04/03/2016

Oskar et les autres

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- Eh Cyprien, alors comment?

- Eh salut le genevois, alors, tu te sens visé?

- Comment ça?

- Ben, t'as pas reçu le "petit livre rouge" d'Oskar...?

- Ah, oui, j'ai lu ça hier. Il charrie un peu, non? Que des banalités, il enfonce des portes ouvertes.

- Tu trouves? Pourtant, s'il a pris la peine de préciser sa vision de l'école, c'est qu'il y a un problème et que c'est pas partout celle-là... D'ailleurs, il l'a dit, c'est pour ne par reproduire les erreurs qui ont été faites dans "certains" cantons...

- Comment, comment, qu'est-ce que tu me racontes. Tiens, par exemple, "la pédagogie est un art de vivre, non une science exacte", c'est n'importe quoi!

- Ouais, t'as raison, il est vrai qu'à Genève, y a longtemps qu'on a compris ça. C'est bien ce qui est enseigné aux futurs instituteurs. D'ailleurs, il le dit aussi, "la qualité de l'école dépend de la qualité des enseignants"!

- Ben oui, y pas de doute. Et à Genève, on l'a aussi compris depuis belle lurette. D'ailleurs, c'est là-bas qu'on fait le mieux. On y étudie quand même plus longtemps que dans ton Valais et surtout, nos enseignants sont des universitaires, eux! Tu penses, on a un "Institut universitaire de formation des enseignants", nous! Alors, l'Oskar, il peut bien dire.

- Ah, oui, c'est vrai, à côté de la plaque Oskar. Bon, il précise quand même qu'il faudrait "un retour aux fondamentaux, la langue maternelle, les maths, etc."

- Insinuerais-tu que ce n'est pas le cas à Genève? Voyons Cyprien, tu n'es pas sérieux, regarde le plan d'étude, il est très clair, tous nos enseignants le suivent à la lettre. L'orthographe, la grammaire, le vocabulaire, les maths, c'est le quotidien de nos écoliers. Comme l'histoire, ils connaissent parfaitement celle du pays.

- Bon, bon, t'énerve pas... Y a pas de souci donc, c'est Oskar qui voit le mal partout. Alors, on peut boire un verre tranquille.

 

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