15/04/2015

La moitié de la raison du bon sens

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On en sait maintenant un peu plus sur l'avenir des 15 directeurs d'établissement du primaire, ces postes que Madame Anne Emery Torracinta a jugé bon de "supprimer".

- L'un de ces directeurs quitte la division primaire pour le secondaire (Cycle d'orientation), pour occuper on ne sait quel poste.

- Un autre part pour le canton de Vaud, on ignore également sa réaffectation.

- Deux d'entre eux prennent un congé sabbatique, non payé. On se demande quelle sera leur réaffectation à leur retour.

- L'un s'en va pour l'Office médico pédagogique (OMP).

- Deux autres rejoignent les services administratifs. L'un pour travailler sur le sujet de l'école inclusive cher à la Présidente du DIP mais dont on ignore encore ce qu'il recouvre exactement, l'autre pour un poste encore mystère...

- Enfin, oui, enfin, huit de ces directeurs vont retrouver des postes d'enseignement!

Certes, toutes ces personnes restent en classe 24, y compris ces huit dernières... Certains avaient, en son temps, argumenté que, pour cette raison, il était impensable que des directeurs d'établissement prennent en charge quelques heures d'enseignement...voilà un cinglant démenti qui prouve le contraire. En effet, mieux vaut des postes utiles, malheureusement sur-rémunérés, que des placards dorés.

Cette opération n'engendre aucune économie financière mais démontre bien que la Présidente du DIP peut faire preuve de bon sens. A la rentrée scolaire prochaine, le nombre de directeurs d'établissement sera de 58. Ainsi, AET donne enfin raison à ce que j'avais exprimé lors de mes différentes auditions par les commissions du Grand Conseil. Non seulement ces postes de directeurs ne pourront plus désormais être pourvus à temps partiel (obligation de 100%) mais leur nombre correspond à peu près à ce que j'avais suggéré. A savoir doubler les 25/30 postes d'inspecteurs d'antan, soit une augmentation importante et largement suffisante de 100% de ces postes hiérarchiques.

Madame AET démontre bien aujourd'hui que ces propositions de l'Arle n'étaient pas aberrantes mais plutôt pleines de bon sens...

Il reste néanmoins la motion récemment acceptée par les députés du Grand Conseil qui demande que ces directeurs d'établissement prennent en charge quelques heures d'enseignement, par exemple sous forme d'appui aux élèves en difficulté scolaire.

Cette proposition reste tout à fait valable et d'actualité. Madame la Présidente ne devrait pas trop attendre pour s'en rendre compte. Saura-t-elle donc suivre les propos judicieux de sa toute nouvelle Secrétaire Générale du DIP qui, lorsqu'elle fut auparavant nommée directrice au secondaire, a tenu à continuer à enseigner:

"Rester en contact avec ces jeunes gens nous oblige à évoluer, à nous remettre constamment en question, c’est un vrai moteur».

 

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09/04/2015

Rodolphe Tœpffer est à vendre

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Rodolphe Tœpffer évoque pour moi toute une partie de l’histoire de ma propre famille. Faut-il rappeler que Rodolphe Tœpffer est considéré comme l’inventeur de la bande dessinée ? Et que son premier album s’intitulait "Histoire de Monsieur Vieux-Bois" ? Mais, d’où vient ce nom, Monsieur Vieux-Bois ? Les Genevois d’aujourd’hui savent bien que c’est le nom que l’on a donné à l’Ecole d’hôtellerie.

Cela n’a rien d’un hasard, car celle-ci se trouvait jadis sur la propriété de ma famille, où Rodolphe Tœpffer séjournait très régulièrement. Sa sœur Ninette était en effet devenue l’épouse de Jean François André Duval (1776-1854), l’un de mes aïeux.

Voici le détail de toute cette histoire :

Elle commence lorsque mon aïeul, Louis David Duval (1727-1788), après être parti de Genève pour Londres avec l’un de ses frères, s’établit au milieu du XVIIIe siècle à St Pétersbourg , y développant son art de l’orfèvrerie et devenant le joaillier attitré de l'Impératrice Catherine II de Russie. Son épouse est Lisette Dumont,  la sœur d’un fameux Genevois, Etienne Dumont (1759/1829), qui écrivit les discours du comte de Mirabeau au début de la Révolution française, puis qui composa et rédigea l’œuvre du philosophe anglais Jeremy Bentham, parue d’abord en français. De retour d’Angleterre, Dumont, qui avait connu Talleyrand, La Fayette, Byron, Thomas Paine, sera élu au Conseil représentatif de Genève en 1816 ; il en rédigera le règlement. Sa vie durant, il est bien sûr en étroit contact avec sa sœur Lisette et son beau-frère Louis David Duval, puis avec les enfants de celui-ci.

Car, à St Pétersbourg, Lisette a donné à Louis David Duval  deux filles et trois fils ; ceux-ci lui succèderont à sa mort comme joailliers de la Couronne de Russie.

L’aîné Jacob David (1768-1844) décide de revenir à Genève tout en maintenant l’entreprise de joaillerie à St Pétersbourg. Les allers et retours seront fréquents. Il achète en 1802 le château de Cartigny. L’un de ses fils, Jacob Louis Duval, membre du Conseil représentatif de Genève dès 1816, sera élu procureur général de la République de Genève ; c’est à lui qu’on doit notamment la publication en 1832 à Paris, Londres et Bruxelles des Souvenirs de Mirabeau écrits par son oncle Etienne Dumont.

