24/11/2015

Offrez-vous un véritable trésor

Avez-vous déjà entendu parler du Geldermalsen, ce bateau qui a coulé en 1752?

Ne vous semble-t-il pas fascinant qu'une poterie de près de 2500 ans puissent traverser les millénaires et nous parvenir INTACTE?

Connaissez-vous, par ces temps troublés, l'existence de ce cavalier de la paix?

Faites-vous plaisir et faites le plein de cadeaux pour Noël...

Via la prochaine vente aux enchères de la maison "Genève enchères" je vous invite aujourd'hui à faire un voyage parmi une multitude d'œuvres d'art dont vous pouvez découvrir le descriptif et la photo, en suivant le lien suivant

catalogue vente

Plus particulièrement trois d'entre eux, des petits trésors.

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La porcelaine "Nanking Cargo"

C’est en 1746 que débute la construction du Geldermalsen, un splendide bateau de la Compagnie des Indes Orientales mesurant 42 mètres de long. Il fait alors partie de la flotte de ce qui est la première société par actions, devenue ensuite une multinationale surpuissante depuis sa création en 1602 et qui contribue à la magnifique prospérité économique des Pays-Bas aux XVII et XVIIIe siècles. Les amarres sont enfin levées en aout 1748. Après plusieurs escales qui le mène de Batavia (Jakarta), siège de la Compagnie dans les Indes néerlandaises, à Canton, il en repart, chargé d'une riche cargaison le 21 juillet 1751, en direction d’Amsterdam. Le lundi 3 janvier 1752, à 15h30, le capitaine Morel pense avoir dépassé les récifs de Geldria et ordonne de poursuivre vers le sud. La mer est calme, le ciel clément et les vents propices. Pourtant ce soir-là, vers 19h, dans un bruit étourdissant, le bateau se fracasse sur les rochers et finit par couler en mer de Chine avec son chargement de textiles, d’épices, de café, de thé, d’or et de porcelaine. Sur les 112 hommes à bord, seuls 32 échapperont à la mort en trouvant place sur des canots de sauvetage.

 L’épave demeure alors pendant 233 ans au fond de l’eau. C’est en 1985 que, lors d'une plongée sous-marine, le capitaine Michael Hatcher et le suisse Max de Rham découvrent, le cœur battant, ce trésor englouti émergeant de la vase au milieu des poissons! Des milliers de porcelaines intactes, témoignages uniques de la prestigieuse histoire du commerce entre Occident et Orient.

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Une vente mémorable a eu lieu chez Christie’s Amsterdam l’année suivante, permettant aux collectionneurs du monde entier d’acquérir des pièces de ce qui est nommée alors, d’après les appellations du XVIIIe, la porcelaine d’exportation Nanking Cargo.

Genève Enchères est heureuse de pouvoir vous présenter aujourd’hui plusieurs centaines de pièces de cette cargaison mythique.

 

 

 

 

Collection d’archéologie Amédée Julien-Aubert

C’est entre 1802 et 1810, en Italie méridionale, que Amédée Julien constitue sa collection d’antiques...à l’époque où commençaient précisément les fouilles systématiques de Pompéi et celles de la nécropole de Ruvo.

Les pièces de la collection sont ramenées à Genève en octobre 1811, après d’interminables démarches administratives. Elles sont restées depuis, par descendance, dans la même famille.

La collection proposée à la vente est importante tant par la qualité des pièces qui la constituent que par son caractère historique unique.

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Pour exemple, ce Cratère en cloche aux figures rouges, de Lucanie, datant du Ve-début IVe s av. JC

Les professeurs A.D. Trendall et J. Chamay attribuent ce vase au peintre de Creusa (Creuse), ainsi nommé d’après un cratère au Louvre qui lui est attribué et qui représente Creuse, l’épouse du roi de Corinthe, recevant le cadeau empoisonné de la magicienne Médée.

 

 

 

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Il Giovane Cavaliere Della Pace

Une œuvre est certainement majeure lorsqu’elle est l’expression de l’esprit de son époque. Le Jeune Cavalier de la Paix de Venanzo Crocetti (1913-2003) est une statue d’une exceptionnelle qualité plastique mais elle est également la représentation formelle du souffle d’espérance de cette fin des années 1980. Venanzo Crocetti est un artiste à la renommée acquise lorsqu’il dessine les premières études pour cette œuvre en 1986. Dès 1934, il est exposé à la Biennale d’Art Moderne de Venise, qui lui consacre une exposition personnelle en 1937. En 1949, il gagne le concours international pour les portes en bronze de la basilique Saint-Pierre du Vatican, terminées et inaugurées en 1964. Il enseigne la sculpture dans les académies de Venise, Florence et Rome. Ces œuvres sont alors mondialement exposées aussi bien en Europe qu’en Asie et particulièrement au Japon.

