27/10/2014

Les profs sont des "planqués"

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Suite à l'article de la TdG du jour "Les profs se sentent au bord de l'épuisement" et surtout aux nombreux commentaires qu'il suscite, je me permets de publier à nouveau ce billet que j'avais posté en avril 2013...

 

"Les profs sont des planqués"



"Un prof, c'est 6 mois de vacances par an, grassement payé. il bénéficie en plus de la garantie d'emploi"!

Combien de fois ne l'ai-je entendu?

Ils sont nombreux ceux qui pensent que les profs sont des profiteurs et que leur situation est un havre de paix...

Une profession qui ne présente que des avantages.

Si tel est le cas, je me suis souvent demandé pour quelle raison, alors, ceux qui tiennent de tels propos ne choisissent pas de se lancer dans l'enseignement.

Ont-ils vécu l'expérience?

En dépit du simple travail pédagogique que nécessite cette profession, connaissent-ils le revers de la médaille?

Ces gens, savent-ils ce qu'implique la tenue d'une classe? Ont-ils mesuré le stress qu'implique la responsabilité d'une vingtaine d'élèves?

Parallèlement à une hiérarchie complètement dépassée par les événements, trop souvent confrontés à des parents toujours plus demandeurs de tâches qui ne sont pas de leur ressort, ont-ils conscience de la pression constante à laquelle les profs sont soumis?

Peuvent-ils m'expliquer pourquoi le taux de dépression, voire de suicide, est l'un des plus élevé dans cette profession?

Faut-vous dire. Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas...

Alors, plutôt que de déverser injustement des torrents de boue, justifiez donc vos propos, vous qui vous reconnaissez! Je vous attends de pied ferme...


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Commentaires

Six mois de vacances par an, peut-être pas. Mais de toute façon beaucoup plus
que dans le privé.
Et bien suffisament pour se ressoucer et partir en bonne forme pour une nouvelle année scolaire.
J'ai toujours pensé ques les enseignants étaient des privilégiés, même
lorsque en cas de grève ils défilent au premier rang des cortèges de
protestation...
Un peu comme les flics voyez-vous, mais ceci est un autre sujet !

Écrit par : bidouille | 27/10/2014

@bidouille,
"Mais de toute façon beaucoup plus que dans le privé."
Voulez-vous dire que dans les écoles privées, il y a moins de vacances ?

Pour en avoir le coeur net, j'ai vérifié les plannings annuels de l'Ecole Moser et de l'Ecole Internationale.
En tout cas pour les élèves, il y a légèrement plus de vacances que dans le public.
A l'Ecolint, il y a 3 semaines à Noël (2 dans le public), les deux écoles ont deux semaines complètes à Pâques ( 10 jours dans le public), et à l'Ascension, il y a le pont avec le vendredi de congé en plus.

Les vacances des enseignants seront toujours un point d'achoppement, cela aura toujours l'air d'une injustice aux yeux du reste de la population.
Que proposez-vous pour remédier à cela?
Raccourcir les vacances des élèves, afin de savoir les enseignants au boulot ?
Ce job n'a pas tant d'avantages que l'on veut bien le faire croire et la pénurie des vocations est là pour le confirmer.
La majorité des élèves eux-mêmes ne se voit absolument pas faire le métier de professeur plus tard. Parfois, lorsque quelqu'un conteste une décision, je lui réponds : " Tu feras les choses à ta façon, quand tu seras prof toi-même." Cela les déstabilise énormément et je les rassure en disant :"A votre âge, je ne m'imaginais pas non plus devenir enseignante, mais ensuite, je ne l'ai jamais regretté."
Parce qu'on a été élève, on ne sait pas forcément être prof et l'image qu'on se fait de la réalité du terrain est fragmentaire et même fausse.
Qui aurait envie de passer 38 semaines à contre-coeur avec des classes, et 1-2 semaines en conseils de classe et autres réunions, juste pour avoir 13-14 semaines de vacances ?
Certes, pour vérifier comment ça fait, il faut 6,7,8 ans d'études. Si c'est pour constater qu'après tout, ce n'est pas tout rose et que les 38 semaines ne sont pas aussi peinardes qu'on se l'imaginait, c'est cher payé.

