23/01/2016

Quel honneur!

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Je connais un blogueur, directeur d'établissement primaire, qui ne manque pas de souffle...

Il prend la peine de rédiger tout un billet, posté sur son blog, dont le développement est entièrement basé sur une information erronée. Ce qu'il sait parfaitement mais ne le retient pas. Selon lui, l'article 59 de la LIP, celui qui oblige les directeurs à consacrer une partie de leur temps à l'enseignement, serait entré en vigueur le 1er janvier 2016 si son association (AGDEP) n'avait pas déposé un recours avec effet suspensif auprès de la Chambre constitutionnelle.

Soit.

Confronté à son "erreur", preuve à l'appui, en lui rappelant le document officiel que la Chambre constitutionnelle a pris soin de lui communiquer qui mentionne très clairement que: ..."La demande d'effet suspensif était devenue formellement sans objet avec l'adoption de l'arrêté du Conseil d'Etat du 16 décembre 2015. Elle l'était déjà auparavant, puisque ...la Conseillère d'Etat en charge du DIP avait formellement informé l'AGDEP que l'article 59 ne serait appliqué qu'à partir de la rentrée 2016"... on pourrait dès lors s'attendre à une réponse sur ce point précis de la part du dit blogueur... que nenni!

Celui-ci choisit de se terrer dans le silence! Etrange. Serait-ce qu'il applique le dicton "Qui ne dit mot consent"?

Par contre, se sentant peut-être ainsi soutenu, il préfère ouvrir toute grande la porte de son blog aux commentateurs masqués qu'on croise trop fréquemment au détour de tel ou tel blog. Ces lâches qui, sous le couvert de leur anonymat, se sentent tout permis et qui, alors, déversent si facilement leur fiel, leur malhonnêteté, leurs insultes "courageuses". Pour eux, peu importe le sujet traité par l'auteur du billet, seul compte l'injure gratuite.

Ceci dit, je me demande si je ne vais pas m'acheter un chapeau melon. Parce que, l'air de rien, tous ces gens m'accordent une sacrée importance. A les lire, je serais, moi, le grand responsable de cette LIP et surtout de cet article 59... Eh bien, je ne savais pas que j'avais une telle influence sur les députés élus du Grand Conseil!

Car, c'est quand même eux qui se sont longuement penchés sur le sujet, qui ont débattu et auditionné moult personnes lors de nombreuses séances de commission...pour enfin voter cette loi et cet article en plénière. Ce que, oui, bien sûr, j'approuve pleinement, mais quand même, je me dis que, dans cette histoire, bien des députés concernés doivent se sentir un peu frustrés ainsi dépouillés de leur responsabilité.

Mais bon, après tout, je prends et remercie chaleureusement tous ces gens, le blogueur et ses comparses commentateurs, pour le rôle très flatteur dont ils m'honorent.

 

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20/01/2016

Un effet suspensif absurde

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Ou plutôt, une demande d'effet suspensif inutile.

On apprend, via la TdG du jour que les directeurs d'établissement primaire ont obtenu de la Chambre constitutionnelle l'effet suspensif qu'ils avaient réclamé à propos de l'article 59 de la nouvelle loi sur l'instruction publique (LIP) qui les oblige à consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Fort bien, que voilà un bel "enfumage"...

Rappelons que cette loi a été votée en septembre dernier par les députés du GC, puis que le Conseil d’Etat a décidé de l’appliquer depuis le 1er janvier 2016.

Or, la mesure contestée c'est l’Art. 59 qui, de toute façon, ne peut pas de fait entrer en vigueur avant la rentrée scolaire 2016. Et pour cause : on ne peut changer au milieu d’une année académique le cahier des charges des directeurs !

Donc, contrairement à ce que prétend Monsieur Bonny sur son blog, l'entrée en vigueur de cet article 59 n'est pas prévu pour le 1er janvier 2016 ce qu'il sait parfaitement, lui qui, comme tous les directeurs, a reçu une note qui le leur signifie clairement.

Or donc, les juges de la Chambre constitutionnelle doivent encore se prononcer sur l'essentiel, à savoir...l'obligation pour les directeurs d'enseigner partiellement, un jugement qui devrait tomber dans le courant du mois de mai, soit bien avant la rentrée scolaire 2016.

Décréter un effet suspensif sur une situation qui n'existe pas et qui ne pourrait entrer en vigueur avant que la décision définitive ne tombe, voilà qui est pour le moins curieux.

Ainsi, quoi qu'il en soit, effet suspensif ou pas, ces directeurs ne sont soumis à aucune obligation d'enseigner avant la prochaine rentrée scolaire, une demande d'effet suspensif qui dès lors ne rime à rien puisqu'elle n'est que formelle, tout simplement sans objet et sans conséquence! Du vent.

Attendons donc la décision que prendront les juges de la Chambre constitutionnelle sur le fond de la question...réponse ce printemps.

 

 

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17/01/2016

La société change, les écoliers ne sont plus les mêmes...

Ce qui est "inquiétant" c'est que certains trouveront à s'en gausser...

Et pourtant! Rien de "ringard et tartignole" dans cette charte , tout au contraire...

 

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14/01/2016

Que fait-on avec les directeurs qui ne sont pas enseignants?