Ce "Cavalier de la Paix" a son histoire. L'œuvre est créée en pleine Perestroïka et volontairement terminée par l’auteur pour une date historique: le jour anniversaire du lancement de la bombe atomique sur Hiroshima, en 1989; année qui voit aussi la chute du mur de Berlin.

Boris Piotrovski, directeur du prestigieux musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg est enthousiasmé par ce travail. Il lui propose alors d’organiser une exposition en Russie.

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C’est le début d’un long voyage que le cavalier fera tout autour du monde, pour transmettre son message de paix :

juillet-aout 1989 au musée d’art contemporain d’Hiroshima, octobre/novembre

1989 au siège des Nations Unies à New-York, au printemps 1990 au musée de l’Hermitage de Saint-Pétersbourg, en été à la galerie Tretiacov à Moscou.

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Au début de l’année 1991 il est devant le parlement européen à Strasbourg, en mai au Musée d’Art Contemporain de Budapest. Enfin il arrive à Genève où il fait halte jusqu’à aujourd’hui dans le parc d’une collection privée à Cologny. Rompant avec la tradition de la statue équestre, dédiée depuis l’antiquité aux honneurs de la guerre, Crocetti donne a ce type traditionnel de la statuaire une nouvelle signification pour un nouveau monde. Le jeune adolescent qui rappelle les David victorieux de la Renaissance, n’est plus le vainqueur de la bataille, mais le porteur au visage serein et souriant d’une branche d’olivier. Si la forme suit la tradition classique, l’iconographie la révolutionne complètement.

 

Ce message délivré par l’œuvre n’a rien perdu de sa force aujourd’hui : les rênes détendues par le cavalier n’offrent au cheval qu’une pause, et tous deux savent que, plus que jamais, il est temps de reprendre la route pour pérenniser leur message.

 

 

 

 

 

 

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21/11/2015

Un audit accablant!

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Un audit accablant

Mandatée pour un audit, la Cour des Comptes vient de rendre son rapport sur l'Institut de formation universitaire des enseignants (IUFE). Le verdict est accablant, particulièrement en ce qui concerne la formation des profs du secondaire...ce qui permet d'ailleurs, à certains, de "minimiser" les déficiences de celle des maîtres du primaire.

Je n'ai eu de cesse, depuis la formation de cet IUFE en 2009, de dénoncer ses nombreux dysfonctionnements, notamment au travers de plusieurs témoignages d'étudiants désemparés qui venaient ici expliquer leur situation désespérée.

Tout ce qui a été dit sur ce blog s'avère aujourd'hui, malheureusement, bien véridique!

Outre des dossiers disparus, les passe-droits, l'incapacité de formaliser l'évaluation des candidats, les inégalités etc. c'est l'instabilité de cet institut qui pose problème : une double gouvernance "malsaine". Il n'est pas possible d'imaginer une formation professionnelle interne au DIP qui soit en même temps associée avec une formation académique universitaire "indépendante". Cette situation hybride entraîne deux chaînes de direction et déstabilise totalement cette formation si importante pour Genève.

Madame Anne Emery Torracinta n'a pas attendu le rapport de la cour des comptes pour réagir en opérant quelques menus changements. Mais, coller des emplâtres sur une jambe de bois ne suffit pas! Aucune rustine ne réparera une chambre à air pourrie...

Non, il s'agit de tout remettre à plat pour revoir entièrement cette formation des enseignants. Y compris celle des maîtres du primaire qui, en fait, est logée à la même enseigne que celle du secondaire. C'est d'ailleurs la recommandation de la Cour des comptes.

Il faut par exemple, repenser totalement le problème des stages, en nombre insuffisant, qui sont au cœur des problèmes rencontrés. Madame la Présidente du DIP pense avoir trouvé une solution en plaçant ces stages en début de formation. Voilà qui semble pourtant peu recommandé! Demanderait-on à un futur médecin de faire des stages avant sa formation et une fois cette formation faite, plus de stages au motif qu'il les a déjà effectués.

Pour Madame AET, il s'agit maintenant de prendre le taureau par les cornes et enfin se rendre à l'évidence. Cette formation de l'ensemble des enseignants, qu'ils soient du secondaire ou du primaire, n'a rien à faire au sein de l'université. Comme dans tous les autres cantons romands, cette formation doit être du ressort d'une HEP.

Le député Jean Romain vient de déposer une Motion qui demande une étude externe au canton pour envisager une alternative crédible à cet Institut universitaire.

Alors, Madame la Présidente, la balle est dans votre camp, sachez en faire bon usage...

 

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