29/08/2015

Pas de tartine ni de promenade pour toi ce matin! Plus!

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Comprennent ceux qui voudront mais surtout ceux qui pourront.

 

 

 

C'est alors qu'apparut le renard.
...

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "Créer des liens..."
- Créer des liens?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit Le Petit Prince...

- ...si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.

...
Le renard se tut et regarda longtemps Le Petit Prince :
- S'il te plaît... apprivoise-moi! dit-il. ... Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
- Que faut-il faire? dit Le Petit Prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint Le Petit Prince.

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite? dit Le Petit Prince.
- C'est quelque chose trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures...

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
- Ah! dit le renard... je pleurerai.
- C'est ta faute, dit Le Petit Prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer! dit Le Petit Prince.
- Bien sûr, dit le renard.
...
.... Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

...
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.

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23/08/2015

Les enfants sont des crétins

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Régulièrement on redoute le retour d'une épidémie de grippe aviaire, de vache folle ou même de choléra. Cette année, pour la rentrée scolaire, c'est le retour de la "pédagogite" aigue et de sa tambouille illuminée dont on nous gratifie.

 

Ainsi donc, deux pages entières dans la TdG du jour pour nous expliquer que, à l'école, la rentrée sera sans fessée, que le temps des châtiments corporels est révolu... Tiens donc, on découvre!

Et de faire la part belle à nos gourous selon Saint Pédagogo...La crème des crèmes, ceux-là mêmes qui sont en grande partie responsables de la formation des futurs instituteurs.

Et voilà qu'ils se complaisent à enfoncer des portes ouvertes, comme s'il était question pour quiconque de rétablir l'usage de la fessée ou de quelque sévice corporel à l'école. Tout le monde est d'accord là-dessus! Mais de là à passer à l'extrême contraire comme semblent le prôner nos Olivier Maulini (professeur associé à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation à l'université de Genève , Sandrine Breithaupt (enseignante à la HEP du canton de Vaud et Etiennette Vellas (membre du groupe romand d'éducation nouvelle, GREN), il y a un sacré pas que ce beau monde n'hésite pas à franchir.

Car pour eux, lorsqu'un enfant a un comportement inopportun, il faut, avant de sanctionner, s'assurer que l'enfant l'a bien compris. Et cela "passe par un dialogue soutenu, au travers de conseils de classe ou d'école. Ensemble, les écoliers et les enseignants tentent de poser et résoudre les problèmes".

Tout un programme!

A force de les sous-estimer, ces gens prennent-ils nos enfants pour des crétins?

Comme si un gosse qui fait une bêtise ne s'en rendait pas compte. Lorsque les règles sont claires, les enfants savent très bien lorsqu'ils les transgressent. Point besoin alors de remuer ciel et terre pour lui expliquer "le comment du pourquoi" de long en large. Quelques mots bien placés suffisent. Encore faut-il faire confiance aux adultes qui encadrent ces écoliers, redonner une crédibilité aux enseignants notamment.

Pas aux yeux de nos experts pédagogues en tout cas.

Ceux-ci passent allègrement d'un extrême à l'autre, du châtiment corporel aux "explicitations" sans fin dont ils abreuvent des gamins qui ont pourtant tout à fait conscience de la raison pour laquelle on les sanctionne.

Nos extrémistes de service ne s'en tiennent pas là, pensez donc. Non, ils en profitent bien sûr pour revenir à la charge et utiliser ce tremplin pour nous servir à nouveau leur ratatouille périmée au sujet des notes!

Ainsi, selon Olivier Maulini, "les Jésuites ont mis en place une philosophie d'éducation basée sur la compétition , dont nous sommes les héritiers". Et de suggérer que l'évaluation par des notes s'apparente à des sévices de l'esprit de l'enfant, une substitution aux châtiments corporels!

Rien que ça!

Un discours qu'on nous a ressassé jusqu'à la nausée, il y a dix ans, peu avant la votation sur le sujet, en 2006, qui a, à plus de 76%, plébiscité le maintien des notes à l'école primaire.