Écrit par : Calendula | 27/10/2014

A Calendula,
Mon "privé" à moi ne s'applique pas aux écoles que vous citez, mais plutôt
à toutes les entreprises privées (hors écoles). Pourquoi ne mentionnez-vous pas
dans votre exemple les vacances d'automne (anciennement vacances des patates) et février (vacances blanches). Ca fait jamais que deux semaines de plus...
Bien à vous

Écrit par : bidouille | 27/10/2014

Comme le mentionne le cahier des charges de l'enseignement primaire du canton de Genève (http://icp.ge.ch/ep/etidep/IMG/pdf/correspondances_no85_octobre_2014.pdf - page 4), les enseignants travaillent "1800 heures par année, ce qui équivaut à 40 heures par semaine" (sur 47 semaines) et "les vacances des membres du corps enseignant ont une durée de 5 semaines".

Écrit par : Laurent Dubois | 27/10/2014

@Laurent Dubois
Il faut avouer qu'avec ce cahier des charges "on" arrange le truc pour que ça joue....des semaines de 40 heures ou même de 46,75 heures...
Le meilleur,le comptage des vacances....voilà que les enseignants ont seulement 5 semaines de vacances! Et on justifie en prétendant que le reste des vacances scolaires est voué à des heures de travail prises selon le désir des enseignants... Hum! Et ça compenserait toutes les heures supplémentaires effectuées durant l'années scolaire...
Bref, on arrange ça comme des noisettes sur un bâton.....
Petite cerise sur le gâteau, les enseignants auraient alors moins de vacances que leur directeur d'établissement?!!!

Écrit par : Duval | 27/10/2014

@bidouille,
Je tenais à comparer ce qui est comparable : les enseignants du privé avec les enseignants du public. Je n'ai pas évoqué les vacances d'automne et de février, parce qu'ils sont pareils dans les deux systèmes.
En effet, personne n'a jamais prétendu que les enseignants avaient les mêmes vacances que les autres employés. Le calcul évoqué plus haut par L. Dubois a un côté élégant, mais ne me convainc pas complètement.
Il y a 3 ou 4 ans, j'ai noté mes heures pendant 2 semaines, en vue de la ré-évaluation des postes et je suis arrivée à des nombres au-delà de 40, gaillardement. En comptant les heures passées avec les tâches administratives liées à la charge de maître de classe, on arrive à des sommets. Un coup de téléphone à un parent dure généralement environ 20 minutes. Ensuite, il faut rédiger un compte-rendu et bien sûr appliquer les décisions prises. Ca peut impliquer d'autres téléphones, des discussions avec d'autres collègues, la mise en place d'appuis etc etc.
Faire les carnets de comportement à quinzaine, gérer les sanctions est une tâche peu gratifiante, mais indispensable. Et il ne faut commettre aucune erreur, puisqu'on est garant de la norme.
Je ne me plains absolument pas. J'aimerais juste informer que ce genre de tâches existe et que le grand public ne le soupçonne pas toujours. C'est le genre d'activité qu'on essaye de ne pas amener à la maison, mais le plus souvent, on finit quand-même par le faire sur la table du salon ;-))
Le temps de travail est très inégalement réparti. Septembre-octobre sont très chargés, à cause de la mise-en-route, des soirées de parents, organisation de la course d'école, pré-conseils etc. Novembre : la remise des moyennes, conseils de classe. On ne voit pas passer décembre. Janvier- février sont plus calmes.
On envie mes vacances et je le comprends parfaitement. Je suis persuadée que beaucoup d'autres métiers sont tout aussi fatigants que le mien et je serais très heureuse si mes concitoyens pouvaient avoir davantage de congés. Cela créerait des postes travail de toutes sortes, mais vous en conviendrez : la société n'est pas prête à réduire le temps de travail à large échelle. Est-ce que les vacances des enseignants, traditionnellement liées à celles des élèves, sont désormais devenus un scandale insupportable ?

