/09/2014

Si les syndicats s'occupaient réellement du bien des élèves, ça se saurait depuis longtemps ! Hélas, il n'y a là que défense de privilèges d'un autre temps et mépris des plus faibles. Honte à eux.

Écrit par : uranus2011 | 09/09/2014

1. études surveillées de type appui est l'expression consacrée, je n'y suis pour rien.
2. Je ne me satisfait pas de 30% de réussite quand il y a 70% (la majorité mathématique, faut-il le rappeler) d'échec lourd!
3. L'augmentation est réelle, les élèves vont plus à l'école que leur camarades du CO. Ajouter encore une heure ne produit aucun effet intéressant (cf point 2). Jusqu'à quand va-t-on maintenir cette mascarade? D'autant plus que les 30% pourraient aussi bénéficier de cours d'appui sur horaire scolaire, en même temps que les 70% autres, si on nous donnait les postes en appui nécessaires à cela.
4. La SPG dénonce l'inutilité et la lourdeur des appuis depuis au moins 5 ou 6 ans. Nous n'avons jamais été entendus par Beer, le boycott relance la problématique au département et c'est tant mieux. Il n'y a rien d'abject à remuer les méninges pour trouver d'autres pistes de travail.

Écrit par : Laurent Vité | 09/09/2014

Les commentaires sont fermés.