24/09/2014

DIP: Au royaume de la langue de bois

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Les résultats de l'étude Pisa 2012 sont enfin sortis...

Aussitôt le DIP s'est fendu d'un communiqué de presse qui annonce "

"PISA 2012 : bons résultats en mathématiques, stables dans la durée, pour tous les cantons romands". Voilà qui est assez surprenant en regard des titres de la TdG... hier "Les genevois sont les plus mauvais en math" et aujourd'hui "Les genevois parmi les cancres".

Il faudrait savoir!

La vérité, c'est qu'en effet, avec 502 points, Genève et Neuchâtel ont obtenu le plus mauvais résultat cantonal de l’étude PISA 2012. La moyenne pour la Suisse romande se situe à 523 points. Le canton de Fribourg a reçu le meilleur score au niveau romand (550 points), suivi du Valais (540).

L'enseignement n'est pas une affaire de mode, j'en veux pour preuve la nette régression de la Finlande (519 points) désormais classée derrière la Suisse (531 points). La Finlande dont le système scolaire était tant idolâtré par les gourous du pédagogisme. Certains devraient peut-être commencer à réfléchir et changer leurs théories...

Avec l'Arle, nous l'avions dit dès la première étude PISA en 2003, ces études comparatives sont à prendre avec des pincettes tant sont nombreux et complexes les facteurs qui déterminent les résultats obtenus...Il en ressort pourtant quelques certitudes.

A ce sujet, sur sa page "facebook" Jean Romain résume très bien ce qu'il en est:

"Les années passent et les résultats restent. Après 5 éditions auxquelles la Suisse a participé, ce sera la dernière fois que nous jouterons avec les élèves des pays de l’OCDE.

Les arguments contre ces tests sont nombreux et j’en partage une partie, notamment celui de l’aspect financier. Nous payons cher pour connaître ce que nous savons : les cantons qui ont moins donné dans la réformite sont les meilleurs ; les méthodes traditionnelles d’apprentissage à la lecture sont les plus efficaces ; les moyens d’enseignement qui s’éloignent le plus du socio-constructivisme sont les plus performants.

L’Arle disait cela il y a 15 ans ; elle fut inscrite par le DIP de MBG et celui de Ch. Beer sur la liste des suspects. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un quarteron de post-soixante-huitards et les traditionnels bulletins paroissiaux médiatiques pour maintenir envers et contre tout le catéchisme du Tout-va-très-bien.

Or, de droite comme de gauche, ici et ailleurs, les gens ont fini par comprendre ce qui crève les yeux : nous sommes face à un phénomène unique dans l'histoire, une rupture inédite : une génération entière s'est refusée à transmettre à la suivante ce qu'elle avait elle-même reçu, à savoir l'ensemble des connaissances, des repères, de l'expérience humaine, tout ce qu'on appelle la culture et qui constitue son héritage. Il ne s'agit pas d'un oubli, ni d'une erreur, ni même d'une négligence, mais d'un projet explicite : faire croître l'inculture".

 

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Commentaires

Effectivement quand on lit le titre de communiqué de presse du DIP, on est assez convaincu de la plaisanterie ! Ce déni de réalité, pour la cinquième fois avec PISA, on le lit avec amusement. Mme Torracinta aurait pu, elle qui ne nous avait pas encore habitués à pareille langue de bois, admettre que les réformes en rafales ont mutilé les élèves !

Écrit par : Jean Romain | 24/09/2014

....dans le but de mieux manipuler les futures générations !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 24/09/2014

"Faire croître l inculture", si c est sciemment, c est grave et c est de la manipulation pour former des moutons.
Et si ce n est pas sciemment, il s agit d un gros manque de lucidité et de beaucoup de bêtise.

Écrit par : Hadrien Dussoix | 24/09/2014

Quand des pyromanes mettent le feu et qu'ils font exploser les connaissances fondamentales de notre société, on peut toujours penser que c'est par inadvertance...

Écrit par : Jean Romain | 25/09/2014

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