08/02/2016

Un "civiliste" est plus capable qu'un directeur d'établissement primaire

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Je viens de lire l'article de ce jour dans la TdG "Les écoles servent de nouveau lieu d'affectation pour les civilistes"...

 

On y apprend que le DIP se réjouit d'accueillir six civilistes dans certaines écoles primaires à la grande satisfaction du corps enseignant d'ailleurs.

Leurs tâches ne se substituent pas à celles des maîtres, précise Pascal Cirlini, directeurs des RH, elles sont de l'ordre du soutien à l'encadrement dans certaines activités.

"L’élève de 5 ans est perdu devant la longueur du mot «hélicoptère». Il lève ses grands yeux bruns vers Saïd Abes et lui demande de l’aide du regard. «Entoure chaque lettre. C’est bien, t’es en mode champion là!» sourit Saïd. Le jeune homme de 25 ans n’est pas enseignant. Il est civiliste.

"C'est une aubaine pour nous. Saïd a déjà travaillé avec des enfants, il parle anglais et arabe, ce qui facilite les échanges avec certains enfants allophones et leurs familles, il sert d'intermédiaire au quotidien", nous dit cette directrice.

"Sa mission se poursuit dans une classe d’accueil, qui rassemble onze élèves migrants, dont certains sont arrivés il y a quelques mois. Ici, c’est initiation intensive au français. Saïd supervise le groupe des «dauphins», qui doit écrire des mots commençant par «p», pendant que l’enseignante s’occupe du groupe des «papillons», moins avancé".

 «Saïd m’est d’une grande aide, le niveau des élèves est très hétérogène et j’ai souvent besoin de travailler en deux groupes", confie la maîtresse, Swietlana de Brouhns.

Ces jeunes gens en sont capables et c'est très bien...

Voilà une initiative fort louable qui est à saluer. C'est en effet formidable d'occuper intelligemment ces civilistes qui apportent une grande aide aux enseignants qui en ont bien besoin.

Du coup, j'ai d'autant plus de peine à comprendre pourquoi, lorsqu'on ose suggérer que les directeurs d'établissement mettent un tant soit peu la main à la pâte et qu'ils consacrent donc une partie de leur temps à l'enseignement, cela pose un problème soi-disant insurmontable.

On n'en demande pas plus à ces directeurs... garder un contact avec la réalité du terrain en apportant une aide précieuse aux enseignants en matière d'appui aux élèves en difficulté par exemple... tout comme le font ces civilistes.

Les directeurs sont tous de formation universitaire, auraient-ils moins de compétence qu'un civiliste ou un étudiant en possession d'une simple matu à qui le DIP confie, sans problème, des remplacements, même de longue durée.

 

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Commentaires

"civiliste" ça fait bien. A Genève cela suffit.

Écrit par : Mère-Grand | 08/02/2016

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