13/08/2015

Panique à bord

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A la lecture de l'article paru ce jour dans la TdG: "Formation des profs: Trop courte et anachronique", on comprend bien que, à l'heure toute proche de la rentrée scolaire, ça grenouille sec au sein de la secte... y aurait-il panique chez les pédagogos?

C'est que les gourous sentent bien le danger et tentent donc de défendre leur pré carré.

Ainsi, ceux-ci n'hésitent pas à affirmer que la formation délivrée par les Hautes Ecoles pédagogiques (HEP) romandes n'est pas suffisante pour permettre aux enseignants de remplir leur mission. Et d'ajouter que les exigences étant maintenant plus nombreuses,mixité culturelle, pédagogie intégrative d’élèves en difficulté ou souffrant de troubles mentaux ou psychiques, plurilinguisme, exigences parentales plus élevées, l’enseignant aurait donc besoin d’une formation de base plus poussée.

Balivernes!

Autant d'exigences qui n'ont rien à voir avec le métier d'enseignant et auxquelles ils n'ont pas à être astreints! A chacun sa tâche, celles que certains voudraient faire porter aux enseignants sont du ressort de professionnels à part entière. Aux autorités de s'en donner les moyens. Aurait-on l'idée de demander à un médecin d'être à la fois gynécologue, gastroentérologue et cardiologue.

Non, nos pédagogos ont une autre idée en tête...rien à voir avec la qualité de la formation...

En augmentant le temps de formation à quatre ans (avec l'obtention d'un "master"), nos pédagogos le savent, ils auront plus de temps pour distiller leur idéologie et endoctriner leurs étudiants. Sans compter, forts de l'obtention d'un master, sur les augmentations de salaire que les syndicats ne manqueraient pas d'exiger alors pour les enseignants du primaire notamment!

Oui, les pédagogos ont de quoi paniquer car l'opposition est importante. A Genève, le Grand Conseil a accepté récemment que l'IUFE (Institut de formation des enseignants) secondaire passe de 4 ans à 3 ans et le combat est sérieux pour qu'il en soit de même pour le primaire.

Dans tous les autres cantons romands, la Commission interparlementaire (CIP) a adopté, en juin dernier, à l'unanimité de tous les cantons et tous les partis, un postulat qui est très clair. L'importance de la formation des enseignants ne tient pas dans la longueur des études mais dans leur contenu! En d'autres termes, moins de théories " mais surtout de la pratique:

"Le lien entre théorie et pratique est capital, mais le dosage ne satisfait pas les membres de la commission. Les nouveaux enseignants sont sensibles à ce grand écart.

La gestion de la classe est un élément central de cet apprentissage. Savoir installer un climat propice à la transmission des contenus fait partie des fondamentaux de la profession. Cela s’apprend, avant tout, sur le terrain au contact des élèves.

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Commentaires

Largué, de chez largué, on vous en supplie passez à autre chose, l’école n’a pas besoin de dinosaure.

Écrit par : Pierre-Alain Gilliéron | 14/08/2015

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