04/11/2016

Quelle crédibilité accorder aux réponses de notre Conseil d'Etat?

langue.png 

Dans mes deux derniers billets (Les directeurs d'écoles primaires sont-ils "hors la loi"? et Directeurs d'école, la honte), je vous faisais part de la délicate question des directeurs d'établissement primaire qui, selon la loi en vigueur, sont désormais tenus de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

 

Face à l'évidente mauvaise foi que ces derniers ont pris l'habitude d'afficher, le député Jean Romain avait déposé en septembre une question écrite urgente très claire au Conseil d'Etat:

 Les députés du Grand Conseil ont voté la LIP avec un amendement qui stipule que les directeurs de l’école primaire doivent consacrer une partie de

leur temps à l’enseignement. L’association des directeurs du primaire (AGDEP) a fait recours auprès de la Cour constitutionnelle, qui a confirmé  en juin le vote des députés.

L’AGDEP s’est alors tournée vers le Tribunal fédéral, suite à la décision de la Cour constitutionnelle, à qui il reviendra de trancher définitivement cette question. Mais le TF a déjà refusé l’effet suspensif demandé par l’association des directeurs. Or la LIP est entrée en force, et elle doit être suivie par tous les acteurs du département de l’instruction publique.

Ma question est donc la suivante :

 Quel est le taux d’enseignement assuré par les directeurs de l’école primaire pour l’année 2016-2017 ?

A question claire, on est en droit d'attendre une réponse claire, précise et surtout...en lien avec la question posée.

Or, le CE se borne à écrire que "la disposition devrait être mise en application en cours d'année scolaire, dès le 1er janvier 2017".

Certes il est intéressant de savoir quand le DIP compte mettre en vigueur la loi à laquelle il est soumis, mais...ce n'était pas la question. Encore une fois, le CE botte en touche, utilise la langue de bois...Absolument RIEN sur le fonds de la question posée...à quel taux ces directeurs vont-ils enseigner? Voilà qui est inquiétant! De qui se moque-t-on?

Un "détail" qui a pourtant toute son importance quand on voit à quel point ces cadres supérieurs cherchent par tous les moyens à échapper à leurs responsabilités.

 

On aurait donc aimé que le Conseil d'Etat réponde sans ambages à la véritable question qui lui était posée. Attendons donc janvier 2017 pour être fixés car, j'en suis certain, le sujet reviendra alors sur le tapis...

 

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT:

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/QUE00521A.pdf

18:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook