24/12/2015

Anne Emery Torracinta fait des cadeaux de Noël...

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Je ne sais pas si Madame la Présidente du DIP connaît le jeu des "échecs" mais ce qui est certain c'est que, pour ces fêtes de fin d'année sa diagonale du fou fait des ravages...finement joué!

Difficile pour les enseignants de répondre à ce coup porté.

 

On apprend en effet, via le site de la TdG, que les enseignants grévistes seront ponctionnés sur les heures de cours manquées mais aussi sur le temps hors présence d’élèves.
Prétendument des privilégiés qui ne travaillent que quelques 28 heures par semaine, les enseignants se défendent en général en argumentant que toutes ces heures d'enseignement nécessitent des heures de préparation et ensuite de correction. De ce fait, ils travaillent pendant 40 ou 42 heures par semaine, comme tout fonctionnaire.

Voilà que cet argument leur revient comme une gifle en pleine figure... Dans le soi-disant but de parvenir à une équité de traitement entre tous les fonctionnaires, enseignants comme personnel administratif et technique, Madame Anne Emery Torracinta a décidé, tout récemment, de modifier les modalités de calcul des retenues de salaires des maîtres en cas de grève.

Jusqu'à maintenant, la retenue de salaire des professeurs grévistes était calculée de manière individualisée, en regard de la classe salariale et des annuités de chacun. La durée de la grève correspondait au temps en présence d’élèves qui n’a pas été travaillé. Soit une retenue de salaire sur six heures pour une journée d’enseignement à plein-temps. Mais c’est terminé: dès le 1er janvier, la retenue sera aussi effective sur le temps hors présence d’élèves. Soit le temps dédié à la préparation des cours, des corrections d’épreuves, etc. Au Cycle par exemple, un maître enseigne 24 périodes hebdomadaires pour un travail effectif de 40 h. Une journée de 6 périodes débrayée équivaut désormais à 11 heures de retenue salariale (les 6 périodes de 45 minutes plus le temps hors présence d’élèves).

La polémique va bon train, les commentaires nombreux fusent déjà...

Au lendemain du dépôt du référendum contre le "Personal stop", voilà une décision qui va faire du bruit et qui nous promet de belles envolées...

 

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19/12/2015

Le coup de griffe aux directeurs de Pascal Décaillet

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Pour faire suite à mes précédents billets sur la question des directeurs d'établissement, je me permets de vous livrer ici, le coup de griffe de Monsieur Pascal Décaillet, paru dans le GHI de cette semaine.

 

Dans la série « on aura tout vu », l’épisode des directeurs d’écoles primaires, à Genève, qui attaquent en justice une décision du Grand Conseil, n’est pas loin de marquer  un record. Le Parlement cantonal avait récemment décidé d’imposer à ces directeurs quelques heures d’enseignement. Or, la Tribune de Genève nous annonçait, lundi 14 décembre, que ces derniers, regroupés en association, et aidés de deux excellents avocats, Mes Thomas Barth et Romain Jordan, saisissaient la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation de l’article. Chacun, dans notre République, a le droit de défendre ses intérêts. Mais attaquer par voie judiciaire une décision des élus du peuple, alors qu’il existe la voie politique du référendum, ne renforce pas le crédit de notre système institutionnel. En politique, le meilleur juge, c’est le corps électoral.

 

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16/12/2015

Les dirlos donneraient-ils dans le mensonge?

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La loi demande dorénavant que les directeurs d'établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l'enseignement...

Ceux-ci contestent cette décision et font appel à la justice en invoquant qu'ils n'auraient pas été consultés lors du processus législatif! C'est ce que nous rapportent les différents médias.

Mensonge!

J'en veux pour preuve le rapport de la Commission de l'enseignement, de l'éducation, de la culture et du sport chargée d'étudier la proposition de motion de MM. Christo Ivanov, Patrick Lussi, Stéphane Florey.

Et....surprise!

Vous y découvrirez au point 6 l'audition de l'association des directeurs d'établissement représentée par M. François Stocco, président de l’AGCEP, accompagné de ses collègues, MM. Nicolas Bindscheler et Philippe Ducommun et Mme Daniela Capolarello...ceux-là mêmes qui, aujourd'hui, prétendent le contraire.

Nos directeurs peuvent hurler tant qu'ils le veulent, le processus démocratique a été respecté. Comme toutes les autres personnes auditionnées, ils ont eu, comme je le disais dans mon billet précédent, tout le loisir de s'exprimer et de faire valoir leur point de vue sur le sujet en cause.

Voilà qui en dit long sur la crédibilité de ces directeurs qui tentent par tous les moyens de sauver leurs privilèges.

Mes Thomas Barthe et Romain Jordan qui les défendent feraient peut-être bien de relire attentivement ce rapport et y regarder à deux fois...

 

Enfin, pour en sourire, le mot laissé par Jean Romain sur sa page "facebook":

Petit traité de ploukitude à usage multiple, Chap. 3, verset 2

Pour tenter de museler les députés, les ploucs de service agitent un argument qu’ils pensent imparable : vous prenez des décisions sans connaître de quoi vous parlez, donc ces décisions ne sont pas légitimes. C’est ce que disent les dirlos du primaire après que la nouvelle Loi les a contraints à enseigner une partie de leur temps.

L’argument fonctionne comme des tables gigognes : vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Mais je suis élu par le peuple et pas nommé, moi ! Mais vous ne connaissez pas le milieu scolaire ! Je suis prof… ! Mais vous n’enseignez pas au primaire donc vous êtes éloigné du terrain réel.