Enfin, on se réjouit d'apprendre, via cet article de la TdG, que nos deux éminentes expertes s'apprêtent à publier un livre révolutionnaire, intitulé "Evaluer sans noter, éduquer sans exclure", dont on a aucune peine à imaginer le contenu puisqu'il est connu depuis belle lurette. Un mauvais remake quoi!

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13/08/2015

Panique à bord

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A la lecture de l'article paru ce jour dans la TdG: "Formation des profs: Trop courte et anachronique", on comprend bien que, à l'heure toute proche de la rentrée scolaire, ça grenouille sec au sein de la secte... y aurait-il panique chez les pédagogos?

C'est que les gourous sentent bien le danger et tentent donc de défendre leur pré carré.

Ainsi, ceux-ci n'hésitent pas à affirmer que la formation délivrée par les Hautes Ecoles pédagogiques (HEP) romandes n'est pas suffisante pour permettre aux enseignants de remplir leur mission. Et d'ajouter que les exigences étant maintenant plus nombreuses,mixité culturelle, pédagogie intégrative d’élèves en difficulté ou souffrant de troubles mentaux ou psychiques, plurilinguisme, exigences parentales plus élevées, l’enseignant aurait donc besoin d’une formation de base plus poussée.

Balivernes!

Autant d'exigences qui n'ont rien à voir avec le métier d'enseignant et auxquelles ils n'ont pas à être astreints! A chacun sa tâche, celles que certains voudraient faire porter aux enseignants sont du ressort de professionnels à part entière. Aux autorités de s'en donner les moyens. Aurait-on l'idée de demander à un médecin d'être à la fois gynécologue, gastroentérologue et cardiologue.

Non, nos pédagogos ont une autre idée en tête...rien à voir avec la qualité de la formation...

En augmentant le temps de formation à quatre ans (avec l'obtention d'un "master"), nos pédagogos le savent, ils auront plus de temps pour distiller leur idéologie et endoctriner leurs étudiants. Sans compter, forts de l'obtention d'un master, sur les augmentations de salaire que les syndicats ne manqueraient pas d'exiger alors pour les enseignants du primaire notamment!

Oui, les pédagogos ont de quoi paniquer car l'opposition est importante. A Genève, le Grand Conseil a accepté récemment que l'IUFE (Institut de formation des enseignants) secondaire passe de 4 ans à 3 ans et le combat est sérieux pour qu'il en soit de même pour le primaire.

Dans tous les autres cantons romands, la Commission interparlementaire (CIP) a adopté, en juin dernier, à l'unanimité de tous les cantons et tous les partis, un postulat qui est très clair. L'importance de la formation des enseignants ne tient pas dans la longueur des études mais dans leur contenu! En d'autres termes, moins de théories " mais surtout de la pratique:

"Le lien entre théorie et pratique est capital, mais le dosage ne satisfait pas les membres de la commission. Les nouveaux enseignants sont sensibles à ce grand écart.

La gestion de la classe est un élément central de cet apprentissage. Savoir installer un climat propice à la transmission des contenus fait partie des fondamentaux de la profession. Cela s’apprend, avant tout, sur le terrain au contact des élèves.

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06/08/2015

Une expérience qui laisse pantois

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- Oh Cyprien!

- Oh, salut, alors comment?

- Ben, dis donc, tu me croiras ou pas mais y m'est arrivé un truc assez incroyable!

- Raconte...

- Ce matin, j'étais tranquillement installé sur le balcon du chalet et voilà que deux types se ramènent dans le coin et commencent à fouiner un peu partout. Y en avait un avec une longue perche munie d'un appareil bizarre à son bout.

- Oui, et alors?

- Tu me connais, je suis un peu curieux, alors au bout d'un moment, je suis allé à leur rencontre pour leur demander ce qu'ils cherchaient.

- De l'or?

- Non, non. Ils m'ont expliqué qu'ils faisaient des relevés topographiques de toutes les bouches d'eau qui alimentent les immeubles et chalets avoisinants grâce à cet appareil qui n'est rien d'autre qu'un GPS.

