15/03/2017

Mais jusqu’où iront-ils ?

 

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Le TF déboute les directeurs d'école primaire

 

 On se souvient qu’après avoir fermement contesté l’article 59 de la loi qui leur impose de consacrer une partie de leur temps à l’enseignement, les directeurs d’établissement primaire, via leur association, l’AGDEP, avaient usé de tous les moyens possibles pour échapper à leur obligation.

Déboutés par la Cour constitutionnelle l’AGEP, en désespoir de cause, avait encore fait recours auprès du Tribunal Fédéral. A tort, les directeurs argumentaient que le vote du GC avait été fait sans même les avoir entendus en commission. On attendait donc avec impatience la décision du TF…

Elle est tombée dans un arrêt du 8 mars, relayée dans l’article du « Courrier », paru le 15 mars. On y apprend, qu’une fois de plus, l’AGDEP a été déboutée par le TF !

On aurait pu alors penser qu’il s’agissait là du dernier épisode de ce mauvais feuilleton… Que nenni, c’était oublier que le ridicule ne tue pas.

En effet, Maître Jordan, l’avocat de l’AGDEP, nous informe que l’association examinera l’opportunité de saisir la juridiction supérieure, c’est-à-dire la Cour européenne des droits de l’homme.

Allo quoi ! On croit rêver…Est-ce à la cour européenne des droits de l’homme de dire quel est le cahier des charges des directeurs primaires genevois ? Allons donc, soyons sérieux.

A noter que, selon Le Courrier, l’affaire n’est pas close « puisqu’une trentaine de directeurs, soit environ deux tiers d’entre eux, ont individuellement recouru contre la mise en œuvre de l’article controversé de la Loi sur l’instruction publique ». Le TF doit donc encore répondre individuellement à chacun d’eux….la teneur de la requête à titre individuel a beau légèrement différer, elle n’en est que l’hologramme de celle de leur association. On voit mal comment la décision du TF pourrait changer selon qu’il répond à l’association ou individuellement aux directeurs…à n’en pas douter, on connaît déjà la teneur de cette réponse…

Par ailleurs, selon Le Courrier, « depuis le début de l’année, le Département de l’instruction publique (DIP) oblige les directeurs à enseigner deux heures dans la semaine ». Que voilà une belle affirmation si ce n’est qu’elle n’est pas exacte !

En effet, si quelques directeurs se plient à la loi et passent un peu de leur temps à l’enseignement, il se trouve que ce n’est manifestement pas le cas de la totalité d’entre eux… loin de là ! (Article 20 minutes)

Jusqu’à quand Madame Anne Emery Torracinta supportera-t-elle cette situation illégale. Quand donc se résignera-t-elle à faire ce pourquoi elle a été élue au Conseil Exécutif, vous savez, cette instance qui est chargée de faire appliquer les lois votées par les députés du Conseil législatif.

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Commentaires

C'est une parfaite illustration de l'inanité du politique. Le parlement est une cour de récré pour vieux désoeuvrés ou jeunes ambitieux qui passent leur temps, et le nôtre, à brasser de l'air.

Écrit par : Pierre Jenni | 17/03/2017

on serait tenté de voir dans cet éternel bis répétita qui dure depuis 2007 et sans doute depuis plus longtemps une parfaite illustration du terme durable
Ou comment mieux semer le désordre dans un chaos spécialité Genevoise qui faisait déjà rire nos anciens dés la fin de guerre
Ce qui leur permettait de dire, Ah ces Genevois ils aimeraient tant voir les autres changer mais ne feront rien pour arranger ce qui se passe chez eux

Écrit par : lovejoie | 18/03/2017

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