19/03/2015

A quel jeu joue donc Madame Anne Emery Torracinta?

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Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour avoir une réponse aux "craintes" que j'exprimais dans mon précédent billet...


Le DIP vient d'annoncer officiellement la suppression de 12 postes de directeurs d'établissement du primaire pour la rentrée 2015.



Et de préciser, bien entendu, que ces personnes devront être "recasées" dans d'autres fonctions d'ici là. Le DIP affirme d'ores et déjà que des solutions ont été trouvées pour chacun d'eux...

Quelle mouche a donc piqué AET?

Il est vrai que ces directeurs d'établissement sont beaucoup trop nombreux et que, dès lors, il n'est pas totalement infondé d'en diminuer le nombre. Mais cela n'empêche pas que ceux qui restent en poste soient pour autant exonérés de ce que demande la motion: qu'ils consacrent une partie de leur temps à l'enseignement.

Madame Anne Emery Torracinta, à juste titre, ne cesse de clamer qu'il est urgemment nécessaire de mettre l'accent sur l'appui à apporter aux élèves en difficulté scolaire. Avec ces directeurs beaucoup trop nombreux, elle dispose d'une quantité de main d'œuvre déjà formée pour répondre à ces besoins primordiaux.

Pourquoi donc refuse-t-elle d'octroyer des heures d'appui à ces directeurs d'établissement. Qu'est-ce qui la pousse dans ce sens? On aimerait comprendre...

D'autant plus qu'il serait plutôt bénéfique pour ces directeurs de garder ainsi un contact direct avec le travail du terrain. La toute nouvelle Secrétaire Générale, N°2 du DIP, ne dit-elle pas clairement que, en tant que Directrice au collège, elle a toujours tenu à garder quelques heures d'enseignement: "Rester en contact avec ces jeunes gens nous oblige à évoluer, à nous remettre constamment en question. C’est un vrai moteur".

Non, la Présidente du DIP, pour des raisons qui restent pour le moment obscures, préfère donc "réaffecter" ces personnes à d'autres postes.

Lesquels? On est en droit de se poser la question...

Va-t-on créer de nouveaux postes pour ces cadres supérieurs? Va-t-on leur inventer de nouveaux placards dorés?

J'ose espérer que le DIP nous fera savoir comment donc il a réaffecté tout ce beau monde. Je me réjouis de l'apprendre...

 

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Commentaires

Elle est socialiste, donc politicienne, même si elle est de gauche (ce qui signifiait quelque chose autrefois), et donc perméable à toutes les influences qui peuvent lui nuire à elle ou à son parti.

Écrit par : Mère-Grand | 19/03/2015

J'ai oublié le premier principe de ces gens-là: ne jamais reconnaître une erreur.

Écrit par : Mère-Grand | 19/03/2015

Et moi qui réagit sur le blog de Pascal Décaillet pour la féliciter de participer aux économies !!??...

Écrit par : PIerre Jenni | 19/03/2015

Réaction immédiate:

Secrétariat du Grand Conseil
Question présentée par le député :
Jean Romain
Date de dépôt : 19 mars 2015 QUE
Question urgente écrite
Que deviennent les 12 directeurs du primaire qui n’auront plus leur poste de directeurs pour la rentrée 2015
On apprend ce jeudi par les journaux que le DIP réorganise le système des directeurs des établissements primaires de la République. On nous dit que ces directeurs seront réaffectés, mais aucun détail sur ces reconversions.
Ces fermetures de postes s'inscrivent dans un projet de reconfiguration de la fonction de directeurs au primaire, lit-on. En 2008, 93 postes de directeurs ont été créés. Certains sont à la tête de toutes petites écoles, d'autres de mastodontes, certains sont à mi-temps, d'autres à temps plein. Le système est hétérogène et ne fait pas l'unanimité. Loin de là.
La motion UDC acceptée par le Grand Conseil, qui demande que les directeurs du primaire enseignent à temps partiel, demeure actuelle. Les motionnaires ne seront pas satisfaits par cette seule réduction.