Le deuxième fils de Louis David Duval, Jean François André Duval (1776-1854) éprouvera aussi le besoin de revenir à Genève, lorsque Napoléon cédera Genève à la Confédération helvétique. Il y acquiert en 1816 le domaine de Morillon, sur lequel se trouvent aujourd’hui sises aussi bien l’Auberge du Vieux-Bois (Ecole d’hôtellerie) et la Mission russe, et sans doute aussi la Place des Nations, où il fit à cette époque creuser un petit lac artificiel.  

Grand collectionneur d'art, ami du peintre Adam Tœpffer et de son fils Rodolphe aujourd’hui considéré comme l’inventeur de la bande dessinée, Jean François André Duval héberge Adam Tœpffer sur sa propriété. Il épousera en 1820 la fille de celui-ci, la ravissante Ninette (la sœur donc de Rodolphe Tœpffer). Les liens entre les deux familles sont très étroits. A preuve le nom de son premier recueil de «bande dessinée», Monsieur Vieux Bois,qui est donné par la suite à l'école d'hôtellerie sise sur l'ancien domaine de Jean-François André.

 Quant au troisième fils de Louis David Duval, Louis Duval (1782-1863), il reviendra lui aussi s’installer à Genève, dont il deviendra le syndic. 

Aujourd'hui, à Genève, un théâtre, un lycée et une rue sont dédiés à Rodolphe Tœpffer. C'est donc dans cette rue qu'on peut admirer un magnifique buste de l'inventeur de la BD, lequel a été créé sur l'exemple du modèle qui est à acquérir lors de la vente aux enchères organisée du 28 au 30 avril au38 de la rue de Monthoux (lot N° 323) par la maison "genève enchères".

 

Vous trouverez d'ores et déjà en ligne le catalogue de vente présentant de nombreux lots intéressants en suivant le lien suivant:

 

Catalogue

 

Avis donc aux personnes intéressées...

 

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02/04/2015

"Les chambres à gaz sont un détail de l'histoire"

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Ainsi donc Jean-Marie Le Pen en remet une couche et ne regrette absolument pas les propos qu'il a tenus dans le passé. C'est ce qu'il a déclaré récemment sur BFMTV.


Au contraire, il assume pleinement ses déclarations précisant: «Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée, que les chambres à gaz étaient un détail de la guerre, à moins d'admettre que c'est la guerre qui était un détail des chambres à gaz». Je maintiens ces propos car je crois que c'est la vérité».

Selon lui, la guerre ne représente qu'une succession d'événements, les uns étant donc importants et les autres se résumant à des détails. Et sans hésiter, de classer les chambres à gaz dans la 2ème catégorie...

Ce personnage est simplement monstrueux, fou à lier ou... démoniaque!

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Tout est permis en politique, même les bassesses les plus abjectes...

Serait-ce là une tactique délibérée de la part du FN? Diaboliser à outrance le vieillard pour, ensuite, mieux encenser la salvatrice Marine. L'ange veille et prouvera combien le parti a changé en bannissant le leader déchu...


J'ai de la peine à le croire. Trop risqué.

Je pense plutôt que Marine Le Pen doit sérieusement se ronger les ongles et regretter ce boulet qui lui colle à la peau. Car, elle est plus finaude que son crétin de géniteur, elle sait cacher son jeu, elle. L'ange donnerait cher pour que ce père ne soit qu'un détail du parti...Ce qu'il n'est assurément pas.

Ce qui est certain, c'est qu'au regard de l'Histoire, ce personnage restera un méprisable élément infinitésimal.


 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

 

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

 

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

 


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01/04/2015

Lettre ouverte à Sarah

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Chère Sarah (est-ce votre nom, un pseudo, peu importe),

Dans un commentaire posté sur un blog voisin, vous avez cru bon de m'accuser d'"inepties et de contre-vérités". Je vous ai aussitôt répondu et malheureusement, j'ai eu beau attendre, aucune nouvelle de votre part... Il est vrai qu'il est facile de se répandre sur un blog, il devient plus difficile ensuite de débattre...

Inepties et contre-vérités, je veux bien et c'est votre droit de m'en accuser; mais alors, à moins d'être un lâche, il conviendrait d'en débattre, ce que vous semblez bien refuser. Si ces propos ne me touchent pas pour autant, je suis beaucoup plus intéressé par ce que vous invoquez plus avant.

Ainsi, vous faites part de la démotivation générale des enseignants. Vous la constatez quotidiennement autour de vous, ainsi que "le discrédit perpétuel de l'école primaire surtout, qui aurait atteint durablement les professionnels". Sans oublier, au passage de m'en accuser, encore une fois tout à fait arbitrairement.

Eh bien, voyez-vous, Chère Sarah, vous venez là confirmer tout ce que je dénonce depuis des années. Car cette démotivation des enseignants, moi, je l'attribue à des faits bien précis.

- Une formation des enseignants (IUFE) qui n'est pas digne de ce nom, qui est incapable d'insuffler une "âme" au métier d'instituteur.

- Une hiérarchie inadéquate avec notamment des directeurs d'établissement, souvent incompétents, confortablement installés dans leur tour d'ivoire.

- D'innombrables procédures administratives stupides imposées aux enseignants.

- Un plan d'étude (PER) pratiquement illisible et surtout, souvent irréalisable.

- Des moyens didactiques qui en découlent et qui sont inadaptés aux besoins des élèves du primaire

- Des parents d'élèves toujours plus "intrusifs"...

- Bref, une perte générale importante des repères dont les enseignants ont un urgent besoin afin de retrouver la sérénité et le respect auquel ils ont droit et qu'ils méritent.

Sont-ce là, Chère Sarah, les inepties et les contre-vérités dont vous m'accusez?

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