Écrit par : Calendula | 27/10/2014

En abordant yoga ou bouddhisme on réalise que nous ne faisons que passer, que tout change tout le temps, nous, nos cellules de même et que nous dépendons étroitement les uns des autres. Autrefois Art touchant au sacré la médecine aujourd'hui est entreprise commerciale. Jadis, toujours, pour être pasteur ou instituteur il fallait avoir une "vocation" (traitements, salaires passant en tout dernier lieu.) Inimaginable hier réel aujourd'hui, vécu: un organiste donne également des leçons de piano. "Lui" se déplace chez ses élèves! et il arrive qu'en arrivant devant la porte il trouve un mot: Absents aujourd'hui. Plus la peine de prévenir, d'être polis, attentifs à l'autre.
A lire maints articles s'il y a "planqués" on ne nous apprendra pas qu'il s'agit des profs mais bien des Directeurs.

Surchargés les profs... surchargés de façon telle que le burn out est également périlleuse réalité.

"Ta prof n'est qu'une nouille! d'ailleurs rien qu'à voir comme elle s'habille... Fifille: "ça, tu l'as dit"!

Faux clowns ("phénomène") dans nos rues.

Ce qui se disait autrefois ne sera jamais dépassé: "On ne peut vivre sans foi sans loi"! et le "Penser aussi aux autres" des Anciens comme de la Bible en cette époque préchaotique devraient être remis en mémoire, activés et pratiqués avec grand soin avant qu'il ne soit trop tard.

Écrit par : Myrriam Belakovsky | 28/10/2014

Il faut faire attention au Yoga comme à d'autres formules venant des sectes du soi-disant bien être, détruisant la personne à son insu. C'est les cabines à bronzer....

Le discrédit jeté injustement sur les Profs vient surtout du fait qu'ils se sont politisés à outrance en allant rejoindre des mouvements de gauche extrémistes, fascistes et incompétents en matière économique et politique ou géostratégique.

Compte tenu des nouvelles populations, le travail des Profs n'est pas de tout repos. Le communautarisme fait de nombreux dégâts dans l'enseignement, la qualité est remise en cause.

En France, les professeurs des écoles sont d'une médiocrité sans borne, rien à voir avec les Profs qui dans la majorité sont de grande qualité, mais subissent les politiques gouvernementales d'une immigration bas de gamme.

La fin des embauches de salariés de masse est arrivée, place aux robots humanoïdes, ça fait des années que nous évoquons le problème, les gens prient dieu pour que tout s'arrange! Ca fait plus de cinq mille ans que ça dure. Contemplons l'actualité, la dette Occidentale, le chômage et la pauvreté mais aussi les conflits religieux.....

Écrit par : Pierre NOËL | 28/10/2014

Pierre NOEL

Ne puis-je écrire une ligne, ce blog, l'ensemble, sans que vous ne vous précipitiez pour mettre en garde "non contre moi" mais quant à tout ce qui touche de près ou de loin à la spiritualité.

Il y a des chrétiens qui ne peuvent ouvrir la bouche sans parler de choses religieuses. On a le sentiment qu'il s'agit d'une obsession.

Votre démarche, de même, donne le sentiment d'une égale obsession.

Sans doute avez-vous eu une expérience particulièrement douloureuse.

Vous pourriez, à vous lire, avoir appartenu à un groupe religieux.

Une profondeur en vous se rencontrait en les prêtres d'avant Karol Wojtyla.

Vous direz oui, vous direz non.

Mais à sans cesse recommencer la semblable mise en garde vous risqueriez un jour de n'être pas ou pris au sérieux comme il aurait mieux valu pour pas mal de monde que vous le soyez.

En les évangiles on met en garde contre les "faux inspirés"! et notre époque conduisant droit dans le mur est en mesure de susciter nombreuses vocations enrichissantes au salut de son prochain.

Il y a dans vos lignes juste au-dessus de ces lignes tant de sagesse, de lucidité, de présence d'une façon ou d'une autre sur le terrain qu'il n'est pas utile de débuter par l'éternelle mise en garde en question.