Ma question est donc la suivante :

A quelles fonctions seront réaffectés les douze directeurs qui perdent leur poste à la tête des établissements primaire ?

Que le Conseil d’Etat soit remercié par avance de la réponse qu’il voudra bien apporter à ma question.

Écrit par : Duval | 19/03/2015

Je n'arrive pas y croire !!! Le DIP a des problèmes de budget et doit trouver des économies et voilà qu'AET va offrir à certains Directeurs des placards dorés. Nous avons changé la peste contre le choléra ! Bravo ! Vous n'allez quand même pas croire qu'il y aurait, au sein du DIP, 12 postes de hauts fonctionnaires à pourvoir, dont les cahiers des charges seront en parfaite adéquation avec les compétences et CV de ces directeurs qui quittent leurs postes ??? je n'y crois pas un instant. C'est juste un scandale de plus au sein de l'Etat de Genève. Dégoûtée je suis !!!

Écrit par : strohheker corinne | 19/03/2015

Des raisons obscures ???
En quoi offrir des placards, des parachutes dorés dans le public, par des socialistes, avec l'argent du contribuable serait "obscur" ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 20/03/2015

On apprend dans la TDG de ce jour que les directeurs qui se reconvertiront à l'enseignement garderont leur salaire de directeur. Ben voyons !

Écrit par : PIerre Jenni | 20/03/2015

Eh oui Monsieur Jenni. Il existe un règlement pas triste à ce propos, je vous en parlerai dans un prochain billet...
En attendant, pour répondre à votre question:
Art. 12 Affectation
1 L’affectation d’un membre du personnel dépend des besoins de l’administration ou de l’établissement et peut être modifiée en tout temps.
2 Un changement d’affectation ne peut entraîner de diminution de salaire.

Écrit par : Duval | 20/03/2015

J'approuve la souplesse qui permet à un fonctionnaire de travailler ailleurs dans l'administration. C'est un excellent moyen pour optimiser le fonctionnement de l'Etat en allouant les ressources en fonction des besoins.
Mais il est choquant de permettre des disparités de revenus pour une même activité. Faut croire que c'est le prix à payer pour encourager les transferts. Le privé n'a pas cette complaisance.

Écrit par : PIerre Jenni | 20/03/2015

Il est urgent de reprendre la discussion avec les partenaires professionnels du DIP: les enseignants et leurs organisations,rompus par 17 ans de pratiques autoritaires et irrespectueuse dont découlent des créations de postes en cascades pléthoriques paralysantes. Les postes hiérarchiques confiés à des enseignants doivent obéir à des priorités pédagogiques dûment établies et obéir aux règles en usage pour les mandats électifs: limitation à max. 12 ans, et être soumises périodiquement à un vote de confiance des enseignants qui leur sont subordonnés. Ce qui vaut pour un Conseiller d'etat vaut aussi pour un directeur. Il faut absolument introduire de la souplesse et permettre à une carrière d'enseignant une diversification absolument bloquée actuellement.

Écrit par : Marco Polli | 21/03/2015

je suis choquée quand je lis que Mme Torracinta, ne cesse de clamer qu'il est urgemment nécessaire de mettre l'accent sur l'appui à apporter aux élèves en difficulté scolaire. Savez-vous que le mercredi matin, certains élèves en difficultés n'y ont pas droit? Que certaines école privées subventionnées, et écoles spécialisées n'offriront pas de cours en plus? Ce mercredi a été mis en place pour l'anglais et pour apporter des aides supplémentaires aux élèves qui en auraient besoins. Les élèves en spécialisé n'en ont pas besoin, d'après Mme Torracinta et M. Eliez, directeur de l'omp (office médico-pédagogique). N y a il pas un problème???? Alors, ne nous faisons pas croire que Mme Torracinta s'intéresse aux élèves en difficultés!

Écrit par : angélique | 21/03/2015

Qu'il est loin le temps où l'école visait encore l'excellence.
Après les années de la médiocrité, nous voilà arrivés dans le temps de l'égalité et uniformité par le caniveau.

Et tout cela au nom de l'égalité ...

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 26/03/2015

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