- Pfffff, c'est du sérieux, hyper précis alors.

- Oui, pas de problème pour les bouches d'eau apparentes et bien visibles mais voilà, elles ne le sont pas toutes. Avec le temps, y en a plusieurs qui sont cachées, légèrement enterrées sous une mince couche de terre, impossibles à déceler.

- Aie, mince, ils n'ont donc pas pu toutes les répertorier.

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- Eh ben si! Et c'est là que ça devient extraordinaire! Voilà que l'un des deux lascars a sorti de son sac deux baguettes de cuivre en forme de L...

- Tu rigoles?!

- Non! Moi aussi, j'ai eu un petit sourire quand je l'ai vu, une baguette dans chaque main, commencer à arpenter le terrain alentours... Mais, j'ai commencé à me poser des questions lorsque les baguettes, comme par magie, s'écartaient et qu'en ce point précis où le phénomène opérait, en creusant un peu, mon gaillard découvrait une nouvelle prise d'eau jusque là ignorée!

- J'y crois pas, il t'a fait marcher.

- Y a pas de raison! Je n'étais pas prévu dans l'histoire. Ces deux la faisaient simplement leur boulot.

- Hum, c'est vrai.

- Du coup, j'ai demandé si je pouvais essayer ces baguettes magiques. Ca tombait bien, je ne savais pas où était la vanne d'eau qui alimente le chalet.

- Ouais, et...?

- Tu ne me croiras pas! CA MARCHE! A l'aide de ces deux baguettes qui s'écartaient miraculeusement aux bons endroits, j'ai retrouvé, moi même, tout seul, à plus de 30 mètres du chalet, la bouche d'eau qui le dessert ainsi que toute la canalisation enterrée qui court jusqu'au bâtiment!

- Incroyable! J'ai toujours cru que c'était du pipeau ces histoires.

- Je n'en revenais pas. Du coup, sous le regard satisfait de mon "sourcier", je me suis amusé encore un moment à repérer, sans problème, les différentes canalisations d'eau qui alimentent les autres immeubles voisins. C'est assez stupéfiant cette sensation...

Et puis, à la suite de cette expérience, je me suis dit que cet anachronisme était quand même inouï... On est au XXI siècle, on utilise des appareils les plus sophistiqués comme ce GPS mais, quand la technique se retrouve face à un problème insoluble...voilà que ce sont des trucs presque aussi vieux que le monde qui viennent à notre secours.

- Ouais, à l'ère des ordinateurs, de la conquête spatiale, etc., ça laisse pensif...

- Eh, ben, tu vois, au début ça m'a estomaqué, mais, tout compte fait, ça me rassure.

Tu bois un verre?

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01/08/2015

1er août 2015: Bicentenaire de l'entrée de la Suisse dans le Valais...

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Connaissez-vous Sandrine Viglino, cette talentueuse humoriste valaisanne?

Elle était hier soir l'invitée du coin, Thyon Les Collons, pour y prononcer le discours officiel de la fête nationale.

Eh bien, voyez-vous, j'en ai entendus des discours du 1er août... jamais comme celui-ci. En bonne humoriste valaisanne, Sandrine n'a pas manqué la cible!

C'est très gentiment qu'elle a accepté de vous faire partager "sa" vision de notre belle Suisse.

A lire donc, en prenant, si possible, votre plus bel accent valaisan, appréciez:

 

DISCOURS 31 JUILLET - THYON 2000

(Texte de Sandrine Viglino avec la collaboration de Guy Schrenzel, Christophe Bugnon et Darius Mac Chifon).

 

Bonsoir Thyon!

 

Je suis très contente d’être ici ce soir avec vous.

 

Quand on m’a téléphoné pour m’inviter, j’ai compris : « Sandrine veux-tu faire le discours du premier août à Sion. » J’ai hésité....La capitale, des milliers de spectateurs...Bof ! Heureusement. J’avais mal compris. En fait, c’était faire le discours à Thyon.

