08/01/2017

Une expérience palpitante

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- Eh, salut Cyprien !

- Eh toi, alors comment ? Ca fait un bail qu’on t’a pas vu…

- Oui, que veux-tu, on respecte les trêves de fin d’année.

- Et par Geunèèèève, rien de nouveau ?

- Si, quand même, il m’est arrivé un truc assez incroyable, une aventure plutôt intéressante.

- Raconte donc…

- J’avais jamais vécu ça ! Tu apprécies les « polars » ? Moi, j’aime bien. Souvent, je me demande s’ils reflètent la réalité, si certaines scènes dans les bureaux de police ne sont pas un peu exagérées.

- Quel rapport ?

- Ben, j’ai eu cette occasion ; l’impression de me retrouver acteur dans un film avec Lino Ventura et Alain Delon.

- Heu, oui ?

- Il y a quelque temps, j’ai reçu un « mandat de comparution ». J’étais expressément convoqué au Boulevard Carl-Vogt par la police judiciaire.

- J’y crois pas, mais pourquoi ?

- J’en savais rien ! A ma connaissance, je n’avais tué personne ni même braqué une banque. J’ai eu beau prendre contact avec l’inspecteur en charge de l’affaire pour lui demander des explications, respectant la procédure, il ne pouvait rien me dire avant mon audition.

- Donc, tu y es allé sans savoir de quoi tu étais « accusé », à l’aveuglette ?

- Oui, et rempli de curiosité, tu penses bien…

- Et alors ?

- J’ai dû patienter quelques minutes à la réception du commissariat ; un inspecteur, droit sorti de la dernière série policière à la mode, une stature imposante, grand, musclé, un regard d’acier est venu me chercher. Après s’être présenté, il m’a emmené dans un dédale de couloirs et m’a prié de m’installer dans une petite pièce pour le moins austère. Je voyageais dans mon imaginaire cinématographique… Bon, il m’a épargné les menottes « réglementaires » mais tout le reste y était : quatre murs blancs, une simple table et deux chaises, une fenêtre opaque et complètement condamnée.

- Le grand luxe ! Mais viens-en au fait… !

- Gentiment, le policier m’a expliqué que, pour ce genre d’audition, la procédure était toujours la même, quel que soit le délit en question.

Ensuite, il m’a fait part d’un certain nombre de points réglementaires et, enfin, il m’a remis le dossier qui me concernait. Il m’a prié d’en prendre connaissance en vue de quelques questions qu’il devait me poser avant de rédiger un rapport à remettre au procureur.

- Aloooors, c’était quoi ???

- Patience Cyprien, ça, tu le sauras au second épisode en lisant mon prochain billet...

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Commentaires

Alors, tu as été convoqué au poste de police ? Je me disais bien que tu avais l'air louche. J'espère que tu as retenu la leçon cette fois-ci, mon bon !

Écrit par : Jean Romain | 08/01/2017

Tu n'as pas été gentil avec les directeurs!
On ne rigole pas avec l'autorité! Je me souviens d'une sérieuse mise en garde de ton directeur général: "Monsieur Duval ferait mieux de s'occuper de ses élèves plutôt que de chercher des signatures pour l'initiative de l'ARLE"!

Écrit par : Girardet J-F | 08/01/2017

La suite, la suite, on veut la suite ! Suspens insoutenable !

Écrit par : Catherine | 08/01/2017

Tu nous dis si il faut t'apporter des oranges à Champ-Dollon! Amitiés.

Écrit par : Gros Monique | 08/01/2017

Oui eh ben méfiez-vous. Si vous avez déplu à un membre de la confrérie toute-puissante de la Justice, cela va vous coûter cher. Vu l'évidente complicité des confrères juristes, mon contradicteur, lui-même juge fédéral extrêmement favorable aux criminels qui risqueraient l'emprisonnement à vie, j'ai préféré renoncer à aller en justice, en procès. Du coup, mon contradicteur s'est épanché sur mon dos dans "Le Temps" sans que le journaliste ne me demande mon opinion sur la question. En fait, j'aurais du aller en procès et me battre. Si cela vous arrive, faites-le savoir et on essaiera de vous aider.

Écrit par : Géo | 08/01/2017

@Geo
PAS de souci, vous en saurez plus prochainement.

Écrit par : Duval | 08/01/2017

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