16/09/2015

Le DIP retiendra-t-il la leçon?

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Afin de "faire moderne", le DIP serait prêt à n'importe quelles dépenses, même exorbitantes. Peu importe que cette nouveauté soit parfaitement stupide puisque inutile.

 

Je vous le disais dans deux précédents billets!

- On vit dans un monde de fous (avril 2014)

- 5 millions pour le DIP (juin 2014)

Eh bien ça tombe bien puisqu'on apprend via la TdG du jour que "Le numérique ne fait pas de miracle à l'école"! C'est en tout cas ce qui ressort de l'étude de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Ainsi, les pays qui ont investi massivement dans le numérique n'ont pas enregistré d'amélioration notable des résultats.

"Il ne suffit pas d'équiper massivement les élèves et leurs classes d'outils numériques pour obtenir une amélioration des résultats... Les pays qui ont beaucoup investi dans le numérique n'ont pas enregistré d'amélioration notable des résultats en compréhension de l'écrit, mathématiques et sciences, souligne l'OCDE".

Au DIP genevois, certains feraient bien d'ouvrir les yeux...

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Commentaires

Le sigle DIP recouvre maintenant un ahurissant ensemble de formateurs en tout genre, engagés dans toutes sortes d'activités dont une partie sont bidon, ou "à la mode", comme vous le dites si bien.
Mais à qui profite le crime, faudrait-il demander? Ils sont nombreux tous ceux qui se sont vu confier des tâches d'experts, et de super experts dans un système qui s'est surtout distingué par son zèle à créer des hiérarchies de sous-fifres.

Écrit par : Mère-Grand | 16/09/2015

Les plus anciens d'entre nous ont connu l'époque où la formation des maîtres du secondaire à l'enseignement, après leur licence donc, se résumait à ceci:
un cours de psychologie expérimentale (quelques heures), un cours sur la didactique de la notation (quelques heures), quelques exposés de maîtres particulièrement chevronnés sur leur expérience de l'enseignement, avec des "trucs" pratiques pour dépanner en cas de crise, des stages des quelques heures avec un maître de la ou des disciplines dans lesquelles on était par la suite habilité à enseigner (disciplines de la licence acquise).
Comparer les coûts de ce système avec celui de la machine actuelle et comparer les résultats surtout, voilà ce qui serait intéressant.
N.B. Cette proposition ("tongue in cheek") n'est pas un encouragement à la mise sur pied d'une commission d'enquête, surtout si elle nécessite d'abord une longue étude par des spécialistes étrangers.

Écrit par : Mère-Grand | 16/09/2015

Et alors ?...
Ce n'est pas en faisant de la résistance face aux nouveaux outils disponibles que vous ferez avancer le débat sur l'enseignement.
Je vous suis sur la plupart de vos réflexions et en particulier sur la perte des fondamentaux au profit d'une hiérarchisation et une spécialisation des enseignants qui coûte bonbon sans non plus donner des résultats mesurables.
Mais votre combat contre la modernisation est voué à l'échec. Que vous le vouliez ou non, le monde continue sa marche.

Écrit par : Pierre Jenni | 17/09/2015

Monsieur Jenni,
Sur ce coup, il ne s'agit pas d'un combat que je mène, je constate simplement les errances du DIP au sujet d'un achat de près de 5 millions...après, peu importe ce que l'Etat fait de vos impôts...!

Écrit par : Duval | 17/09/2015

La réponse à la question formulée dans le titre est NON. Trop d'intérêts sont en jeu, trop de personnes seraient lésées par une remise en question fondamentale, trop de théories élaborées en "vaches sacrées" devraient être revues ou abandonnées.
Question accessoire à mon intervention précédente: nos magistrats formés par l'ancien système et les profs d'autrefois étaient-ils moins efficaces, moins cultivés, en un mot moderne plus "nuls" que ceux d'aujourd'hui?

Écrit par : Mère-Grand | 17/09/2015

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