 

C’est un rêve de jeune fille qui se réalise ce soir. Je me rappelle, quand j’étais petite, le soir du premier août j’avais toujours un regard un peu triste. Mes parents me demandaient : à quoi penses-tu Sandrine? Je répondais: « Je me demande si un jour je pourrai faire le discours du premier août à Thyon.» après le psychiatre a dit à mes parents que ce n’était pas trop grave, et que ça allait passer. J’ai donc fait 10 ans de thérapie avec le psy. Ca lui a payé ses vacances à la montagne et moi je guéris enfin aujourd'hui.

 

C’est donc un honneur, un plaisir et un rêve en tant que femme  de faire ce discours. Je dis femme parce en général on confie le discours à des politiciens ou des gens d’église. Dans la plupart des cantons romands y’a même deux orateurs : le politicien ET le pasteur. En Valais c’est plus simple on prend un PDC et on a le duo pack « Politicien-église ».

Mais pas ce soir. Merci Thyon d’innover. Merci de m’avoir invitée !

 

Et surtout quelle chance de faire le discours du 1er aout un 31 juillet. C’est ça Thyon. Avoir toujours un coup d’avance. Comme avec Thyon 2000. LA station dont le nom nous a fait rêver… Dans les années 70 c’était hyper novateur de parler de l’an 2000. Bon, maintenant l'an 2000... Comment dire? C'est un peu comme si y avait un concours où on peut gagner un Iphone 3. Ca fait plus trop rêver…

Je propose donc de prendre de l’avance sur le retard et de rebaptiser la station Thyon 3000. Pour être modernes et tranquilles pendant un bon petit moment. Et puis, en l'an 3000 personne ne viendra se moquer des vieux remonte-pente parce qu'avec le réchauffement climatique, Thyon 3000 sera devenu une station balnéaire.

 

Mesdames et messieurs, c’est la première fois que j’accepte de faire un discours du 1er août. Si j’ai accepté, ce n’est pas parce que c’est mon cousin qui me l’a demandé, mais c’est parce que cette station est incroyable.  Un dynamisme. Une énergie. Des évènements à la pointe de la technologie. Par exemple dès demain, tenez-vous bien : y a une brocante ! Et c’est pas n’importe quelle brocante. C’est la brocante des Alpes. Ca change tout. En plaine, une brocante t’as des vieux trucs à acheter ! Tandis que là, la brocante des alpes, bon t’as aussi des vieux trucs à acheter, mais des vieux trucs qui ont fait l’inalpe ! Comme les vaches.

 

Ensuite le 2 août ça continue avec des évènements incroyables : y a une course à pieds ! La course Thyon-Dixence. Des paysages à couper le souffle. Enfin y paraît parce que l’année passée je l’ai faite et on voyait pas à 2 mètres tellement y avait du brouillard. Alors cette année, pour profiter du paysage, j’ai décidé de refaire la course à pieds mais sur deux jours et être de retour le 3.

 

Parce que du 3 au 8 août,  pour reposer ceux qui ont mal aux jambes à cause de la course, aux Collons, y a un truc mais de malades : un concours de tronçonneuses. Enfin ici y disent « le symposium des sculptures sur bois », mais en vrai, ca va tronçonner toute la journée. Profitez du doux bruit de la tronçonneuse les 2-3 premiers jours quand y dégrossissent les troncs d’arbres parce qu’après finito la tronçonneuse. Les artistes utiliseront les outils qu’ils ont achetés à la brocante des alpes pour peaufiner les sculptures. Enfin les finitions se feront délicatement, au couteau suisse afin que tout soit terminé aux vacances de Noël  quand vous reviendrez à Thyon. Parce qu’on aime revenir à Thyon.

 

Car en hiver ici,  y a des trucs uniques à Thyon. Y a la coupe du monde de télémark. Alors ça va pas vite et c’est pas spectaculaire comme la descente à ski, mais au moins, on a bien le temps de les voir descendre. Et  ceux qui font ça,  sont souples du genoux et font des beaux gestes élégants… comme dans les films en noir et blanc.