Au fond pour pouvoir dire quelque chose sur les dirlos, il faudrait enseigner (et pas seulement avoir enseigné) au primaire, et de préférence dans les écoles en REP (réseau d’enseignement prioritaire).

Aucun député ne pourra plus parler des EMS, des cimetières, ni de la Chine, ni de la Turquie, ni de rien dont ils ne font plus ou pas encore l’expérience en temps réel.

C'est l'argument phare des losers !

 

 

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14/12/2015

Les dirlos font une crise

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Vous avez sans doute tous déjà vécu cette scène...

Vous savez, ce gosse insupportable qui hurle à tue tête dans le magasin parce qu'il réclame une sucrerie que sa mère lui refuse...

Aujourd'hui, ce sont nos directeurs d'établissement primaire qui jouent aux enfants gâtés.

Alors qu'il est demandé à toute la fonction publique, particulièrement aux enseignants..., de faire un effort afin de rétablir au mieux une dette inquiétante, voilà que des cadres supérieurs du DIP font la fine bouche et saisissent la justice afin de tenter de préserver leurs privilèges.

"Comment! Nous, directeurs d'école, on ose nous demander de prendre en charge quelques petites heures d'enseignement, par exemple une partie de celles consacrées à l'aide aux élèves en difficulté scolaire! Vous rêvez, impossible, nous somme déjà "overbookés"..."!

Et de feindre la surprise...

Cette décision d'inscrire dans la loi le fait que les directeurs sont tenus d'enseigner partiellement n'est pourtant pas tombée du ciel. Il y a belle lurette qu'on en cause et que ces braves directeurs ont eu toutes les possibilités de faire valoir leur point de vue. Ils ont été largement auditionnés lors de la commission qui a planché sur le sujet (motion 2100) et n'ont pas réussi à convaincre les députés. Une motion qui, malgré leurs larmoiements, a été acceptée par le Grand Conseil et dont il a été tenu compte dans la récente loi sur l'instruction publique (LIP), elle aussi votée par nos députés.

Une démarche qui s'est faite dans les règles de l'art, de manière tout à fait démocratique.

Mais, voilà, quand on jouit de trop de bien-être, on ne l'entend pas de cette oreille.

Ainsi, de manière curieuse, ces directeurs, enfants gâtés, en appellent à la justice et tentent le coup du vice de forme. C'est ce que nous apprend la TdG du jour.

Allons donc les enfants, cessez cette crise ridicule. Ce n'est pas ainsi que ça se passe. Une loi est une loi et si ces messieurs dames désirent y revenir, le seul moyen auquel ils pourraient recourir porte un nom: référendum. Seulement, ils le savent très bien, non seulement il leur faudrait trouver suffisamment de signatures qui les soutiennent (ce qui est loin d'être certain...) mais un référendum ne peut porter que sur l'ensemble de la LIP et non sur un seul point de celle-ci. Ce qui les gêne profondément. Il leur a donc fallu trouver une autre échappatoire...inédite et cocasse!

Il est d'ailleurs intéressant de voir comment cette situation sera gérée. Le Grand Conseil attaqué en justice par des cadres de l'Etat, défendus par deux avocats...

En fait, on vit une époque formidable tant on est en train de "judiciariser" le fonctionnement de la République.

Comment, en haut lieu, réagira-t-on à cette situation jamais vue à ma connaissance...

Maman tiendra-t-elle bon en faisant preuve d'autorité ou, au contraire, face aux hurlements du sale gamin, cédera-t-elle au caprice de son rejeton...?

 

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13/12/2015

Le TF accepte le port du voile à l'école

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Réflexion de Jean Romain à propos de cette récente décision du Tribunal fédéral, sur sa page "facebook"...

Laisser rentrer le voile musulman à l’école comme vient de trancher le Tribunal fédéral est un net recul sur la position républicaine que je défends.

Deux valeurs organisationnelles de la pensée républicaine sont la tolérance et la liberté ; et, s’autorisant de ces deux valeurs, on va prétendre, en vertu de la liberté de chacun et de la tolérance qu’il faut lui montrer, qu’on devrait accueillir comme a priori respectables toutes les traditions et tous les signes d’appartenance religieuse. Cette vision se propose donc d’étendre la tolérance qui règne dans la société civile au fonctionnement même des organes de l’Etat, ne voyant pas que c’est le second qui rend possible le premier.

S’agissant de l’école, cette vision consiste à la dissoudre dans la société civile et à traiter les élèves comme si leur jugement était déjà formé. On peut dire les choses autrement : cela consiste à ouvrir l’école aux différents groupes de pression en présupposant que l’élève jouit d’une autonomie personnelle suffisante pour s’en défendre.

L’école deviendrait ainsi le simple miroir de la société : elle sera intercommunautaire, tout comme l’est la juxtaposition des différentes communautés de la toile de fond sociale. En étendant à l’autorité publique le principe qui vaut dans la société civile, c’est une école de la destinée sociale qu’on promeut et non pas une école de la liberté.

Laisser ainsi entrer le voile à l’école, c’est laisser entrer le père et les frères de la jeune élève dans la classe. On ne voit pas dès lors qui les empêcherait de réclamer la mise à l’index de ce qui leur déplaît. Pourquoi toléreraient-ils qu’on y lise Rousseau, Voltaire ou Sartre ? Ou Rushdie ? Qu’on y parle de théorie de l’évolution ? Qu’on y mange du porc à la cantine ? Qu’on y implante un sapin de Noël dans le hall d’entrée ? (J’ai déjà expliqué ici que Noël est une fête universelle et non plus strictement communautaire).

 

 

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