27/05/2016

Déculottée pour des culottés

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On s'en souvient, les députés du Grand Conseil avaient voté et accepté un article de loi qui demande que les directeurs d'établissement primaire consacrent une partie de leur temps à l'enseignement.

Ces cadres supérieurs du DIP n'ont alors pas hésité à utiliser tous les subterfuges possibles pour échapper à leurs obligations, pour continuer à profiter de leur placard doré. Ainsi, ils ont fait opposition à cette décision institutionnelle et déposé aussitôt un recours auprès de la cour constitutionnelle. Sans attendre la décision de cette dernière, pensant peut-être intelligent de mettre la pression sur les juges, les directeurs ont même, il y a peu, demandé une audience supplémentaire et extraordinaire auprès de la cour afin de faire valoir à nouveau leurs arguments pourtant déjà largement exposés précédemment.

Peine perdue. Le verdict est tombé cette semaine. Leur recours est sèchement rejeté, les directeurs sont déboutés et devront consacrer une partie de leur temps à des heures d'enseignement. Une fessée méritée pour ces enfants gâtés...

Mais, ont-ils compris que leur démarche n'avait pas grand chose à voir avec leurs revendications? Ont-ils saisi qu'en attaquant ainsi une décision prise démocratiquement par les députés du Grand Conseil, c'était tout simplement le fonctionnement de nos institutions qu'ils contestaient et remettaient en cause? Rien à voir avec leur jérémiades sur une soi-disant insurmontable surcharge de travail...

Suite à la correction que la cour constitutionnelle vient de leur signifier, les directeurs d'établissement primaire avaient l'occasion de faire profil bas et, pourquoi pas, redonner un semblant de crédibilité et de respectabilité à leur profession. Mais non, ça ne leur a pas suffi. Les "gâtions" s'accrochent aux privilèges dont ils jouissent et plutôt que de redorer un tant soit peu leur blason, voilà qu'ils préfèrent aggraver leur cas et faire encore appel au tribunal fédéral!

Soit, ils gagnent du temps grâce à un probable effet suspensif. Ils repoussent un peu la décision évidente, inévitable, ce qui leur permet de se soustraire encore quelque temps à leurs obligations. Mais, tôt ou tard, une deuxième fessée leur sera infligée. Et cette fois, ils auront épuisé tous les moyens pour échapper à leurs responsabilités, ils devront enfin se soumettre à ce que la loi leur impose...

 

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Commentaires

Ils pourront encore pleurnicher auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme!

Plaisanteries mises à part, on risque bien d'apercevoir des directeurs manifestant dans la rue avec leurs subordonnés pour obtenir des améliorations de leurs conditions d'enseignement.... et accessoirement préserver leurs privilèges!

Le devoir de fonction vole en éclat!

Écrit par : Girardet | 29/05/2016

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