C'est sûr que les adeptes du télémark  sont un peu bloqués dans les années 1920-1930, mais au-moins, ça les fait encore rêver quand ils parlent de Thyon 2000.

 

Mais parlons plutôt de ce qui nous rassemble ce soir. Nous sommes là pour un évènement exceptionnel: la fête nationale suisse. Et 2015 est une année particulière. Nous fêtons cette année le bicentenaire de l’entrée de la Suisse dans le Valais.

Ha le Valais. Quel canton fabuleux ! C’est Games of throne mais en mieux. Chez nous les Stark, Lannister et autre Baratheon, c’est Fournier, Darbellay et Couchepin. Et ça fait des siècles qu’on a des guerres de clans: ça s’appelle «Gamay of Rhône ».

 

Le Valais a surtout la grande chance d’être habité par des valaisans. Un peuple incroyable dont je fais partie. On nous surnomme les Corses de Suisse. Je rassure les touristes présents ce soir, nous ne faisons pas péter des maisons mais des bouchons.

 waldstatten.pngMais qu’est-ce exactement que la fête nationale du premier août.  Souvenez-vous :

Au début du mois d’août de 1291, sur la prairie du Grutli, au bord du lac des 4 cantons, les trois cantons primitifs, Uri, Schwytz et Unterwald se disent oui ! Enfin Ja.  C’est du reste à ce que je sache la dernière fois que ces cantons primitifs  ont dit « oui » à quelque chose.

 

Ils écrivent un pacte, savamment nommé le « pacte de 1291 »…C’était des paysans de montagne fallait pas leur en demander trop au niveau des titres.

 

Donc, Werner Stauffacher (un paysan de Schwytz), Arnold de Melchtal (un paysan du Melchtal, une région pas loin du  Mordor), et Walter Fürst (un vendeur d’électroménager), font le serment, et commandent trois décis de blanc. Ce geste est resté dans l’histoire. C’est l’événement fondateur de la confédération.

 

Depuis, on célèbre la fête nationale le 1er août, en faisant des discours de qualité, comme ce soir, en chantant l’hymne national, et en prenant une grosse cuite en commandant 3 décis. Du reste passablement de communes intelligentes, comme Thyon préfèrent faire la fête le 31 juillet, histoire de profiter du 1er août pour cuver sa gueule de bois.

 

Le premier août, c’est important pour nous car on peut montrer nos racines et notre culture. Notamment avec la raclette ou les combats de reines. Ha Les combat de reine. Des vaches qui se battent corne contre corne pour savoir laquelle est la plus cocue. Enfin c’est ce que j’ai compris. Parce qu’au combat de reines on comprend pas ce qu’on voit. L’important n’étant pas « ce qu’on voit », mais « qui c’est qui nous a vu » !  Le combat de reines le plus célèbre est celui d’Aproz. C’est notre Wimbledon à nous. Bon sauf qu’il parait que notre reine sent moins bon. 

 

Même moi je me suis surprise à regarder à la télé le combat de reines….Pas pour les vaches mais pour voir qui y avait… Si Darbellay était là, Fournier, Giroud et son chapeau. Ha y a des belles bêtes !

 

Bref mesdames et messieurs, vous l’aurez compris, vous avez choisi le plus beau canton du monde pour fêter la création de la Suisse. Je dirai même que vous avez choisi la plus belle région. Thyon. Une région chantée par les plus grands comme Pierre Bachelet . Souvenez-vous de son tube (chanté sur l'air "Les Corons"):

 

J’adore, monter aux Collons !

J’espère aller jusqu’à Thyon

Aux beuses faut faire attention

Ici c’est plein de modzons

 

 

Et si vous ne deviez retenir qu’une chose ce soir. C’est notre geste fondateur que vous ferez à chaque fois que vous commanderez 3 « décis d’ici ».

 

Merci à vous tous d’être venus fêter cet événement avec nous à Thyon, aux Collons.

Merci de votre attention et bonne fête nationale à tous!

 

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