14/01/2016

Que fait-on avec les directeurs qui ne sont pas enseignants?

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Le débat sur la question de la remise en cause de l'article 59 de la loi sur l'enseignement fait rage à Genève (blogs d'Olivier Baud et Jean-Michel Bugnion). Selon cette toute nouvelle loi, dès la rentrée 2016, les directeurs d'établissement primaire seront obligés de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Ce qui leur déplaît fortement, raison pour laquelle ils ont déposé un recours suspensif auprès de la Chambre constitutionnelle qui devrait se prononcer prochainement.

N'ayant pas suivi la formation adéquate, certains de ces directeurs ne sont pas "enseignants" et, selon cette logique, ne pourraient donc pas enseigner... voilà l'un des arguments "phare" avancés par ces cadres supérieurs et quelques uns de leurs "aficionados" (ceux-là même qui, la plupart du temps, n'ont pas le courage de leur opinion et avancent donc masqués, tels des lâches).

Voilà un argument qui pourrait être intéressant et qui vaut la peine qu'on s'y attache d'un peu plus près.

Car enfin....combien sont-ils les directeurs concernés?

A l'époque de M. Beer, alors que l'on pouvait encore compter sur une septantaine de postes de directeurs, questionné sur le sujet, le Président du DIP avait alors déclaré que les directeurs sans formation "enseignante" se comptaient sur les doigts d'une seule main, soit quatre ou cinq.

Aujourd'hui, sauf erreur minime, ils sont au nombre de... deux!

Voilà qui fait bien peu pour en faire le fer de lance d'un argumentaire...

Ce d'autant plus que les directeurs d'établissement primaire sont tous en possession d'un "bachelor" ou même parfois d'un "master". Le DIP confie des remplacements, même de longue durée, à des étudiants au bénéfice d'une "maturité". Je ne vois pas pourquoi nos directeurs seraient moins habilités à enseigner que ces derniers alors qu'on ne leur demande pas de tenir une classe mais, tout au plus, de donner quelques heures spécifiques d'enseignement, en fonction de leurs compétences (allemand, anglais), pourquoi pas des heures d'appui, en groupe restreint de surcroît, pour les élèves en difficulté scolaire.

 

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Commentaires

Un enseignant peut devenir directeur, l'inverse c'est pas sur. La pédagogie ne s'improvise pas c'est ce qui fait la grandeur de l'enseignant.
Vous en savez quelque chose!

Écrit par : norbert maendly | 15/01/2016

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