18/11/2014

C'était le moment

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Oui, il était temps, les députés du Grand Conseil veulent que "les directeurs d'établissement du primaire enseignent"...

Eh bien, il en aura fallu des coups de marteau pour enfoncer le clou! Plus de 50 billets à leur sujet postés sur ce blog depuis la création aberrante de ces postes de directeurs.

A titre d'exemple en voici deux, pour mémoire et en guise de sourire...

"Tintin à l'AEG des dirlos" et "De l'utilité et de l'importance des postes de directeur d'établissement".

Et certains directeurs de se lamenter, déjà aujourd'hui, auprès des enseignants de devoir bientôt "enseigner"...

Les députés du Grand Conseil ont donc pris une sage décision comme je le relatais dans mon billet précédent (Bonne nouvelle). Ce qui, bien entendu, n'a pas manqué de susciter de nombreuses réactions sur les différents murs facebook ainsi que sur le blog de Monsieur Bugnion, ardent défenseur de ces directeurs et rapporteur de majorité lors du débat qui a eu lieu lors de la dernière session du GC...

"Les directeurs primaires au boulot"...s'est-il rendu compte de l'énormité du titre de son billet? Tellement juste! Tellement approprié! C'était en effet, pour tous ces directeurs, le moment d'y aller...au boulot!

Dans ce billet, Monsieur Bugnion démontre à quel point il ne connaît pas grand chose à ce dossier...

A le lire, avant l'arrivée de ces directeurs chéris, dotés des pouvoirs illusoires qu'il leur attribue, l'école primaire était en plein naufrage, rien n'y fonctionnait, il y régnait l'anarchie la plus totale au point de "ressembler à une auberge espagnole"... Le corps enseignant et les ex-inspecteurs apprécieront!

L'occasion pour Madame Ariane Denonfoux, elle-même directrice d'établissement scolaire (!), de laisser entendre que ce sont d'eux, les directeurs, que dépend " la meilleure formation des élèves dans leur globalité"... On aura tout entendu! Il fallait oser une telle prétention...là aussi les enseignants apprécieront!

Trêve de jérémiades de mauvais perdants, il faudra rester néanmoins vigilants et prudents. Car, je suis curieux de voir de quelle manière Madame Anne Emery Torracinta va louvoyer, à l'image de Monsieur Beer à son époque (Beer sur la défensive). La Présidente du DIP qui déjà avance que " Si les directeurs se mettent à enseigner, on devra supprimer des prestations, dans le lien avec les parents ou dans la mise en place de mesures pour les enfants ayant des difficultés, handicapés, dyslexiques.»

On se demande en quoi!

Quelle dérobade, quel stratagème va-t-elle encore inventer pour se soustraire aux obligations auxquelles elle est aujourd'hui confrontée?

 

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Commentaires

Il en faut une couche de prétention pour affirmer que les directeurs améliorent l’école, alors qu’ils l’alourdissent. Notre école tourne en rond comme des chevaux de manège, et à chaque révolution de cette roideur mécanique, elle réinvente une couche supplémentaire de paperasserie et d’administration. Notre école devrait éveiller en chacun - en plus évidemment des connaissances de base - le sens de l’héritage : la gratitude envers ce qu’on doit aux ascendants, à la parentèle, à la langue française, à la civilisation, à la culture, aux codes symboliques littéraires, aux mythologies, aux grimoires, aux livres. Là et pas ailleurs se trouve l’origine du respect. Or, avec l’aide de l’IUFE (qui formate aussi les dirlos à la vacuité, rien n’échappe à cette officine néfaste), elle forme des ingrats. Mais pour y parvenir, on fait semblant de s’affairer, de paraître pétri de son importance directoriale. Et tous ces Tarfuffe grimés en Saint-Just nous font la morale au motif que nous ne savons pas ce que nous faisons, que nous ne nous rendons pas compte combien l’école a changé, qu’il faut aller de l’avant (surtout pas de « retour en arrière »). Moi, j’ai appris à mes élèves à voyager dans les cryptes à plusieurs étages d’une mémoire longue, afin que le temps présent s’y diffuse.

Écrit par : Jean Romain | 18/11/2014

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