17/05/2015

Le vrai visage d'Anne Emery Torracinta ou les députés piégés

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Je me demandais quand, enfin, AET montrerait son vrai visage de politicienne aguerrie...

 

C'est chose faite depuis peu. Elle vient de démontrer qu'elle avait plus d'un tour dans son sac et que les ficelles de la politique n'avaient pas de secret pour elle.

Adieu l'enseignante, bonjour la politicienne.


 

C'est fort habilement que les députés du Grand Conseil, du moins certains, se sont faits avoir. Car ils ont, tout récemment, en commission de l'enseignement, accepté un projet de loi qui, purement et simplement supprime l'article 144 de la loi sur le DIP.

Une démarche anodine?

 

De quoi s'agit-il donc? De cet article qui mentionne que: "Dans chaque établissement scolaire, le département désigne une directrice ou un directeur".

 

Ces députés viennent de se tirer une balle dans le pied...

 

En effet, de cette manière, selon la loi, les directeurs d'établissement n'existent simplement plus et leur fonction ne dépend plus que du règlement... qui est du seul ressort d'AET!

 

La Conseillère d'Etat a réussi ainsi à écarter le pouvoir législatif du débat sur les directeurs d'établissement et à échapper par ailleurs à la menace qui pesait de leur octroyer quelques heures d'enseignement.

 

Le pouvoir exécutif au service du pouvoir législatif, allons donc.

 

AET est désormais seule maître à bord et pourra donc agir à sa guise tout en se passant de l'avis des députés du Grand Conseil.

 

Exclus du débat les députés du GC!

 

Eux qui préparaient un projet de loi à ce sujet, les voilà mouchés tels des gamins et Madame la Présidente peut sourire, elle leur a joué un joli tour.

 

Quelle sera maintenant la réplique des importuns éconduits?

 

Les juristes de leur parti politique respectif sauront-ils trouver une parade à cet habile tour de passe-passe?

 

 

 

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Commentaires

Dites ... la dictature ... c'est encore loin ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 17/05/2015

Le statut des directeurs du primaire demeure de la compétence du Conseiller d'Etat. Il devient beaucoup plus précaire par le fait qu'il n'est plus coulé dans le marbre d'une loi. Ce statut peut évoluer selon la volonté du CE en charge du DIP en regard des moyens qui lui sont attribués par le Grand Conseil et des motions (directives incitatives) que le parlement vote plus facilement qu'un changement de loi!
On était très loin d'obtenir une majorité pour voter la modification de la loi afin d'obliger des directeurs à enseigner. Trop de députés prétextaient ne pas vouloir se substituer aux prérogatives exclusives de l'exécutif.
AET a d'ailleurs pris l'initiative de supprimer 9 postes de directeurs en invitant l'un d'eux à reprendre de l'enseignement à 100%.

Écrit par : Girardet | 17/05/2015

Socialiste, donc, avant d'être enseignante.

Écrit par : Mère-Grand | 17/05/2015

Je ne savais pas que tu avais postulé. Blague à part, l'article en question est effectivement excessif en imposant un directeur/trice obligatoirement pour chaque établissement quels que soient ses effectifs. La création contre tout bon sens de 100 directeurs (on n'en a pas trouvé autant) à enclenché une peterisation massive de nombreux incompétents. Et surtout, des discours délirants sur ces nouveaux petits chefs, leurs prérogatives, droits de cuissage (ah non, pas ca) dans la droite ligne du pédagogisme que tu as toujours dénoncé, et à juste titre. Aussi, je ne comprends pas ta position, cher André.

Écrit par : Marco Polli | 17/05/2015

Elle est pourtant claire, Cher Marco.

Écrit par : Duval | 17/05/2015

J'ai compris qu'en termes de technique parlementaire AET se met à l'abri. Mais elle est minoritaire ds un exécutif de droite. Ce qui m'échappe en revanche, c'est l'objet lui - même de la controverse: la nécessité d'avoir / ou non un directeur en classe 22 (ou 24?) Dans chaque établissement, que ton intervention semble prôner. C'est cela que je ne comprenais pas. Pour ce qui concerne AET, je réserve encore mon jugement. De toute façon, elle ne peut être pire que Beer. Donc Wait and see.

Écrit par : Marco Polli | 17/05/2015

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