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Le débat sur la question de la remise en cause de l'article 59 de la loi sur l'enseignement fait rage à Genève (blogs d'Olivier Baud et Jean-Michel Bugnion). Selon cette toute nouvelle loi, dès la rentrée 2016, les directeurs d'établissement primaire seront obligés de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Ce qui leur déplaît fortement, raison pour laquelle ils ont déposé un recours suspensif auprès de la Chambre constitutionnelle qui devrait se prononcer prochainement.

N'ayant pas suivi la formation adéquate, certains de ces directeurs ne sont pas "enseignants" et, selon cette logique, ne pourraient donc pas enseigner... voilà l'un des arguments "phare" avancés par ces cadres supérieurs et quelques uns de leurs "aficionados" (ceux-là même qui, la plupart du temps, n'ont pas le courage de leur opinion et avancent donc masqués, tels des lâches).

Voilà un argument qui pourrait être intéressant et qui vaut la peine qu'on s'y attache d'un peu plus près.

Car enfin....combien sont-ils les directeurs concernés?

A l'époque de M. Beer, alors que l'on pouvait encore compter sur une septantaine de postes de directeurs, questionné sur le sujet, le Président du DIP avait alors déclaré que les directeurs sans formation "enseignante" se comptaient sur les doigts d'une seule main, soit quatre ou cinq.

Aujourd'hui, sauf erreur minime, ils sont au nombre de... deux!

Voilà qui fait bien peu pour en faire le fer de lance d'un argumentaire...

Ce d'autant plus que les directeurs d'établissement primaire sont tous en possession d'un "bachelor" ou même parfois d'un "master". Le DIP confie des remplacements, même de longue durée, à des étudiants au bénéfice d'une "maturité". Je ne vois pas pourquoi nos directeurs seraient moins habilités à enseigner que ces derniers alors qu'on ne leur demande pas de tenir une classe mais, tout au plus, de donner quelques heures spécifiques d'enseignement, en fonction de leurs compétences (allemand, anglais), pourquoi pas des heures d'appui, en groupe restreint de surcroît, pour les élèves en difficulté scolaire.

 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

 

 

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13/01/2016

Un rite ancestral

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- Hé, salut Cyprien! Alors comment?

- Dis donc par Genève, ça chauffe pas mal entre le Maudet qui sait pas trop comment se dépêtrer de son histoire d'émeute et la Torracinta qui n'en sait pas plus pour ses directeurs d'école...

- Ben, pour les directeurs qui vont devoir enseigner, on attend la décision de la Chambre constitutionnelle qui doit maintenant se prononcer au sujet de l'effet suspensif qu'ils ont réclamé. Y paraît que ça ne devrait pas tarder.

Mais, bon, parlons de choses sérieuses...T'es encore partant pour la viande séchée?

- Ben, un peu! C'est une tradition et les traditions doivent être entretenues...alors c'est pas encore cette année qu'on va craquer!

- Ok! Alors, c'est parti.

Il nous faut suivre à la lettre cette fameuse "recette" secrète transmise généreusement par nos aïeux  valaisans. Celle que je garde précieusement et jalousement...

C'est autour d'un bon cru du coin qu'avec Cyprien, nous concoctons la salaison miracle, la mixture bienfaitrice.

Ensuite, c'est un jeu d'enfant.

Il suffit d'en badigeonner allègrement chaque morceau de viande et d'entasser les quelques dizaines de kilos de viande appropriée dans un grand bac.

On laissera ainsi reposer le tout une dizaine de jours sans oublier d'arroser de temps en temps le précieux trésor avec un peu de vin rouge.

Dernière opération...

Pour sécher tranquillement, la viande sera suspendue pendant trois mois. Mais pas n'importe où!

C'est là encore un grand mystère car seuls quelques endroits conviennent parfaitement à cette délicate opération. Il faut en effet, un galetas bien aéré, à la bonne température, à l'exposition et à l'altitude adéquate!!!

Autant dire une rareté dont peu de gens ont la chance de bénéficier.

Faute de ça, il leur faudra fumer la viande plutôt que de la sécher.

 

- Voilà mon brave Cyprien, on a bien bossé...et c'est à Pâques qu'on va se régaler!

- Oui, tu vois, moi, ce que j'apprécie dans ce genre d'activité, c'est cette satisfaction du devoir accompli...pouvoir visualiser le travail réalisé...alors qu'en donnant mes cours au collège...tu vois comment!

- Ah oui, j'oubliais! Bonne et heureuse année 2016 à toi mon Cyprien!

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02/01/2016

Que vaut la Légion d'honneur?

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Selon le code, « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ».

Elle concerne des personnalités célèbres et des citoyens inconnus du grand public qui sont censés avoir démontré un certain mérite personnel...au service de la nation.

On apprend que plus de 600 personnes vont bientôt recevoir cette Légion d'honneur...

 

J'aimerais beaucoup, dès lors, qu'on m'explique ce que font par exemple, parmi ces centaines de nominés, des gens tels que les victimes des attentats de Charlie Hebdo, Vanessa Paradis, Mireille Darc ou encore les quatre otages de l'Hyper Cacher tués le 9 janvier.

Je n'ai absolument rien contre toutes ces personnes, victimes malheureuses ou "vedettes" du showbiz qui font leur métier, mais en quoi ont-elles du mérite et surtout, en quoi sont-elles "au service de la nation"?

Sacrée France...!

 

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