22/09/2015

Une loi ne tombe pas du ciel!

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C'est à la suite d'un long travail en commission que les députés du Grand Conseil débattent, en plénière, du bienfondé d'un projet de loi. Durant des mois, les auditions se sont succédé et chacun a pu ainsi faire valoir son point de vue.

 

Ainsi, les directeurs d'établissement du primaire ont eu l'opportunité de se faire entendre, de même que les enseignants, via leur syndicat, la SPG. C'est donc en toute connaissance de cause que les députés prennent leurs décisions et votent en conséquence.

Aujourd'hui, je m'étonne alors des réactions soudaines de la part de certaines personnes. Voilà des années que ces directeurs avaient l'occasion de justifier leur emploi du temps en répondant à mes nombreuses "attaques", jamais l'un d'entre eux n'a cru bon de le faire...Et voilà que, tout soudain, ils sortent de leur trou pour hurler au loup, railler et dénoncer le récent vote du GC qui, récemment, a décidé d'inscrire dans la loi que "les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l'enseignement".

Raison pour laquelle, le député Jean Romain a publié sur son mur "facebook" le commentaire suivant:

PRIMAIRE : « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement. » Voici ce que le Grand Conseil a inscrit dans la toute nouvelle loi sur l’Instruction publique. On peut effectivement comprendre que cette décision ne soit pas appréciée de la part de certains fonctionnaires du DIP, mais il faut préciser trois choses :

1. Il s’agit d’une bagarre politique de longue date et pas d’une décision du dernier instant. Depuis le début, l’ARLE... s’est opposée à l’idée des directeurs ; André Duval n’a cessé d’argumenter pour en diminuer le nombre (qui a finalement passé de 92 à 58). Je n’ai cessé depuis 2009 au Grand Conseil d’aller dans le même sens : ne pas augmenter le nombre de chefs et d’adjoints au chef. Au contraire : diminuer le nombre de chefs, de « chercheurs » en éducation, de secrétaires, sous-secrétaires, notamment. On diminue ainsi la masse salariale et, au front, les profs seront plus efficaces car moins encombrés par les infinies démarches administratives dont le principal but est de justifier la présence des chefs.
2. Dire que les députés ne connaissent pas la réalité « du terrain » est un argument spécieux : d’abord parce que bon nombre d’entre eux connaissent bien le métier, dans les 3 ordres d’enseignement. Ensuite, c’est un argument de perdants : il n’est pas besoin, en tant que député, d’être un professionnel des EMS pour avoir à trancher sur ce dossier, et cela vaut pour tous les dossiers. Jusqu’à nouvel avis, ce sont aux élus du législatif de faire des lois, et pas aux seuls spécialistes.
3. Derrière la bagarre sur ce thème, il y a un tout autre enjeu : la réforme de la fonction publique. L’armée mexicaine des services du DIP doit être revue à la baisse ; les profs auront ainsi plus d’efficacité.

Il y a des fonctionnaires nécessaires (et je défends la fonction publique) et d’autres dont il faut revoir le statut ainsi que leur réelle nécessité. Clemenceau disait que la France était un pays étonnamment fertile. On y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts.

 

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Commentaires

ENFIN !

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 22/09/2015

Ce n'est pas que dans ce secteur particulier que l'Etat gaspille. Tout le système de la formation est à revoir et à simplifier.

Écrit par : Mère-Grand | 23/09/2015

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