22/01/2017

Chou blanc

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On commence à le savoir. Dorénavant, les directeurs d’écoles primaires doivent respecter la loi en vigueur et donc enseigner. On aurait pu penser que, ayant épuisé tous les moyens à disposition pour y échapper, on en resterait là. C’était sans compter sur la dernière trouvaille…

Selon Madame Daniella Capolarello, présidente de L’association des directeurs d’établissements du primaire (AGDEP), «Il existe une iniquité avec les directeurs des écoles du secondaire, à qui on ne demande pas d’enseigner ».

Soit.

Elle semble pourtant oublier allégrement une toute petite chose...

Loin de moi l’idée d’un quelconque « téléguidage », mais il se trouve néanmoins qu’en fin d’année 2016, un projet de loi a été proposé au Grand Conseil par la voix du député Pierre Vanek… un projet qui aurait pu arranger les affaires de nos directeurs du primaire :

« La nouvelle LIP est entrée en force. A son Art. 59, elle stipule en ce qui concerne l’école primaire genevoise que « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement ». Ce projet de loi, au nom de l’égalité de traitement, demande que tous les directeurs des degrés primaire, secondaire 1 et 2, et tertiaire B aient « le droit » d’en faire autant ».

On comprend bien la nuance….demander que TOUS les directeurs, tous ordres d’enseignement confondus, aient LE DROIT d’enseigner...et non l’obligation

On saisit facilement tout le loisir qu’ils auraient alors pu en tirer...

C’est assez finement tenté. Sauf que les députés de la commission de l’enseignement chargés d’étudier ce projet de loi ne se sont pas laissé berner.

C’est une nouvelle fois « chou blanc », la commission a refusé l’entrée en matière !

Je vous laisse prendre ici connaissance du rapport qui a été dressé par le député Jean Romain.

Rapport PL 11965-A

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