Dommage de prendre le risque que voyant ces premiers mots, pensant "Pierre NOEL toujours la même chose, on sait..." ! on saute votre commentaire.

Guy Gilbert, autrefois, à propos des conflit religieux, fin de votre commentaire, vous aurait dit de "laisser les loups se dévorer en eux"!

Écrit par : Myrriam Belakovsky | 28/10/2014

Myriam, vous n'êtes pas l'objet du sujet, mon message est tout autre. Merci d'en tenir compte.

Écrit par : Pierre NOËL | 28/10/2014

Pierre NOEL, quelle insinuation?

Je note, depuis un an environ que je ne puis démocratiquement, geste citoyenne, écrire une ligne concernant faits ou thèmes religieux sans que me nommant parfois ou non "Myriam" vous interveniez... Relisez votre commentaire, immédiatement vous avez bondi sur "yoga"! correspondant à mon propre commentaire. Si vous souhaitez confirmation cherchez un commentaire de lovsmeralda à ce propos.

Merci d'en tenir compte et merci ä Monsieur Duval de bien vouloir publier cette... humble "prière"! à Pierre NOEL.

Écrit par : Myrriam Belakovsky | 28/10/2014

@Pierre Noel voici ce que j'ai écris en parlant de vous et de Madame Belakovsky et il va de soi sur le ton de la galéjade:
Ah si vous aviez été nos pasteurs pour l'enseignement de la religion sans doute aurions nous eut davantage de plaisir
Hélas trois fois hélas/rire
toute belle journée pour Vous et Madame Belakovsky

Écrit par : lovsmeralda | 28/10/2014

@ lovsmeralda

Votre citation présente est incomplète, pourquoi?

Accepterez-vous de nous la donner telle qu'elle nous fut présentée?

En vos lignes, lovsmerada, il y avait une erreur concernant les motivations que vous me prêtiez (Pierre NOEL, les siennes, je ne puis répondre à sa place).

Erreur, problème de projection attribuant à l'autre la motivation qui précisément n'est pas la sienne.

Je respecterai jusqu'à mon dernier souffle le droit à la parole "démocratique" de chacun tout en redoutant qu'un jour ce droit à la parole, ce droit à l' "expression du ressenti en provenance de notre for intérieur" nous soit ("bouches cousues")! interdit et j'estime que le domaine de la religion, ce "droit"! devrait nous être garanti tant que nous n'insultons pas l'autre qui ne pense pas comme nous ou ne lui interdisons pas de penser selon son vécu, éducation, etc.

Et je souhaite que l'école en ce domaine également tienne bon.

La pensée dite totalitaire quelle qu'elle soit (néo-nazisme comme marxisme-léninisme) devrait être bannie implacablement.

Partage équitable et fraternel solidaire entre tous, respect de la dignité de l'homme (son parcours en l'Evolution)! doivent finalement l'emporter sur tout le reste sans "isme/s" à la clé.

Écrit par : Myrriam Belakovsky | 28/10/2014

M'ayez crainte lovsmeralda, c'est cyclique, rien de grave comme d'habitude.

-Le sujet est assez vaste pour que l'on si attarde.

Il y a eu beaucoup de Profs dans ma famille; ce sujet est grave, car les gamins d'aujourd'hui seront les adultes de demain, mais quel enseignement et dans quel monde? Dans quelle économie etc. Les enseignants ont besoin de soutient et de respect; on en est loin dans la réalité, "la violence" à l'école est un sujet dont je me suis occupé personnellement d'associations éducatives et religieuses.

Myriam et ses états d'âme.... je ne vais pas épiloguer sur le yoga ici ou ailleurs.

Bonne soirée.

Écrit par : Pierre NOËL | 28/10/2014

@Myriam, Lovsmetalda et M.Noel
Stop, svp! Désolé mais On en reste là en ce qui concerne vos échanges hors sujet. A vous de voir si vous désirez poursuivre ailleurs que sur ce blog.

Écrit par : Duval | 28/10/2014

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